Remorques
Note moyenne
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karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2019
Jacques Prévert a participé à l'adaptation et les dialogues de Remorques et ça se sent. Gabin et Morgan interprétation remarquable, mais les "plans" tempête...bof (je sais on est en 1939). Ça reste un film à voir si l'on aime le duo mythique.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2018
On retrouve dans Remorques ces personnages aspirant à une autre vie qui caractérisent le cinéma de Jean Grémillon. Ici, le trio amoureux au centre du film est condamné au malheur car leurs rêves ne concordent pas. Gabin a rarement été aussi émouvant. Dommage que les interruptions de tournage pendant la guerre donnent au récit un côté heurté en son milieu (il manque des scènes initialement prévues par le découpage) et que la scène de tempête, tournée en studio avec une maquette, ne soit pas à la hauteur du reste du point de vue de la mise en scène. Reste la fin, très belle et noyée dans la brume. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2018
Première découverte de Grémillon par le biais d'un cycle Prévert à l'Institut Lumière. Résultat inégal , malgré la rénovation récente du film. Les faibles moyens pour tourner pendant la guerre sont trop visibles dans les scènes de sauvetage en mer et rendent ces passages un peu ringards. Restent les dialogues de Prévert, le couple gagnant Gabin-Morgan, et quelques belles scènes, dont celle de la plage bien entendu, et cadrages bien ciselés. Conclusion pessimiste sur fond de description sociale d'un monde rude et désabusé. GE - mars 2018
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2018
Le capitaine André Laurent (Jean Gabin) commande Le Cyclone, un remorqueur basé à Brest qui secourt les navires en perdition en haute mer. Sa femme Yvonne (Madeleine Renaud) lui cache la grave maladie qui la ronge. À l'occasion d'une opération de sauvetage, le capitaine Laurent rencontre Catherine (Michèle Morgan) et en tombe éperdument amoureux au point de délaisser et sa femme et son équipage.

"Remorques" est un grand classique du cinéma français dont l'entrée en guerre de la France en septembre 1939 et la mobilisation de Gabin (qui obtiendra une permission spéciale pour achever ce film) et de Grémillon avaient retardé de deux ans le tournage : réalisation de Jean Grémillon, dialogues de Jacques Prévert (qui avait déjà signé pour Gabin ceux de "Quai des Brumes" et de "Le Jour se lève"), scénario de André Cayatte inspiré d'un livre de Roger Vercel (qui avait décroché le Goncourt quelques années plus tôt pour "Capitaine Conan"). Et Gabin-Morgan le couple le plus photogénique de l'époque qui répète à l'identique la scène mythique de "Quai des brumes" : "T'as de beaux yeux tu sais / Embrassez moi". On a tous vu, sans l'identifier toujours, leur photo sur la plage du Vougot à Guissény, les cheveux battus par les vents.

"Remorques" s'inscrit volontiers dans une veine naturaliste - comme le cinéma de Renoir qui filmait la vie du rail dans "La Bête humaine". Ici c'est la vie ô combien héroïque des sauveteurs en mer que Grémillon entend dépeindre, une activité qui perdure jusqu'à nos jours dans le port de Brest avec le remorqueur Abeille Bourbon. Mais les moyens de l'époque - qui reconstituent une tempête aux studios de Billancourt avec des maquettes dérisoires noyées dans un seau d'eau - prêtent aujourd'hui à sourire à supposer qu'elles aient semblé crédibles aux spectateurs de l'époque.

"Remorques" a donc vieilli. Mais il a bien vieilli. Ses artifices désuets, ses personnages mélodramatiques portent la marque d'une époque révolue. "Remorques" enchantera les cinéphiles qui aiment les films de cette époque. Pas sûr en revanche qu'il enthousiasme les autres.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2017
Entre autres séquences admirables, la plus belle scène d’amour du cinéma français pour les personnes romantiques et sentimentales qui sont deux qualités complémentaires mais non identiques. Pour la génération actuelle, ce n’est pas une injure de penser qu’avec un tel changement des mœurs depuis 1940, il ne lui soit pas possible de comprendre le ressenti profond des comportements de tous les membres de l’équipage et en particulier du capitaine Laurent. Ce mélange miraculeux entre la profondeur des pensées et la spiritualité des âmes est du au mixage Prevert/Vercel. Jean Grémillon à su imposer cela de façon parfaite, sa mise en scène colle à la peau des héros et nous oblige à participer à leur passion. Un chef d’œuvre qui mériterait un DVD bluray sous titré français pour ne rien perdre des beaux dialogues souvent couverts par des bruits divers. 6 étoiles.
Alain M
Alain M

