Dark Waters
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RedArrow

1 873 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2020
En termes de dénonciation d'un système corrompu n'hésitant pas à sacrifier la donnée humaine dans la poursuite de ses intérêts, le nouveau film de Todd Haynes s'inscrit dans une veine bien connue du cinéma d'enquête américain. Fer de lance du genre en s'attaquant au scandale du Watergate, "Les Hommes du Président" nous vient bien sûr immédiatement en tête mais, depuis, ce type d'affrontement journalistique, politique ou judiciaire voyant des David se lancer dans une lutte a priori perdue d'avance pour faire tomber des Goliath intouchables n'a cessé de se multiplier et a permis de faire connaître à un public conséquent tout autant l'obstination courageuse des premiers que les manipulations innommables des seconds. En ce sens, le nom de Robert Bilott au cœur de l'affaire de "Dark Waters" ira désormais sans doute se placer non loin de ceux des héros de "Erin Brokovich" ou de "Révélations" dans la mémoire populaire, et ce sera probablement plus grâce à son incarnation physique par Mark Ruffalo à l'écran dans ce film (dont il est à l'origine) que par l'article "The Lawyer Who Became DuPont's Worst Nightmare" de Nathaniel Rich racontant déjà son histoire en 2016 dans le New York Times Magazine.

Avocat en pleine ascension professionnelle en 1998, Robert Bilott va faire un choix qui va à jamais bouleverser sa vie, celui de s'intéresser au cas d'un fermier de Virgine Occidentale persuadé que ses terres sont le fruit d'une pollution sciemment dissimulée par le géant de l'industrie chimique DuPont. Quelque part, Bilott est le prototype de héros parfait pour ce type d'histoire, un chevalier blanc des temps modernes prêt à tout sacrifier, car il choisit de mettre sa carrière en danger non seulement à cause d'un regard posé sur son propre passé et de gens qu'ils se refusent à abandonner mais il s'attaque aussi de lui-même -et avec le soutien assez admirable d'un associé interprété par Tim Robbins- à un des plus riches clients du propre cabinet où il travaille. S'ensuivra ainsi une lutte acharnée devant les juges qui va s'étaler sur près de deux décennies et la révélation d'un énorme scandale de santé publique que la firme DuPont a tenté de garder longtemps sous silence au prix de bien trop nombreuses vies humaines...

On s'y attendait un peu : devant l'ampleur et le déroulement de son sujet, "Dark Waters" se retrouve souvent pris au piège des passages obligés inhérents au traitement d'une telle enquête judiciaire et de ses rebondissements. La route vers une potentielle victoire est jonchée d'embûches attendues dans ce type d'affaire, les ellipses entre les étapes des diverses procédures (parfois de très longue durée) brisent notre implication de spectateur avant de la retrouver, les scènes consacrées à la vie familiale bousculée de Robert Bilott donnent trop souvent l'impression de combler deux instants passionnants par des banalités (la plupart du temps, la pauvre Anne Hathaway dans le rôle de l'épouse n'aura pas grave chose à se mettre sous la dent pour briller si l'on excepte... on y revient plus tard), le côté paranoïaque vis-à-vis des méthodes nuisibles de DuPont n'en reste qu'au stade d'une rapide épreuve évoquée parmi tant d'autres... Difficile de le nier, on a vraiment le sentiment que "Dark Waters" est parfois trop ligoté par son propre cheminement et tout ce qu'il doit recouvrir.

Toutefois, s'il ne s'écarte pas tellement d'un sillon déjà tracé et bien connu, ce traitement classique n'entâche en rien la portée de la révélation de ce scandale édifiant car ce qui se dresse avant tout face à DuPont, ce bulldozer tentaculaire ayant littéralement injecté son venin dans toute une société par bien des aspects, c'est justement ce que cette entité monstrueuse a cherché à éluder et à étouffer tout au long de ses méfaits : le facteur humain. Et ça, Todd Haynes ne le perdra jamais de vue, faisant de ces hommes, de ces citoyens et de ces avocats, dressés devant le titan industriel prêt à tout pour les briser, le cœur de son long-métrage. À l'investissement humain hors-norme de Bilott à les faire tomber se greffera toujours l'existence à jamais détruite du fermier à l'origine de l'affaire, les longueurs procédurales et les manœuvres abjectes de DuPont s'accompagneront inévitablement de la lassitude psychologique (ou physique) des plaignants ou de leurs représentants, les semblants de victoires devant un tribunal ne seront pas forcément synonymes de meilleurs horizons pour les plaignants... Même sur certains ressorts où le film apparaissait trop rigide, comme la relation de couple malmenée de Bilott, "Dark Waters" viendra nous donner tort en insufflant une dose d'émotion inattendue dans une dernière partie où sa femme sera obligée de prendre les devants pour ne pas devenir à son tour un dommage collatéral de cette affaire. Cela aura été toute la force du film et du regard que Todd Haynes a posé sur ce scandale sanitaire en définitive : ne pas oublier que derrière le combat judiciaire opposant cet avocat à un géant de l'industrie chimique se cachait celui d'un homme représentant le réveil de milliers d'autres à jamais blessés par un système qui ne les voyait plus que comme les variables insignifiantes d'une équation économique (la mise en valeur de chacune de ces individualités dans la conclusion de ce combat n'en sera d'ailleurs que plus ironique).

