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Simon P
25 critiques
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2,5
Publiée le 18 janvier 2022
Ce film est fatigant Le découpage est saccadé, le rythme également. On a le sentiment que David Lowery essaye de faire "trop" l'artiste. Il y a des plans qui tournent, des plans séquences interminables sans raison. J'apprécie la volonté d'aller à contre courant des films ultra rapide, le film prend son temps, joue sur le contemplatif et nous offre de très beaux plans...MAIS....les musiques....des voix qui vous agressent les tympans, et qui sont beaucoup trop présentes. J'ai vraiment eu du mal à rester dans le film, il y a beaucoup trop de détails qui m'ont en fait sortir régulièrement : la musique trop forte, les plans inutiles, les chapitres, les scènes de nuits trop sombres (a se demander ils ont retiré le cache de la caméra) Bref, Lowery tente de marcher dans les pas de Denis Villeneuve, mais oublie que le mieux est l'ennemi du bien
Dans un premier temps, malgré le grand talent de Patel, le choix de l'acteur est incongru pour interpréter un chevalier du moyen-âge britannique... entre autres... Ensuite, ce comte fantastique est lent et trop allégorique...bref, un échec.
Long très long sans effet et effort, on reste pour voir si on va le regretter et on regrette d'avoir regardé des paysages tristes avec par moment une belle image mais tellement tristes que l'on ne peut que regretter de le regarder
C'est lent, ça n'a ni queue ni tête, ça veut se la jouer onirique mais c'est à des kilomètres du labyrinthe de Pan. Y a rien qui sauve le film...si je mets une demie étoile pour la musique.
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2,5
Publiée le 20 juillet 2022
Après le biopic "The Old Man & the Gun", on pouvait penser que David Lowery allait poursuivre sa voie vers le cinéma traditionnel après avoir surpris son monde avec le bon et étrange "A Ghost Story", mais non... Pourtant, le début de "The Green Knight" nous fait penser à un film de chevalier assez classique avec un homme qui prend son courage à deux mains pour affronter le mystérieux Chevalier vert. Un duel qui tourne court et qui sonne le début d'une longue épopée pour le héros. On suit le voyage initiatique d'un homme qui rêve d'être chevalier. Un voyage agréable pour les yeux grâce à l'esthétique soigné et aux superbes décors, mais un voyage déroutant qui finit par décevoir. La première heure est très solide puis on se rend compte peu à peu que David Lowery va encore jouer avec nous et pas nous donner ce que l'on attend. J'ai eu la désagréable impression de passer à côté du film. Il faut probablement être calé sur l'œuvre d'origine sur Sire Gauvain et le Chevalier vert pour tout saisir de la supposée profondeur du film et c'est bien dommage. On peut évidemment se laisser bercer par l'ambiance onirique et profiter de cet univers fantastique, mais ce ne fut pas suffisant pour moi. Bref, une expérience frustrante.
