Le Monde d'hier
Note moyenne
2,4
857 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

113 critiques spectateurs

5
1 critique
4
19 critiques
3
31 critiques
2
35 critiques
1
19 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2022
Le moins que l’on puisse dire est que « Le Monde d’Hier » tombe à pic. Diastème avait déjà exploré le danger du fascisme dans le méconnu et pourtant formidable « Un Français », mais c’était le danger fasciste vu d’en bas, vu d’un skinhead. Revoilà la bête immonde par le haut, c'est-à-dire aux portes du pouvoir. Son film est court (90 minutes) et l’action tient en quelques jours, 48 heures tout au plus. Réalisé de façon très propre, il est accompagné d’une musique au violon qui appuie, à mon sens, un peu trop les effets. Omniprésente pour ne pas dire envahissante par moment, elle est censée souligner le côté dramatique du sujet. C’était parfaitement inutile, le sujet parle pour lui-même ! Il y a quelques scènes un peu mélo qui dérangent un peu, spoiler: comme la scène d’évanouissement dans le jardin, ou la longue scène tragique qui la précède et qui flirte quand même un peu avec le ridicule
. Et c’est dommage d’ailleurs car c’est un sujet en or que Diastème avait dans ses mains. Il multiplie les petits symboles, pas toujours très subtilement spoiler: (le western, « Moby Dick »)
, c’est de bonne guerre, ça peut faire son petit effet mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel, c’est la problématique de fond que le film véhicule : la fin, aussi vertueuse soit-elle, peut-elle justifier tous les moyens, même les plus ignobles ? Jusqu’où peut aller la démocratie pour se sauver elle-même, doit-elle aller jusqu’à se renier ? C’est vertigineux comme problématique, et c’est pour cela que sur le papier le film de Diastème est si pertinent et prometteur. spoiler: Reste que faire tenir en 90 minutes (et sur deux jours) l’affaire Takkiedine, le secret du cancer présidentiel, l’affaire de Grossouvres, ça fait un peu beaucoup !
En fait, ce film est un film à double clef : tous les personnages faisant très vite penser à un mélange de deux très connus. Rien de tout cela n’est réellement subtil, il faut bien le reconnaitre. Est-ce la patte journalistique de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, deux journalistes bien connus et coscénaristes, que l’on peut voir ici ? Attention, journalistes et scénaristes sont deux métiers différents ! Le film pose un problème… et se garde bien d’y répondre franchement, spoiler: préférant laisser une fin plus ou moins ouverte où le spectateur pourra y mettre ce qu’il veut.
Cette fin, assez abrupte d’ailleurs, nous laisse sur une impression d’inachevé. Même si le scénario lorgne du côté de « Baron Noir », il peine clairement à se hisser à son niveau. Un peu trop mélo et un peu trop verbeux par moment, il dépeint une France sur le point de tomber comme un fruit mûr dans les mains d’un fascisme qui, pour le coup, est décrit sans périphrases et sans fausse pudeur. Là où aujourd’hui on a parfois des scrupules bien malvenus à appeler un chat un chat, Diastème place des mots forts sur des situations fortes, sans craintes, et ça, c’est plutôt à mettre à son crédit. Autre petite chose bien vue, et qui mériterait presque un film entier, c’est le rôle tenu par Alban Lenoir, membre du service de protection et qui suit la Présidente comme son ombre. Ce qui se noue entre le protégé et le protecteur, cette espèce d’amitié et même de complicité, c’est assez bien montré par « Le Monde d’Hier ». Coté casting, si je ne trouve rien à redire sur la prestation de Léa Drucker, ni sur celle d’Alban Lenoir (dont j’ai souvent dit que c’était un acteur formidable qui en a encore sous le pied), j’ai été en revanche un peu déstabilisée par la composition de Denis Podalydes. spoiler: Un peu trop à fleur de peau, un peu trop émotif, un peu trop familier aussi pour ce qu’on imagine être un Secrétaire Général de l’Elysée
. Quant à Benjamin Biolay, je me demande si je ne suis pas la seule personne dans ce pays qui pense qu’il ne sait pas jouer la comédie. Rien à faire, quel que soit le rôle qu’il tient, je trouve qu’il joue faux ! La comparaison avec Jacques Weber, qui n’a pourtant qu’une seule scène, saute aux yeux. Formidable sur le papier, essentiel quant au message véhiculé, « le Monde d’Hier » n’a pas réussi à tenir ses promesses. Reste malgré tout la satisfaction de voir le cinéma français abandonner sa frilosité habituelle en matière de film politique, satisfaction un peu maigre, mais satisfaction quand même.
Michel Moatti
Michel Moatti

