The French Dispatch
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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2021
Wes Anderson, c’est d’abord un style très marqué, immédiatement reconnaissable, parfois imité, jamais égalé. Au même titre qu’on reconnait un film de Jean-Pierre Jeunet à la première scène, on reconnait un Wes Anderson à la première minute. Il nous propose un film a sketches totalement barré et qui, pendant presque 2h, va nous emmener dans une ville française fictive des années 60-70, véritable métaphore d’un Paris totalement phantasmé : Ennui-sur-Blasé. Avant de revenir aux 3 sketches, à leur casting, à leur intrigue, il faut parler de ce qu’ils ont en commun : la forme. Il y a plein d’adjectifs que je pourrais employer pour décrire le style de « The French Dispatch », comme « ludique », « coloré », « décomplexé ». Mais pour faire court, je dirais que c’est audacieux. Les couleurs sont vives, les décors super kitchs, les reconstitutions improbables, la bande originale est très agréable (je retrouve le Alexandre Desplat que j’avais perdu avec « Eiffel ») agrémentées de tubes comme « Aline » ou de morceaux de Charles Aznavour. Wes Anderson ose tout, change de langue toutes les trois secondes, passe du noir et blanc à la couleur sans raisons, propose des passages en théâtre, d’autres en dessins animés, il déconstruit la chronologie de ses intrigues, passe d’un narrateur en « voix off » à un narrateur sur un plateau TV. C’est rythmé et rocambolesque comme un album de « Tintin » (mais Tintin qui aurait pris de l’acide), c’est picaresque par moment, souvent drôle, hyper décalé et même parfois subversif. En résumé, c’est tellement particulier que certains vont détester alors que d’autres vont adorer cette folie douce qui manque tellement au cinéma d’aujourd’hui. Moi, vous l’avez deviné, j’adore ! Un bon indice : vous avez aimé « The Grand Budapest Hôtel », vous allez adorer « The French Dispatch ». Après une introduction assez courte et très drôle de la Ville de Blasé-sur-ennui par le délicieux spécialiste tourisme (Owen Wilson, parfait), on est parti pour le premier sketch et je me demande si ce n’est pas celui que j’ai préféré. Un criminel dangereux incarné par un Bénicio Del Toro carrément flippant découvre l’art dans la prison-asile d’Ennui-sur-Blasé. Il est repéré par un codétenu évadé fiscal qui, à sa sortie, en fait une vedette de l’art moderne. Complètement grisé par la fortune, le critique en question (Adrian Brody) met la pression au détenu spoiler: qui va produire une œuvre majeure… et invendable !
Critique assez acerbe du marché de l’Art Moderne, le sketch est drôle et il fait mouche. Tilda Swinton en conférencière à l‘accent improbable et Léa Seydou en matonne sadique apporte une touche féminine un peu étrange dans cette rencontre improbable entre l’asile de fou et les riches collectionneurs d’Art Moderne. Le deuxième sketch est une relecture de Mai 68 assez grinçante, caricature d’une jeunesse intellectuelle gentiment révoltée qui construit des barricades, écoute des chanteurs à la mode et écrit des manifestes pompeux avec des mots compliqués. C’est Frances MacDormand qui, en journaliste, observe cette jeunesse d’un œil d’adulte. La jeunesse en question, c’est l’inévitable Timothée Chalamet et l’étonnante Lyna Khoudri, spoiler: qui joue (littéralement) aux échecs avec les pouvoirs publics, et qui perdent parce qu’ils sont déjà, entre eux, en bisbille.
C’est la vision totalement américaine d’un Paris des barricades, avec ses grèves, ses pavés et sa plage en dessous, le Mai 68 vue des Etats-Unis, des émeutes intellectuelles et un peu timides en comparaison avec les émeutes américaines de la même époque. Le troisème sketch, peut-être le moins réussi, met en scène un commissaire gastronome (Mathieu Amalric, toujours dans les bons coups) spoiler: dont le fils est enlevé par la pègre parisienne (haute en couleur comme vous l’imaginez), et qui va utiliser son cuisinier personnel pour neutraliser les ravisseurs.
