First Cow
Note moyenne
3,9
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92 critiques spectateurs

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75001tine
75001tine

12 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2021
Très bon film, qui aurait pu être un peu plus court sans nuire au propos, tant il y a de longueurs inutiles dans les premières 30mn... Histoire sympa mais fin surprenante : on reste un peu sur sa faim...
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2023
Magnifique!. Voilà un western aux chemises non repassées, et sans coups de feu!.
Sans doute très proche de la vraie vie d'alors, de ce no man's land où les pionniers défrichaient "la frontière de l'ouest". La mort à cette époque venait souvent plus souvent par derrière, d'un bon coup entre les deux oreilles, pour solde de tout compte. La loi, c'était celle des interdits majeurs: Ne pas toucher au bétail de l'autre, par exemple..
Jack London a lui aussi très bien représenté l'âpreté de la vie de pionnier, et de trappeur.
Des récits comme " l'amour de la vie", ou "construire un feu" sont dans le même ton crépusculaire de ce film étonnant. Le scénario tient en quelques lignes, mais nous tient tout le film durant vissé dans le fauteuil.
Nous redevenons des enfants, sachant à l'avance, dés le début, comment l'histoire va évoluer. Un truc de conteur sachant jouer avec son public. Et quand l'un des deux copains se demande s'ils doivent continuer à prendre des risques un jour de plus, nous avons envie, comme au spectacle de guignol, de les mettre en garde, de leur dire : "Prends l'oseille et tire toi!""
La survie, les réflexes s'y attachant, la lutte pour s'élever patiemment d'une branche à l'autre, tout en serrant les dents, est au centre de cette histoire. Celle de deux migrants. Pas des beaux cow boys élégants et séducteurs. Mais deux types trainant un passé difficile, dont quelques brides remontent parfois en confidences brèves, mais parlantes.
S'ils sont là , ce cuisinier ressemblant à un Dustin Hoffman lunaire, et un long chinois pouvant passer pour un indien, c'est poussés par le hasard et la nécessité. Ils se sont liés d'amitié et commencent à rêver d'un autre ailleurs que cette forêt humide et froide, où la chasse au castor représente la ressource.
Leur bas de laine se remplit, grâce à "une fortune de mer"....Il faut savoir forcer sa chance et prendre des risques. Et les voilà qu'ils rêvent: A un petit commerce en Californie. Et peut être bien sera t'il possible d'acheter un Hôtel s'ils parviennent à continuer leur petite affaire quelques mois encore?
On pense alors à la fable de "Pierrette et le pot au lait. "
Le lait est d'ailleurs un élément central du film.
L'essentiel, quand on fauche, c'est de pas se faire prendre.
On ne saura pas ce qui s'est passé entre le moment où l'un des deux protagonistes harcelé par un trappeur craint pour sa vie, et le moment où on le voit avec sa paire de bottes aux pieds. Une scène située au début du film et qui fait valeur de modèle pour ce qui suivra.
C'est ce genre d'omission qui donne sa grâce et son mystère au film, ayant choisi de ne pas représenter la violence en elle même, mais de la suggérer. Et cela, de bout en bout. Nous rendrons grâce au réalisateur de ce choix, à l'heure où trop de scénarios choisissent la facilité : Faire dans l'hémoglobine.
Les grands metteurs en scène préfèreront suggérer. Le choix de celui ci est encore plus minimaliste, qui préfère la gomme à l'aquarelle, pour nous projeter dans un "ailleurs" sidéral, et brut, où le silence nous remplit plus d'effroi que ne le feraient des hurlements. ,
L'ailleurs, c'est aussi cette jolie vache, aux grands yeux doux, venant de "Britanny", du Léon pour être précis. Un monde qui leur apparait fait de mystère et de richesse promise, comme le lait de ce bel animal qui sera la vedette féminine. C'est la seule vache dans cet univers âpre. Le lait qu'elle donne n'a pas la même substance qu'ailleurs.
Les gâteaux qu'on peut faire avec le lait si rare, ont un gout si extatique que les trappeurs font la queue avec leur porte monnaie en main pour en obtenir un!
Mieux que la madeleine de Proust, il parlent des saveurs perdues, et de la vieille Europe disparue. Du passé donc, mais aussi de l'avenir§ De ce qu'ils pourront gouter en terme de raffinement , si la chance se tient à leur coté.
Allez voir ce film au plus vite. Je pense pas que je pourrais manger des beignets maintenant sans penser à lui.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2021
Déjà auteur d'un western "la dernière piste" imparfait mais mystérieux, Kelly Reichardt signe un nouveau bijou sur l'amitié de deux hommes dans un milieu hostile. Kelly Reichardt sait imprimer un rythme tranquille mais au service d'une dramaturgie mineure mais bien presente. Le sens du cadre, l'image en 4/3, la précision du montage, la psychologie fine envoûte le spectateur. Et en plus, la cinéaste offre une dimension universelle à son histoire en évoquant le capitalisme et l'organisation des hommes. Une charge tout en fatalisme et en sensibilité sur la condition humaine
Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2021
Un western, puisque situé dans l’Ouest Américain au temps de sa conquête, qui n’en est pas vraiment un, puisque dépouillé de tous les codes du genre, classique ou « moderne ». L’histoire de ces deux amis est contée dans un format carré, à l’ancienne, dans un style extrêmement épuré, presque minimaliste, privilégiant les plans rapprochés et les ambiances nocturnes (un seul plan de paysage lumineux). Pas de grand spectacle donc, pour nous faire suivre nos deux « héros » dont les exploits consistent en la traite d’une vache et la préparation de beignets. Malgré quelques poncifs, comme le talent du Chinois pour le commerce, par son humour et son humanité, ce film original est très savoureux ; il reste cependant anecdotique.
Gruffalo75
Gruffalo75

