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Un visiteur
3,0
Publiée le 22 janvier 2022
Le dernier film de Wes Anderson : « The French Dispatch » raconte plusieurs reportages menés par des journalistes américains d’un obscur journal du Kansas dans un Paris phantasmé (la ville s’appelle « Ennui » et les scènes ont été tournées à Angoulême) des années 1950-60 (un des reportages évoque la révolte soixante-huitarde). Malgré les excellents et souvent très ingénieux décors qui rendraient presque réaliste le phantasme d’Anderson, cet opus est bien moins drôle que « Budapest Hotel ». L’on a parfois de la peine à s’intéresser à l’action du fait de dialogues particulièrement « plats » qui arrivent même jusqu’à affaidir une très riche distribution, tant française qu’internationale.
Film bien plus moralisateur que satyrique, et quand bien même il fut penser en satyre, il aurait manqué quelques ingrédients nécessaires à ce genre: De l'humilité et un peu de finesse et d'intelligence dans l'humour...
Avec autant de moyen et une belle brochette de bons acteurs ,j'ai du mal à comprendre comment un réalisateur puisse réaliser un film totalement accablant de noirceur et d'ennui, Comme d'autres spectateurs dans la salle de projection, je suis sorti avant la fin.
Wes Anderson commence avec une série de clichés de la vieille France, calqué avec nostalgie sur les films de Jacques Tati, en reproduisant quasiment à l'identique certains plans. Un exercice de style intéressant. Puis lors de la première histoire, la sauce prend. Ce premier court métrage est réussi. L'histoire de ce peintre fou et du collectionneur est magnifique. Dénonçant le marché de l'art dans la poésie de la création folle. Après cette première partie, le film sombre doucement. Les détails sont innombrables et font couler la dramaturgie... Il n'y a plus de structure et il ne reste plus qu'un catalogue d'acteurs renommés qui apparaissent de temps à autre. Dommage, car tout pouvait être beau dans cette experience, mais Wes nous perd et on ne sait même plus de quoi il s'agit. J'attendais la fin et j'étais déçu. Ça arrive, ce n'est pas grave, je serais là au prochain avec plaisir!
Le film est visuellement rempli d'idées de mise en scène et la réalisation est dingue, mais cela ne suffit malheureusement pas à combler un scénario trop alambiqué et des personnages sans grand attachements. C'est beau mais ennuyant.
Certes du grotesque, de l'ubuesque, du burlesque, les ingrédients de l humour anglais sont bien là mais font malheureusement pschitt. Si on sourit une ou deux fois, la salle ne rit pas et finit par s'ennuyer sévèrement. Car à part le rire, il est compliqué d'imaginer d'autres sources de plaisir face à cette succession de tableaux sans queue ni tête où l'univers décalé à outrance devient finalement si lisse qu il est difficile de venir y crochet une émotion ou un intérêt. Donc seul le rire pour sauver cette fresque poussive, mais dommage, c est pas drôle dutout et finalement mortellement ennuyeux.
Tourné à Angoulême et en studio ce regard d’un américain sur la France des années dépassées est très BD avec des clins d’œil dans les coins pour chaque vignette soignée. Amélie Poulain est de retour tellement vitaminée qu’on éprouve parfois le besoin de revenir voir ce film de 103 minutes, de peur d’avoir oublié quelque détail poétiques jubilatoire sous une voix off fluviatile et des sous titre se chevauchant. On ne s’ennuie pas un instant à Ennui-sur-Blasé parmi tant d’inventivité baroque, divertissante et nostalgique. Chapitré comme le journal The French Dispatch, (La Dépêche française) nous passons d’une chronique fait divers aux pages artistiques et politiques pour terminer par un sketch policier qui n’oublie pas les cuisines puisqu’il s’agit à travers des clichés d’évoquer un amour de notre pays, réconfortant. Léger, décalé, nous pouvons nous interroger aussi sur le rôle des journalistes d’antan, la jeunesse et ses révoltes jouées comme aux échecs, les discours autour de l’art.
