Dark Waters
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𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 février 2020
Ce film présente un beau sujet assez intéressant mais son rythme anéanti tout le film. C'est vraiment dommage. Le casting est assez décevant de la par de ces acteurs, qui sont pourtant généralement bons dans leurs rôles. Cette affaire aurait pu être captivante si l'histoire avait été mouvementée.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2020
Tout le monde connait le téflon, utilisé dans de nombreux secteurs : chimie, textile, aéronautique, automobile. En revanche, bien peu de gens savent que le PFOA ou acide perfluorooctanoïque est une sorte de colle industrielle pour faire tenir le Téflon. Et dont la haute toxicité est avérée comme le montre Dark Waters, film à charge sur la façon dont un avocat américain s'est attaqué depuis une vingtaine d'années à un géant de la chimie, dont le nom est mondialement connu. Le long-métrage est d'utilité publique, dénonçant avec force détails la manière dont une entreprise toute puissante empoisonne sciemment la population et pollue la planète, sans une once de remords. C'est ce qui s'appelle avoir des casseroles, en téflon, évidemment ! Le scénario de Dark Waters s’inscrit dans la lignée des films d’enquête sanitaire ou écologique, avec pour modèle déposé l'Erin Brockovich de Soderbergh. Il est assez étonnant de retrouver Todd Haynes aux manettes du film, très loin du style flamboyant de Carol ou de Loin du paradis. Le cinéaste a opté pour une manière très sobre, c'est le moins que l'on puisse dire, faisant passer le réalisme des faits et le message avant la mise en scène qu'on ne peut qualifier que de terne, terme que l'on ose à peine écrire concernant un réalisateur connu pour son excellence virtuose. Dark Waters est sans doute à l'image de son personnage principal, peu sympathique d'emblée mais tenace et prêt à risquer sa carrière et sa vie à une cause pour laquelle il se sent investi. Mark Ruffalo, initiateur du projet et producteur, joue ce héros, seul ou presque contre une entreprise gigantesque et un système corrompu, avec une absence d'effets qui frise la perfection. Il porte le film sur ses épaules, qu'il a suffisamment larges, mais il est dommage que Anne Hathaway, à ses côtés, n'ait rien d'autre à jouer que le rôle de l'épouse dévouée qui s'occupe d'élever ses enfants tandis que son mari se consacre à sa vocation de chevalier "blanc". Et encore une fois, il est vraiment regrettable que d'un point de vue purement formel Dark Waters ne soit pas à la hauteur de son sujet.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2020
Pour Todd Haynes « Dark Waters » tient assurément de l’exercice de style. Le projet lui est proposé par Mark Ruffalo suite à la lecture d’un article de Nathaniel Rich paru dans le New York Times Magazine au sujet du procès entamé en 1999 par Robert Billott, avocat dans un cabinet de Cincinnati spécialisé dans la défense de l’industrie chimique, contre Dupont Nemours qui utilisait un terrain proche de l’une de ses usines pour y enfouir des déchets toxiques. Le réalisateur a été séduit par la possibilité qui lui était offerte, lui le cinéaste de l’intime, de se mesurer au film de procès, genre typiquement américain, auquel se sont confrontés de grands réalisateurs comme John Ford, Otto Preminger, Alfred Hitchcock, Sidney Lumet, Stanley Kramer, Robert Mulligan, Martin Ritt, William Friedkin, Alan J Pakula ou plus récemment d’autres comme Francis Ford Coppola, Bob Reiner, Jonathan Demme et Steven Soderbergh. C’est justement l’ombre tutélaire du film de Soderbergh, « Erin