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ned123
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4,5
Publiée le 13 avril 2020
J'ai vu un film... qui fait froid dans le dos... Et qui nous montre le cynisme dans lequel nous vivons... Que se passera-t-il lorsque les lanceurs d'alerte se seront tus ? La société est empoisonnée par les produits chimiques (ici le Téflon), le mensonge et la duplicité. Voilà la thèse du film... Et c'est tellement angoissant. Ce thriller est un choc cinématographique... Les lumières, le jeu des comédiens, les décors naturels, les bureaux impersonnels, les tensions sur la durée nous montre un monde fait d'arrogance et de mensonge. Que cet avocat, interprété par Mark Ruffalo fait chaud au coeur... Il met tout en balance pour que la justice soit rendue... Qu'il soit remercié pour son engagement... Il nous sert un plat empoisonné qui fait la fortune de certains et donne la mort à d'autres... Mais un jour, ils seront rattrapés, non ? Alors pourquoi ce désastre se poursuit ? Par quel miracle de mauvaise foi cela continue-t-il ? La malhonnêteté des entreprises est soulignée, la collaboration des scientifiques est mise en avant, la complicité des représentants des pouvoirs publics est réelle... Comment cela pourra-t-il changer ? En tout cas un grand film, porté avec le coeur qui mériterait de toucher à la rationalité des dirigeants...
Sujet intéressant mais le traitement de l'affaire manque clairement de profondeur. La réalisation est inégalee et le jeu de Mark Ruffalo trop lourdeau.
Todd Haynes s'acquitte ,en bon film-maker ,de la commande de Mark Ruffalo aussi expressif qu'une endive au jambon tout au long du film.L'impression de déjà vu (Erin Brokovitch) gâche une bonne partie du plaisir relatif à suivre ce film hyper balisé, bien pensant et au final pas vraiment indispensable.Le rythme de sénateur & l'absence total de scène spectaculaire finit par provoquer un engourdissement chez le spectateur déjà pleinement conscient quand à la conclusion du film.
Étonnant de retrouver Todd Haynes dans ce registre très classique de film-enquête, bien éloigné des sillons originaux qu'il a pu creuser dans Safe, I'm Not There… Bien éloigné aussi des mélos qu'il affectionne (Loin du Paradis, Carol…). Mais pourquoi pas. Engagé par Mark Ruffalo, acteur principal et coproducteur ici, il donne naissance à un film solidement charpenté, orchestré et interprété. Efficace sans être pour autant "haletant, fascinant, bouleversant", comme l'annonce l'affiche, ou comme pouvait l'être, dans ce registre, Révélations, de Michael Mann. Dark Waters délivre un contenu attendu, entre désir de justice, façon David contre Goliath, et préoccupation environnementale. Un film de genre honnête et intéressant sur le fond, proche thématiquement d'Erin Brockovich, de Steven Soderbergh. Mais un film peu mémorable sur la forme.
Vingt ans après "Erin Brockovich" avec Julia Roberts, voilà "Dark Waters" avec Mark Ruffalo (normalement il joue Hulk). En moins drôle quand même. Il ne s’agit plus de chrome hexavalent qui pollue l’eau : il s’agit de C8 qui pollue tout (depuis que DuPont l’a inventé lors de la dernière guerre mondiale), et qui est tellement formidable et stable (mais nocif) qu’on le retrouve partout sur la planète (de la poêle Teflon à notre cancer en formation, en passant par les sardines et la moquette). C’est intéressant de comprendre comment la substance, très rentable, a pu passer à travers les mailles du filet (et continue de passer). C’est rassurant de voir qu’il existe des gens telles que cet avocat Rob Bilott, prêt à sacrifier sa vie pour le prouver (et qui continue) ––il y a des étapes à franchir qui ne sont pas données à tout le monde (comme se faire traiter de "péquenaud" d’abord par ses puissants adversaires, puis par les petits qu’on défend, enfin par sa famille), surtout quand on n’est pas Hulk… C’est enfin un film qui est bien fictionnalisé et super bien joué. C’est un film qui fait peur, à nous autres, les "récepteurs" selon DuPont. A.G.
Une affaire aussi effrayante pour ses faits que pour la tournure de sa partie judicière. Prêt de vingt années du combat d'un homme soutenu par son bureau d'avocat qui peine à l'accompagner. Todd Haynes installe parfaitement cela. Le temps joue sur nous. Tout y est claire, lisible, irrévocable et sans appel et pourtant cet empoisonnement est lent et angoissant. Dark Waters ne nous lâche pas, repointant du doigt méthodiquement chaque éléments de l'affaire. Un film brillant et glaçant.
