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TheGP
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5,0
Publiée le 17 novembre 2023
Une universitaire libère par hasard un génie qui lui raconte son histoire, dont l'origine remonte à l'époque du règne de Salomon et de la reine de Saba. Un conte envoûtant, poétique, onirique, mais jamais ridicule ou ennuyeux, porté par des acteurs extrêmement convaincants. Les thèmes de cette belle histoire sont l'amour, la mortalité de l'être et la nécessité pour les humains de raconter et de se faire raconter des histoires pour transcender leur existence. Un parfum de mille et une nuits.
C'est un film sans intérêt, qui serait passé inaperçu s’il n’avait pas était réalisé par Miller. Il est lent, le jeu de l’actrice principal n’est pas bon et l’intrigue tient sur un ticket de métro : c’est l’histoire de Shéhérazade (ici le génie) qui raconte sa longue… très longue vie, où il ne se passe pas grand-chose de palpitant. Quant à l’histoire d’amour mielleuse entre les deux personnages, elle est ridicule ! Film à oublier.
J’ai adoré tout le début du film !!! Les musiques et effets visuels sont complètement INCROYABLE !!! Ils nous transportent dans un nouveau monde de magie et d’orient!! Le vœux qu’elle a pu faire m’a vraiment choqué et après j’avais du mal à apprécier la valeur de ce film !!! Mais le début et la toute fin était vraiment magique, émouvante et très poétique !!!! J’ai vraiment aimé même si j’aurais souhaité qu’elle fasses un autre vœu !
Visuellement riche, une proposition intéressante qui revisite le mythe du génie. un hommage aux légendes, à l'imaginaire foisonnant, balayant au passage des pans de la mythologie et, également une fable sur l'amour sublimé. Une œuvre singulière et troublante.
Excellent film ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant régalé en regardant un film, les passages où le jinn raconte sa vie sont magnifiques et relatent l'histoire en réel. L'actrice tilda swinton et Idriss elba sont parfaits, un vrai plaisir.
On s'attendait à mieux de Georges Miller, réalisateur de Mad Max : Tilda Swinton et Idris Elba font ce qu'ils peuvent pour sauver les meubles. La première partie part dans tous les sens malgré de bons effets spéciaux, et la seconde partie est décevante car inintéressante.
Très bonne surprise pour ce conte qui m’a fait penser à Benjamin Button, belle musique et très beaux décors, il séduira les adeptes de belles histoires. A la façon d’un huit clos , la conversation entre ces deux très bons acteurs se laisse voir et écouter. Ne plaira pas a ceux qui chercheront un film d’action. Le film est lent, et sa narration fait penser à propos a un long rêve éveillé .
Alithea Binnie rencontre un génie qui lui propose d’exaucer 3 vœux en échange de sa liberté. Mais Alithea est bien top érudite pour accepter les yeux fermés la proposition de cet inconnu. Ce dernier décide alors de plaider sa cause en racontant son passé extraordinaire…
Après le colossal succès rencontré par Mad Max : Fury Road (2015) et avant son spin-off avec Furiosa (2024), George Miller repasse enfin derrière la caméra, après 7ans d’absence. Avec Trois mille ans à t'attendre (2022), il adapte la nouvelle d'A. S. Byatt, "The Djinn in the Nightingale's Eye" (parue en 1994) et en restitue une œuvre d’une remarquable beauté visuelle. Pourtant, ça n’était pas gagné d’avance, le pitch de départ étant on ne peu plus convenu (la rencontre entre une narratologue britannique et un Djinn (une créature surnaturelle) piégée dans une bouteille) aurait pu prêter à sourire mais finalement il n’en sera rien.
Le film est essentiellement composé de flashs back à travers lesquels on découvre l’histoire tumultueuse du Djinn, le tout, superbement agencé grâce à un montage soigné, de magnifiques reconstitutions en CGI, de très beaux décors & costumes et le clou du spectacle, la magnifique photo signée John Seale. Un conte de fée moderne qui prouve (une fois de plus) les talents de conteur du cinéaste grâce à un élégant sens de la narration visuelle.