Brokovitch, seule contre tous » qui plane au-dessus de l’affiche de « Dark Waters ». Les deux films évoquent l’empoisonnement de l’eau par des multinationales sans scrupule qui usent de l’armada d’avocats à leur solde pour nier tout d’abord puis ensuite amoindrir leur responsabilité. Todd Haynes a délibérément choisi de ne pas recourir au suspense de l’enquête pour faire davantage s’interroger le spectateur sur les ressorts qui poussent un homme à s’engager brutalement dans une voie contraire à celle qui jusque-là a guidé sa vie. Malheureusement, c’est précisément sur ce registre qu’il ne parvient pas à convaincre pleinement. Pourquoi un avocat nouvellement promu associé dans un cabinet prospère qui a bâti sa réputation sur la défense des entreprises de l’industrie chimique va-t-il aller jusqu’à mettre sa situation, son couple et sa santé en jeu afin de défendre une cause qui ne l’a jusqu’alors jamais vraiment ému ? La trame de l’avocat contre une multinationale étant désormais classique, le réalisateur tenait là une approche intéressante qui lui était offerte par un cas réel dont le principal protagoniste pouvait encore livrer sa vérité. Les quelques images chocs à la limite du gore fournies en entame tout comme la visite à sa grand-mère habitant sur le lieu de la pollution ne suffisent pas à comprendre les motivations profondes de Robert Bilott (Mark Ruffalo). Le grand acteur qu’est Mark Ruffalo malgré la réelle conviction qu’il met dans son interprétation n’arrive pas à donner une réelle substance à cette profonde mutation. Paradoxalement, on comprend mieux le changement de pied du directeur du cabinet d’avocats joué par Tim Robbins qui arrivé en fin de carrière est intimement troublé par l’acharnement de son associé qui lui fait comprendre tout ce à quoi il a choisi de renoncer pour sa réussite et lui donne pour le coup une occasion de conclure sa carrière sur une sorte de rédemption symbolique. Le refus du suspense, seule véritable arme pour transcender un genre très codifié et plutôt statique se paye donc au prix fort pour Todd Haynes qui n’est pas parvenu à ses fins. La tentative était plutôt osée et louable mais sans doute pas à la portée d’un réalisateur bien plus à l’aise quand il est lui-même à l’écriture ou à l’origine des projets dans lesquels il s’engage. Reste la volonté louable d’apporter sa contribution à la dénonciation des pratiques indignes des grands groupes qui finissent tout de même Outre-Atlantique par être lourdement condamnés. On aimerait qu’il en soit de même au sein de la vieille Europe.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2020
L’eau a beau être un symbole de vie et de pureté, mais l’homme et ses ambitions repoussent bien loin cette observation dorénavant. Au coeur d’un drame judiciaire et d’ordre environnemental, nous pouvions bien nous demander en quoi le réalisateur de “Loin du Paradis”, “I’m not there”, “Carol” et “Le Musée des Merveilles” pouvait bien apporter à un scandale d’une telle envergure. Pourtant, Todd Haynes a su insuffler de son style dans ce nouvel objet réaliste et immersif. Un grand travail sur les décors et accessoires afin de rendre crédible une époque pas si lointaine, années 90 et début des années 2000. La communication, les échanges d’informations, de fournitures, les démarches contre une menace naissante, tant de détails ont été brossé, car en dehors du récit, le film d’offre pas forcément plus en rigueur cinématographique. Nous restons sur une réalisation classique, mais qui n’amputera pas pour autant le message d'ordre public, qui bouleverse encore les modes de vie d’aujourd’hui et de demain.

