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Un visiteur
4,0
Publiée le 13 juin 2020
Le film, dés le début instaure une ambiance froide. On est en hiver, il fait tout le temps gris, le climat est humide. Les personnages sont filmés en contre-plongée pour montrer le plafond au-dessus, ce qui donne la sensation d’être cloisonné. La caméra est fixe et souvent placée derrière le chambranle d’une porte ou d’un meuble, elle filme les personnages de dos et à une certaine distance en public mais aussi en privé ; on se sent observé, vulnérable, et peu écouté. Mark Ruffalo est petit dans le décor et sa taille par rapport aux autres n’arrange pas les choses. La narration est fluide par une bande son discrète au piano, un montage relativement lent mais efficace, une tension omniprésente et elle nous plonge dans une situation devenant de plus en plus dramatique et incontrôlable.
Todd Haynes qui a réalisé quelques chefs œuvres change de registre avec " Dark Waters " qui est un biopic convaincant. En effet même si je ne suis pas fan de ce genre de film, cette histoire tiré de fait réel est captivante de bout en bout retraçant l'incroyable histoire de l'entreprise DuPont accusé d'avoir causé empoisonné des milliers de gens aux Etats Unis par la déversement de produits chimiques dans l'eau. Le réalisateur nous démontre à quel point il est difficile de lutter contre les lobbys et firme multinationale dans son pays. Superbe performance de Mark Ruffalo dans le rôle de Robert Billot qui était l'avocat de la partie civile .
Je m’attendais à tout à fait autre chose. Un film long, envahi de palabres juridiques, et finalement très mineur. Mais la très bonne surprise, c’est que le réalisateur (Todd Haynes) arrive à nous happer dans cette histoire improbable et pourtant très réelle. Et c’est notamment grâce au rythme imposé par Todd Haynes que le spectateur est captivé par les aventures de Robert Bilott. Les dialogues sont incisifs et vont directement au fond du problème, les plans sont rapides, le montage serré et chaque scène s’enchaîne de façon haletante sans qu’on se rende compte du temps qui passe. On a alors besoin de savoir quelle sera la prochaine étape, le rebondissement suivant et surtout, comment le personnage principal va arriver à bout de ce combat. C’est en réalité un combat sans fin que Robert Bilott va mener tout au long de ce film et même au-delà. Mark Ruffalo l’a parfaitement compris et il en livre une interprétation remarquable. Sa résilience est exemplaire et son calme professionnel est admirable. C’est un guerrier moderne, tel un samouraï de notre époque dont les armes sont le verbe, la ténacité et la patience. La patience, oui, car il lui aura fallu plusieurs décennies entre la fin du siècle dernier et le début du nôtre pour obtenir des résultats concrets. C’est sur cette ultime victoire que le film s’achève. Le message est porteur d’espoir : nos convictions sont les moteurs des grandes batailles. Et certaines peuvent être si puissantes qu’un seul homme peut parvenir à ébranler un empire. C’est avec de tels films que le cinéma déploie toute sa force. Haynes et Ruffalo l’auront utilisé à merveille.
Superbe film sur la difficulté de faire éclater au grand jour la pollution consciente d'un grand groupe contre des individus comme bous et moi. Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins sont très crédibles dans leurs rôles. Le rytme du film même si il est un peu lent ne nous lâche pas une seconde on avance avec cet avocat spoiler: qui sacrifie tous à cette cause .
Enquête juridique tirée de faits réels, "Dark Waters" est porté avec beaucoup de talent par Mark Ruffalo, voûté par le poids et l'ampleur de la tâche! Bénéficiant d'une très belle réalisation, le film s'avère haletant et emporte facilement l'adhésion sans esbroufe. Evitant tout sentimentalisme, la narration s'attache essentiellement au fond de l'affaire et à la dénonciation de la toute puissance des multinationales ainsi qu'au combat à l'usure de cet homme investi d'une mission impossible! Utile, sobre et efficace!
Puissant biopic autour de Robert Bilott et de son combat contre le géant industriel DuPont. Où l'on constate (toujours) que le profit est plus important que la santé humaine, tant qu'on arrive à noyer sa responsabilité dans les vides juridiques. Hommage plus que mérité à l'homme qui a su mené à bien son combat jusqu'au bout, malgré les difficultés psychologiques et de santé que cette cause lui a occasionné. Et en attendant on utilise toujours le glyphosate de Monsanto.....
La pugnacité d’un homme, Robert Bilott, deux décennies durant, contre l’un des géants de l’industrie mondiale - DuPont. Et d’une, c’est le genre de sujet que j’apprécie et de deux, Mark Ruffalo est un acteur que j’affectionne particulièrement. On pense forcément à « Erin Brokovich » mais, instrumenté par Todd Haynes, le traitement de cette contamination d’eau par des rejets de produits chimiques est bien différent. Sombre, préoccupant, militant, « Dark Waters » est un très bon film, seulement je l’ai trouvé malencontreusement trop lent et de ce fait plus salutaire que véritablement captivant.
