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Viviane M.
1 abonné
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1,5
Publiée le 13 mars 2023
Une fillette vient au monde et toute la famille est souriante et on imagine du bonheur pour cet enfant. Erreur, c'est la misère et l'ennui qui tourne autour de ce bébé. Marseille devient une ville laide dans ce film, les personnages souffrent dans cette ville qui est le décor préféré du cinéaste. Un homme sort de prison au début du film après avoir appris qu'il est grand-père et il y retourne à la fin du film après quelques errances dans les recherches d'emploi et d'abri. Si cette ambiance morose a réussi à obtenir des prix dans des festivals, il faut croire que les gens heureux sur beaucoup de plans aiment voir le malheur frapper les autres et s'en réjouir. Je n'ai eu aucun plaisir à regarder ces images.
Déception, tristesse... Déjà pas emballée par "la villa", cette fois, douche froide. Des clichés, de la vulgarité avec ces 2 sœurs et leur amant outrancier commun, un message "politique" avec Ariane Ascaride qui n'a pas un rond, refuse la grève mais doit refaire "ses racines chez sa coiffeuse" (un brushing impeccable pour son rôle, je l'ai vue bien plus naturelle ailleurs) Gérard Meylan toujours aussi silencieux et Daroussin aussi humain etc, de l'outrance, j'en suis venue à me dire qu'aucun n'était attachant, que leurs ennuis, ils les avaient bien mérités et quitté le cinéma fâchée avec Guédiguian. Même Marseille est choisie côté moderne, ça pourrait être n'importe quelle ville, aucun intérêt ! Gloria est vite un bébé oublié. Pitié, Robert G, reviens nous avec ta tendresse pour tes personnages et ta ville, c'est comme cela que l'on t'aime et te suit...là, on ne te connaît plus....
Émouvant ! Comment la société actuelle exacerbe les égoïsmes, pourquoi certains ne s'en sortent jamais ... nous avons ici une fresque réaliste, sombre parfois, mais aussi émouvante, servie par d'excellents acteurs.
Ayant vu les neiges du Kilimandjaro je suis allé intrigué voir Gloria Mundi. J'aime beaucoup la scène d'ouverture avec ce petit air d'Opera. Ariane Ascaride et surtout Gerard Meylan joue vraiment bien on sent leur fougue de jeunesse dans leurs actings et c'est plaisant!
Après il y a quelques poncifs un peu barbant... Le coup du Happy cash qui reprend en 5 sec un objet avec une valeure au pif mais quand c'est le coup de la femme voilée on lui demande sa carte d'identité... Les scènes de sexe vraiment beauf et lourdes.
La fin reste sympa, j'ai peut être été généreux sur la note mais bon c'était plutôt sympa à voir tout de même !
Tout concourt dans ce film, à démonter la domination culturelle qui, de réforme en réforme, reconstruit l'esclavage. Ça pourrait être lourd, sans les acteurs magnifiques qui habitent ces existences infimes, sans la virtuosité de Guédiguian, meilleur que jamais, dans la photographie de la ville de Marseille, où une architecture verticale et dure domine les quartiers pauvres, sans la démonstration de l'ingérence de cette domination dans le discours amoureux et sexuel, et sans des choix musicaux qui accompagnent parfaitement ce monde qui se perd.
Comme toujours avec les films de Guediguian, l'histoire à hauteur d'Hommes résonne dans un quotidien social. Les acteurs sont au rendez-vous mais le film demeure très classique.
Malheureusement trop sombre, trop noir, tellement pessimiste, comme le monde dans lequel nous vivons. Dommage que les seules notes d'humanité de solidarité et de générosité soient portées par la "vieille" génération: ça fait un peu cliché, Et surtout dommage que même la petite Gloria soit oubliée au cours du film... Où est la lueur d'espoir qu'elle est supposée apporter? Un peu d'optimisme que diable !!!
Film totalement ridicule dans cette démonstration outrée et caricaturale de la misère humaine. Un tel condensé dans un espace aussi étroit frise bien sûr la mauvaise foi et surtout le regard dramatiquement misérabiliste du réalisateur. Que cherche t on à prouver à travers cette galerie de personnages pathétiques tous plus ou moins sujets à "la faute à pas de chance"? Noir, c'est noir, mais bien plus sur nature humaine que sur le soi disant "système" A fuir su vous voulez passer une bonne soirée. Les critiques de la presse sont consternants ....
