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Pascal D.
2 abonnés
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2,0
Publiée le 28 octobre 2021
Excellents acteurs , Chalamet en particulier dans des bribes de rôle pour certains d'entre eux, Cécile de France ou Norton, tandis que d'autres montrent le peu qu'ils savent faire avec la complaisance du réalisateur ( Khoudry ou l'inévitable fille de Jérôme, Swinton). (Sou)rires convenus dans la sale.
Un peu déçu moi qui aime bien l'ami Wes depuis maintenant 3 ou 7 ans. Son style commence à s'étioler, la magie s'envole. Bon divertissement mais sans plus. Allez plutôt voir le dernier duel
Un chef d'œuvre j'ai adoré l'ambiance de ce film les plan les lumière les partie pris la créativité Un film qui a rien à voir avec les films commerciaux
Le film brille par son univers décalé emprunté du théâtre et de la BD. En revanche le rythme est trop rapide et les scènettes ne s'enchaînent pas très bien, j'ai largement préféré "Lîle aux chiens". Donc 3 étoiles vraiment pour l'univers que propose Andersen
De la symétrie parfaite, du déplacement horizontal et vertical, de la couleur pastel à une composition aux mille détails, du narrateur en voix-off et une teinture donc il en a la maîtrise… on ne s’y trompe pas, c’est Wes Anderson. Attendu à Cannes, attendu à chaque exposition, l’artiste Texan ne manque pas d’idées et de nuances, afin de fortifier son décor à la maison de poupée et d’accentuer la diction des dialogues. L’occasion de hurler sa passion pour la France et de rendre hommage au célèbre magazine New Yorker est à saisir, en trouvant refuge à Angoulême. Ce n’est donc pas étonnant de le retrouver là, dans une aura cosmopolite et donc le casting étoilé chamboule de nouveau la hiérarchie hollywoodienne. Il sait mettre en avant ses comédiens, toujours au service du récit et au service du format, qu’il continue de renouveler.
Mais n’arriverait-on pas déjà à bout de souffle de son art, celui qui nous prend aux tripes ? Il ne reste plus qu’une balade, que l’on connaît asse bien à présent. Soit nous finissons par nous en lasser, soit la surcharge esthétique ponctuelle de ses trois rubriques disperse leur pertinence et leur attention. Difficile donc, d’appréhender cette dernière œuvre, qui empoigne l’insolite et les beaux-arts par la peau du cou, non sans finesse et c’est bien ce qui atténuera la déception qui en découle. Ce que le cinéaste parvient à coucher sur l’écran prend la forme d’une lecture intrigante des valeurs de la rédaction, au sein de la French Dispatch. Le propos est cohérent avec son ambition, de même que ses personnages, qui ornent à tour de rôle les thématiques obstinant le réalisateur, à savoir la famille, l’amitié et l’amour. Tout cela passe par le prisme d’un développement individuel, qu’il a su transposer à merveille dans ses œuvres précédentes, comme « Moonrise Kingdom », « The Grand Budapest Hotel », « la Famille Tenenbaum », « Rushmore » et « Fantastic Mr. Fox ».
Il est donc dommage de voir ses propos sociaux et sa mise en scène se retourner contre lui. À force d’avoir poussé tous les curseurs à fond, plusieurs pistes nous détournent maladroitement du sujet, à l’image d’une narration qui s’éparpille. Les références se succèdent sans que l’on ne se pose sur le cœur du peintre meurtrier, des étudiants désenchaînés ou sur une formule gastronomique ludique. L’ensemble devient alors mécanique et ôte cette âme chaleureuse qu’on appréciait d'accompagner contre vents et marées. Quant à l’humour, il transpire dans ses tirades et a du mal à éveiller nos émotions. Pourtant, il y a de la matière qui profite à l’œuvre, comme un segment animé qui sort du lot et qui rappelle fièrement ces planches et vignettes franco-belges que l’on dévorait sans modération. Mais encore une fois, ça peine à se décoller de l’écran.
Ainsi, nous nous situons dans cette même vivacité avec « The French Dispatch », qui souffre d’une maladie d’amour sincère, mais qui empiète sur ce qui fait l’essence du cinéma d’Anderson. L’équilibre n’est donc pas tenu, faute d’excès. Ce qui est ironique, étant donné que les événements prennent place dans la modeste ville d’Ennui-sur-blasé, car au bout du chemin, c’est un squelette qu’on nous refourgue, froid et lisse. Dommage que le ressenti se tourne davantage sur l’anecdote que sur la portée symbolique et éternelle du fondateur du magazine et de ses fauves.
