Au premier visionnage, j’étais un peu perdue : la structure en “articles”, les changements de style, la narration parfois très dense… ce n’est clairement pas un film classique. Mais avec du recul, j’ai vraiment apprécié l’expérience.
Visuellement, c’est magnifique. Chaque plan est ultra travaillé, presque comme un tableau. On sent que tout est maîtrisé au millimètre, et ça fait partie du plaisir. C’est un film qu’on peut presque “feuilleter” comme un magazine.
Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est l’hommage au journalisme et à l’écriture. Chaque histoire montre une façon différente de raconter le réel, de le transformer, de le styliser. Ce n’est pas tant les événements qui comptent que la manière dont ils sont racontés.
Par contre, ça peut aussi être un défaut : le film reste parfois un peu froid émotionnellement, et on peut avoir du mal à s’attacher aux personnages. C’est très esthétique, très intellectuel, mais pas toujours prenant.
Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi ennuyeux de toute ma vie. Les couleurs, censées être jolies se superposent dans la surenchère ce qui finit par fatiguer l’œil. Les dialogues et les personnages sont d’un ennui abyssal. J’ai fait l’effort de regarder jusqu’au bout, mais on n’en retient rien, ça ne dégage aucune émotion. J’ai l’impression que ce type n’a plus rien à raconter.
Le summum du style Andersonien, peut-être TROP parfait.
The French Dispatch n'est pas juste un film, c'est une poésie à la culture française fantasmé et au journalisme.
Le film se découpe en 4 courts métrages, ils se rejoignent en 1 final ce qui est peu courant mais qui prouve encore une fois que Wes Anderson aime en faire trop. Ce procédé reste pas moins intéressant, puisqu'il permet de faire développer les personnages et d'utiliser plusieurs styles différents.
Les séquences originales comme les scènes en noir et blanc (littéralement la moitié du film), les split screen et l'animation 2d à la tintin sont magnifique. Tout comme la Bande-son qui est splendide avec beaucoup de chanson française et originales d'Alexandre Desplat.
Le casting de ce film est excellent, on y retrouve Chalamet, Del Toro, Murray, Brody, Seydoux. Les décors sont également époustouflant en plus d'être tourné à Angoulême.
Les défauts sont qu'il est lent. Il faut se réadapter à chaque début d'histoire, le format est très spécial ce qui n'est pas accessible à tout le monde. Il manque peut-être d'émotions.
Bref, perso j'ai adoré le côté abstrait du style de Wes Anderson. On y retrouve tout ce qu'on adore dans son style, surtout la poésie et le côté théâtre dans celui-ci. Il est presque sous-côté au vu des mauvaises notes qu'il a, même si son style est assez spécial et ne convient pas à tout le monde.
Qui de mieux que Wes Anderson pouvait transformer les pages d'un journal en film sur grand écran ? Malheureusement, il aurait été préférable d'adapter un quotidien local quitte à multiplier les scénettes humoristiques que de couper le film en 4 parties dont 3 sont longues. En effet, avec 3 histoires distinctes, on ne peut s'empêcher de les comparer et se rendre compte que l'histoire de l'artiste surpasse aisément celle du polar. Le rendu visuel propre au cinéaste est toujours reconnaissant mais il manque un fil conducteur à cette histoire.
Le style Anderson est bien présent, mais il manque ici la poésie et la légèreté habituelles. Fan de son travail, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Reste une réussite visuelle totale.
Pour apprécier ce long-métrage du réalisateur Wes Anderson il faut accepter de se laisser emporter dans un théâtre de non-sens et d’absurde dans lequel l’exubérance est reine. Sans réel fil conducteur, cette suite de séquences filmant les articles d’un journal français joue surtout pour le soin et l’inventivité de la direction artistique. Néanmoins, à force de travailler son style le cinéaste en finit parfois par oublier ses personnages et son public.
The French Dispatch s’impose comme une véritable déclaration d’amour au journalisme et à la France des années 60, sublimée par le style unique et inimitable de Wes Anderson. Fidèle à son univers visuel où chaque plan s’apparente à une illustration vivante. Satire humoristique du monde moderne, le film déploie une narration volontairement fragmentée et chaotique, mais parfaitement maîtrisée, conférant à chaque récit une saveur singulière. Il bénéficie en outre d’un casting exceptionnel, Bill Murray, Timothée Chalamet, Adrien Brody, Léa Seydoux, qui incarne tous avec justesse et humour des personnages hauts en couleur. Toutefois, on se surprend parfois à admirer davantage le style particulier que dégage ce film que l’émotion qu’il dégage. C’est précisément ce léger manque d’affect qui empêche le film d’atteindre la perfection.