Nouveau long métrage mettant en lumière un scandale planétaire, Dark Waters est tout bonnement édifiant. Si de prime abord, on ne prend pas de suite la mesure du propos après les premières minutes, il est évident qu'après l'épilogue c'est fait, hébété que nous sommes, enfoncés dans notre siège de cinéma. C'est passionnant de bout en bout et Mark Ruffalo s'avère une fois encore excellent dans le rôle principal. J'avoue d'ailleurs que c'est en grande partie grâce à lui que je n'ai pas décroché car au delà du sujet, véritablement passionnant, il n'y a strictement aucun rythme, résultat : l'ensemble est parfaitement soporifique ... et c'est franchement bien dommage. Dommage car le métrage a beaucoup de choses à raconter, d'autant plus que l'investigation et les recherches documentaires préalables sont extrêmement complètes. Le film m'a en outre permis de me rendre compte que j'avais indirectement travaillé pour Dupont De Nemours ... ça calme. S'il on réussit en tout cas à passer outre l'aspect lymphatique du métrage, le propos et les différentes interprétations tiennent en haleine, énorme big up au passage au véritable Robert Bilott qui a dédié sa vie à cette affaire, envers et contre tous, au péril de son existence, un homme intègre comme l'on en voit guère ...
La pugnacité d’un homme, Robert Bilott, deux décennies durant, contre l’un des géants de l’industrie mondiale - DuPont. Et d’une, c’est le genre de sujet que j’apprécie et de deux, Mark Ruffalo est un acteur que j’affectionne particulièrement. On pense forcément à « Erin Brokovich » mais, instrumenté par Todd Haynes, le traitement de cette contamination d’eau par des rejets de produits chimiques est bien différent. Sombre, préoccupant, militant, « Dark Waters » est un très bon film, seulement je l’ai trouvé malencontreusement trop lent et de ce fait plus salutaire que véritablement captivant.
"Dark Waters" de Todd Haynes est un thriller sur un scandale sanitaire concernant le groupe chimique DuPont. Un scandale qui est parfaitement d'actualité puisque les certains procès ont eu lieu tout récemment. Il faut déjà souligner l'excellente mise en scène du réalisateur qui parvient à installer des scènes de tension et à donner une réelle dimension dramatique à son film. La prestation de Mark Ruffalo est tout particulièrement réussie, et on le sent totalement impliqué dans son rôle. La grande force du film est donc de montrer le pouvoir de certains lobbys et la nuisance de certains produits chimiques très largement répandus. Si "Dark Waters" s'étend parfois un peu trop en longueurs, c'est un très bon film à conseiller vivement.
Remarquable de lucidité et de pudeur, excellent dans la mise en scène et dans les interprétations, Dark Waters est un très grand film tant dans la forme que dans le fond. Et en plus il permet d'éveiller les conscience. A voir absolument
De Todd Haynes (2020). Un film à voir absolument pour ouvrir les yeux sur comment des intérêts économiques peuvent primer sur tout autre considération même celle de la santé des hommes. Un film fouillé, très documenté et reès didactique sur l'un des plus grand scandale d'un des fleurons de l'industrie chimique US. Tout est disséqué , montré avec force de précision sans rien oublier . Même les entiments contradictoires des victimes qui y voient aussi l'intérêt économique à cour terme. Un film poignant ! Et porté à l'écran par Avec Mark Ruffalo vraiement exceptionnel ! ,
Todd Haynes signe une réalisation sérieuse, solide, un peu lente, pour un rappel captivant de cette scandaleuse affaire de pollution d'un comté entier de Virginie. La duplicité du groupe chimique Du Pont est d'autant plus sidérante que les faits sont réels, avec des milliers et des milliers de victime sous les yeux indifférents des pouvoirs publics américains. Mark Ruffalo - dont l'engagement personnel pour la cause de l'environnement est connu - par son jeu un peu besogneux, contribue au sentiment de longueur qu'on ressent par moment. Content aussi de revoir l'élégant Tim Robbins, certainement plus convaincant, dans son rôle, que Ruffalo. Un document d'archives en somme.
Un des films les plus importants jamais réalisés, qui narre la vie et le combat de Robert Bilott. Un juriste environnemental, qui se bat depuis plus de deux décennies contre Dupont, un des fleurons des sociétés cupides et toxiques qui forment le "Cartel des Poisons". Leurs poisons sont l’APFO – également connu sous le nom de C8 – qui n'est pas produit par la nature, dure éternellement et se trouve presque partout, même dans l'Arctique, ainsi que le SPFO, qui est un perturbateur endocrinien et un polluant répertorié dans la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants. Tous deux sont des composants du téflon, qui a empoisonné 99% de l'humanité et est à la source d'un nombre incalculable de cancers dans le monde.
La direction de Dupont est consciente de la toxicité et des dommages causés par ses produits depuis le milieu du XXe siècle, mais elle a sciemment continué de détruire la santé et la vie de populations entières depuis. Ainsi que de mentir, de tenter de dissimuler et de minimiser leur responsabilité, alors que meurent les victimes de cancers durant ce procès qui s’éternise.
Ce merveilleux homme de justice – brillamment incarné par Mark Ruffalo – n'a cessé de se battre depuis plus de vingt ans contre ce qui ne constitue rien de moins que des crimes contre l'humanité, perpétrés par des psychopathes en col blanc, et nous envoie ce message essentiel: Le pire, ce n'est même pas eux, mais ceux d’entre nous qui nions systématiquement les faits et qui nous abstenons de condamner ce qui détruit notre environnement et nous-mêmes par pure hypocrisie et lâcheté.