Remorques
Note moyenne
3,9
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58 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mai 2007
Mutilé, ce drame sentimental reste sublime.
mem94mem
mem94mem

135 abonnés 590 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2023
Film terriblement ennuyeux. La majorité des scènes sont ratées, à l'instar du mariage et du bal en scène d'ouverture. C'est d'une platitude innommable. C'est terne. Jean Gabin est très mauvais dans les scènes sentimentales. Madeleine Renaud sort son épingle du jeu, mais Michelle Morgan joue toujours mal, il faut dire qu'elle est filmée en certains gros plan en vamp. Les nombreux raccourcis rendent le scénario peu crédible au niveau des sentiments et de nombreuses situations tombent comme un cheveu sur la soupe. Je ne parle pas des scènes de tempêtes, qui sont ridicules.
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2023
Même si la rencontre amoureuse survient tard, on est comme happé par cette histoire soudaine et ce désir d'amour irrépressible. Comme la mer qui attire les marins ou même comme la sirène qui sort des flots.
Tout est confusion dans la tête et dans les images, la pluie incessante et la mer démontée.
Les images sont superbes et l'histoire très forte et puissante.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2023
Quand la mer déchaîne les passions… Un mélodrame brumeux et tourmenté, au N&B sublime, accompagné par le lyrisme de Prévert, et irradié par le couple alchimique Gabin/Morgan. 3,25
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2025
Drame au charme désuet, qui a évidemment beaucoup vieilli dans le fond et dans la forme, mais qui est agréable à voir grâce à son casting, Jean Gabin en tête.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2023
Il y'a un célèbre dicton en Bretagne, qui dit comme çà, " Il ne pleut que sur les c*** ! ". Cette phrase souvent mal comprises, y compris par certains bretons s'imaginant être des immaculées, à bien des choses à dires qui concorde avec ce film de Grémillon. Car au fond, on est tous touché par elle, la pluie je veux dire, il y'a dans le sens de cette phrase comme un constat, il faut faire avec. C'est notre manière à nous, un peu rustre je l'avoue, de dire que l'on apprend à dansé sous la pluie. Remorques, aussi tragique soit-il comprend son rythme, sa valse, comme André, taciturne mais qui bouge mieux que les autres !

D'entré, on plonge dans des festivités. Le bal du mariage est convivial, les deux discours, l'un du médecin, l'autre du capitaine, chacun dans leurs registres donnent à sourire. Le cœur y est, la joie, également. Des merveilles sont faites. Dans un phrasé simple, éloquent, on reconnais bien là Prévert. Sentimental et juste, sur une corde qu'il fait vibré. Pendant un petit temps, la fête se poursuit, avant le S.O.S qui la termine brusquement, mais néanmoins normalement ...

La voix de celui qui dicte consignes et ordres est de ce fait moins chantante. Les machines et les hommes cohabitent et s'affectionnent dans son tempo, dur, rude mais juste. Les femmes à quai connaissent une autre forme de rigueur, mais j'y reviendrai. Le contraste entre capitaines sautent aux yeux entre les différents navires, l'évidence es vite cousu pour bien nous faire prendre conscience de l'exceptionnel, que ce Cyclone fonctionne à la force des caractères, de son homme providentiel notamment. Jean Gabin, je suis obligée de le dire tout de suite, fait déjà merveille !

La sainte colère de Catherine avec son mari est une autre accroche dans le portrait du type, opportuniste, profiteur, dont la fierté mal placé met des vies en danger. Tandis que sur l'autre navire, on pend le temps, une fois la nuit passé, au petit matin, de pansé les plaies des marins blessés à la tache, mais dont le courage est relevé, sublimé par les quelques attentions. La nuit de la manœuvre à beau laissé voir ses ficelles, je la trouve magnifique. Les conditions de 1941 là rende encor plus belle encore ...

J'en reviens à cette obscurité qui se dissipe, à son jour qui se lève, à la clarté nouvelle qui raconte un autre geste, un rouage semblable, un savoir pour ceux qui regarde et assimile. La rencontre aux forceps entre cet homme et cette femme - duo mythique du cinéma - sur cette Mer Finistérienne, entre froideur et une certaine défiance sur fond de principes au airs de préjugés attise une suite que l'on devine. Les fameux " problème à terre " seront les bienvenus, y compris pour dans ses larmes.

