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Olivier P
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1,5
Publiée le 5 janvier 2020
J'aurais voulu que personne ne me voit sortir de cette salle. Gloria mundi ? De quoi ? Ah non, je ne l'ai pas vu! Pourquoi ces scènes porno qui n'apportent Rien ? Elles n'ont aucun sens. Autre mauvaise piste : la tour Cma-Cgm, symbole de la nouvelle Joliette (Euromediterranee) est de tous les plans ou presque ; la tour de contrôle, le vaisseau maudit, l'Étoile Noire du Mal selon Guediguian...raccourci visuel et idéologique, pénible et ridicule. Au final, la noirceur soulignée par beaucoup, oui, relevée par nul moment de grâce, l'un de ceux qui éblouissaient pourtant Les neiges du K. ou la Villa...rien ne sauve donc ce film du naufrage (et sûrement pas les haïku de Meylan "j'avais arrêté les aiguilles de la montre, et le temps continuait de s'écouler"...... ah ben mde! Stop! ). En fait ce film plaira aux aficionados de " plus belle la vie" : même écriture, même récupération de faits divers/sujets d'actualité foireux, même esthétique telenovela. C'est pareil.
Je regarde les films de Guedigian pour me calmer et prendre de la hauteur. Avec celui-ci, j’ai peur de tomber de trop haut. Tout y est tragique et sublime ou inversement.
J'ai longtemps craint que ce film ne souffre du même défaut que le précédent film de Guédiguian, La villa, à savoir une scénario trop touffu, mélangeant trop de fils narratifs. Mais la fin du film, ici, résout l'ensemble et emporte mon adhésion. Ascaride, Meylan et Darroussin, absolument géniaux, encore humains ; la génération suivante dont même la vie intime est détruite, gangrenée par le capitalisme - avant certaines épreuves. Et la petite Gloria, peut-être un espoir. Le tout sans aucun discours apparent, appuyé ; simplement en sous-texte d'une histoire qui relève autant de la tragédie grecque que du (très rare) bon mélodrame. Bref, du très bon Guédiguian.
j'ai dû passer à côté. les acteurs sont certainement bons mais le scénario m'a paru décousu, mou, et les dialogues m'ont paru extremement plats, parois même un peu risibles :/
Un film intéressant et bien fait avec une histoire finalement originale et assez bien ficelelee qui tarde peut-être à démarrer. On passe un bon moment.
c'est un bon Guediguian, il est plus pessimiste que les autres et avec une histoire de famille issue des tragédies.on sait rapidement que ça va mal finir, les personnages sont touchant , bien écrit,et non manichéens.les décors ou plutôt les rues de Marseille sont bien filmé, sans effet...et avec réalisme. .
Robert Guédiguian nous offre ici un film sombre, relatant la misère du peuple qui travaille et se lève tôt, avec les aléas y liés. Ses trois acteurs fétiches (Ascaride, Daroussin, Meylan) sont comme à l'ordinaire impeccables.
C'est une cruelle réalité qui est décrite ici d'une manière à la fois terrible et magnifique. Ce long métrage vaut bien des discours et des démonstrations. Rien n'y est jamais simpliste, la complexité des situations et des personnages étant chaque fois préservée. Les destinées s'articulent, s'entrechoquent et s'interpénètrent dans un scénario où l'ordinaire se mêle au hors-norme dans un naturel confondant et une dramaturgie exceptionnelle. Un grand moment dont on sort plombé, mais qu'on ne regrette pas un seul instant d'avoir vécu. On vibre, on s'émeut, on s'effondre tout en étant pénétré, voire transpercé par la profonde humanité de ce qui nous est montré à l'écran.
Nouveau film de Robert Guédiguian, « Gloria Mundi », et bien sûr, nouveau coup de cœur pour son cinéma qui explore encore et toujours la famille du côté de Marseille.
