Seize ans après les événements de Gladiator, Lucius Verus, fils de Maximus et Lucilla, vit avec son épouse en Numidie, une région en rébellion contre l'Empire dirigé par les jeunes empereurs Caracalla et Geta. Lors d'une attaque contre les révoltés, la femme de Lucius est tuée en combattant, et ce dernier est réduit en esclavage. Lucius se retrouve dans l'arène, contraint de se battre comme gladiateur pour Macrinus, un ancien esclave assoiffé de pouvoir qui utilise la haine de Lucius, animé par la volonté de se venger du général Marcus Acacius, pour arriver à ses fins.
Le film, malheureusement, est long et poussif, laissant un souvenir éphémère, presque insignifiant. Le temps passe, mais le film n’offre qu'un spectacle sans âme. Dès le début, l’envie de quitter la salle m’a saisi. Le schéma narratif est long à se mettre en place et tout semble se résumer à une suite de scènes sans véritable enjeu. Les décors sont tristement banals pour l'époque, et l’on ressent rapidement une absence de profondeur dans l’histoire. Malgré cela, je me suis finalement laissé emporter, mais l'ensemble demeure décevant.
Le film ne fait que de l'ombre à l’histoire originale, réduisant la grandeur du premier volet à un simple divertissement. Ce n’est qu’une accumulation de scènes spectaculaires, sans la moindre réflexion, ni humour, ni véritable intérêt. Plus le film avance, plus il se dégage une impression de vide, d’absurdité. La noblesse de caractère, les valeurs qui étaient présentes dans le premier film, sont ici totalement absentes. Au lieu de ça, on se retrouve plongé dans un univers de perversité et de décadence, où les personnages ne sont ni dignes d’être salués, ni respectés.
Aucun héros ne se dégage vraiment de cette histoire. On ne sort pas grandi de cette expérience cinématographique. En fin de compte, Gladiator 2 se contente d’être un spectacle vide et décevant, qui ne marque pas les esprits et ne laisse aucune trace palpable. J'en suis ressorti hyper déçue, d'une expérience cinématographique en demi-teinte.