Notez des films
Mon AlloCiné
    Le Limier
    note moyenne
    4,1
    2193 notes dont 179 critiques
    répartition des 179 critiques par note
    91 critiques
    59 critiques
    16 critiques
    5 critiques
    7 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Le Limier ?

    179 critiques spectateurs

    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 801 critiques

    3,5
    Publiée le 26 juillet 2014
    Un film à tiroir, drôle et habile qui perd le spectateur et bénéficie d'une intrigue au poil. Mankiewicz s'amuse comme un fou pour cette réalisation en huis clos. Il met en scène une pièce de théâtre avec talent en utilisant l'espace avec bonheur. Le manoir fait un terrain de jeu parfait dans lequel évoluent avec délice deux personnages singuliers. Le jeu est au centre de tout et le scénario ne fait pas exception. On se joue du spectateur en permanence et les rebondissements s'enchaînent dans le tempo, et toujours avec beaucoup d'ingéniosité. Restent deux acteurs qui cabotinent un brin et qui se lâchent un peu trop à mon goût malgré le pédigrée de ces deux stars.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 288 abonnés Lire ses 2 524 critiques

    5,0
    Publiée le 16 avril 2012
    Mankiewicz étant pour moi le plus intelligent des grands cinéastes et ''Le limier'' son film le plus intelligent de sa vingtaine de réalisations ...Que dire de mieux! Que ce film est unique, qu'il donne l'impression d'être construit pour le théâtre en 3 actes alors que ce n'est au départ qu'un simple scénario, que la richesse des décors des costumes et des automates associés aux déplacement incessants des deux héros nous font croire à de multiples présences, que la profondeur des dialogues nous plonge un abîme de réflexions. On ne sort pas intact du Limier mais traumatisé par autant de perversité au service de mauvais sentiments. On se dit que si l'homme mettait son cerveau au service du bonheur de l'humanité, tout finirait dans un ennui profond. Bravo Mankiéwicz et merci pour cette leçon. Pour mieux nous la faire comprendre : deux comédiens exceptionnels et aussi opposés l'un à l'autre. Leur seul point commun étant leur nationalité qui a sans doute joué un rôle important dans leur réussite. Ils sont formidablement dirigés et la superbe mise en scène les met autant en valeur l'un que l'autre. Le labyrinthe du début tient toutes ses promesses et les fausses pistes sont continuelles; une des plus signifiantes étant la prise du pouls de Caine par Olivier: nous pensons tous que c'est pour vérifier sa mort alors que c'est tout le contraire. Exemplaire.
    elisa2102
    elisa2102

    Suivre son activité 98 abonnés Lire ses 1 484 critiques

    5,0
    Publiée le 3 février 2012
    Joseph L. Mankiewicz nous offre là un thriller à huis clos pour le moins très bien mené et construit. Laurence Olivier et Michael Caine tiennent les rôles du mari et de l'amant, et ce avec une crédibilité remarquable, ils vont commencer à jouer à un jeu dangereux auquel on ignore qui gagnera, ou si quelqu'un gagnera. Le scénario est parfaitement bien ficelé, il y a pas mal de suspens et de rebondissements ! Bref ce film est d'un grand intérêt quand on le regarde attentivement, il vaut vraiment le coup d'oeil, ce n'est pas surprenant qu'un remake ait été réalisé. J'ai bien aimé les deux, mais j'ai ma préférence pour celui-ci. A découvrir très vite !
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 298 abonnés Lire ses 1 412 critiques