Remorques, n'est pas qu'une histoire de Marin. La vie conjugale, le rapport homme / femme plus largement est un autre de ses moteurs. Le bonheur âpre et ardant des hommes qui exercent contraste avec ces femmes à terre, qui elles attendent et désespèrent. Sans vitriol sur le rapport, Grémillon et les siens narre une vie faite de sacrifice, pour tous. Le mensonge de la femme de Tanguy, dans le bistrot, puis l'avis qui change d'André sur ce dernier, confié à ce même Tanguy ( couillon magnifique ! ) est une symbolique remarquable d'une sagesse dans une sorte de folie ... Une effervescence pour dire avec joliesse.

C'est ce qu'il y'a d'incroyable dan la simplicité, il suffit de peu pour inversé, ou du moins retourné ce qui semble stoïque et indéboulonnable de prime abord. Le mépris du silence est pris à charge par la situation une fois à même d'être vécu. La scène de la plage, puis de la visite de la maison qui la jonche, est mémorable d'ailleurs au-delà de sa superbe maitrise, c'est bien ce qui s'y passe qui nous fait chaviré pour elle. Des " portes mal foutus " au chambre " toute blanche ", il suffit de les voir, l'un face à l'autre, de la dispute au baiser, pour que l'électricité se manifeste. J'ai dit à quel point j'adorais Gabin, je n'en oublie pas Michèle Morgan !

Les " semi " aveux d'Yvonne, et sa tirade au sens globale qui intervient de suite cette séquence sont d'autant plus effroyable. Les mots et maux de cette femme qui sent son mal et qui cherche son échappatoire non dans la peur mais par le bonheur - qui s'y refuse à elle - chagrine et confère une dramatique importante à un film au fond si simple. Les " ennuis " contre " l'ennui " m'ont mis K.O.

L'orage en question, réitère le miracle, encercle la bulle, devient une parenthèse. Moi aussi j'aime l'orage, pas forcément pour son bruit, pour sa déferlante, mais pour son odeur, avant, mais aussi plus tard. C'est pour cela que j'interprète, au delà de son étoile ... de mer !

Le film se termine loin du bal initial. On se regroupe pour s'aimé, dans une épreuve cette fois plus terrible, que l'on quitte pour un autre S.O.S cependant. Une similitude dans la réunion, qui souligne le destin des Marins. L'ultime plan, sur le visage d'André et le départ du bateau qui file dans sa pénombre fait d'office resurgir la résilience d'une telle vie ! Remorques est ainsi tragique, Jean Grémillon s'en assure et nous laisse un film pour la postérité !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2023
Jean Gremillon, oublié de son époque car contemporain de deux monuments du cinéma (Carné et Renoir), réalise ici un de ses films majeurs. Le tournage s’étalera sur près de deux ans, l’occupation allemande condamnera aussi Gremillon à tourner les scènes de tempête avec des maquettes. Lui qui filme si bien la mer, ces scènes font pâle figure aujourd’hui.
La mer est bien au centre de son film, Jean Gabin est le capitaine d’un remorqueur. Lui qui était déjà cheminot dans « La bête humaine », c’est à nouveau l’éloge de la mécanique et de la puissance incarnée par les moteurs qui est mis à l’honneur à nouveau. C’est aussi l’éloge du groupe et de la force du collectif ; le capitaine fait corps avec son équipage ; on retrouve aussi le Gabin de « La belle équipe ». C’est donc vraiment un film témoin de son époque.
Jean Gremillon a l’occasion de réformer le couple de « Quai des brumes » avec Michelle Morgan et Jean Gabin pour un drame amoureux bien classique mais superbement écrit. L’originalité du scénario réside dans le fait de donner à Gabin un rôle plus ambigu que ses précédents mais aussi de montrer un monstre d’humanité derrière le meneur d’homme autoritaire. L’histoire de ce trio amoureux est touchant jusqu’à un final très émouvant.
Vu dans sa version restauré en 4K, la beauté des extérieurs et d’un noir et blanc lumineux et tout en contraste magnifient la mise en scène. Ce film regorge de portraits d’acteurs qui pourraient tapisser les murs d’une expo photo ; un gage de qualité des très bons films de cette époque.
Un film à voir ; 80 ans après, le rythme et l’universalité de l’histoire lui permettent de ne pas souffrir des affres du temps.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
brianpatrick
brianpatrick