Ce sketch-ci vaut surtout par la poursuite en voiture entièrement dessinée, tellement rocambolesque qu’elle aurait coutée trop cher à un cinéaste trop peu habitué aux cascades. Du coup, il la remplace par un dessin animé, c’est cool. Ce sketch-là est évidemment là encore la vision romantique de la gastronomie française par un journaliste américain totalement fasciné par l’importance (disproportionnée ?) que nous, français, accordons à la nourriture. Dans les trois cas (L’Art, la Politique, la Gastronomie), c’est la vision américaine d’un Paris improbable qui est mis en scène, et avec quel talent. Bien-sur, ne cherchez pas la crédibilité, le cynisme ou le réalisme ou quoi que ce soit de ce genre dans « The French Dispatch », voyez-y plutôt une sorte de tableau mi-impressionniste mi-abstrait de ce que nous sommes. Et puis, vous pouvez jouer à un autre jeu : repérer les acteurs et actrices français qui font des apparitions, parfois de quelques secondes, parfois sans aucun texte : Guillaume Galienne, Cécile de France, Damien Bonnard, Hyppolyte Girardot, Denis Ménochet, Benjamin Lavernhe, Pablo Pauly, Félix Moati, ils sont nombreux au casting de « The French Dispatch ». Ca aussi, je trouve, c’est une forme d’hommage à la France.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2021
"The French Dispatch" de Wes Anderson, sélectionné cette année au festival de Cannes m'a plutôt déçu. En effet évidemment que le réalisateur maitrise son sujet, la photographie est superbe, le casting royal tant la nouvelle que l'ancienne génération d'acteurs cependant l'histoire qui est décomposé en 4 parties est très décousues , inégale , sans réelle émotions ni intérêt c'est bien dommage car le film au final est banal
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2021
Un film décalé, surprenant, truffé d'humour avec une image léchée et variée qui nous offre des plans originaux passant de la couleur au N&B sans oublier la BD animée. Le traitement très singulier propose des dialogues ciselés dans les bouches d'acteurs talentueux qui nous embarquent en absurdie sans se départir d'une bonne dose d'observation de la part du réalisateur, Wes Anderson, sur les français dans leurs rapports avec la culture, la contestation, la gastronomie, la presse et la littérature, le tout dans le décor extraordinaire d'Angoulème... En sortant de la séance, spoiler: j'avais envie de feuiller, pour de vrai, les magazines "The French Dispatch",
c'est dire ! A voir !
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2021
Un concept original où le film à sketches devient le format d’une compilation d’articles de presse. Un scénario qui s’inspire de certains lieux, faits ou événements réels, développés à la sauce Anderson, dans un imaginaire foisonnant à la poésie décalée, avec un humour pince-sans-rire et une sophistication vintage. Sur le papier, c’est alléchant. À l’écran, on n’est pas déçu en termes d’inventivité formelle, que ce soit via la réalisation, les décors, les costumes, ou encore les multiples clins-œil ou clichés revisités. Cerise sur le gâteau : un casting “all stars” comme on a rarement vu au cinéma. Cependant, le film donne aussi l’impression paradoxale d’une surcharge et d’un vide. Surcharge en matière de fétichisme esthétique et francophile, avec mille et un détails que l’on n’a pas vraiment le temps d’apprécier, car emballés dans une narration menée à toute allure. Narration fragmentée, d’intérêt inégal, où les personnages n’ont guère le temps de prendre chair, où les histoires n’ont guère le temps d’imprimer l’esprit. S’en dégage, du coup, un certain manque de consistance. Ça tourne, certes, mais un peu dans le vide, comme si les personnages et les histoires n’étaient au final qu’un prétexte à dessiner de jolies vignettes, prétexte à un amusement d’esthète. Ce petit bolide de fantaisie finit même, hélas, par soûler et lasser. Film mineur, donc, dans la filmo du réalisateur. Petit péché de gourmandise stylistique ?
Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2021
C’est comme « au théâtre ce soir » … Les décors sont de Adam Stockhausen … les costumes sont de Milena Canonero… La photographie est de Robert Yeoman … et la Music de Alexandre Desplat … rien de manque . Du Wes Anderson à l’état pur… une sophistication filmique extrême avec alternance du noir et blanc, de la couleur dans ses palettes les plus vives, des décors élaborés où chaque objet occupe exactement la place qui lui revient, une symétrie savante… on effile les tableaux en goûtant l’esthétisme … on se croirait dans les pages descriptives d’ « À Rebours » de Joris-Karl Huismans. Et je ne peux pas croire que Wes Anderson ne l’a pas lu.