Et pour bien comprendre de quoi on parle, il faut savoir de qui on parle. Ici, les industries chimiques ne sont pas les héros du monde modernes, mais bien des descendants du vice et du mal. Pourtant, la majorité des institutions véhiculent de bonnes valeurs jusque dans leurs marchandises, mais il faut rappeler qu’on peut les confondre avec les consommateurs. Dans l’exemple choisi, la société DuPont a réussi un tour de force, celui d’empoisonner son voisinage et sans représailles conséquentes. Evidemment, l’usage de la paranoïa est fortement prononcé, mais le film tranche sur l’ambiguïté et nous offre dès l’introduction, telle une oeuvre codifiée du genre horrifique, le ton et la couleur glaçante d’un récit qui bouleverse. Le combat d’un seul homme devient un combat de la survie pour tous. D’une révélation à une autre ou d’une explication chimique à des exemples plus concret, les éléments rassemblent le genre humain dans le même panier et le choc est inévitable.

Et pour soulager une nouvelle injustice, c’est l’avocat Robert Bilott (Mark Ruffalo) qui retourne sa veste et ouvre une frontière importante sur la gestion des déchets et une arnaque mondialement connue aujourd’hui. L’acteur donne donc tout ce qu’il a pour convaincre son audience et il mérite en effet notre attention, car le travail de Haynes sublime chacune de ses implications. Ses inquiétudes se transforment en tension et cette tension se métamorphose en révolution, qui avance passivement mais qui arrive à maturité, en pensant notamment aux réclamations gouvernementales sur les problématiques climatiques. Tout finit par devenir noir, avec un cynisme maîtrisé, mais qui déplace souvent le metteur en scène dans l’ombre de son intrigue qui s’exprime de lui-même. On ne ressent pas constamment sa patte mélodramatique qui l’a révélé, mais c’est avec surprise que l’ensemble fonctionne, autant dans la provocation qu’à la sensibilisation.

Ainsi va le cinéma, qui sait aussi bien catapulter des blockbusters assourdissants que des oeuvres autour de la conspiration et qui restera longtemps dans les esprits. Mais il y avait de la place pour plus d’audace. Le film s’est alors contenté d’être un bon élève, qui surfe sur la vague de la rigueur, sans pour autant négliger une palette émotionnelle nécessaire. Des drames familiaux sont parfois expédiés dans cette marre d’idéaux, apparemment non miscibles et toxiques. Dommage que l’on n’apporte pas plus de controverse du côté de la multinationale, négligeant mais puissant. Peut-être est-ce un choix clairvoyant, révélant son immunité, même dans la passivité. Et ce sera sur cette visibilité réduite que les démarches administratives et laborieuses auront plus d’impact et de réceptivité de la part d’un citoyen lambda, qui partage sans le vouloir un destin avec ses voisins. Le thriller est judiciaire, mais il est également humain et on ne peut lui enlever cette ambition qui lui offre un temps d’écoute solennel pour qui saura éveiller sa conscience ou son âme.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2020
Un réquisitoire haletant tiré d'une histoire vraie qui relate le combat d'un avocat d'affaire contre un puissant industriel responsable d'une pollution grave au téflon . Le cinéaste nous tient en haleine durant tout le film grace a de multiples séquences bien documentees de cette affaire scandaleuse etouffée par l'entreprise pendant 15 ans etgrâce a un Marc Ruffalo très convaincant .Ce dernier par d'ailleurs très engagé pour la defense de l'environnement est a l'origine de ce film dossier .
Ernesto D.
Ernesto D.

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 février 2020
Inspiré d'une histoire , traité comme thriller politique , Dark Water est un réquisitoire sans concession contre un système , quasi-mafieux , d'empoissonnement à grande échelle par une multinationale ayant pignon sur rue et remplie de vertus difficilement critiquables : les emplois à toute une région . Et pourtant .
Un avocat ( comme il ne doit pas en exister beaucoup sur notre belle Terre ) , dont le travail , paradoxalement , consiste a défendre les intérêts des industries chimiques , décide un matin , par le biais d'une grand-mère affectueuse et aimante , de poursuivre une multinationale pollueuse et assassine ( la firme DuPont ) dont les déchets chimiques empoisonnent le sol et les campagnes où , enfant , il jouait , rendant malades les hommes et les animaux .
Robert Bilott ( incarné par un Mark Ruffalo remarquablement habité ) , en inspecteur Colombo 3 pièces cravate , et lui-même défenseur de l'environnement , va devenir un lanceur d’alerte malgré lui , un Robin des bois des temps modernes , à ses risques et périls . Pendant de nombreuses années , entre 1998 et 2013 , il sera la cible impitoyable des avocats cadors de la multinationale et le receptacle méprisable de toute une population locale lui reprochant ce geste risque inconsidéré de leur faire perdre leur travail .
L'avocat , va se retrouvé seul ( pas toujours compris par son épouse et à peine suivi , du bout des lèvres , par un patron , certes compréhensif , mais gardant une certaine distance protectrice , limite lâche .
Cet acte de rédemption , au service du plus grand nombre , sans contrepartie autre que l'amour de son prochain ( l'avocat est issu d'une famille catholique ) , sublime l’âme humaine et nous renvoie à nos propres lâchetés et nos petits conforts égoïstes , nous faisant prendre conscience que seuls l'amour et l'altruisme désintéressés ( inné ou acquis ) peuvent venir à bout de toutes les injustices et l’appât du gain facile , au détriment de la santé et de la vie des plus démunis .Todd Haynes réussit , à la perfection , ce film-dossier à la reconstitution minutieuse , au travail journalistique remarquable , à la dénonciation salvatrice , même s'il y a , parfois , un prix à payer : sa santé .
jclgro
jclgro

14 abonnés 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 février 2020
Ce film qui suit un avocat qui s'attaque à Dupont de Nemours pour l'affaire du Teflon est juste soporifique !

