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S5Clem
101 abonnés
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4,5
Publiée le 1 juin 2020
Puissant biopic autour de Robert Bilott et de son combat contre le géant industriel DuPont. Où l'on constate (toujours) que le profit est plus important que la santé humaine, tant qu'on arrive à noyer sa responsabilité dans les vides juridiques. Hommage plus que mérité à l'homme qui a su mené à bien son combat jusqu'au bout, malgré les difficultés psychologiques et de santé que cette cause lui a occasionné. Et en attendant on utilise toujours le glyphosate de Monsanto.....
un film qui fait beaucoup réfléchir. un avocat qui gache sa carrière pour s attaquer à un géant de l industrie, une bataille épuisante et perdu d avance ? bonne prestation du duo ruffalo /hattaway
Le film est réussi mais un peu austère. Mark Ruffalo incarne avec talent un avocat grassouillet et tenace, mais pas très charismatique. C'est surtout intéressant par le sujet abordé (le scandale du Téflon, et plus largement celui des multinationales qui se pensent au dessus des lois). Sur un sujet pareil, j'aurais tout de même préféré voir un bon documentaire car dans ce genre de film on ne sait jamais quelles libertés ont été prises avec la réalité.
En voilà une découverte que je ne soupçonnais pas. Le Téflon est donc potentiellement mortel. J’en ai des sueurs collantes ! Ce film m’a scotché (3M) Nous sommes en 2020 et ce C8 est toujours autorisé. Et donc, à la fin, c’est toujours les plus solides financièrement qui remportent la partie. C’est quoi payer des millions pour ne pas perdre les milliards engrangés par un produit toxique ?
Ce film est lent, ennuyant et plat. Je suis étonnée de la note de 4,1. J’ai eu l’impression de revoir la même scène en boucle pendant 3h. Certes, le film informe sur un scandale sanitaire; mais pour en dire autant, une vidéo YouTube de 3 minutes aurait suffit. C’était convenu, sans surprises et assez superficiel.
2h de film pour ça . Je met 2 quand même car la fin a un bon dénouement sinon tout le long je m'endormais . Des gros acteurs qui auraient pu avoir beaucoup plus d'importance mais pas dans ce film . Je m'attendais à mieux quand même .
Je ne vais pas évoquer le fond car si le sujet est dramatique, c'est de cinéma dont je veux parler ici. Le film n'est pas mauvais en soit, mais ce type de sujet a déjà été vu plusieurs fois. Et celui ci n'apporte rien de plus. Du coup il m'a paru long et un ennuyeux. On pouvait ensuite espérer une belle prestation du casting, mais au final quelle déception. Mark Ruffalo est totalement inexpressif et le rôle d'Anne Hathaway complètement inutile.
Indispensable ! Un film de dénonciation politique assez classique mais tellement efficace. Le scandale est terrible et méritait le talent de Todd Haynes pour être dénoncé au monde entier, plus de 20 ans après les premiers articles de presse. J'y ai emmené ma fille de 13 ans qui était aussi bouleversée que moi en sortant. Indispensable !
Je m’attendais à tout à fait autre chose. Un film long, envahi de palabres juridiques, et finalement très mineur. Mais la très bonne surprise, c’est que le réalisateur (Todd Haynes) arrive à nous happer dans cette histoire improbable et pourtant très réelle. Et c’est notamment grâce au rythme imposé par Todd Haynes que le spectateur est captivé par les aventures de Robert Bilott. Les dialogues sont incisifs et vont directement au fond du problème, les plans sont rapides, le montage serré et chaque scène s’enchaîne de façon haletante sans qu’on se rende compte du temps qui passe. On a alors besoin de savoir quelle sera la prochaine étape, le rebondissement suivant et surtout, comment le personnage principal va arriver à bout de ce combat. C’est en réalité un combat sans fin que Robert Bilott va mener tout au long de ce film et même au-delà. Mark Ruffalo l’a parfaitement compris et il en livre une interprétation remarquable. Sa résilience est exemplaire et son calme professionnel est admirable. C’est un guerrier moderne, tel un samouraï de notre époque dont les armes sont le verbe, la ténacité et la patience. La patience, oui, car il lui aura fallu plusieurs décennies entre la fin du siècle dernier et le début du nôtre pour obtenir des résultats concrets. C’est sur cette ultime victoire que le film s’achève. Le message est porteur d’espoir : nos convictions sont les moteurs des grandes batailles. Et certaines peuvent être si puissantes qu’un seul homme peut parvenir à ébranler un empire. C’est avec de tels films que le cinéma déploie toute sa force. Haynes et Ruffalo l’auront utilisé à merveille.
Je n'avais pas du tout aimé les deux précédents films de Todd Haynes (Carol, Le musée des merveilles). Un peu retissant donc pour celui-ci, mais Mark Ruffalo, une excellente rumeur et un récit qui s'annonçait édifiant. J'ai bien fait, j'ai trouvé ce Dark Waters particulièrement ruéssi. Une mise en scène classique mais sobre, maitrisée, solide, carrée. Idem pour le scénario inspiré d'un article du New York Time pour une histoire qui fait froid dans le dos (comme des centaines et des milliers d'autres de part le monde sans doute, et qui confirme, mais en avions nous besoin, que l'argent détruira inexorablement la planète et la race humaine, fin de l'aparté perso). L'interprétation d'ensemble est sans faille. Mark Ruffalo (à l'initiative du film et producteur) parfaitement crédible, Anne Hathaway très bien (même si elle n'a pas grand chose à défendre). Au final, une enquête, et le portrait d'un homme seul contre tous, aussi terrifiante que passionnante. Un film fort, sorte de Erin Brockovich au masculin, dont on ne sort pas indemne. Haletant et bouleversant.
Une bataille judiciaire captivante, très documentée et angoissante portée par un Mark Ruffalo très investi. Sobre et classique mais édifiant voire effrayant.
On pense forcément à "Erin Brokovich" de Steven Soderbergh devant ce film de Todd Haynes qui aborde lui aussi une pollution industrielle massive. Cependant le ton y est plus grave, dénué d’humour, plus proche du thriller. À l’instar d’un bon reportage d’Élise Lucet, "Dark waters" parvient à créer un sentiment de révolte chez le spectateur.
“Dark Waters” retrace le combat d’un avocat contre une firme qui a commercialisé le Teflon, responsable d’une pollution mondiale et de nombreuses maladies. En effet, les PFAS sont présents dans de nombreux textiles et antiadhésifs de cuisine. Le personnage de Mark Ruffalo va devoir mener une enquête complexe afin de comprendre exactement ce que sont ces substances apparemment dangereuses. Il va se mettre à dos à peu près tout le monde car l’usine est également génératrice d’emplois à la fin des années 90. Todd Haynes qu’on a vu réaliser de nombreux longs métrages avec plus d’aisance s’en sort malgré tout bien dans le genre films d’investigation. La mise en scène reste classique mais “Dark Waters” peut compter sur la prestance de son comédien principal. Le film a le mérite d’aborder un sujet finalement méconnu, les pratiques toxiques de l'entreprise chimique DuPont. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com