Forte c’est d’abord l’histoire d’une rencontre entre la réalisatrice Katia Lewkowicz et l’artiste Melha Bedia. Si cette dernière tient le premier rôle, c’est aussi parce qu’elle a participé à l’écriture d’un scénario grandement inspiré de son vécu. C’est ainsi une femme complexée par son physique qui se dévoile devant nous et qui va trouver son épanouissement à travers la pole dance. On se retrouve avec une comédie pas tant sur le dépassement mais plutôt sur l’acception de soi, hélas elle ne place pas la barre de l’humour très haute. En dehors de la bonne idée avec cette scène dans le métro, il n’y a pas vraiment d’occasions pour se marrer et on ne trouve aucun enthousiasme à suivre les mésaventures de Nour et de ses potes. L’affiche du film a visé juste, on n’était pas prêt !
Très mauvais, voire même soporifique, étant donné que j'ai piqué du nez à plusieurs reprises. Dans les années 80, Balasko nous avait sorti " les hommes préfèrent les grosses ", sympathique comédie plutôt drôle et que j'avais bien aimée. Il s'agissait également d'une fille trop grosse pour les canons en vigueur, ( qui n'ont pas changé et pour cause, objectivement, et malgré notre époque actuelle qui aimerait tout niveler, un corps mince et musclé est plus esthétique que des bourrelets ). Ceci étant posé, je m'attendais, vu le contexte, justement, à ce que l'héroïne finisse par s'accepter et qu'elle montre sans complexe son corps lors d'une démonstration de Pole Dance. Mais elle n'a même pas eu ce courage, ( je parle de l'actrice, sans doute elle-même complexée ). C'est un peu triste que cette fille n'existe que par le regard des hommes, et du désir qu'elle leur inspire éventuellement, ou pas, et là, il s'agit de l'héroïne, bien sûr. Cela finit par une séquence ridicule, la jeune femme se trémoussant vaguement en jogging au milieu de filles bien plus dénudées et pratiquant quelques figures. Elle succombe au premier venu qui s'intéresse à elle, ( et je peux parfaitement comprendre que les filles enrobées ne trouvent pas ce genre de situation très valorisante, je ne connais pas leur vie, mais je suppose qu'elles trouvent beaucoup de partenaires, bien plus que ne le pensent les gens lambda ). Bref, elle succombe à un mec mignon qu'elle a entrevu quelques secondes. Mais bon, je serais moins sévère si le film n'avait pas tant ennuyé son monde, s'il était plus inventif, et surtout s'il était plus drôle. Et je me dois d'ajouter que je n'avais pas percuté au nom de l'actrice au premier abord, mais, mazette, elle fait partie de la famille de Ramzy, dont le rôle est complètement inutile dans ce film. Pour finir, cette mauvaise comédie ne risque pas de détrôner Balasko et son film sur les affres et les souffrances d'une Grosse.
Etant du même avis que ceux qui ont écrit ”Si tu as vu la bande annonce, tu as vu tout le film” je n’ai pu qu’être déçue. Je m’attendais à de l’hilarant sur le thème de l’acceptation de soi lorsqu’on a un physique différent de celui que nous aurions choisi si nous l’avions pu... mais je n’ai pas eu droit à du désopilant. Pourtant le thème me paraissait pouvant exploiter plusieurs pistes qui auraient été intéressantes alors que nous avons droit à tous les clichés plutôt basiques, tous les stéréotypes déjà vus et revus. On peut même dire que si j’ai parfois souri (oui, quand même..) je n’ai par contre, pour ainsi dire jamais ri, le comble quand même pour une comédie. Les meilleurs passages comme je l'ai exprimé plus haut sont dans la bande annonce. Melha Bedia en fait, à mon goût, parfois des tonnes et même si dans l’ensemble, son jeu n’est pas non plus médiocre, elle a peiné à me convaincre. C’est sensé se passer autour de la ”pole dance”, même l’affiche en est l’illustration, mais finalement, la pole dance n’est pas du tout exploitée. On y a même très peu droit. Bref, comme en témoigne ma note, déçue ++.
Une gentille comédie à la française où une outsider prend confiance en elle en s'essayant à la pole dance. Une pléiade de seconds rôles très sympas à commencer par Valérie Lemercier. Mais c'est surtout l'incroyable Melha Bedia qui porte ce film drôle et touchant. Trop forte !