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2021
Très beau !
Film doux et agréable
Anti western mais d’autant plus juste
Un beau voyage en Amérique
Muriel F.
Muriel F.

70 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2021
Très beau film de Kelly Reichardt qui nous offre une très lente parenthèse hors du temps dans une Amérique du far West au XIX siècle. Epoque d'espoirs et d'ambitions qui s'accompagne de difficultés et de désilluisions. On sent l'humidé, la boue, la pénibilité, et on imagine les odeurs. Découverte de deux magnifiques acteurs : John Magaro et Orion Lee. Leur jeu sobre et vrai traduit leur amitié improbable pour nourrir au sens propre et figuré des estomacs frustrés de douceurs autant que leurs profondes envies de réussir. A voir !
Arielli
Arielli

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2021
Je suis allé voir le film en suivant les conseils de la critique délirante et de l'avis d'une amie cinéphile qui me le vendait comme un western "lo-fi", tout en délicatesse...
Alors oui c'est délicat et on passe des plombes à la cueillette aux champignons, c'est aussi bien photographié... mais pitié pas des personnages aussi ternes et ennuyeux. Ca se veut une ode à l'amitié j'imagine, mais quel ennui : chaque scène est à sa place et vient accentuer un postulat de départ louable mais très mince : la conquête de l'Amérique s'est aussi faite par des gens ordinaires.
Je n'en doute pas mais pitié , cela ne justifie pas de développer aucune situation !
J'ai peur que les spectateurs comme moi, qui veulent voir le film "intelligent" à la mode, ne retournent pas de sitôt au cinéma.
anne boucays
anne boucays