La trame du film est tout aussi sophistiquée … « The Evening Sun » de Liberty au Kansas dispose d’une antenne titré « The French Dispatch »installée à Ennui-sur Blasé dans une France des années 50- 60 provinciale et endormie mais évoquant Paris. Lorsque le rédacteur en chef meurt (Bill Murray), le journal publie un dernier numéro dont le film suit le découpage éditorial ,chapitre par chapitre, trois au total, plus une nécrologie. Les trois reportages concerne un génie de la peinture (Benicio del Moro) enfermé dans un asile dont la gardienne assez étrange ( Léa Seydoux) est la muse et dont le promoteur ,un ancien codétenu (Adrien Brody, assure la célébrité à l’extérieur. Le second chapitre se déroule en mars 1968 quand la révolution bouille encore à Nanterre autour de la question du dortoir des filles et de son accès avec une presse qui ne prend pas l’affaire au sérieux mais qui le voudrait bien. Le troisième épisode met en scène une rocambolesque histoire de kidnapping du fils d’un commissaire (Mathieu Almaric) sur fond d’enquête gastronomique qui se termine par un empoisonnement général des brigands. Tout se déroule en France et on ne peut s’empêcher de penser que le réalisateur aime vraiment beaucoup ce pays pour lui consacrer tant de clins d’œil sympathiques et d’éloges sur sa beauté .
Les scènes d’actions sont tout aussi esthétiques que les tableaux qui défilent. Ceux qui ont aimé The Grand Budapest Hôtel (2014) ou « L’ile aux chiens » (2018) vont s’y retrouver sans aucun problème. Le rythme est rapide et quand le film ne suit plus la BD prend le relais sans perturber le fil. Le montage est un tour de force. On a juste parfois du mal à suivre tant les intrigues sont serrées et il faut être vigilant du début à la fin. Le film est incontestablement performatif comme on dirait aujourd’hui et c’est sans doute par là qu’il pèche car en sortant, ébloui d’images, on se dit qu’il faudrait le voir une deuxième fois pour tenir le marathon mais, dans mon cas du moins, je n’ai tout simplement pas envie . Je n’étais dit la même chose des deux précédents films … étrange non ?
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 269 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 novembre 2021
The french dispatch marque clairement les limites du cinéma de Wes Anderson qui n'a strictement plus rien à raconter. Appeler la ville fictive où se déroule l'action du film Ennui a quelque chose de presque métacinématographique tant le film découpé en plusieurs saynètes de longueurs inégales est ennuyeux. Alors formellement c'est très beau, avec ses plans hérités de Tati et son esthétique de carte postale, entre kitsch assumé et somptueux noir et blanc, mais malheureusement la prétention de l'exercice de style avec son défilé d'acteurs connus, ses dialogues pompeux, et même inaudibles en francais tant les acteurs, Léa Seydoux en tête, ne font pas d'efforts pour articuler. On sauvera une jolie scène en dessin animé qui dynamise un peu l'ensemble mais l'ensemble est aussi vain que poussiéreux. Il faudrait qu'Anderson revienne à l'animation, procédé avec lequel il est beaucoup plus à l'aise comme l'attestent les réussites de Fantastic mr Fox et de l'île au chiens. Un raté qui n'aurait pas dû se retrouver en compétition à Cannes.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 décembre 2021
La patte Wes Anderson est encore évidente dans ce long-métrage : des scènes géométriquement et symétriquement calculées, des décors complexes aux couleurs vives et des plans filmés soit de façon aérienne, soit souvent en caméra poursuite.
Avec toute cette technique et un art visuel à la croisée d'un Jacques Tati et d'un album de Tintin, le réalisateur nous propose ici de feuilleter avec lui le dernier numéro d'un magazine nommé "The French Dispatch".