Classique, oui, "Dark Waters" l'est en s'inscrivant dans la lignée d'illustres aînés, ce qui oblige son réalisateur à se faire oublier derrière les codes requis pour narrer une affaire si dense, mais, en gardant toujours de près ou de loin un œil sur les conséquences humaines d'un tel scandale, Todd Haynes réussit parfois à les contrecarrer et à donner un véritable supplément d'âme à son long-métrage. De plus, Il n'est même pas utile de rajouter à quel point ce genre d'histoire est encore plus nécessaire aujourd'hui, il suffit juste de voir le nombre d'affaires similaires ayant éclaté par la suite aux États-unis (la crise sanitaire de Flint dans le Michigan en 2015 pour ne citer qu'elle) et à travers le monde entier avec des dégâts écologiques que l'on sait aujourd'hui irréversibles, sans parler de celles qui éclateront tôt ou tard. "Dark Waters" ne nous conte qu'une bataille au sein d'une guerre de bien plus longue haleine...
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 février 2020
Aujourd'hui encore, Révélations de Michael Mann ou Erin Brockovich de Steven Soderbergh (sortis la même année, en 2000) demeurent imprenables. Ce n'est pas une raison pour ne pas tenter de grossir les rangs du thriller dramatique "basé sur une histoire vraie", un genre d'autant plus nécessaire à l'heure où les voix dissonantes sont fréquemment muselées pour ne pas éclabousser certaines grosses entreprises (ou institutions).
Mark Ruffalo en est conscient. L'acteur n'a jamais caché ses convictions écologiques, Dark Waters arrive donc à point nommé alors que l'action de l'Homme sur l'environnement est plus que jamais au centre des inquiétudes. D'un didactisme exemplaire, le film expose toute l'horreur d'un système aux fondations branlantes, pourries à leurs bases par un gouvernement apathique face à l'impunité de groupes industriels, qui négligent la santé de leur concitoyens/travailleurs. Le constat est sans appel : face à la politique de l'entre-soi et du cynisme, seules la solidarité et la persévérance peuvent faire la différence.
Désabusé certes mais pas désespéré. Et la piqûre de rappel est nécessaire.
Au delà de son propos, Dark Waters se montre un peu chiche au niveau du l'expérience cinématographique. S'il parvient à ne jamais être ennuyeux, il échoue cependant à rendre sa narration fascinante. De même, il cale sur un point, souvent problématique dans les films à dossier, et il concerne sa gestion des séquences familiales. Étaient-elles nécessaires ? J'en doute, en tout cas pas traitées comme cela. En l'état, leur apport est contestable. Autre anicroche : la structure finalement répétitif de l'intrigue (un carton, un rebondissement, un carton, un rebondissement).
C'est étonnant, surtout de la part d'un Toddy Haynes d'habitude plus inspiré (cf. Loin du paradis, I'm not there).
Face à ses modèles, Dark Waters ne fera pas de vagues. Il serait néanmoins injuste de ne pas considérer sa bonne volonté et son discours.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2020
Je crois que l’affaire est toujours en cours aux Etats-Unis, et la manière dont le réalisateur l’aborde est alors d’autant plus significative. S’il traite toutes les pièces principales du dossier, c’est surtout sur l’avocat de la défense qu’il braque habilement ses projecteurs en suivant son itinéraire si particulier. Bilott défendait habituellement les nantis et les puissants, dont certains grands groupes chimiques à l’image de DuPont vers lequel il se retourne maintenant. Il l'accuse de polluer des terrains entiers depuis des années, provoquant de nombreuses maladies chez les hommes et dans le cheptel. Plutôt que de suivre le classique chemin d’une instruction judiciaire, Todd Haynes dépeint l’évolution de cet homme qui retourne en fait à ses racines. Il foule à nouveau le sol sur lequel il jouait autrefois, ce sol incriminé aujourd’hui dans un dossier qu’il sait dangereux à son égard, à plus d’un titre. Mark Ruffalo dans ce personnage est grand aux côtés de Tim Robbins en qui il trouve un partenaire d’exception. Pour un film qui ne l’est pas moins.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 février 2020
Un film édifiant, terrifiant, d'une nécessité absolue. Ça faisait longtemps qu'un film m'avait pas autant secoué. Un sujet consternant qui concerne toute la société. Un scandale sanitaire mondiale magnifiquement mis en lumière.