5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2021
Trop long et tenu. Je ne suis pas admirative du tout. Les feuillus sont trop foncés et on ne voit presque pas la vache
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2021
Le film de Kelly Reichardt est un anti-western. Il y manque tous les éléments basiques d'un western : pas de troupeaux de vaches, à part justement cette seule et unique représentante, pas de bagarres entre indiens et blancs, pas de shérif, pas de duels avec les colts à la main. Autre fait surprenant, les Indiens sont des serviteurs. Et le format du film n'est pas en CinemaScope pour faire admirer les panoramas des plaines du Far West mais dans un format bien plus intime.
Les héros sont des anti-héros. Ils ne cherchent pas de conflit mais veulent une vie normale, dans la mesure où la rudesse et les conditions de travail le permettent. Cookie est un homme doux et gentil, il n'hésite pas une seconde à porter secours à ce chinois inconnu. Il est même romantique et tellement touchant quand il balaie le sol et met un bouquet de fleurs sauvages dans la petite bicoque minable de son ami ; il est presque ridicule dans ce contexte. King-Lu est un homme bien plus débrouillard et roublard qui a des projets concrets pour l'avenir. Leur amitié est vraie et sincère et ils vont se compléter dans leur nouvelle activité. Cookie donne un peu de douceur aux villageois avec ses beignets croustillants, en quelque sorte des madeleines de Proust dans le dur quotidien. Mais le rêve américain de devenir riche va s'effondrer, la morale sera sauvée, leur vol sera puni !
La force du film réside dans la description des conditions de vie dans ce nouveau pays. La nature est belle, encore sauvage. Mais tout est difficile, c'est une survie quotidienne. Rien d'extraordinaire ne se passe, chacun doit subvenir à ses besoins dans un environnement encore peu civilisé. Le seul notable du coin, bien installé dans une maison coquette, a la nostalgie du pays. Son envie d'un clafoutis va faire basculer l'histoire qui tourne au drame.
On peut naviguer entre deux avis, ce sentiment ambivalent que nous avons déjà ressenti pour un autre film de Kelly Reichardt La dernière piste.
Oui, le film est long, dès le début comme dit justement Pascale. En plus, il n'y a pas de suspense puisque dès les premières images on devine l'issue fatale. Mais, cette narration est tellement faite de douceur, avec l'amour du détail concernant toutes les petites choses qui, à priori, n'ont pas beaucoup d'importance et qui sont valorisées à l’image. C’est une sorte de slow cinéma, peut-être parce que c'est un "western" fait par une femme ?
Nous avons adhéré à ce film !
http://www.matchingpoints.fr/2021/11/02/cinema-first-cow/
Crashdownalex
Crashdownalex

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2021
Que c'est lent, que c'est long !
Plus de 2 heures pour une histoire qui aurait pu être racontée en une demi-heure : un américain et un chinois deviennent copains, ils volent du lait pour faire des bons gâteaux et ils se se font prendre.
Mais le film est d'une lenteur abominable, il ne se passe rien ou presque pendant des séquences interminables.
Ennuyeux au possible !
Ioannis Georgakoudis
Ioannis Georgakoudis

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2021
Scénario original, caractères et jeux de rôle intéressants et belle mise en scène. Seul hic : la mise en place du thème est trop longue, rallongeant inexplicablement et inutilement le film.
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2021
Il faut du recul, pour pouvoir analyser et apprécier cette histoire singulière, inattendue, celle de deux "losers"
Sandrine M.
Sandrine M.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2021
J attendais beaucoup de ce film, mais quelle déception, ça fait bien longtemps que je ne m étais pas autant ennuyée ... beaucoup trop lent
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2021
Ce western d'auteur brille par son épure et son minimalisme. Si le scénario tient de la série B, le style contemplatif révèle un vrai sens de la mise en scène. Une bonne surprise.
Pascal R
Pascal R

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2,5
Publiée le 28 octobre 2021
La réalisatrice a rompu le pacte avec le spectateur enthousiaste de "la dernière piste" que je suis : ne pas mettre en scène de violence. Ici, même atténuée par le prologue et le cut final, il y a une montée vers un destin inévitable, insoutenable pour moi qui ai quitté bien des séances de ciné quand le piège se resserre inéluctablement autour des protagonistes. First Cow est un mélo, et je n'ai pas besoin de ce rappel de la violence du monde, je le sais déjà.

Autre reproche : le personnage caricatural du chef du poste, dans ses mimiques, ses répliques et ses actes qui rapproche le film de tous ces films à méchants grimaçants, et Gangs Of New York me revient à ce propos en mémoire. De même, la candeur angélique de Cookie est trop marquée, rappelant au passage le personnage de Lazzaro (Alice Rohrwacher,2018), et le comédien du rôle en est tout encombré.

Quant à l'ode à la différence et à la tolérance, mieux vaut relire "faillir être flingué" de Céline Minard.
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