    4,5
    Publiée le 19 novembre 2016
    Avertissement : cette critique contient des éléments essentiels du film. "Le Limier" est bien ce genre de film dont on espère qu'il tiendra jusqu'au bout ses promesses, tant celles-ci sont grandes et annoncées dans une séquence d'ouverture programmatique : il ne s'agira que de jouer, mais jouer sérieusement, quitte à humilier ou à tuer son partenaire. Ce jeu n'inclut que deux personnages, Andrew Wyke (Laurence Olivier) et Milo Tindle (Michael Caine), le mari trompé et l'amant, le vieillard comploteur et le clown, l'écrivain de romans policiers et le faux inspecteur, se vautrant dans le ridicule et la surenchère car au fond terriblement orgueilleux et complexés. Si l'arrogance de Wyke saute aux yeux, celle de Tindle tarde à émerger; elle n'est visible seulement quand ce dernier décide de se venger après la fin d'un premier set lamentablement perdu. Tindle est en échec parce qu'il arrive dans un décor étranger et parce que Wyke ne cesse d'attaquer; mais une fois l'hôte cerné et les éléments de la maison appropriés, Tindle peut refaire son retard en se déguisant et en manipulant l'autre : les rôles se sont inversés et le jeu, lui, devient beaucoup plus dangereux. On pourrait penser à la fin d'un deuxième set mené de bout en bout par un Tindle transfiguré que la partie s'arrête là - chacun a pu exercer son emprise sur l'autre - mais il n'en est rien : il faut gagner et, donc, continuer à jouer. Le dernier set est un brillant exercice de chantage et une chasse aux indices désespérée, où les deux personnages mettent à nu leur dimension grotesque et pathétique, ne pensant même pas à garder un minimum de dignité mais prêts à tout pour mettre l'autre à terre, au prix de s'anéantir soi-même. "Le Limier" est un huis-clos spectaculaire, brillamment dialogué et mené de main de maître par Joseph L. Mankiewicz, qui semble autant s'amuser que le spectateur devant cette farce noire qui tient un discours fort sur la perversité en ce qu'elle refoule les sentiments les plus honteux. Un grand film jusqu'au-boutiste et jubilatoire.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 1181 abonnés Lire ses 4 430 critiques

    5,0
    Publiée le 2 juillet 2010
    Pour son dernier film, Joseph L. Mankiewicz met en scène la pièce d'Anthony Shaffer que le dramaturge a lui-même adapté pour l'écran. Le résultat est un huis-clos diabolique où le vieux singe Andrew Wyke, écrivain à succès sûr de lui et passionné d'automates apprend à faire la grimace à un jeune coiffeur blondinet d'origine italienne qui lui a piqué sa femme. S'ensuit un jeu de domination, de mensonges et d’humiliation pour déterminer lequel d'entre eux sera vainqueur. La mise en scène de Mankiewicz est impeccable, collant parfaitement à l'atmosphère du film renforcée par le décor et ses automates, les seuls qui seront les derniers à rire de ce jeu qui tournera forcément mal. Les dialogues sont ciselés et cinglants permettant à deux immenses acteurs de prouver leur talent que l'on connaît déjà. Laurence Olivier fait des merveilles en vieux cabotin et Michael Caine est parfait en jeunot qui apprend vite les règles du jeu. Rideau pour Mankiewicz mais certainement pas pour sa filmographie qui n'a pas fini de nous passionner.
    Bcar
    Bcar

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 117 critiques

    5,0
    Publiée le 7 janvier 2011
    Mankiewicz pour son dernier film livre un huis clos de haletant durant lequel le spectateur voit deux immenses acteurs (Laurence Olivier et Mickael Caine) se livrer a des jeux qui n'en finissent pas. Mais rien d'ennuyant la-dedans, tellement les coup de téatre s'enchainent et nous laisse béat, de quoi se faire quelques cheveux blancs. Les dialogues savoureusement écrits apportent les touches d'humour indispensables et rendent toujours distrayante la moindre tirade.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 28 janvier 2016
    Ah mais quel régal ! Ça c'est du huit-clos bien ficelé, bien écrit, plein de surprises, et merveilleusement interprété par Michael Caine et Laurance Olivier qui rivalisent de génie ! La mise en scène avec énormément d'inserts sur les automates renforcent ce côté tendu et étrange du huit-clos, qui gagne en intensité au fur et à mesure de sa progression (parce que le début peut sembler étrange, et on peut croire que le film ne tiendra jamais ses 2h20) et Mankiewicz s'amuse avec brio à brouiller les pistes. Pas de doutes, voilà un film qui n'a pas volé ses éloges !
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

    Suivre son activité 111 abonnés Lire ses 1 361 critiques

    5,0
    Publiée le 15 septembre 2013
    Pour les amateurs d'intrigues retorses et machiavéliques, Le Limier est une merveille. La présentation du jardin labyrinthique, au début, est annonciatrice de développements alambiqués. Et celle des automates, dans le salon de Wyke, laisse présager quelques manipulations. Mankiewicz exploite parfaitement les décors, de façon ludique, pour mettre en place un petit théâtre de la cruauté, jeu de rôles/jeu de dupes, où l'élégance du verbe se conjugue à la science de l'humiliation. Orgueil et préjugés, pouvoir et jalousie, rapports dominant/dominé, comédie des apparences... Le réalisateur brasse des thèmes qui lui sont chers et fait de ce règlement de comptes feutré une métaphore cinglante de la lutte des classes. Sa mise en scène, en huis clos, est ébouriffante, et sa direction d'acteurs, impeccable. Michael Caine et Laurence Olivier livrent des prestations "monstrueuses", furieusement cyniques, tandis qu'Alec Cawthorne, Teddy Martin, John Matthews et Eve Channing brillent par leur discrétion dans l'unique rôle de leur vie...
    cbio
    cbio