Malgré une pléiade de comédiens aguerris (Bill Murray, Benicio Del Toro, Frances McDormand, Thimothée Chalamet, Adrien Brody, Léa Seydoux, Christoph Waltz, Mathieu Amalric, Elisabeth Moss, Willem Dafoe...), je me suis vraiment ennuyé ferme dans ce film, un peu à la manière d'une revue que l'on parcourt dans une salle d'attente d'un médecin sans jamais vraiment trouver un article intéressant.
Visuellement original, mais rapidement soporifique et sans intérêt.
Site CINEMADOURG.free.fr
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2021
Il parait que ce film est une déclaration d'amour au journalisme ...! et c'est vrai que ça ressemble à du journalisme : les images, belles et racoleuses, se chassent les unes les autres dans un feu d'artifice qui finit par être interminable et soporifique ... au final, on n'aura rien retenu et été ému par pas grand chose ( exception faite de l'histoire des radis ...!! et de Léa Seydoux en surveillante pénitentiaire...!) ... un peu comme si on avait passé une journée devant BFM non?
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2021
Labellisé par le Festival de Cannes 2020 et en compétition pour la Palme d’Or de l’édition 2021, “The French Dispatch” nous présente un journal américain basé à Ennui-sur-Blasé, une ville française fictive dans les années 50-60. La patte du réalisateur Wes Anderson est toujours présente pour son dixième long-métrage.
La mise en scène excentrique dévoile des décors en carton, des costumes et coiffures délurés, des situations aussi cocasses que poétiques....Mais ce qui saute aux yeux, c’est la présence abondante d’un casting international même pour le plus petit rôle de figuration : Bill Murray, Owen Wilson, Benicio del Toro, Adrien Brody, Tilda Swinton, Frances McDormand, Timothée Chalamet, Elisabeth Moss, Edward Norton du côté des anglo-saxons ; Léa Seydoux, Lyna Khoudri, Mathieu Amalric, Cécile de France, Guillaume Gallienne, Pablo Pauly, Denis Ménochet, Félix Moati du côté des français ; ou encore l’allemand Christoph Waltz, l’italien Willem Dafoe et l’irlandaise Saoirse Ronan. “The French Dispatch” est presque un petit jeu à trouver où se cache tel ou tel acteur.
Le scénario est lui aussi un jeu à tiroirs puisque l’histoire se décompose en quatre volets et un épilogue, tel un rubricage de journal. Bien entendu, chaque spectateur aura davantage son appétence pour une section portée par une partie de son casting préféré. Dans tous les cas, “The French Dispatch” est un hommage à une époque du journalisme qui n’existe plus et en fait une mosaïque singulière et attachante, même s’il peut parfois nous perdre en chemin.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2021
"The French Dispatch" a reçu un accueil mitigé lors de sa présentation au festival de Cannes : certains critiques ont notamment décrit un film inégal, formellement abouti mais dépourvu de fil directeur. Le film de Wes Anderson a en effet de quoi dérouter, il est certainement le moins narratif de son auteur et celui qui réfléchit le plus sur la singularité de cet art formaliste. Passé un prologue sympathique sans être emballant, le premier segment illustre le déploiement de la mise en scène d'Anderson – laquelle n'a jamais semblé aussi précise (on ne sait parfois plus quoi regarder à l'écran, tant les détails abondent) et libre – qui s'interroge sur sa condition d'artiste à travers le personnage de Moses Rosenthaler, psychopathe assumé et artiste torturé, dont la capacité de création est maintenue grâce à sa muse Simone (qui est aussi gardienne de prison). Cette dernière est à la fois contrôlante et contrôlée, sujet et objet, et c'est par ce double mouvement que Moses va pouvoir être inspiré : ce rapport dit beaucoup de l'amour que porte Anderson à ses acteurs et de la nécessité qu'il a de se projeter en eux pour se lancer dans un processus créatif. Par ailleurs, Moses finit par proposer une œuvre radicale, murale et par extension invendable, une image très solitaire et loin de toute logique marchande qui renvoie à l'idée du cinéma d'Anderson, qui se veut ici plus complexe et donc moins populaire. Si cette première partie ne donne pas une image très précise du métier de journaliste (un des principaux thèmes du