À Ennui-sur-Blasé, il est midi. Pour quelqu'un qui n'a jamais vu un film de Wes Anderson, ce film est très déconcertant, même si à la fois très construit, très précis et très foutraque. Pour tous les autres, ce film ressemble à un film somme, où tous les films précédents seraient synthétisés. Très francophile, le cinéaste construit une histoire qui évoque tout à la fois mai 68, ses coups de cœurs d'artistes et la gastronomie. Ce genre de films où la structure est en cascade, comprenant à la fois du cinéma, de la peinture et de l'animation demanderai plusieurs visionnages pour bien tout saisir, après avoir lu et relu tout ce qui a été écrit à propos de Vincent Anderson, y compris le dossier sur ce film. Donc, vous l'aurez compris, ce film se regarde par tout le monde sous réserve d'avoir un petit peu potassé avant !
Le mot qui résume le mieux ce film est : diarrhée ! diarrhée verbale d'abord se traduisant par un flux ininterrompu de mots, de phrases sans aucun sens et donc sans aucun intérêt, si ce n'est de donner du texte à des acteurs visiblement désorientés et livrés à eux-mêmes. Diarrhée d'images ensuite totalement saturées de couleurs supposées être poétiques dont le seul effet sur le spectateur est le déclenchement d'une bonne migraine. Tout est très ennuyeux, dépourvu de sens. Bref, le pire film depuis des décennies. Mr le réalisateur, il ne suffit pas d'aligner une pléiade d'excellents acteurs pour faire un excellent film, il faut aussi du talent, et clairement, ce film démontre que vous en êtes totalement dépourvu.
Une succession de saynètes caricaturales sur des clichés franchouillards qui doivent plaire aux touristes et qui ne font pas rire et qui se passent à Ennui...... La bien nommée bref difficile de rester jusqu'à la fin
Très ennuyeux , c.est une suite de séquences sans intérêt que de la déco et des costumes . Scénario inexistant . Référence cinématographique beauCoup trop faible . Bref une purge
Dans The French Dispatch, le petit jeu, pour ceux qui connaissent et aiment Angoulême, est de s'amuser à découvrir quelques lieux emblématiques de la ville charentaise rebaptisé Ennui-sur-Blasé. Good Morning Angoulême :. cela distrait un peu l'attention mais, à vrai dire, ce film de Wes Anderson, permet ces hors-sujet de la rétine, le long-métrage ne cessant de sautiller du noir et blanc à la couleur, multipliant les apparitions d'acteurs connus, dans un processus narratif qui n'est manifestement pas son intérêt majeur. Voir représenter une France désuète et fantasmée à la fois, est assez divertissant mais ne saurait nourrir pleinement celui qui aime les récits qui tiennent debout et sur la durée. The French Dispatch est un film à sketches et consubstantiellement inégal, toujours un régal visuel cependant, peu drôle en définitive et qui hausse parfois la mire avec des personnages et des intrigues plus travaillés que d'autres, et plus attachants aussi, comme pour l'histoire qui réunit les excellents Benicio del Toro, Adrien Brody et Léa Seydoux, symboles de ce mélange franco-américain qui fonctionne par à-coups et certainement selon la sensibilité de chaque spectateur, plus ou moins aficionado de tel ou tel acteur, et le choix est large dans The French Dispatch, avec la frustration concomitante de ne voir qu'un échantillon quasi subliminal de certains (Cécile de France). Best of de Wes Anderson, exercice de style raffiné ou étalage d'un univers abscons, la vérité est que le métrage porte la signature très personnelle d'un cinéaste unique dans son genre et dont le bonheur de filmer, d'imaginer et d'impliquer des interprètes ravis et consentants est sinon contagieux, tout du moins appréciable dans sa très riche singularité.
Film bavard, tourne en rond. Wes Anderson a épuisé sa fibre artistique et essore à l'envie en redondance lassante ses gimmicks qui ressemblent de plus en plus à des redondances épuisantes. Très déçu, perte de temps, film à éviter malgré une distribution époustouflante. Les acteurs sont des âmes en peine et sans direction d'acteurs, navrant.