Un hommage visuel élégant au journalisme, riche en détails et en tableaux stylisés. L’ensemble fascine esthétiquement mais manque parfois d’émotion ou d’unité narrative.
Oeuvre un peu charnière de l'œuvre de Wes Anderson, elle raconte l'histoire de mai 1968 à travers un journal dans un Paris légèrement déguisé. On suit l’histoire de 4 personnages à travers les 4 rubriques du journal : un artiste total en prison, le fils d’un commissaire kidnappé, un jeune homme exalté de la révolte étudiante. Tous ces portraits sont beaux, forts, émouvants, surtout celui du peintre.
Comme d'habitude chez Anderson, tout est ultra graphique, esthétique, avec une pléthore d’acteurs connus, avec une mention pour Guillermo Del Toro et Léa Seydoux. Mais, comment dire … Je ressens une lassitude pour ce cinéma qui ne raconte plus rien, tout du moins qui ne finit plus d’être esthétique pour se perdre … A part une réflexion sur l'art moderne et le caractère autodestructeur de la création artistique, je n’ai pas retenu grand chose, plaisant certe, mais vite oubliable.
C’est peut être le moment où les films d’Anderson ont commencé à moins me plaire, même si ce n’est pas aussi vide qu’Asteroid City.
Avec The French Dispatch, Wes Anderson livre un film dispositif. Ici, la structure du film épouse littéralement la topographie d’un numéro de presse. Un sommaire, une succession d’articles répartis par rubrique, une voix off à la fois distante et incarnée : The French Dispatch mime non pas seulement le contenu d’un magazine, mais sa logique de composition. Chaque segment est un feuilletage, chaque plan une mise en page, chaque raccord une phrase de transition.
Cette structure fragmentaire ne relève pas du simple caprice formel. Anderson filme comme un éditeur assemble un numéro, par blocs de sens, par tensions internes, par jeux d’échos et de ruptures. Il ne s’agit pas d’illustrer le journalisme, mais de penser avec lui. D’où cette impression vertigineuse que le film n’est pas “sur” quelque chose, mais qu’il est ce quelque chose : une revue filmée, où le cinéma épouse les procédures de l’écriture.
Travellings latéraux chorégraphiés, alternances entre noir et blanc et couleur, changement de formats, effets de split screen : Anderson met en œuvre une syntaxe visuelle au service d’un agencement intellectuel. Il ne s’agit pas de styliser le monde, mais de montrer que toute tentative de représentation (qu’elle soit littéraire, journalistique ou cinématographique) est déjà une mise en forme, donc un choix, donc une pensée.
Chaque plan est conçu comme un syntagme. Chaque décor devient une carte mentale. Et chaque personnage (journaliste, artiste, activiste ou commissaire de police) devient une figure allégorique.
L’unité du film ne se joue pas au niveau narratif, mais au niveau affectif et symbolique. Tous les récits qu’il enchâsse (le peintre criminel, la révolution étudiante, le chef étoilé) participent d’un même geste : enregistrer, dans le style, la disparition d’un monde où les idées, les formes et les récits avaient encore une fonction structurante.
La mort du rédacteur en chef, Arthur Howitzer Jr., dès le prologue, organise le film tout entier. C’est le point de départ mais aussi le point d’aboutissement : l’ultime numéro devient un mausolée. Le journal ne survivra pas, mais les histoires, elles, trouvent refuge dans le cinéma. On assiste moins à la fin d’un journal qu’à sa transsubstantiation : le papier s’efface, mais la mise en scène reprend le flambeau.
The French Dispatch n’est pas un film sur la presse. C’est une élégie polyphonique pour la langue, la forme et l’intelligence. Un film qui croit encore, contre tous les flux et toutes les vitesses, que le style est une manière d’habiter le monde. Un film qui oppose à la simplification contemporaine la complexité d’un regard, la lenteur d’une phrase bien construite, la noblesse d’une digression.
La réalisation est belle et chaque plan est une petite pépite pour les yeux. Mais le scénario est ce qui pêche avant tout dans ce film. Les histoires sont banals et le rythme est plutôt lent.
The french dispatch ne tient quasiment que sur le principe d'être un film casting. L'histoire, si on peut dire, n'a aucun intérêt, aucune émotion. Alors certes la réalisation est belle, et encore que bien moins que les précédents de Wes Anderson, mais ça ne suffit ici pas du tout à rendre le film agréable à suivre.