film), le deuxième segment nous plonge dans une ambiance faisant écho à mai 68 où une journaliste se trouve au milieu du chaos (jusqu'à coucher avec le meneur de cette révolution, le jeune Zeffirelli). C'est dans ce mouvement central que le film saisit le mieux la solitude du métier de journaliste et la tension entre combat pour la liberté et moment où l'amour est au centre des préoccupations, le tout dans un mélange d'humour à froid très sophistiqué et lyrisme fulgurant, à l'image de ce plan éblouissant sur les deux amants qui filent dans la nuit sur une moto. Car outre les innombrables trouvailles formelles (splitscreens, ralentis, etc), c'est pour la première fois avec ce degré de puissance qu'Anderson injecte autant de romantisme, lequel culmine dans ce qui apparait peut-être comme le plus beau plan du film, soit le moment où le personnage de Saoirse Ronan s'approche d'un trou de serrure pour que l'enfant kidnappé se trouvant derrière voit son œil : l'image qui était alors en noir et blanc s'estompe provisoirement pour laisser éclater la couleur et la beauté de cet iris. Dans ce troisième segment, les liens avec la création et le journalisme sont moins évidents, l'histoire étant plus narrative et plus ludique. Reste que l'on suit avec plaisir cette opposition entre flics et malfaiteurs, dont le face-à-face s'exprime pleinement dans une course-poursuite animée totalement entrainante. Si le film met souvent en scène des personnages esseulés, il conclut avec l'idée selon laquelle le journalisme est aussi une aventure collective, un temple de solidarité où un texte ne s'écrit que grâce à une chaîne d'individus reliés entre eux. En somme, "The French Dispatch" est tout sauf un film décousu, il crée au contraire un trajet où les thématiques se tissent et se déploient, et à travers lesquelles la mise en scène s'affine et se réinvente ; et alors qu'on guettait une légère perte d'inspiration, Wes Anderson trouve ici le moyen idéal pour renouveler son cinéma en faisant respirer ses célèbres marques formelles.
ouadou
ouadou

98 abonnés 411 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2021
Déception totale. Fan de Wes Anderson, me voilà plongé dans un ennui absolu (en même temps ce le nom du village) mais la forme étouffe tout , pas un acteur peut respirer , tellement kidnappé et ligoté dans un magasin de jouets. Darjeeling avait été un tournant prouvant l'immense émotion que peut procurer ce cinéaste, mais là on est accablé devant tant de chichis pour rien.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2021
Excellentissime ! Wes Andersen signe un film ultra bien construit, ultra poétique et ultra original. Le casting est absolument génial. Les décors, costumes et photographies sont au top. On en redemande.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 octobre 2021
The French Dispatch met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du 20e siècle.
C’est une réalisation de l’atypique Wes Anderson qui revient trois ans après L'Île aux chiens et sept ans après The Grand Budapest Hotel, primé de quatre Oscars. The French Dispatch a fait partie des sélections des Festivals de Cannes 2020 et 2021.
Je n’ai pas été convaincu par ce film que j’ai trouvé pas terrible.
Beaucoup vont crier au scandale devant mon avis car Wes Anderson est considéré comme un des réalisateurs les plus talentueux. Je n’avais vue qu’un film de lui, L'Île aux chiens, qui ne m’avait pas du tout emballé. Je m’attendais cependant à être émerveillé par celui-ci mais ce ne fu clairement pas le cas. Visuellement, j’ai bien aimé le début. Il n’y a rien à dire là-dessus. La première scène avec l’immeuble est de toute beauté. Cependant, le film avançant, nous allons tomber dans la routine du noir et blanc. Alors que j’étais charmé jusque-là, mon enthousiasme est retombé au fur et à mesure. À force j’étais donc blasé par cette esthétique dont j’attendais tant. Cependant, je dois dire que j’ai beaucoup aimé la France des années 50 vue de cette façon styliquement. Cela se voit largement moins à partir d’un moment, mais sur le début c’est très marqué. Un instant de régal qui ne va malheureusement pas durer. Par contre, la bande originale tournée vers la chanson française m’a régalée.