7 ans après avoir secoué les années 2010 avec « Mad Max Fury Road », George Miller revient enfin derrière la caméra. Pour un « petit » drame fantastique à 60 millions de dollars… qui a néanmoins sévèrement bidé au box-office. Pourtant, « Three Thousands Years of Longing » s’inscrit pleinement dans notre époque. On y suit une experte en mythes et narrations, qui tombe de manière fortuite sur un génie, prêt à lui exaucer trois vœux ! Bien consciente que la littérature réserve systématiquement de mauvaises surprises à ceux qui formulent des vœux, elle va plutôt écouter les histoires personnelles du djinn, vieux de 3000 ans… Derrière ces contes se déroulant dans des temps reculés, le film traite de manière frontal le pouvoir et la nécessité de la narration et du mythe. Malgré les sciences, pointées allègrement comme ayant réduit le besoin de mythes et rendues le monde trop transparent, le message est plutôt clair. Oui, les histoires et les contes se répètent… mais ils sont inévitables et font partie intégrante de notre humanité. Quitte à prendre aujourd’hui la forme de super-héros. Pour traiter ce fond, George Miller soigne sa forme. La narration visuelle est très élégante, appuyée par une photographie bien colorée, et des idées graphiques parfois assez dingues. Dommage que la fin piétine un peu, et que les mini-récits soient convenus… mais cela fait partie du message. On soulignera aussi la jolie BO. Et un tandem fort charismatique entre Tilda Swinton et Idris Elba, ce dernier étant particulièrement touchant en djinn sage mais naïf. Miller a par ailleurs eu le courage de tourner les séquences de flashback avec des acteurs inconnus, dans des langues étrangères, ce qui renforce la singularité de l’histoire entre nos deux héros. Mais ça n’a pas du aider au box-office…
Est ce un film qui avait les moyens de ses ambitions? 3000 ans à t attendre donne l impression de vouloir être un film somme qui raconterait, la vie, l’amour, la science, les légendes, le pouvoir, la connaissance … bref une sorte de grand tout qui ne peut évidemment pas tenir en moins de deux heures de film. De ce fait il tombe parfois dans le ridicule et le superficiel (sa relecture du mythe de la lampe magique et des trois vœux s avère être assez quelconque). Mais dans le même temps il offre quelques très beaux moments de cinema. Les différentes histoires sont parfaitement contées, Georges Miller manie sa caméra avec virtuosité et la photo très colorée fait merveille. Mais l assemblage de ces différents récits ne prend pas forcément ce qui fait que malgré d excellents passages ce film me laisse une impression mitigée.
Le goût du merveilleux au cinéma ne fait plus recette.
Il est d'autant plus intéressant de voir le patriarche Georges Miller proposer une relecture des Mille et une nuits arrangée à la sauce moderne : le génie Idriss Elba est confronté à des problématiques qu'on comprend parfaitement (se rendre utile, socialiser, ne pas passer quelques milliers d'années sans activité !) et Tilda Swinton, égale à elle-même (c'est à dire intelligente), en narratologiste.
Alors, bien sûr, le scénario est fait de bric (des resucées de classiques) et de broc (des inventions souvent inspirées, comme celle des instruments de musique du roi Salomon), mais au final, le savoir-faire de sieur Miller emporte le morceau : le film se laisse regarder avec gourmandise, et pour peu qu'on ait gardé son âme d'enfant, il est même parfois régressivement jouissif. La mise en scène imaginative et le montage nerveux y sont pour beaucoup.
Un film de divertissement de bonne qualité, ode à l'altérité, qui nous change de la soupe insipide servie par les usines à super-héros.
Un conte des mille et une nuits ambitieux et souvent fascinant, mais manquant de puissance émotionnelle, terni par une narration un peu trop languissante, et Idris Alba n’est pas ouf.