A la fin de ce film, je me suis posé quelques questions simples : - L'histoire était-elle bonne? Non - Ai-je passé un bon moment? Pas vraiment - Ai-je appris quelque chose ou le film a-t'il changé ma vision sur quelque chose? Non - Qu'est-ce qui me reste après ce film? Rien Un ratage, esthétique certes, mais un ratage quand même
Un plaisir formel mais pas grand chose d'autre (pas de scénario digne de ce nom). Le Wes Anderson le plus décevant que j'ai vu, reste agréable à regarder mais pas forcément au cinéma. (Update : Allociné pense que les goûts peuvent et doivent être "argumentés", visiblement ils n'ont pas étudié Kant en Terminale) --> dans The French Dispatch, les histoires se succèdent et l'on regrettera l'absence quasiment totale d'un effort pour qu'elles se recoupent. La voix-off est omniprésente et submerge le spectateur de détails (prénom et nom d'un 189è personnage dont le rôle dans le film se résumera à avoir dit son prénom et son nom), détails qui sont la marque d'un Wes Anderson obsessionnel mais qui à force fatigueront facilement le spectateur. Un autre "argument" parmi d'autres : les acteurs principaux étant très nombreux, cela empêche de creuser en profondeur le jeu et la personnalité de chacun d'entre eux.
J'ai eu la chance de le voir lors de sa projection sur Cannes en juillet. Le film se voit pour les artifices habituels de W. Anderson. Sinon, l'histoire ennuie trop vite et manque de cohérence.
Poussé par une amie tandis qu’il ne m’intéressais pas dès le départ, je commencerais par trois éléments: - ne me spoilez pas le film, je ne l’ai vu qu’une fois - vous pouvez spoiler autant que vous voulez, c’était une fois de trop - "the french dispatch" ou la découverte d’un nouveau synonyme d’"ennui mortel" ….
Une étoile et demie de soutient pour le soin accordé dans sa construction propre plaisant un public, mais pas moi, une étoile et demi pour le vocabulaire employé, rare à notre époque, une étoile et demie pour le culot général.
Tout bonnement pas client, aucun commentaire, ni presse, ni spectateur, ne me parle, ne m’aidant pas à écrire quoi que ce soit d’objectif: un tel format ne pouvant que diviser les foules.
Film de genre noté uniquement par les fans du réal (dont je ne connais pas le travail) avant moi. Je n’ai aucun référentiel de comparaison sinon le cinéma que je connais, composé de plus d’un milliers de titres dont la grande majorité bien moins singulière.
Ça sort des clous. Pour le meilleur selon certains, pour le pire selon d’autres. Une expérience, plaisante ou non, dans tous les cas, ayant au moins le mérite de ne pas durer 3h (sans même ce ressenti).
Vous avez vu la B.A. du film? Vous l'avez trouvée géniale, et elle vous a donné vraiment envie de vous précipiter à la première séance? Stop! n'allez pas plus loin. C'est ce qu'il y a de mieux. Le film, lui, est une épouvantable daube, complètement indigne de Wes Anderson, sauf à considérer qu'il a complètement pété les boulons (ca doit être le cas) et qu'il se prend maintenant pour Dieu le Père, pour qui l'Almanach Vermot tient lieu de Bible. A la mort d'Arthur Howitzer (Bill Murray qu'on est toujours heureux de voir), le réacteur du French Dispatch, quatre de ses journalistes racontent leur meilleur souvenir de métier. The French Dispatch est l'annexe d'un journal du Kansas, consacrée à la vie d'une grande petite ville française, Ennui-sur Blasé (on est prié de se chatouiller les aisselles). Successivement, on a : une parodie de la flambée de l'art contemporain; une parodie des révoltes étudiantes soixante-huitardes; une parodie des feuilletons policiers télévisés et... tiens, j'en ai oublié un, je devais dormir. Car on s'em......, et d'une force! Tout est lourdingue, attendu, téléphoné.... Certes, les décors sont chiadés, les images souvent sophistiquées... mais à quoi bon? Au passage, on peut apprécier quelques beaux morceaux d'acteurs: Benicio del Toro en assassin psychopathe /peintre abstrait, Adrien Brody en marchand d'art et Lea Seydoux, la gardienne de prison /muse qui dispatche généreusement ses moelleux charmes intimes; puis, ce sera Frances McDormand, la reporter qui penche dangereusement, (du point de vue son objectivité) pour Timothée Chalamet le leader /joueur d'échecs de la révolte étudiante. Mais vous verrez passer aussi Willem Dafoe, Elisabeth Moss, Christopher Waltz, Tilda Swinton, Edward Norton, etc, etc.... chacun dans son petit numéro de cirque, n'éveillant jamais l'intérêt. C'est un assemblage, une succession de riens. A fuiiiiir!!!!