Je ne suis pas non plus un grand fan du scénario. Nous allons plonger dans le dernier exemplaire d’un journal, en observant le récit de chaque article. En tout, cela sera composé de quatre histoires aux durées inégales : "Le carnet de voyage de Sazerac", "Le chef-d’œuvre de béton", "Refonte d’un manifeste" et "La salle à manger privée du commissaire". Alors que j’ai vraiment beaucoup aimé la première qui est la plus courte, la seconde m’a intrigué, la troisième m’a fatigué et la quatrième ennuyée. Malheureusement, ces deux-là font la majorité du film. Le carnet de voyage de Sazerac avec Owen Wilson a beaucoup de charme. Il va décrire de façon cynique la « modernisation » d’un petit village. J’aime la malice dont les descriptions sont faites avec une pointe d’humour bienvenu. Les décors Andersonnien m’ont ravi. J’étais un peu moins enjoué pour Le chef-d’œuvre de béton mais j’ai tout de même été pris par ce récit. Il est simple mais assez efficace. J’avoue que la Refonte d’un manifeste m’a un peu soulé. Des thématiques protestataires et sociales sont utilisées pour faire la forme, mais concrètement il n’y a pas grand fond. C’est plus du décor qu’autre chose. J’ai trouvé ça vraiment dommage. La salle à manger privée du commissaire a fini de m’achever. Ce récit était à mes yeux brouillons et sans intérêt. En réalité, j’aurais aimé avoir un fil conducteur plus présent. L’histoire du journal est censée être la trame mais elle n’est pas assez présente. Cela fait que la cohérence globale en prend un sacré coup. Pendant plus de la moitié du film, je n’ai donc pas passé un moment agréable.

Mon principal reproche va se situer sur l’approche cinématographique. Je n’aime pas la vision de Wes Anderson. Alors beaucoup diront que c’est un génie, sûrement, je ne remets pas cela en cause. On ne peut pas tout aimer et il est important de le dire. Je sais qu’il y a un travail méticuleux derrière ce film mais malheureusement cela ne suffit pas à combler mon cœur de spectateur. J’ai trouvé son œuvre beaucoup trop froide. Elle est techniquement presque irréprochable. Cet homme manie à la perfection les formes, les couleurs et la façon de les mettre en scène. Cependant, j’avais l’impression que tout cela n’avait rien à raconter. C’était totalement dépourvu d’émotion à mes yeux. On ne sent pas véritablement de message. Le réalisateur s’efforce juste de donner un contenu plaisant esthétiquement. Le reste paraît presque secondaire. Parfois, cela suffit comme dans Dune, mais là ce n’était clairement pas le cas.
En revanche, comme à son accoutumé, le réalisateur Américain s’est entouré d’une palette de star assez impressionnante. Il y aura des acteurs avec qui il a l’habitude travailler comme Owen Wilson, Adrien Brody, Frances McDormand, Jason Schwartzman, Edward Norton et Bill Murray. D’ailleurs j’étais déçu qu’on voie aussi peu ce dernier. Comme le film est censé se passer en France, on va avoir une ribambelle de Français, et non des moindre. Il y aura Léa Seydoux et Mathieu Amalric, déjà vu dans The Grand Budapest Hotel, mais aussi des jeunes talents comme Lyna Khoudri et Stéphane Bak, sans oublier d’autres plus expérimenté comme Guillaume Gallienne, Cécile de France et Damien Bonnard. Le nombre de têtes d'affiche est tellement impressionnant qu’il est impossible de tous les citer. Au bout d’un moment j’ai même eu une overdose. Alors certes, chacun est parfait dans sa prestation, mais ça m’ennuie de voir un William Defoe faire deux lignes de dialogue. Je sens le potentiel non exploité. J’aime quand les acteurs ont la place de s’exprimer alors que là chacun n’a qu’une petite part du gâteau à part exception de ceux étant au cœur des histoires.
Eric D.
Eric D.

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2021
Incroyable le nombre d'acteurs qui se sont précipités pour jouer dans le dernier Wes Anderson, merci, merci, merci ! Un vrai régal avec des mélanges d'époques, des incursions de bande dessinée .etc. Mention spéciale à Léa Seydoux, Mathieu Amalric, Timothée Chalamet et surtout Frances McDormand qui est toujours aussi géniale ! On en redemande !
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2021
Très décevant, aucun lien... mou, lent, un délire dans lequel on n'est pas rentré, on s'est donc endormi...
on reconnaît bien sûr la pate de Andersen, les photos sont belles, les acteurs jouent mais ça prend pas. Dommage
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