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juillet 2017
Dire que "Remorques" n' est pas un chef d'oeuvre est sacrilège!!! Pourtant, si l' on excepte le jeu des acteurs, excellent, et plus particulièrement celui de M. Morgan âgée seulement de 21 ans, que dire de ce film??? Pas grand-chose: quelques belles images; un bon trucage pour le remorquage du bateau en détresse... Et puis, rien, si ce n' est une histoire d' amour d' une sinistre banalité. Grémillon nous resservira le même plat 10 ans plus tard, avec " L'Étrange Madame X", un quasi navet.....mais chut !!! ne répétez pas: ce serait sacrilège...
Yannickcinéphile

2 881 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2017
Grémillon signe avec Remorques un de ses films les plus connus. Bon, un métrage pas forcément mauvais, mais qui peine aussi à enthousiasmer.
C’est clair que sur la forme, c’est pas mal fichu. Grémillon utilise un noir et blanc vaporeux d’un bel effet, qui rend bien l’atmosphère des bords de mer finistériens. Il y a de belles séquences d’ailleurs grâce à une utilisation intelligente du cadre et de la mer. Le film est plutôt esthétique, et s’il y a certaines limites, notamment dans les scènes plus ambitieuses du fait d’un budget que l’on imagine un peu léger, surtout à l’époque, pour autant Remorques dénote, malgré ses limites, un talent de réalisateur certain. L’ambiance est là, et des passages sont forts avec peu, notamment lors de la fameuse dispute. La bande son est soignée aussi, pour le coup, elle apporte un vrai plus, et dans un film de cette période, moment où la musique est souvent mésestimé comme élément essentiel du propos, c’est une bonne chose.
Le casting est bon sur le papier, bien plus inégal dans les faits. Si Michèle Morgan est à la hauteur et campe son personnage avec une force évidente, vivant vraiment ses dialogues, en revanche Jean Gabin n’est pas au niveau. Les dialogues sont trop écrits pour son personnage, et l’acteur, s’il est à la hauteur en capitaine de remorqueurs, est franchement mal à l’aise dans les scènes plus « sentimentales ». C’est particulièrement vrai lors de l’événement majeur de la fin, où il n’est pas crédible. Une prestation bien molle donc. Madeleine Renaud est correcte, mais elle ne retient pas non plus beaucoup l’attention, avec une prestation un peu trop théâtrale.
Le scénario a un souci majeur : il est beaucoup trop brusque. Grémillon ne prend pas son temps, le film dure à peine 80 minutes, et c’est beaucoup trop peu pour ce qu’il développe. La romance entre Gabin et Morgan va à la va vite, les ellipses sont trop importantes, les éléments sont souvent amenés de façon rapide, soudaine, de façon presque déconnectée ou mathématique (la maladie de Renaud). Cette histoire n’a pas grand-chose d’emballant, l’amour, le drame, la rencontre, tout cela paraissant trop expédié. Remorques ne témoigne d’ailleurs pas d’un grand sens de la transition, et c’est d’une narration très saccadée. Alors certes on ne s’ennuie pas, mais au prix d’un film qui parait presque inachevé, tant on a l’impression que des jonctions manquent.
En clair, un bon film sur le plan formel, mais qui sur le fond, et même au niveau de ses acteurs a des loupés sensibles. Porté heureusement par une excellente Michèle Morgan, Remorques reste sans doute l’un des plus connus mais aussi, curieusement, un des plus mineurs films de Grémillon. 2.5
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2016
Tourné dans des conditions chaotiques pendant le début de la Seconde Guerre Mondiale, Remorques est un film magnifiquement porté par Jean Gabin, Michèle Morgan et Madeleine Renaud. En dépit de sa courte durée, il dépeint avec une force rare spoiler: le début d'une irrésistible passion amoureuse entre un homme marié, marin de métier, et une femme malheureuse en amour, mais aussi l'ennui d'un mariage où le train-train du quotidien a pris le pas sur la flamme originelle et la culpabilité de l'abandon
. Dialogué par Jacques Prévert, un chef d'œuvre absolument bouleversant.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2016
Un film qu'on peut difficilement ne pas comparer à l'apogée d'une montée en puissance d'avant-guerre dans les rôles cumulant technique et romance dans lesquels excelle Jean Gabin. De beaux dialogues et une mise en scène loin d'être piètre pour les moyens de l'époque dont on ne peut s'empêcher de s'ennuyer car tout a déjà été fait, ce film ne le fait que mieux et on attend la rupture.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 mars 2014
Gabin retrouve Morgan dans un film sombre, tant par l'image que par l'histoire, l'ambiance est pesante du début à la fin, les acteurs sont bons, l'émotion est là, on savait faire des films à l'époque, et ce cinéma à amené beaucoup par la suite pour des décénies.