118 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2023
C'est un film tourné en pleine guerre mondiale. En pleine occupation allemande. Donc en pleine sensure allemance. Donc le cinéma a tourné un film neutre. Les scènes avec les bateaux tournent sur scène car c'était trop dangereux en pleine guerre de tourner en mer du nord. Deux immenses acteurs et actrices. Avant de s'arrêter de rourner. Pour eux, probablement un film alimentaire. Car de retour à Paris, innondé de soldats allemands, lambiance ne devait pas être à la fête.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2025
Ce film n’est pas le plus marquant de la filmographie de Jean Gabin. Bien que retrouver Gabin aux côtés de Michèle Morgan soit une promesse alléchante, il est clair que sans ce duo emblématique, cette œuvre aurait rapidement sombré dans l’oubli. Certes, le film n’est pas désagréable à regarder, mais le scénario manque cruellement de profondeur. Au final, on ressort de cette projection avec un sentiment de frustration, comme si l’on avait été laissé sur sa faim. 5/10
pierrre s.

561 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2024
Un beau drame qui nous permet de retrouver le couple Gabin / Morgan et qui malgré quelques petits soucis (maquettes...) nous fait passer un bon moment.
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2023
Il est peut-être encore temps de récupérer le souvenir de ce film porté depuis des décennies par des hommages appuyés. Pour l’histoire du cinéma il demeurera donc une illustration du réalisme français , avec des techniciens hors-pair (Jacques Prévert aux dialogues, André Cayatte à l’adaptation, le grand Trauner pour les décors …) et le couple Gabin-Morgan, indéfectible à l’époque. Bien que la dame arrive un peu tard dans l’aventure, c’est encore une romance taillée sur mesure pour ce duo qui n’éclipse cependant pas l’intérêt porté par Grémillon sur le monde des marins et particulièrement des sauveteurs en mer. Plusieurs séquences leur rendent hommage, et indirectement il faut saluer la réalisation de ces scènes, dans des conditions modestes à l’époque. On n’avait pas encore créé des studios marins à Malte !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Agnes L.
Agnes L.

231 abonnés 2 032 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2023
Film d'action de mer et film sentimental qui a mal vieilli. Les effets spéciaux sont peu convaincants voire ridicules par rapport à ce que l'on fait aujourd'hui. Le remorqueur dans la tempête donne l'impression d'être un jouet dans une baignoire avec remous. Le jeu des acteurs marque son époque avec de l'emphase. On ne parle plus ainsi aujourd'hui. Et la musique de fond est insupportable. Bref, c'est quasi impossible de s'identifier à un seul personnage, quatre vingt ans plus tard
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2023
La force d'un scénario exaltant la virilité des marins et dévoilant la sensibilité d'un homme fait de "Remorques" un film d'une poésie unique, pour lequel Jacques Prévert, également dialoguiste, exploite habilement le jeu nuancé de Gabin. Face à lui, Morgan est irrésistible tandis que Madeleine Renaud est d'une émouvante fragilité. En revanche, on regrettera un lyrisme artificiel, où des chants d'un autre temps, paraissent aujourd'hui bien surannés.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
Film de J. Gremillon mettant en scène J. Gabin et M. Morgan un des plus beaux couples du cinéma français nous invite à voir une histoire de marins bretons pris dans la tempête. Au sens propre et figuré! Le film a vieilli. Il est sombre, les dialogues sont un peu difficiles à capter parfois malgré la restauration effectuée et les effets spéciaux sont dépassés. Mais ça reste un beau film d'amour, celui de la mer, de son métier et le plus beau, l'amour fou.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2024
Le sujet de Grémillon est une histoire de marins et une histoire d'amour. Il s'articule autour du personnage de Jean Gabin et des difficultés que rencontre André Laurent dans sa vie professionel et conjugale.
Epoux modèle et commandant d'un remorqueur, Laurent fait la connaissance d'une jeune femme (Michèle Morgan) aussi belle que mystérieuse, comme sortie d'un songe.
André Laurent fait partie des beaux rôles de Gabin dans les années 30 qui ont fait son image d'homme du peuple viril et modeste. Les dialogues sont réalistes (signés Jacques Prévert) et donnent à l'ensemble des personnages du film un caractère dramatique sans esbroufe. En revanche, "Remorques" n'est pas précisément un film réussi. Son tournage chaotique, à cause de la guerre, prive le film de cohérence et de limpidité. C'est flagrant dans la deuxième partie, évoquant la relation amoureuse entre André et Catherine: elle n'est pas tant elliptique que lacunaire. Des scènes manquent, qui auraient donné au spoiler: couple d'amants et à l'épouse délaissée
une dimension supérieure. A l'évidence, c'est un film inabouti, les personnages aussi.
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