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 113 critiques

    1,0
    Publiée le 2 juin 2010
    film trop long, trop bavard, avec des lourdeurs dans la mise en scéne et des incohérences dans le comportement du personnage qui passe de la naïveté totale au machiavélisme débridé, sans toutefois prévoir le final qui semble malgré tout lui faire plaisir.
    Rictus1260
    Rictus1260

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 136 critiques

    5,0
    Publiée le 3 juin 2015
    Ce film de 1972 est tiré d'un roman policier d'Anthony Shaffer écrit à l'origine pour le théâtre. Il a été réalisé par le grand Mankievicz comme son oeuvre ultime. Les différents rôles sont interprétés par Laurence Olivier et Michael Caine qui offrent là une des meilleures interprétations de leur brillante carrière. Le résultat est parfaitement à la hauteur des attentes. Le cadre somptueux se passe dans un manoir anglais truffé de jeux et de trucages qui vont être utilisés à l'excès par le maitre des lieux dans le seul but d'humilier le visiteur indésiré pour le prendre au piège et se venger du tort qu'il fait à son honneur. Mais la situation évolue et c'est un vrai jeu de chat et de la souris qui se met en place. A la fin on a peine à y croire mais l'on aboutit bel et bien à un drame. Une histoire a multiples rebondissements, un humour très british, des dialogues inoubliables. C'est un moment de régal que j'ai du revoir plusieurs fois pour en capter toute la valeur. Mon seul regret est que ce film semble totalement oublié des chaines de TV françaises. Ce n'est d'ailleurs pas le seul chef d'oeuvre du cinéma qui n'est quasi jamais diffusé alors qu'on nous gave en boucle des mêmes navets... Le comble, il est même très difficile à obtenir en dvd sauf a des prix qui défient la raison. Le remake de K. Branagh de 2008 est quant à lui beaucoup plus facile a trouver mais malheureusement il n'arrive pas à la cheville de l'original.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

    Suivre son activité 128 abonnés Lire ses 1 093 critiques

    2,5
    Publiée le 20 juillet 2010
    Un peu déçu pour un classique fortement recommandé. Le côté théâtral rend le film original (c'était une pièce à l'origine) et l'interprétation est réussie, mais le film semble grossièrement coupé en deux: tout d'abord la première partie est excellente mais tout devient trop lourd à l'arrivée de l'inspecteur car tout est prévisible et peu surprenant à partir de ce moment crucial. La deuxième moitié en devient très pénible et gâche notre première bonne impression.
    caro18
    caro18

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 2 213 critiques

    1,0
    Publiée le 19 janvier 2012
    Les revirements de situation paraissent trop gros pour être plausibles et le film est long et bavard.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

    Suivre son activité 222 abonnés Lire ses 3 418 critiques

    3,5
    Publiée le 6 juin 2016
    Mention spéciale pour le scénario d'une efficacité diabolique et les dialogues élégants et pleins d'humour. Un jeu autour de deux personnages liés par une femme et qui se vengent en faisant avancer des pions sur la table de jeu qu'est le château. Le traitement est un peu désuet mais la mise en scène est très incisive avec ces automates effrayants qui témoignent de l'aspect presque horrifique de ce règlement de compte.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 459 abonnés Lire ses 3 430 critiques