Ça se laisse regarder même si c'est rempli de clichés. Il y a plein de bonnes idées mais inabouties ou mal montées comme lors de la scène de la claque sur les fesses, la mère aurait dû arriver à ce moment et non pas bien avant, du coup le gag tombe un peu à plat. Enfin j'ai pas compris l'attaque gratuite de Bedia contre Véronique Genest dans ses remerciements dans le générique de fin.
Suite au confinement le film est sortie sur Amazon Prime. Melha Bedia est une humoriste qui me fait rire au quotidien, j'avais envie de voir ce film pour rigoler et me détendre. Verdict : déçue. Je m'attendais tellement à rire ... mais non aucun fou rire et un sourire difficile. Une femme ronde pas très belle, s'habille en jogging basket bonnet et qui essaye de ce féminisé en ce mettant au pole danse afin que les garçons la regardent, notamment UN garçon avec qui elle travaille dans une salle de sport qui lui plaît énormément mais aussi pour que ses potes arrêtent de l'appeler frère.
nul. scènes et situation affreusement banal: soirée en boite de nuit ambience Américaine sans avoir compris l'intérêt de se genre de soirée en Amérique puis retourne le lendemain a son travail avec de longues conversation inutile. nul. bref le film français bien nul qui tente un humour pas drôle du tout.
"Forte est donc un film assez sympa, divertissant, même s’il n’échappe pas à quelques maladresses. Le principal défaut étant donc l’intrigue à la fois classique et simpliste, qui a une conclusion trop facile et surtout qui contredit totalement la morale que le film essaie de nous vendre. En revanche, pour les qualités, nous retiendrons un rythme efficace, un humour qui fonctionne très bien et les 3 personnages principaux bien travaillés. Forte est donc un bon divertissement qui aurait pu être un très bon film si son sujet avait été mieux maîtrisé."
Critique complète sur le blog http://cineomax.over-blog.com/
Forte est un film qui aurait pu innover au premier abord en mettant en avant un sujet très peu développé dans le cinéma en s'affranchissant d'une pudeur tant physique que psychologique. Hélas, ce sujet est survolé du début à la fin puisque le milieu de la pool dance sera mis au second plan. En effet, on observera tout au long du film cette envie de prendre des libertés avec son corps qui ne dépasseront pas la parole puisque notre protagoniste ne répondra jamais à l'enjeu interne de l'activité du pool dance qui est "réaliser une prestation scénique autour d'une barre afin de se rapprocher le plus possible d'une vision sensuelle". A travers cette définition, on peut donc énoncer tout les points négatifs puisque les formes de notre protagoniste ne seront en aucun cas misent en avant (mettant de côté l'enjeu sensuel), si ce n'est par l'usage de la parole lors de la description des mouvements lors de ses entraînements. Dans un deuxième temps, l'usage de la barre verticale n'apparaîtra qu'au travers de ses yeux (effectués par ses amies du groupe). En d'autres termes, notre héroïne ne fera jamais l'effort d'effectuer quelques figure sur l'engin si ce n'est des mouvements de marché ou de rotation autour de ce dernier. On peut donc se demander si le long métrage est dans la capacité de se rattraper au travers du scénario? Nous suivons donc l'histoire d'une jeune femme des cités qui décide de se lancer comme défi personnel de rentrer dans un groupe de pool dance afin de plus se féminiser au regard des autres qui la considère plus comme un garçon manqué ou du moins la pote avec laquelle on peut parler de tout et de n'importe quoi sans filtre ni sentiment. On suivra donc en parallèle de cela d'autres protagonistes qui se demarqueront les uns des autres par des personnalités plus ou moins haute en couleur. Malgré ce mélange qui aurait pu être savoureux, on se retrouve avec des acteurs assez peu investis dans le film, les scènes dites d'humour ne fonctionnent pas très bien du fait que le film met du temps à exposer ses enjeux ce qui nous empêches de s'impliquer dans l'histoire à 100% et pour finir, la majorité des personnages ne connaissent aucune évolution et transformation tant physique que morale. Toutefois le film possède de bonnes musiques et certaines mises en scène peuvent valoir le détour avec l'utilisation d'une caméra placée à certains endroits stratégiques permettant de créer une promiscuité entre nous (le public) et les personnages.