https://www.justfocus.fr/cinema/critique-cine/critique-dark-waters-de-todd-haynes-un-requisitoire-indispensable.html?fbclid=IwAR3-5nVG373VX77yPwVeh_kX9td_Y9C6KOMTs3xgG3rnS4aoC41B4gZocXM
zorro50
zorro50

128 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2020
Certes, c’est un bon film, mais, bon sang, c’est trop soporifique ! Un fait divers aux conséquences dramatiques et qui concerne chacun d’entre nous, car qui n’a pas une casserole ou une poêle en Téflon chez soi (?), une négligence révoltante qui perdure depuis plus de 70 ans sans qu’on ne fasse rien, il y a de quoi développer une psychose à juste titre. Cependant, le film est trop technique, trop juridique, trop journalistique, trop méticuleux, trop soporifique, trop procédurier, pour ne pas nous faire sombrer dans un profond sommeil. C’est vraiment dommage parce que Mark Ruffalo est excellent et il ne mérite pas çà. Ceci dit, je maintiens que c’est un bon film car il est instructif. Peut-être que Todd Haynes devrait demander à Clint Eastwood la recette pour raconter un fait divers en mode thriller ?
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Todd Haynes signe un nouveau chef d'œuvre bouleversant porté par l'interprétation magistrale de Mark Ruffalo
FG92
FG92

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
le principe pollueur-payeur peut faire mal mais il est amplement justifié dans le cas des produits persistants rejetés impunément pendant des années tant par Du Pont que par 3M !
Ces 2 grandes compagnies américaines ont durablement pourri des millions d'hectares et ainsi affecté la qualité de l'eau disponible pour des millions de personnes pour toujours plus de profitabilité ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2020
DARK WATERS est un peu le ERIN BROKOVICH moderne, en plus sombre et en moins sexy car on remplace une Julia Roberts pimpante par une Mark Buffalo tout aussi talentueux, mais plus en chair et moins en forme. Toujours est-il que le film est parfaitement maitrisé, et met en avant une justesse dramatique et un scénario très réussi. Les personnages sont là, l’histoire est à la fois complète et intelligible. On conserve un suspense jusqu’au bout et les décors, ainsi que les lumières apportent une ambiance « années 90 » qui donnent une couleur un peu vintage à ce film. L'ensemble de la critique sur http://www.seven-art.fr/dark-waters.html
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
magnifique film qui rappelle Erin Brokowitch , les hommes du président
pas étonnant que Mark Ruffalo soit tombé amoureux de ce script et cette histoire au point de produire le film
Margot1812
Margot1812

40 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Dark Waters est un film intelligent, qui pousse a une réelle remise en question de nos modes de vie et de nos habitudes . Mark Ruffalo est époustouflant, Todd Haynes signe un nouveau film d'une grande qualité !
Clem
Clem

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Un thriller haletant sur un scandale écologique et sanitaire qui reste pourtant trop peu connu ! C'est un film nécessaire, qui nous force à regarder en face les conséquences désastreuses d'une économie néolibérale, dominée par des multinationales, donc la recherche de profit se fait au détriment des populations.
Barnabé Jarrot
Barnabé Jarrot

18 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Un thriller complètement captivant et bouleversant. Porté par un Mark Ruffalo exceptionnel, Dark Waters est un
grand film de cinéma. Efficace, engagé, nécessaire. Prodigieux ! A voir absolument.
Corbett
Corbett