    4,5
    Publiée le 18 mars 2018
    Impossible de parler du "Limier" de Joseph Mankiewicz sans évoquer "Cléopâtre" tourné dix ans plus tôt par le même Mankiewicz qui avait remplacé au pied levé Rouben Mamoulian. Peu rodé aux superproductions épiques, le réalisateur avait du forcer sa nature pour venir à bout d'une production déjà fort mal engagée quand il l'avait rejointe. Sorti très éprouvé du tournage, il n'avait pu empêcher le naufrage budgétaire du film qui avait failli emporter la Fox par le fond. Cette expérience malheureuse qui le marquera pour longtemps et précipitera sans doute sa retraite, lui avait fait dire en forme de boutade qu'il ne rêvait plus que d'un tournage avec deux personnages coincés dans une cabine téléphonique. Très avide de revenir au cinéma raffiné qu'il affectionnait tant, il s'était lancé (1966) dans le tournage de "Guêpier pour trois abeilles" vaguement inspiré de "Volpone" la pièce de Ben Johnson où il retrouvait Rex Harrison son complice d'un de ses plus grands succès, "L'aventure de Madame Muir" qui avait été lui aussi de l'aventure de "Cléopâtre". Nouvel échec que Mankiewicz imputa à la production qui avait selon lui massacré son film au montage. "Le Reptile" tourné en 1970, western parodique très réussi, sorte de réponse à la révolution du genre impulsée par Sergio Leone et prolongée par ses épigones, n'avait pas réussi à étancher sa soif de revanche. Arrivé à 60 ans, âge respectable mais pas canonique pour un cinéaste au mieux de son intelligence, Mankiewicz sent malgré tout que son heure est passée et il entend ne pas tirer sa révérence sans avoir pu clore sa foisonnante filmographie par un travail dont il soit entièrement satisfait et qui réponde à ses aspirations intellectuelles. La pièce d'Anthony Shaffer qui lui tombe entre les mains est une occasion unique qu'il ne laissera pas passer. Ce huis clos à deux personnages répond parfaitement à l'ironique et désabusée prophétie évoquée plus haut. Le tournage en Angleterre est un atout supplémentaire pour évacuer la pression hollywoodienne qui lui pèse. La présence de sir Laurence Olivier au casting donne immédiatement au projet le prestige et la promesse de qualité attendus par Mankiewicz. Michael Caine arrive ensuite comme alter ego du grand acteur shakespearien après qu'Alan Bates et Albert Finney se soient retirés de la course. Dans l'ambiance très british d'un cottage digne d'un whodunit d'Agatha Christie s'affrontent un célèbre écrivain vieillissant et le jeune amant de sa femme, coiffeur d'origine italienne et modeste. Tout le savoir-faire de Mankiewicz sera mis en œuvre pour marier avec une infinie subtilité intrigue à tiroirs, dialogues acerbes et caustiques, décors baroques (Ken Adam) et direction d'acteurs au cordeau. De ce point de vue la réussite est totale grâce à un trio au sommet de son art et en parfaite symbiose, personne ne cherchant à tirer la couverture à lui. Laurence Olivier en particulier qui n'abuse en aucune façon de son statut d'immense star et accepte même avec la plus grande abnégation de se ridiculiser dans un finale pathétique. Si la partie de fleuret moucheté entre les deux acteurs revêt le plus souvent un ton sarcastique et drolatique, le sous-texte diffuse le poison lent et mortel de l'opposition ancestrale entre générations et classes sociales qui prendra vite le dessus sur le dilemme initial du "cocufiage". Tour à tour chacun s'impose en ne dévoilant jamais toutes ses cartes ou en induisant son adversaire en erreur par le jeu de la flatterie hypocrite. Mankiewicz est bien sûr ravi de pouvoir ainsi traiter de ses préoccupations favorites par le biais de deux acteurs au diapason de son sens de l'ironie et du raffinement. La jubilation du réalisateur est bien sûr communicative et ainsi la boucle se referme de la plus belle des manières. Le grand Mankiewicz pourra donc ranger sa caméra sans garder le goût amer que lui avait laissé son expérience égyptienne. Il faut noter pour l'anecdote que le portrait de la femme de l'écrivain qui trône dans son immense salon est celui de Joanne Woodward. Enfin rappelons que Michael Caine a repris le rôle tenu par Laurence Olivier dans un remake réalisé en 2007 par Kenneth Branagh avec Jude Law à ses côtés. Entreprise méritoire et assez astucieuse pour l'inversion des rôles mais qui n'atteint à aucun moment les sommets sur lesquels le trio génial de 1972 avait installé "Le limier".
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 333 abonnés Lire ses 3 087 critiques

    4,5
    Publiée le 20 novembre 2016
    Ultime film de Mankiewicz qui adapte ici une pièce de théâtre remplie de coups de théâtre justement. Si on sent bien le dispositif théâtral, cela n'empêche nullement le grand cinéaste de faire appel à toute la grammaire cinématographique pour en décupler le sens et les effets. Magistralement servi par deux acteurs au sommet, le film propose un jeu de pistes déroutant, déstabilisant, irritant et surtout diabolique. Le malaise est accentué par un découpage qui place en inserts des plans très rapides sur les poupées mécaniques qui peuplent le sombre manoir de L. Olivier. Un film brillant, qui se regarde d'une traite et qui nous balade joyeusement tout au long de sa projection. Un ultime chef d'oeuvre pour un des plus grands cinéastes du XXème siècle. D'autres critiques sur
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top