9 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2022
on peut reprocher à Diastème d'avoir construit son scénario de bribes de l'histoire de la Ve République mais le résultat est un thriller politique captivant servi par des acteurs au sommet de leur art.
que faire lorsque la bête immonde se trouve aux portes du pouvoir ?
La solitude du pouvoir, les trahisons qui n'en sont pas, le dévouement sans limite des serviteurs de l'État, autant de thèmes abordés qui posent encore question à la sortie de la salle et qui me conduisent à espérer une autre forme de gouvernement plus horizontale et à la responsabilité partagée. Voeu qui n'est prêt d'être exaucé au regard de cette campagne.
montelimar1
montelimar1

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2022
Un formidable jeu d'acteurs. On a l'impression d'être une petite souris dans le palais de l'Elysée et dans le monde de la politique. Les intrigues ne sont pas sans rappeler dès situations réellement arrivées. On découvre aussi tous ces petits personnages qui y gravitent : majordome, femme de chambre, secrétaire, responsable de la sécurité...Un beau film de circonstance plein de sens.
Stéphane P.
Stéphane P.

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2022
"Le monde d'hier" a le mérite de montrer une vision des coulisses du sommet de l'Etat.

Cependant, ce film, sorti quelques jours avant les élections présidentielles, est orienté idéologiquement et caricatural. Il présente d'un côté une "extrême droite" (définie dans le film comme étant hostile à certaines catégories de la population) et, de l'autre côté, des personnes qui prétendent vouloir "sauver" la République.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2022
Un film crépusculaire sur la fin désastreuse d'un mandat présidentiel qui fait la part belle aux comédiens.

La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2022
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la date de sortie de ce film est subtilement choisie : il raconte en effet des événements se déroulant les trois derniers jours avant le premier tour d'une élection présidentielle !

Le pitch du film est plutôt sympa : alors qu'il est certain que le second tour opposera un candidat de la droite républicaine à un représentant de l'extrême droite, la présidente en exercice apprend qu'une vidéo compromettante pour le candidat républicain sortira entre les deux tours, à l'initiative de la Russie, garantissant ainsi la victoire finale du candidat extrémiste. Que faire ?

Cela aurait pu donner un thriller très intéressant, et les trente premières minutes laissent d'ailleurs espérer cela.

Malheureusement, le réalisateur Diastème choisi une autre voie : celle d'une opaque marche funèbre, dans laquelle tous les personnages semblent seuls et impuissants, évoluant dans des décors et des ambiances lugubres, et par ailleurs assez peu réalistes (comment peut on imaginer une présidente si isolée à deux jours d'une présidentielles ?). Il pense également bon de parsemer le scénario de digressions aussi inutiles que maladroites (la maladie, la fille, l'ex-mari).

Si Léa Drucker et Denis Podalylidès sont très bien dans leurs rôles, les personnages secondaires sont à peine dessinés. Je n'ai pas vraiment compris complètement la fin du film, mais peut-être est-ce volontaire de la place de Diastème ?

En ce qui concerne le monde politique, Les promesses était bien plus convaincant. Je déconseille.
patchoulinetta
patchoulinetta

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2022
Tout ce qu'on savait déjà, vu et revu
On prend tous les ingrédients de la vie politique et on fait un film
Si au moins le jeu des acteurs était bon
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2022
Alors
OK, Le Monde d’hier est un film militant
OK, il voudrait nous dévoiler les coulisses du pouvoir et la solitude et l’isolement d’une Présidente de la République, sorte de fusion entre Macron et Pécresse au crépuscule de son mandat, alors que l’extrême droite pointe son nez dans les urnes et qu’un scandale menace d’éclabousser le candidate de la majorité sortante.
OK le casting n’est pas trop mal avec un Denis Podalydes plutôt bon en Secrétaire Général de l’Elysée tendance Machiavel, un Benjamin Biolay en Premier Ministre (déjà moins convaincu), Un Thierry « Gilou » Godard dans le rôle du facho et qui se JeanGabinise avec l’âge et enfin un Jacques Weber en candidat de la majorité tendance Brutus qui fait le job.
MAIS le film, en plus de ressortir du vu et revu sur la pratique du pouvoir, s’emmêle les pinceaux au fur et à mesure que s’emberlificotent les rebondissements et nous propose une fin en tire-bouchon sur une durée totale d’1h29min ( budget dur à boucler ?)
MAIS surtout il pose beaucoup de questions, ne répond à aucune et souffre d’un gros décalage avec l’actualité vu qu’il a été tourné avant la guerre en Ukraine, ce qui le rend bien moins crédible.
VERDICT : Aurait fait une bonne série en 6 épisodes sur CANAL mais ne m’a pas convaincu du tout sur grand écran.
Et vous qu’en avez-vous pensé ?
felin908
felin908