Un pur navet , rien ne va . Absolument rien. L’histoire, les acteurs , le décor , les dialogues, les faux accents marseillais, le titre , quel ennui , ça a été insupportable. Quand au scènes de drogues et de porno amateur , on se demande ce que ça vient foutre là. Nul de chez nul.
Guedigian ne change pas de style et c'est pour cela qu'on l'apprécie. Une histoire familiale dramatique avec un père qui sort de prison, grand-père, et qui souhaite connaître la joie d'avoir une petite-fille. Il souhaite se rattraper et aider sa fille qui connaît une situation professionnelle et familiale difficiles. Ces difficultés amènent-elles toujours à faire les mêmes erreurs ou existe-t-.il un moyen de rompre la chaîne ?.
A Marseille on s'éclate pas tous les jours, les sardines qui bouchaient le vieux port ont l'air de s'être envolées. L'atterrissage est dur dur pour la bande à Guédiguian, il faudrait voir peut-être du côté de Ken Loach, ce vieux militant aurait de quoi leur remonter le moral, en tout cas moi je vais reprendre un peu de "la part des anges", à tout prendre je réfère les brumes de Glasgow. Et pourtant il y avait de quoi faire un joli film avec la petite Gloria, une prochaine fois peut-être …
Beau film de Robert Guediguian qui interroge sur les valeurs et la destinée. Chaque personnage se débat avec les difficultés de la vie pour sortir la tête de l'eau, quite pour certains à y enfoncer la tête des autres, ou pour offrir a sa famille un meilleur avenir Ou commence et ou s'arrête la solidarité ? Quel sens donner à sa vie ? Quelle valeur accorder à la famille, dernier refuge ou piège qui vous englue ? Chacun répond a sa manière et Guediguian compose une pièce tragique et moderne. Le personnage du taulard qui sort de prison et qui est prêt a sacrifier ce qui lui reste de liberté pour que le cercle infernal ne se referme pas à nouveau sur l'enfant de sa fille qui vient de naître est magnifiqu, tout comme celui de son ex femme et de son compagnon. Attachant et profondément humaniste, touche d'espoir face à une noirceur que masque mal le soleil de Marseille.
un des films de guedigian les plus noirs dans la lignée de l excellent La ville est tranquille naturellement guediguian retrouve ses acteurs fétiches de Gérard Meylan a daroussin en passant par leprince ringuet, anais demoustier et un émouvant segamore stevenin et bien sûr Ariane ascaride tous sont parfaits Film social bien sur mais surtout aussi film sur les difficultés inter générationnels le scénario tient la route malgré quelques clichés un peu lourd en tout cas gloria mundi devient un des meilleurs films de guediguian
Il y avait tous les ingrédients pour faire un bon film. Je n'ai pas le malaise de certains critiques amateurs ici ; sans doute parce qu'issu d'un monde du grand écart entre classe populaire inférieure et classe moyenne intermédiaire. Par contre, ma critique tend vers une évaluation comparable. En effet, hormis la mère-grand-mère, on a du mal à comprendre comment on peut donner une image aussi négative des classes populaires, mêmes prolétaires à travers tous ces personnages cumulant à tous moult défauts, des plus stupides (conduire un bus en téléphonant) au plus débridés (tuer un homme car il avoue avoir couché avec sa femme), au plus déplorable (coucher avec son beau-frère pendant des mois, pour un poste, tout en réduisant son compagnon). Cela donne une image catastrophique, caricaturale, quasi surréaliste auprès des classes supérieures. Cette famille cumule presque tous les poncifs du genre. Pour la forme, je suis réceptif à ce type d'ambiance moite, même avec une fin si dramatique. Mais, on dirait que l'auteur, le scénariste, est devenu, avec le temps plutôt hors sol, et dépeint l'image qu'il se fait de ce milieu, à l'aune des faits divers d'aujourd'hui, et de reportages biaisant la réalité par le petit trou de la lorgnette. Dommage, j'avais autre chose à voir ce soir, de bien plus en phase avec le réel possible.