Au centre, Sylvie, la mère de deux grandes filles adultes, 25/30 ans chacune, issues de deux géniteurs différents. L’un, Daniel, sort de prison, 20 ans ça compte, pour une histoire de meurtre, dont on ne saura pas grand-chose… L’autre, Richard, est chauffeur de bus dans la cité phocéenne, petit salaire, bientôt la retraite. C’est ce dernier qui vit avec Sylvie.
Deux filles donc, et deux compagnons. Deux couples dont l’un vient d’avoir une petite fille, Gloria, dont on assiste à l’accouchement dès la première image du film. Moment exceptionnel de la naissance dans un monde à l’issue incertaine. Daniel apprenant qu’il est grand-père, accourt en traversant la France. Guédiguian nous dépeint cette famille, ses hauts, et surtout ses bas, et ses bassesses. Le réalisateur n’ignore rien des luttes sociales, des rapports de force entre patrons et employés, de la misère rampante qui gagne les couches de la société.
Les personnages de Guédiguian sont ceux que la société actuelle fabrique, où les notions de solidarité, de fraternité sont de plus en plus absentes, où la recherche du fric passe avant toute autre chose, avec des cerveaux à peu près vides, capables de toutes les saloperies.
Et c’est Daniel qui vient de sortir de prison, qui écrit des poèmes, qui n’a pas connu les années pendant lesquelles la solidarité a fait place à l’argent-roi, qui semble le plus avoir les pieds sur terre. Lui ne se fait plus d’illusions dans cette société où il n’a plus sa place, dans une ville transformée, il rendra service à la famille en se sacrifiant.
Une belle brochette d’acteurs/actrices fait de ce mélodrame, une œuvre puissante, actuelle, révélatrice des tares de la société. On notera la présence de Jean-Pierre Darroussin, Anaïs Demoustier, et les éternels complices du réalisateur, Gérard Meylan et bien sûr, Ariane Ascaride qui reviendra de Venise avec le Prix d’interprétation féminine.
On a ici, une photographie parfaite de cette France, pas celle des quartiers décrits par Ladj Ly dans « les Misérables », mais celle de ces petits boulots qui sont apparus récemment, ces patrons sans foi ni loi, et ces couples qui peuvent exploser au moindre incident parce qu’ils se sont construits en dehors de toute valeur humaine, culturelle, sociale.
La vrai vie: les caractères des uns et des autres, et les différentes options choisies, les coups durs, les joies simples. Plein de finesse, bravo, merci. Film tourné en 2019, l'année qui se termine par les grèves et les gilet jaunes, prophétique.
Ah qu'ils sont attendrissants ces sexagénaires que la vie a chahutés et qui ont su tirer des épreuves une grandeur d'âme, une générosité, une philosophie qui vont vous faire pleurer de bonheur....pour peu que vous n'ayez jamais vérifié par vous même que la détresse sociale est rarement encline à faire naître chez les humains de semblables vertus. le film est donc un prétexte qui offre au réalisateur l'occasion, une fois de plus, de décliner toute la beauté morale de ses personnages fétiches, au détriment des jeunes. Les jeunes sont là en contrepoint, lâches, drogués, incapables, pleurnichards, cupides, traitres, faibles, immoraux. A aucun moment le réalisateur n'a sur eux un regard bienveillant. Non. Leur bassesse obligée vient servir le grand cœur qu'il prête à ses beaux sexagénaires blessés...Bref du Guideguian ruisselant. J'ai pas aimé
Le réalisateur a vraiment voulu aborder beaucoup de sujet et c'est un peu dommage, il en suffit parfois d'un ou 2 bien traités. Mais j'ai quand même bien aimé, c'est fluide et bien joué.
sans doute un de ses meilleurs films, mais aussi le plus noir. magistralement interprété par sa bande d'acteurs qui jouent toujours aussi juste. a voir
Des lenteurs mais un film qui écorche profondément . Une vision de la société réaliste et sordide avec de bons jeux d'acteurs. Je n'en suis pas sortie indemne