3 bons acteurs très mal employés. Mark Ruffalo (Hulk) a même produit ce film très ennuyeux.

Il y a eu des dizaines de films sur quelqu'un qui s'attaque à une grosse industrie pour dénoncer des pollutions mais celui est peut-être un des plus mauvais.
jamesgray33
jamesgray33

29 abonnés 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 février 2020
Todd Haynes fait ce quil peut mais cest un film peu convaincant. Et Ruffalo est étonnamment mauvais. On ne croit pas à son jeu trop appuyé et non naturel.
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Todd Haynes signe un nouveau chef d'œuvre bouleversant porté par l'interprétation magistrale de Mark Ruffalo
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2021
Mark Ruffalo se prend pour Julia Roberts. En quoi en regardant ce film, on se dit que nous sommes dans un grand moment du cinéma ? Soyons sérieux ! Avec Erin Brockovich, Steven Soderbergh avait déjà tout dit, et fait le grand film contemporain sur ce thème. Dark waters n'apporte rien de plus. Todd Haynes s'inspire de ce qui a déjà été fait. Le réalisateur est allé jusqu'à attribué des rôles aux protagonistes de l'affaire, mais attendez, si on se souvient bien, Erin Brockovich elle-même jouait dans le film de Steven Soderbergh. Todd Haynes n'a rien inventé. En plus le film de Todd Haynes est rétrograde puisque de l'héroïne (et quelle formidable héroïne !) interprétée par Julia Roberts, on passe au héros traditionnel masculin avec à ses côtés, le rôle désastreux de l'épouse et mère de famille. Alors bien sûr c'est peut-être le portrait fidèle de la réalité et de la composition des rôles dans la société américaine de l'époque, mais on est dans le cinéma, et je veux que le cinéma m'élève. Le film de Soderbergh était une ode au féminisme et à l'écologie. Toujours précurseur et visionnaire Steven Soderbergh (on ne rappellera pas l'extraordinaire film Contagion). Là, Dark waters apparaît comme un téléfilm qui se laisse voir, faute de mieux. Mark Ruffalo fait son numéro, et Anne Hathaway n'est pas crédible dans son rôle d'une Desperate Housewive. Le film prend l'eau, et on boit la tasse !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 février 2020
excellent film qui nous ouvre les yeux sur la façon dont nous sommes gouvernés et la réalité du système judiciaire. Face à des monstres industriels qui n'ont d'autres leitmotiv que celui de gagner toujours plus d'argent, nous ne sommes que des pauvres cobayes, tels des rats ou des singes de laboratoires ! malheureusement, combien d'avocats seraient prêts à passer autant d'années pour un tel combat ? tel est le fossé entre la fiction et la réalité...
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2020
Un scandale sanitaire, des citoyens lésés et un groupe industriel spécialisé en produits chimiques sont au centre de ce film d’investigation soigné et édifiant qui rentre dans la plus pure tradition du David contre Goliath incarné en film. On pense aux récents et très réussis « Spotlight » et « Pentagon Papers » mais, au vu de la teneur de l’affaire avec un empoisonnement d’une population par l’eau, c’est bien sûr vers « Erin Brockovich » que notre esprit se tourne en premier lieu. Si « Dark Waters » n’a pas la fougue et le côté original de ce dernier, il s’en approche qualitativement. On est cependant étonné de voir un metteur en scène tel que Todd Haynes à la barre d’un long-métrage abordant un sujet et un genre comme celui du film d’enquête à charge, lui qui est plus habitués aux somptueux mélodrames à l’ancienne comme « Carol » ou « Loin du Paradis ». D’ailleurs, s’il n’est pas manchot dans sa mise en scène ici, il n’atteint pas le sublime de ses derniers films et son style habituel semble totalement absent, comme effacé par le sujet.