Et à signaler aussi qu'il ne dure pas longtemps, aujourd'hui il faut au moins 15 à 20 mn pour installer les personnages et l'histoire, ici c'est accrocheur, un film réussi.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2014
Le drame que nous propose J. Gremillon aurait pu être de très bonne facture (si ce n'est plus) s'il s'était doté d'un scénario à la hauteur de ses comédiens et de ses dialogues. L'écriture de Prévert et le génie de J. Gabin, M. Morgan et M. Renaud parviennent parfois à transcender des scènes a priori pas très intéressantes sur le papier. Mais le talent ne peut indéfiniment compenser les carences majeures. Outre le scénario trop léger, on note également que les personnages sont peu fouillés, ce qui dénote d'un certain manque de rigueur. Un film qui comporte de très belles scènes mais aussi beaucoup de défauts.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2017
Commencé en 1939, "Remorques" vivra de plein fouet les troubles de son époque. Interrompu suite à l'entrée en guerre (Gabin et Grémillon ayant été mobilisés), le tournage ne reprendra que plusieurs mois plus tard et le film sortira finalement pendant l'Occupation. Avec "Remorques", c'est un peu un monde qui s'éteint, celui du réalisme poétique qui ne renaîtra pas après-guerre. On y retrouve le couple phare de "Quai des Brumes", à savoir Jean Gabin et Michèle Morgan, tous deux impériaux. Il y a aussi Jacques Prévert au scénario, appelé à la rescousse par Gabin et Grémillon, peu convaincus par l'adaptation du romancier Roger Vercel. Le long-métrage parvient à se démarquer de ses congénères, en raison de sa tonalité beaucoup plus sombre. Spectaculaire également, au gré de scènes de tempêtes en mer impressionnantes. Le script de ce marin tiraillé entre sa femme gravement malade et une naufragée envoutante s'avère moins costaud que d'autres mastodontes du genre mais demeure un classique solide et plaisant de cette époque à découvrir.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2013
Un splendide mélodrame qui prend pour cadre Brest et pour protagoniste l'équipage d'un remorqueur, avec comme capitaine Jean Gabin en personne. Forcément héroïque dans son travail, mais maladroit en amour, délaissant sa gentille épouse pour suivre les sentiers plus hasardeux d'une liaison passionnelle. Par une belle utilisation des décors et des éléments naturels Gremillon magnifie les hommes dans leur travail, tout autant que la partie romance, la mer jouant un rôle essentiel dans le déroulement du récit. Dans une formidable scène de tempête, le travail sur l'image et le son transforme un immense cargo en détresse en animal blessé. Le rendez-vous secret Gabin/Morgan quant à lui a pour décors une immense plage balayée par le vent, amplifiant l'aspect lyrique et tragique de cet adultère. On peut regretté que ce genre de film ait totalement disparu du cinéma français laissant place à un cynisme généralisé plutôt désagréable.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2013
Mauvais, Remorques? Signé Zwobada ou Becker, le film eût passé pour remarquable. Seulement il est de Grémillon, le plus grand cinéaste en exercice entre 1930 et 1959. Jamais désagréable, mais tirant constamment avec beaucoup de teuf teuf de bruits de machines et une moralité doloriste assez douteuse, ce florilège de stars qui semblent se marcher les unes sur les autres ne crée jamais un ensemble convaincant. Hormis le mari de Morgan, remonté à bloc, plus odieux que le mal, personne ne semble vraiment trouver son espace. Suffit de comparer à Lumière d'été, entrepris dans la foulée: plus inégal, le second est indéniablement plus fort.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2012
Oulala, que c'est gris tout ça ! Considéré comme un des grands classiques du cinéma français, j'avoue n'avoir qu'à moitié adhéré à ce « Remorques » certes bien réalisé, mais quand même un peu pesant. C'est que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier totalement aux personnages. Non pas que ces derniers soient antipathiques, mais leurs réactions sont parfois peu crédibles, à l'image de dialogues assez inégaux. Tout est d'ailleurs un peu comme ça dans le film : un bon moment puis un autre moins inspiré. Yvonne (Madeleine Renaud, moyenne) est d'ailleurs symptomatique de cela : elle manque de subtilité, et même si on compatit un minimum, difficile de vraiment nous captiver pour ce qu'elle ressent. Heureusement, Michèle Morgan est superbe (bien meilleure que Jean Gabin) dans son rôle de femme mystérieuse et fataliste, sans aucun doute l'un des plus beaux rôles de sa riche carrière. A elle seule elle justifie le déplacement de ce film aux qualités réelles, mais à qui il manque la passion et la justesse qui lui aurait permis de tout emporter sur son passage.
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