À ne pas manquer ! Wes Anderson nous éblouis encore, après The Grand Budapest Hotel. Je pense qu'il n'y a plus besoin de vanter l'univers visuel de Wes Anderson, pourtant ce film m'a apparu encore comme plus enrichi.
Film inclassable. Très beau. Frances McDormand et Tilda Swinton crèvent l'écran. Récit cependant décousu et inégal avec quelques longueurs, il faut s'accrocher. Mais je ne regrette pas de l'avoir vu. Le film vaut le détour. On ressort quand même de la salle en ayant la sensation d'avoir vu quelque chose de grand.
"The French Dispatch" est un film que j'ai trouvé pas énormément bien. J'ai trouvé l'histoire intéressant mais mal structurée et on si perd facilement. Par contre le casting est très sympa.
Me voici revenu de l'avant première de THE FRENCH DISPATCH le dernier film de Wes Anderson. Ce film qui devait être projeté en 2020 à Cannes fut finalement reporté à l'édition 2021 et sort finalement sur nos écrans.
Le film a choisi un découpage similaire au rubricage d'un magazine ( on pense très fort à THE NEW YORKER) l'un des phares du journalisme américain.
Qu'est ce que THE FRENCH DISPATCH ? Un hommage à une France oubliée, celle des "30 glorieuses" et d'une certaine insouciance. La France, ses moeurs et ses marottes (cuisine, culture et politique) imaginée par des américains du Texas ou du Midwest qui n'y ont pas mis les pied et l'ont rêvée par ses films et la presse... Un exercice de style et une célébration du cinéma indépendant américain (Les Frères Coen , Tarantino..) dont les acteurs fétiches font partie de la pléthore des interprètes (Frances Mc Dormand, RIP Bill Murray) Un hommage au journalisme d'investigation et c'est là où le film m'a convaincu. Il rend ses lettres de noblesses au journalisme et à ces articles qui au final empruntent une autre direction que le sujet qu'ils sont censés couvrir. Très bien vu. Pour le reste on a droit à la moulinette de WA ce qui donne : Paris est devenu Ennui-Blasé, les"poulets" (flics) se "mettent à table" pour déguster une exquise cuisine, et Lea Seydoux pose totalement nue (au moins elle aura tout fait au cinéma) pour un Bénicio Del Toro qui sert de symbole d'un certain snobisme du milieu de l'art. Le film incarne à lui même cette mise en abime. Et au final The French Dipatch est encore une fois un objet à l'esthétique appuyée et reconnaissable entre 1000 ( c est un Wes Anderson comme on dit c'est un Dali...). Pourtant...je me suis ennuyé à partir de la moitié du film - est ce que ce film n'est pas plus fait pour les américains qui idéalisent la France que pour nous... - ....je pense que je ne le revisionnerai pas, même s'il est bourré de milles petites allusions et détails (on sent l'influence de Jacques Tati dans certaines scènes puis d'autres plans font penser à Godard... un magasin s'appelle "Masculin Féminin".. et j'ai du manquer pas mal d'autres clin d'oeil). Surtout deux choses m'ont un peu déçues. Pour un film sur la France et au casting partiellement français (La Seydoux, Mathieu Amalric, Cécile de France, Guillaume Gallienne, Hyppolite Girardot..) c 'est presque un crime d'avoir fait jouer Timothée Chalamet en anglais. De plus c'est un film composé à 99% d'acteurs blancs (Wasp on dirait) et qui se permet de citer James Baldwin dans son générique de fin.... Vous l'avez compris, j'ai davantage retenu une esthétique de façade qu'un propos très profond. A vouloir trop étreindre....