43 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Super film à mi chemin entre Spotlight et Erin Brokovich sur une histoire passionnante d'un avocat qui se battera pendant des années pour défendre la population victime la pollution de grands groupes industriels, pour enfin faire éclater la verité. Marik Ruffalo n'a jamais été aussi bien et on est heureux de retrouver Tim Robbins au top de sa forme sans oublié Anne Hataway et son look fifities mais finalement très moderne dans la place qu'elle a au sein de son couple. Un grand grand film qui restera longtemps dans les mémoires.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2020
L’eau a beau être un symbole de vie et de pureté, mais l’homme et ses ambitions repoussent bien loin cette observation dorénavant. Au coeur d’un drame judiciaire et d’ordre environnemental, nous pouvions bien nous demander en quoi le réalisateur de “Loin du Paradis”, “I’m not there”, “Carol” et “Le Musée des Merveilles” pouvait bien apporter à un scandale d’une telle envergure. Pourtant, Todd Haynes a su insuffler de son style dans ce nouvel objet réaliste et immersif. Un grand travail sur les décors et accessoires afin de rendre crédible une époque pas si lointaine, années 90 et début des années 2000. La communication, les échanges d’informations, de fournitures, les démarches contre une menace naissante, tant de détails ont été brossé, car en dehors du récit, le film d’offre pas forcément plus en rigueur cinématographique. Nous restons sur une réalisation classique, mais qui n’amputera pas pour autant le message d'ordre public, qui bouleverse encore les modes de vie d’aujourd’hui et de demain.

Et pour bien comprendre de quoi on parle, il faut savoir de qui on parle. Ici, les industries chimiques ne sont pas les héros du monde modernes, mais bien des descendants du vice et du mal. Pourtant, la majorité des institutions véhiculent de bonnes valeurs jusque dans leurs marchandises, mais il faut rappeler qu’on peut les confondre avec les consommateurs. Dans l’exemple choisi, la société DuPont a réussi un tour de force, celui d’empoisonner son voisinage et sans représailles conséquentes. Evidemment, l’usage de la paranoïa est fortement prononcé, mais le film tranche sur l’ambiguïté et nous offre dès l’introduction, telle une oeuvre codifiée du genre horrifique, le ton et la couleur glaçante d’un récit qui bouleverse. Le combat d’un seul homme devient un combat de la survie pour tous. D’une révélation à une autre ou d’une explication chimique à des exemples plus concret, les éléments rassemblent le genre humain dans le même panier et le choc est inévitable.

Et pour soulager une nouvelle injustice, c’est l’avocat Robert Bilott (Mark Ruffalo) qui retourne sa veste et ouvre une frontière importante sur la gestion des déchets et une arnaque mondialement connue aujourd’hui. L’acteur donne donc tout ce qu’il a pour convaincre son audience et il mérite en effet notre attention, car le travail de Haynes sublime chacune de ses implications. Ses inquiétudes se transforment en tension et cette tension se métamorphose en révolution, qui avance passivement mais qui arrive à maturité, en pensant notamment aux réclamations gouvernementales sur les problématiques climatiques. Tout finit par devenir noir, avec un cynisme maîtrisé, mais qui déplace souvent le metteur en scène dans l’ombre de son intrigue qui s’exprime de lui-même. On ne ressent pas constamment sa patte mélodramatique qui l’a révélé, mais c’est avec surprise que l’ensemble fonctionne, autant dans la provocation qu’à la sensibilisation.

Ainsi va le cinéma, qui sait aussi bien catapulter des blockbusters assourdissants que des oeuvres autour de la conspiration et qui restera longtemps dans les esprits. Mais il y avait de la place pour plus d’audace. Le film s’est alors contenté d’être un bon élève, qui surfe sur la vague de la rigueur, sans pour autant négliger une palette émotionnelle nécessaire. Des drames familiaux sont parfois expédiés dans cette marre d’idéaux, apparemment non miscibles et toxiques. Dommage que l’on n’apporte pas plus de controverse du côté de la multinationale, négligeant mais puissant. Peut-être est-ce un choix clairvoyant, révélant son immunité, même dans la passivité. Et ce sera sur cette visibilité réduite que les démarches administratives et laborieuses auront plus d’impact et de réceptivité de la part d’un citoyen lambda, qui partage sans le vouloir un destin avec ses voisins. Le thriller est judiciaire, mais il est également humain et on ne peut lui enlever cette ambition qui lui offre un temps d’écoute solennel pour qui saura éveiller sa conscience ou son âme.
tonyhw
tonyhw

55 abonnés 200 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2020
Malgré un petit air de déjà-vu, ce drame inspiré de faits réels séduit facilement par sa sobriété et sa sincérité. Mark Ruffalo (également coproducteur) est impressionnant de justesse.
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