16 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2022
Film construit avec une femme comme présidente du jamais connu dans la France.
Léa Drucker et Denis Podalydès très efficace dans leur rôle à la direction du pays.
Il manquait un fonctionnement du gouvernement pour enrichir le scénario
Cristina Crisci
Cristina Crisci

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 avril 2022
Ennuyeux, long, caricaturale, il ne se passe rien ,en huis clos, sombre. Il ne suffit pas d'avoir un casting si on ne sait pas les diriger!
Pascal Esman
Pascal Esman

7 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2022
Un film génial, magnifiquement interprété, avec les coulisses du pouvoir. On est pris en haleine et on ne s'ennuie pas une seconde. Je recommande
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 avril 2022
Présente une vision de la politique à l'ancienne, dans des bureaux au calme..un violon comme seul compagnie et un mouchoir...
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2022
Les Ombres du Pouvoir

En 2014, j’avais été marqué par le drame politique de Diastème, Un Français qui, déjà, traité de la montée – inexorable ? -, de l’Extrême Droite. Mais cette fois-ci, le metteur en scène a choisi de se placer du côté de la politique et des institutions. Elisabeth de Raincy, Présidente de la République, a choisi de se retirer de la vie politique. À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, elle apprend par son Secrétaire Général, Franck L’Herbier, qu’un scandale venant de l’étranger va éclabousser son successeur désigné et donner la victoire au candidat d’extrême-droite. Ils ont trois jours pour changer le cours de l’Histoire. 90 minutes glaçantes voire effrayantes qui nous en apprennent – hélas – beaucoup sur les arcanes du pouvoir ?
On ne s’étonnera pas de l’excellence de l’écriture et du réalisme des situations quand on sait que les journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, étaient à la manœuvre. L’intrigue, qui balance constamment entre thriller politique et conte moral, est diabolique et tient en haleine de bout en bout, jusqu’à nous laisser en suspend et donc plus que mal à l’aise. Ce film sur la solitude du pouvoir est crépusculaire et assez désespérant. Les personnages sont broyés par une machine qui les dépasse et ne laisse que peu d’espoir sur l’avenir de nos démocraties. Pessimisme ou lucidité ? Sans doute un mélange des deux qui ne laisse pas augurer que des jours meilleurs. La mise en scène est d’un classicisme absolu, tout en travellings et champs-contrechamps, et surtout sans l’utilisation - devenue souvent abusive - de la caméra à l’épaule. Tourné entre le château de Rambouillet et la Mairie de Rennes, le décor écrase les personnages, comme un lieu d’où toute spontanéité est bannie, où les regards sont partout, où l’Histoire vous en impose. Le quatuor à cordes composé spécialement par Valentine Duteil souligne magnifiquement les différentes scènes de sa valse triste et de ses pizzicati. Cette musique est un des atouts de ce film tout comme le casting impeccable. Un drame sur la peur de demain. Flippant.
Léa Drucker, impeccable, prisonnière d’un palais présidentiel transformé en mausolée, où elle semble le jouet des magouilles politiciennes, des coups bas, écrasée par sa désillusion personnelle et les secrets d’Etat. Face à elle, l’immense Denis Podalydès nous gratifie d’une de ses plus belles performances sur grand écran. Les autres, Alban Lenoir, Benjamin Biolay, Jacques Weber, Thierry Godard, Emma de Caunes, sont tout simplement parfaits. Un conte cruel et terrifiant sur notre système de pouvoir constamment mis à mal jusqu’à l’agonie d’un quinquennat. Toute ressemblance avec des personnages ou des faits… Intelligent, profond et d’une brûlante actualité.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2022
Clairement ce n'est pas un grand film. D'ailleurs a mon avis ça ne prétend pas l'être.

Le thème un candidat a l'élection présidentielle d’extrême droite quasiment certain d'être élu. Et une question, qu'est ce qui doit primer? La démocratie, ou empêcher cette élection avec les moyens de l'état, ce qui en soit est un début de totalitarisme. Question qui se pose a la présidente sortante qui ne se présente pas a l'issue de son premier mandat, et pourquoi cela?

Le film est honnête et se voit sans ennui.
regine lozar
regine lozar

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2022
Film Avant-gardiste à voir et à analyser en cette période pré eletoral mention spéciale pour Léa drucker et podalides
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse