Le Monde d'hier
Note moyenne
2,4
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113 critiques spectateurs

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PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2022
La période est propice pour un scénario ayant une trame politique. Ici, une élection présidentielle. Une Présidente sortante (a priori rejetée par son électorat d’hier) qui pour des raisons profondes qu’on découvrira peu à peu ne se représente pas. Un candidat de remplacement qui n’a pas trop l’air à la hauteur et potentiellement détesté dans son propre camp. Un candidat adverse du camp non républicain qui, selon les sondages, va l’emporter haut la main d’autant qu’un scandale venant d’ailleurs (la Russie, nommée dans le scénario) va venir à dessein balayer son adversaire. Enfin, un Secrétaire Général (de l’Elysée si on voit ça en France) qui entend changer le cours prévisible du scrutin, quitte à manigancer et comploter, services de renseignements dans la main. Le spectateur, pour peu qu’il suive un minimum la vie politique, retrouvera ici des éléments évoquant des situations passées ou présentes ou que tout un chacun pense pouvoir se produire. C’est de la fiction avec un trait à l’évidence grossi (quoique ?). Un film catégorisé drame mais ayant des airs de thriller. On attend un rebondissement, un dénouement, de l’inattendu. Mais subitement, quand l’intrigue et ses personnages sont bien en place, le fil conducteur est rompu ou tout au moins le spectateur le perd. Le scénario glisse alors vers un final qui est une vague romance sous les lambris dorés des Palais de la République, et nous laisse-là après avoir eu recours à un style narratif quelque peu allégorique. Passion d’abord (valeur 4 étoiles) mais déception au final (valeur 2 étoiles). Moyenne puisqu’il faut bien noter ainsi : 3.
mattdvl
mattdvl

30 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2022
Une première heure réussie puis le récit se délite. C'est dommage parce que le pitch était bon et le casting assez remarquable.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2022
Elisabeth est présidente de la République, en fin de quinquennat, et ne se représente pas. Le candidat de son bord politique est en mauvaise posture et pourrait être battu par le candidat de l’extrême droite. Il reste trois jours pour tenter de changer le fil de l’histoire. Cette fiction politique exploite parfaitement les thématiques que traverse le pays et montre les travers du monde politique. Il manque juste un détail : une fin à cette intrigue lancée et puis laissée en suspend… Léa Drucker est dans ce rôle très convaincante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 mars 2022
Bon film qui montre qu'occuper de telles fonctions n'est pas à la venue de tous. Les choix et les conséquences sont omniprésentes. Nous avons vu le film à Paris en avant-première "avec l'équipe": hormis un bonjour en début de séance, rien! Pas de discours à la fin ni de moment questions réponses... Je me demande bien à quoi cela a servi de faire une rencontre "avec l'équipe". C'est la première fois que dans une telle séance il n'y a pas de moment FAQ.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2022
Le monde d'hier est un titre trompeur, celui du dernier ouvrage de Stefan Zweig avant son suicide, sachant que la dystopie de Diastème évoque une situation dans un futur proche, qui ne sort pas dans les salles peu de temps avant l'élection d'avril 2022, par hasard. Au crédit du film, une documentation sérieuse sur l'exercice du pouvoir élyséen et un suspense autour d'un scrutin qui va tout droit vers le choix de l'extrême. A saluer également : le jeu puissant de Léa Drucker, tout à fait crédible en présidente de la République et l'excellence des prestations de Denis Podalydès et d'Alban Lenoir, notamment. A son débit, une intrigue un rien bavarde, avec des dialogues qui manquent de brio ou pêchent parfois par excès de solennité (rien à voir avec la force de L'exercice de l’État). Le film est également peu heureux quand il s'agit d'aborder la face privée de la vie de la présidente. Le monde d'hier a une ambition puissante, dans des circonstances urgentes : il s'agit de sauver une démocratie, tout en s'interrogeant sur les moyens pour y parvenir. C'est évidemment passionnant, sur le papier, pour tous les citoyens que nous sommes, mais un rien laborieux à l'écran malgré la volonté de Diastème d'éviter que l'on cherche à reconnaître certains politiciens derrière ses personnages. Sensibiliser l'électorat français à ne pas privilégier l'abstention est le message sous-jacent du réalisateur. Pas sûr que son efficacité se vérifie dans les urnes lors de la prochaine élection présidentielle.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2022
a quand une femme présidente de la république en france pour le moment c est encore un reve dans une démocratie qui est perdues tout les enjeux lors d une éléction présidentielle les avants et les après souvent très dure ou dans un temps très cours pour changer l'histoire
un tres bon casting avec aussi jacques weber emma de caunes et benjamin biolay qui avait deja jouer dans le film france la musique du film est signée par valentine duteil
un bon film sur le monde politique
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2022
Depuis « Un Français », le dramaturge et réalisateur Diastème semble aussi déterminé que passionné par la résonnance politique, surtout lorsqu’il s’agit de titiller au maximum la réflexion citoyenne, à l’aube des prochaines élections présidentielles. Il en appelle ainsi aux vertus théâtrales, ainsi qu’à l’ouvrage éponyme, autobiographique et testamentaire de Stefan Zweig, au crépuscule d’un monde qui s’est fait dévorer par le nazisme. Nul besoin d’en arriver à une telle comparaison, car c’est l’inquiétude des débats et du nouveau front politique qui interpellent. Grâce aux retours précieux des journalistes d’investigation, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le cinéaste a pu s’engouffrer dans la plus haute sphère politique, avec cohérence, mais qui exploitera davantage un ton plus romanesque, au service de ses personnages dont il serait vain de leur associer des noms connus.

Elisabeth (Léa Drucker) est à la tête de cette institution, au plus haut sommet de la chaîne de commandement. Mais alors que son mandat s’achève par un aveu d’échec, c’est un nouveau tourment qui l’obligera à confronter une réalité évidente. Manipulations et magouilles sont de mise et dorment dans un sous-texte alarmant. La démonstration de force de l’unique personne à la tête du pays ne fait pourtant pas d’elle un martyr ou d’une cible à envoyer au bûcher, car elle semble déjà condamnée. Par qui ou par quoi ? Ses faits d’armes, sa passivité, son manque d’assurance ou bien une maladie ? Tout ça à la fois, probablement. Le récit rend compte des caprices et des tensions possibles, à la veille des élections, où tout se jouera en hors-champ, car la cheffe républicaine ou ses conseillers ne peuvent rien fondamentalement changer. C’est à ce moment, que l’intrigue noircit davantage les décors, jusqu’à ce qu’ils dominent indéniablement chaque entité qui hante le palais présidentiel, qui n’est plus qu’un vestige du passé, qui n’a plus de voix ni l’élan nécessaire pour exister dans cette spirale infernale.

La montée de l’extrême-droite si lit dans les doutes et la détresse des personnages, qui s’enfoncent dans l’inconnu. La fille d’Elisabeth (Luna Lou) s’inquiète pour la santé de sa mère et par extension pour la santé de la France, étant donné qu’elle tient entre les mains une épée de Damoclès, prête à trancher sur le sort du premier tour des élections. Son autorité est en jeu et de rigueur dans les quelques échanges avec son Secrétaire Général et ami, Franck (Denis Podalydès), car à côté d’eux, se pavane un Premier ministre désabusé (Benjamin Biolay) et qui a hérité des pires bavures. L’étau se resserre donc sur ces personnages, plus qu’impliqués et questionnés sur le bon choix à faire, mais pour cela, le spectateur aura le privilège de le soupçonner. Une fin ouverte annonce une rupture avec le passé ou les liens cachés, voire platoniques. Est-ce le moment de déclarer la vérité ou de l’enterrer définitivement ? À cogiter.

Ce que « Le Monde d’hier » développe est un pouvoir mélancolique, où le thriller politique ramène souvent des éléments de vie, qui doivent être discutés. C’est n’est pas parfait, notamment par un manque de mise en scène évident, compensé par l’apport émotionnel que la compositrice Valentine Duteil tire au mieux. Le classicisme est assumé jusqu’à décider de ne pas traiter tous les enjeux qu’on aura posés. Le fossé entre le premier et le dernier rôle du chef d’État demeure superflu, en l’absence de réponses concrètes. Malgré quelques clés supplémentaires, le propos est pertinent et légitime, mais la réflexion politique fait naufrage, là où le capitaine Achab pensait enfin pouvoir soulager son esprit vengeur.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2022
Ce film dont la sortie en salle est tout à fait d’actualité, est opportunément intéressant à découvrir. L’univers du sommet du pouvoir est très bien retranscrit grace à une bonne réalisation et à un scénario bien construit par le réalisateur avec l’aide sans doute efficace des deux journalistes émérites du Monde (Gérard DAVET et Philippe LHOMME). Les acteurs sont aussi bien dans leur personnage respectif. Bien que ce soit une fiction, ce film oscille entre le conte moral et politique. Le souvenir de quelques réalités récentes ravive notre mémoire. On rentre bien au cœur de l’intimité et aussi de la solitude du pouvoir dans ce film tourné en partie au château de Rambouillet et à la Mairie de Rennes.

Bernard CORIC
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