À l'origine, un simple poème. Issue des légendes arthuriennes, ce qui lui assure une attention décuplée chez quiconque à soif de récits chevaleresques ou allégoriques. Pile ce que cherchait le réalisateur David Lowery, qu'on attendait pas franchement sur ce terrain. Cette manie de se mettre des œillères, A Ghost Story était l'exemple parfait d'un canevas tangible (le deuil) bouleversé par un concept de mise en scène qui l'amenait vers une forme plus abstraite, spirituelle. Avec The Green Knight Lowery infiltre l'anatomie d'un conte initiatique dont il va s'échiner à redessiner les courbes. Tant qu'il se trouve dans la citadelle près de ses modèles, les chevaliers de la table ronde, Gauvain occupe un cadre étriqué aux couleurs livides, en opposition avec ce que le folklore laissait imaginer. Sitôt que l'aspirant suzerain met un pied hors de Camelot, Lowery déploie grands angles et courtes focales, chaque photogramme convergent vers l'idée d'un homme ramené à sa juste taille face à l'immensité de la nature. Contemplatif, le long-métrage l'est. Pas dans l'idée de lenteur auquel on associe le terme mais bien à ce regard attentif par rapport à ce qui est montré. Presque toutes les scènes sont fournies en plan iconiques, jeux sur les éclairages, ou d'artifices symbolique (les panoramiques renvoyant à l'écoulement du temps). Le film a parfois du mal à éviter le zèle (notamment chez Bertilak) y compris sur la bande originale magnifique mais presque étouffante, on ne peut lui ôter sa grande réussite à créer un vrai univers avec trois fois rien. Comme toutes les fables dignes de ce nom, celle-ci renvoie à la ruine vers laquelle s'acheminent inexorablement (?) les hommes de bonne volonté pour peu qu'ils se laissent mener par leur envie. Un propos sombre, violent qui prend un sens démesuré dans un final onirique et majestueux. Et comme toutes les fables dignes de ce nom, on en ressort avec certaines questions dont nous serons les seuls à choisir les réponses.
Après un bref détour à la maison Disney (Peter et Elliott le dragon), et surtout après nous avoir submergé de mélancolie, à goût de tarte et de larmes avec son « A Ghost Story », David Lowery s’embarque sans une odyssée, proche de l’errance de ses précédents sujets d’étude. Le cinéaste apporte ainsi une nouvelle variation d’un des poèmes de Pearl Poet, « Sire Gauvain et le Chevalier vert », où la légende Arthurienne prend l’apparence d’une aventure dans la psyché d’un héros, qui ne semble pas encore à l’aise au bord de la table ronde. Mieux que ça, on étudie, avec pratiquement la même distance que le fantôme de Casey Affleck, la malédiction qui le touche et qui le condamne à s’élever, afin de résoudre sa destinée.
Nous découvrons Dev Patel, campant un Gauvain qui est loin d’être vêtu d’honneur et d’un amour courtois, donc loin de l’idéal que l’on pourrait se faire du héros. C’est un neveu du Roi Arthur (Sean Harris), dépassé par la légende qu’on lui associe. Il s’agit d’une façon subtile et romanesque d’explorer ce regard fiévreux, d’un homme qui cherche avant tout à se persuader qu’il doit troquer sa lâcheté contre le titre chevaleresque qu’il convoite. Le désir possède son esprit et son âme mutilé, par l’appel d’un chevalier vert, mystérieuse figure christique sachant sa soudaine apparition le jour de Noël, et messager de la nature, qui succédera toujours à l’humanité. Un défi, voire un jeu, est lancé. Le temps est donc compté pour Gauvain, contraint de subir le même sort qu’à ce martyr mystique. Il file alors droit vers son lieu de rendez-vous et de châtiment, un an plus tard, pour tenir des promesses qui révéleront bien plus de failles qu’il n’en avait, en quittant une cité de Camelot ténébreuse.
Mais il n’est pas question de confondre l’environnement avec le lugubre, car Lowery capte des images bien plus rayonnantes que prévu, tout cela afin de mieux contraster avec la noirceur que dégage un Gauvain qui boîte, qui piétine et qui hésite. À la traversée d’une forêt de toutes les épreuves morales, partagées entre l’honneur et le devoir, il se fait désarmer puis recueillir par des créatures, qui choisiront de l’accompagner ou de le hanter. Tout cela entre dans un bloc d’épreuves, propice afin de justifier la quête initiatique de toutes les tentations. Il possède un fardeau aussi lourd et tranchant qu’une hache, mais possède toutefois une âme forte et humaine, sur qui l’on pourra superposer la poésie qui transcende son aventure. Sa rencontre avec un hôte qui donne le bon change, le Lord Bertilak (Joel Edgerton), bouleversera alors une bonne partie de son périple, la veille de son paroxysme. La Lady de ces lieux, dont Alicia Vikander interprète le rôle avec envoûtement, en plus de campé la conquête du héros avant son départ, Essel, apporte également une nouvelle couche de réflexion, sans oublier l’enjeu vital qui préoccupe l’avenir de Gauvain.