Malgré l’excellente musique de John Denver qui nous fait revivre le temps des 70-80 le temps d’un film, je jure de ne plus porter le même regard sur mes ustensiles de cuisine et tout ce qui fait mon quotidien .. . Nous sommes empoisonnés sous multiples formes et au nom du St Fric et du St Bénéfice nous nous laissons faire . De guerre lasse, le citoyen lambda achetant ses ustensiles de ménages 2-6€/pièces peut difficilement rivaliser avec du plus couteux . Mais s’il n’y avait que ces ustensiles. Ce matériel à envahi notre quotidien et faire machine arrière est du domaine de l’impossible. Cette prise de conscience qui rappelle le combat d'Érin Brokovitch réveille les passions mais depuis que la boite se débat de procès en procès nous n’en verrons pas la fin. Faisons de notre mieux, nous pauvre citoyen pour sauver cette planète qui nous donne tant mais que nous bottons sans vergogne .. Ce film bien interprété avec des non professionnels du cru nous touche et dénonce mais je crains fort que cela ne suffise pas hélas , l’humain ayant la mémoire désespérément courte ..
Nouvel arrivant dans la catégorie des films d'investigation basés sur des faits réels, Dark Waters narre le combat d'un avocat contre un géant de l'industrie chimique, soupçonné d'avoir pollué et mortellement empoisonné de nombreux citoyens avec son "produit" phare: le Teflon. L'occasion de suivre le toujours fort sympathique Mark Ruffalo dans les coulisses des cabinets d'avocat et des tribunaux, face à des adversaires redoutables. Très classique, visuellement assez terne, un peu longuet sur la fin, Dark Waters fonctionne malgré tout parfaitement grâce au matériel éloquent collecté lors de l'enquête, et aux développements de l'histoire que j'ai trouvé tour à tour instructive, passionnante et scandaleuse. Les amateurs du genre peuvent s'y plonger sans hésitation !
Cette enquête d'investigation contre la firme DuPont et les ravages du Téflon est passionnante. Reposant en grande partie sur les épaules de Mark Ruffalo qui campe un avocat pugnace, cette œuvre alerte sur un scandale sanitaire énorme, cautionné par le système politique de l'époque. Les aléas de la procédure sont captivants, peut-être un peu trop technique parfois, mais l'ensemble tient en haleine jusqu'à la scène finale. Un long métrage nécessaire, loin de la complaisance de certains films.
Dark waters nous plonge dans l'un des plus gros scandales sanitaires de notre monde et ce qui est ironique, c'est qu'on le découvre avec ce film. Mark ruffalo et Anne Hathaway campe leurs rôles à la perfection dans ce drame international dont la fin n'est jamais arrivée. Au final, Dark Water nous fait poser des multitudes de questions plus glaçantes les unes que les autres.
Mark Ruffalo, acteur engagé, déjà habité dans ses roles d'enquêteurs obsessionnels dans "Zodiac" ou "Spotlight" impose ici son charisme et sa sincérité pour offrir le portrait d'un avocat en lutte contre les gros pollueurs de la planète : Une sorte d'Erin Brokovitch" au masculin, l'humour en moins. Todd Haynes, cinéaste auteur de magnifiques mélodrames de "Loin du paradis" à "Carol" semble ici moins à l'aise dans ce style de cinéma engagé même si il s'en tire honnêtement.
Ce nouveau film de Todd Haynes me fait beaucoup penser à l'un de ses anciens films : [Safe]. Le sujet général est le même: l'empoisonnement de la société par la société (l'une des principale différence est que dans [Safe], personne ne savait qui ou quoi était le responsable de l'empoisonnement de l'actrice principale). Et malgré une histoire intrigante, on ne peut nier sa lenteur de par ses plans d'ensembles qui s'étirent parfois jusqu'à l'infini. à part cette lenteur (que l'on retrouve d'ailleurs dans Safe et Carol), j'ai personnellement beaucoup aimé la manière dont le sujet était traité, alliant le drame au docu-fiction sans pour autant faire passer l'entreprise DuPont pour une entité maléfique -non pas que je soutienne leurs actions, loin de là!- je trouve cependant que l'emprise de cette entreprise sur Parkesburg est complexe et très intéressante; la population étant dépendante de cette dernière). Le jeu des couleurs est d'ailleurs l'un des aspect du film qui m'a gardé attentif pendant ces 2 heures, j'ai trouvé le contraste Bleu - Jaune (et vers la fin Rouge) particulièrement intéressant, reflétant bien les deux camps opposés, et parfois montrant l'angoisse de Rob dans des plans anxiogènes.