L’image terne et les tons froids alternant les bleus glacés et les verts d’eau collent parfaitement au propos mais on sent l’artiste qu’est Haynes se ranger formellement derrière son histoire et ne pas tenter d’y imposer son style. C’est un peu dommage mais cela n’empêche pas le film d’être prenant et réussi en dépit de sa forme et de son déroulé, tous deux classiques et attendus. Cette histoire vraie met en exergue la notion d’héroïsme et de courage et il est admirable de voir comment cet avocat s’est battu au détriment de sa famille pour faire obtenir gain de cause aux habitants de Parkersburg. L’abnégation de Mark Ruffalo dans le rôle est exemplaire et on sent son investissement dans ce projet duquel il est également producteur. A contrario, hormis une ou deux scènes, le rôle d’Anne Hathaway en épouse compatissante mais délaissée est ingrat et il est étonnant qu’elle l’ait accepté, celle-ci n’ayant ici pas grand-chose à défendre. En effet, le scénario se concentrant peu sur les conséquences néfastes de cette bataille sur la famille de l’avocat, cela restant très satellite à l’aspect central et l’enquête.



Cette affaire tentaculaire et complexe est toutefois parfaitement vulgarisée ici et la manière dont elle est présentée pour les spectateurs est, dans les grandes lignes, exemplaire. Pour ce genre de sujet à priori pas très agréable et facile d’accès c’est tout à fait admirable. Le récit nous captive durant les deux heures même si les preuves recherchées par cet avocat se résument à une enquête sur de la paperasserie, des échanges entre personnes de droit et des joutes de tribunaux. Haynes se concentre à l’essentiel et parvient à rendre ce type de séquences peu avenantes plutôt passionnantes, c’est une gageure. Quant à la charge contre l’entreprise Du Pont et tout ce qu’elle représente, elle a le bon goût d’être fine et bien amenée. Les révélations de l’enquête et les encarts explicatifs de la fin se suffisant à eux-mêmes. « Dark Waters », en plus d’être un divertissement (certes sérieux) et d’être divertissant, se mue alors également en film nécessaire qui fait réfléchir et bouger les consciences. Le genre de chose qui est ces temps de crise incertains et opaques n’est pas de refus pour réveiller les populations.



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PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2020
Un paysan de Virginie-Occidentale convainc un avocat d’affaires, d’ordinaire défenseur et conseiller de l’industrie chimique, d’attaquer et demander des comptes à un géant industriel qui manifestement pollue et menace par ses rejets la santé de tout ce qui est vivant. Réticent au début du fait de son statut, l’avocat qui a laissé un peu de son enfance bucolique dans ce coin-là finit par prendre fait et cause, non sans quelques effets collatéraux sur lui-même, sa famille, sa notoriété, sa place au sein du cabinet auquel il est associé. Le point de départ écologique et économique (la firme est le premier employeur alentour) nous amènera donc à suivre un combat judiciaire. Il ne suffit pas d’avoir raison, il faut encore déjouer les traquenards juridiques de l’adversaire et avoir les moyens financiers de lui résister. Occasion de la dénonciation de situations où affaires, économie, politique, organismes publics de contrôle, se mêlent. Lorsque l’industriel est par ailleurs le principal acteur et intervenant d’une commission chargée d’évaluer la toxicité de ses rejets, il va sans dire que, définissant ainsi lui-même la dose acceptable, il va se laisser une marge confortable qui lui servira d’alibi. Mais il n’est pas dit qu’aux Etats Unis d’Amérique, le faible ne puisse pas quand même finalement gagner contre le fort. Ce n’est pas un scénario de fiction mais l’adaptation de faits réels. Et ça rappelle des affaires qu’on connait ici. Un film dans l’air du temps. C’est devenu un genre cinématographique.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2020
Tiré d'une histoire vraie, donc comme souvent, on relate des faits aussi sombres soient-ils et ici en plus on a gardé le dynamisme qui n'existait pas. un film long en bref.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2020
Une démarche judiciaire à l'encontre d'un géant de l'industrie chimique dans la veine d'Erin Brokovitch. Un drame qui retrace plus de 10 ans de procédure d'un scandale écologique et de santé publique épouvantable! Un hommage à la conviction et au courage de personnes qui se battent pour l'humanité bien que sur une réalisation classique, le film s'étire dans la longueur et manque toutefois de souffle.
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