Notons toutefois que le réalisateur s’amuse à plonger certaines figures dans l’anonymat et que seuls les admirateurs des vers d’origine auront pied, dans l’identification des tous les personnages. Pourtant, c’est avec une grande sagesse et une charge émotionnelle que Lowery renvoie avec une double intensité sur son dénouement, que « The Green Knight » s’arrache une folle ambiguïté et une magnifique leçon de courage. Il serait futile de pomper l’allégresse d’un poème sans en retenir l’expérience du voyage. Et c’est ce que le réalisateur privilégie, au détriment de l’histoire et de noms qu’il efface, pour que l’on entre en symbiose avec un espoir de triomphe pour la nature humaine.
Le roi Arthur attend de son neveu le récit d'une première quête, mais bien trop occupé sous certains jupons le jeune Sir Gawain doit encore prouver de sa valeur. C'est alors que Le Chevalier Verre se présente à la table ronde, défiant quiconque d'un jeu malsain entre bravoure et intelligence de survie. Mais l'inexpérience et l'impatience le mettront en danger. Cette quête parfois sublime parfois douteuse dans ses choix et ses tournures à l'avantage de surprendre et de nous éveillé.
La bande annonce promettait un film puissant avec le fantastique Dev Patel (Slumdog Millionaire). L'esthétique du film est vraiment grandiose, mais le film est lent, très lent... donc on s'ennuie...
Mais quelle super surprise !! Maté totalement par hasard, le pitch et le genre du film m'intéressaient. Rien que la scène de l'arrivée du Chevalier Vert m'a mis direct dans l'ambiance, et quel kiff pour la suite ! Bref, rares sont les surprises cinématographiques, d'autant plus lorsqu'elles sont bonnes. J'en redemande !!
Assez déçu par ce nouveau film de David Lowery que j'attendais avec impatience. Malgré une plastique merveilleuse (comme toujours avec Lowery), je ne suis tout simplement jamais rentré totalement dans le récit qui m'a paru très vite long et vain. La prestation de Dev Patelest à souligner mais au final j'ai un peu de mal avec le message assez flou du film.
Une superbe réalisation mais un manque de profondeur immense, il faut bien suivre le film pour comprendre le pourquoi du comment, le film est très poétique même trop à mon sens, ce qui nuit au long-métrage. Les acteurs sont pas au sommet de leur art mais il se défendent mais certaines scènes sont trop ennuyeuses, inutiles et incompréhensibles.
Il m'est difficile de noter ce film tant je m'accorde aux qualités comme défauts qui lui sont portés. The Green Knight adapte un récit de la geste arthurienne (conté au 14e siècle) suivant le parcours initiatique de Gauvain, neveu du roi Arthur. Il amène à être encore plus fantaisiste que la Légende des Chevaliers la Table Ronde, ce qui se signale dans ce film. On peut d'ailleurs l'associer à l'Excalibur (1981). David Lowery réalise là un film visuellement somptueux, où chaque plan ébloui nos yeux et la mise en scène réussie, accompagnée par une BO tout à fait à propos. Formellement grandiose, The Green Knight détient aussi un casting parfait avec Dev Patel qu'on prend toujours plaisir à voir. Néanmoins, le rythme lent met en évidence la faiblesse de l'intrigue qui manque de tension, de rebondissements. Certaines séquences sont excellentes, notamment au début et à la fin (qui m'a agréablement surpris) mais d'autres nous endorment un peu. Enfin, la réalisation nous laisse entrevoir des messages cachés, des explications que je n'arrive pas à comprendre, ce qui est apparemment le cas de nombreu, spectateurs. J'invite tout de même à voir ce film qui offre des images magnifiques et une réalisation aux antipodes des blockbusters actuels.