La science remplacera les contes pour expliquer le monde ? Cependant 3000 ans à t'attendre ne souhaite pas pousser la réflexion aussi loin que son introduction ne le laisse croire... S'appuyant, entre autres, sur le conte "Aladdin", il manque tout d'abord quelques millions au film pour mettre en images ses ambitions, acquérir une véritable crédibilité. Il est visuellement assez chiche et certains effets, ou décors, en pâtissent grandement. Le scénario s'avère n'être qu'une lecture un peu plate, avec ça et là des thèmes qui émergent dont on ne sait trop où et restent superficiellement développés : et c'est un comble que de voir une œuvre sur le / les récit (s) se transformer en histoire répétitive, construite sur le même modèle, à l'image des acteurs et actrices qui rejouent à volonté. Comme si le film se cherchait constamment, tournant autour de ses sujets (principalement l'amour, mais également la technologie, le racisme, la condition des femmes, l'intelligence humaine, etc...) mais ne parvenant pas à constituer une œuvre intègre, qui soulève notre intérêt de bout en bout ; du coup on y parle de tout et de rien, de manière déconcentrée et à travers un scénario trop souvent maladroit et bavard. Pourtant le réalisateur réussi son pari à un tout autre niveau : celui de l'originalité, de la force de sa personnalité et d'une certaine témérité. Mais pour le mélange de genre opposé, l association fonctionne. A chacun de se faire une idée.
On aurait tort d'envisager Trois mille ans à t'attendre comme une parenthèse entre deux étapes au Wasteland. Il n'y a pas de pas de halte pour George Miller, conteur en perpétuelle recherche d'un nouvel horizon. Une filmographie des plus singulières, voyant un western post-apocalyptique suivi par une comédie diabolique, arrive un drame échevelé, auquel succède une fable animalière puis une comédie musicale en animations et enfin LE film d'action des années 2010. Le point commun ? Il faut les voir pour le saisir. Pour le dire simplement, chacun d'entre eux est animé par cette volonté d'être son propre tout. En d'autres termes, un renouvellement dans l'esthétique et le propos pour atteindre la minéralité des grandes histoires, celles qu'on raconte, chante, peint, dessine etc...avec l'espoir de marier le personnel et l'universel. Pour Miller, ce nouveau voyage est donc éminemment précieux car il se connecte avec l'idée fixe sur laquelle s'est bâtie toute sa carrière. Le projet d'une vie, devrait-on dire ? En tout cas, la note d'intention derrière tous ceux signés de sa main.
En pleine possession de ses moyens, le réalisateur australien n'a besoin "que" de 60 millions pour donner l'allure d'un film produit pour 2 fois plus. Probablement son opus le plus théorique néanmoins accessible à tous. La maîtrise qui s'exprime pendant la première heure devrait en laisser plus d'un avec la mâchoire pendante. La limpidité du récit est impressionnante, le fond et la forme atteignent une symbiose très rare. Narration épurée, jeux de transitions, caractérisation au scalpel, concepts s'exprimant autant au travers de ce qui est montré que de ce qui est exprimé verbalement,...On disserte sur l'importance des mythes dans nos cultures, comment ils traversent les siècles, se juxtaposent et se métamorphosent devenant le reflet d'une époque donnée,...La mise en abyme rappelle l'interdépendance entre cet art et notre évolution (technologique et philosophique) jusqu'à en arriver à la question cruciale : et maintenant, peut-il encore suivre (ou précéder) la marche ?
Miller n'a pas forcément de réponse à offrir, juste à tenter le coup. Le magicien a plus d'un tour dans sa manche, comme le renversement des rôles entre ses deux personnages, l'irruption de procédés picturaux ou littéraires, et l'utilisation de la musique selon les dimensions. Enfin (et surtout), Trois mille ans à t'attendre charrie au passage une imagerie folle et évocatrice. Si l'on ne peut pas réinventer les intrigues et leurs chutes - une fixette chez Alithéa (Tilda Swinton, superbe) - l'idée c'est de renouveler les manières de les partager. Après la première heure formidable, on pourrait y voir cet aveu de faiblesse dans la deuxième partie plus "classique" (si le terme peut s'appliquer chez George Miller). Difficile de tenir le (très haut) niveau. Il sera intéressant de voir comment le film vieillit chez ses spectateurs. Un peu comme ces contes dont il se pose comme un héritier. La boucle est bouclée.