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Laurent B.
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69 critiques
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2,5
Publiée le 9 septembre 2020
Plutôt déçu aux vues des bonnes critiques ! vu le sujet je m'attendais à beaucoup plus d'émotions... au final ça traine en longueur malgré des bonnes prestations des acteurs. Cela donne envie de lire le.livre qui doit forcément être d'un niveau bien supérieur.
Oh lalalalala, mais quel claque que je me suis pris. Entre le jeu d'acteur de Gabriel et celui de la mère, je me suis très vite emporté par ce film. Attention, tout de même, je conseil de regarder ce film lorsqu'on est prèt à affronter deux violences : une violence psycologique et une violence physique.
Le choix de peu développer l'historique du conflit (pas d'évocation de la colonisation, complexité des relations entre les 3 pays Zaïre, Burundi et Rwanda) ne permet pas bien de comprendre ce qui se passe.
Film d'utilité publique sur l'absurdité de la guerre. J'ai eu la chance d'assister à l'avant première au pathé bellecour. Cela a été l'occasion pour moi de découvrir Gaël Faye qui est d'une sensibilité et d'une grande pédagogie dans l'exposé des représentations que l'on peut avoir de pays comme le Burundi ou la Rwanda. Isabelle Kano également présente a eu une interprétation sublime du personnage d'Yvonne. Les enfants et Jean Paul Rouve sont excellent dans leurs rôles. Merci au Réalisateur de nous avoir offert un film de ce calibre.
Ce film raconte le génocide rwandais vu de la périphérie, du Burundi, et d'une famille mixte franco-rwandaise qui reste assez longtemps épargnée avant d'être victime paradoxalement des Tutsis, après la fin du génocide, au Burundi.
A part une scène très dure à la fin on est plutôt dans les démêlés conjugaux du couple incarné par JP Rouve et Isabelle Kabano. Malheureusement le film est très lent et on ne comprend pas toujours où on en est et qui est qui. A part JP Rouve qu'on reconnait aisément, les acteurs, surtout les femmes, filmées dans une sorte de clair obscur, ne sont pas faciles à identifier. Les gamins sont très bien et jouent avec beaucoup de naturel.
Eric Barbier a réalisé un film excellent. On prend conscience des événements dramatiques qui se sont déroulés en 1993 et 1994 au Burundi. Le coup d’État au Burundi qui met le pays à feu et à sang et le début du génocide des Tutsis au Rwanda. Les drames , qui donne l’impression que le film est plus brutal que le livre, bien que la majorité des scènes violentes soient extraites du roman : le coup d’État, la nuit de peur avec sa soeur, les coups de feu, la violence des gangs, le lynchage. Djibril Vancoppenolle, qui joue Gaby, Delya De Medina, qui joue Ana et Tao Monladja, qui incarne Gino, les enfants du film sont Excellent. Jean-Paul Rouve que j'adore, fidèle à lui même, sensible et juste est formidable. Isabelle kabano qui joue la mère d'Ana et Gaby est impressionnante dans son jeu de femme brisée. J'avais envie de la tuer pour ce qu'elle fait vivre la nuit à sa petite fille Ana, désolé à l'avance pour ma réaction à l'actrice Isabelle Kabano. Un film excellent a découvrir au moins une fois mais qui ne me donne l'envie de le revoir une deuxième fois. Pour les amateurs de films dramatique et sensible.
quel ennui... je suis resté jusqu'au bout, en espérant que quelque chose se passe ou qu'une émotion m'atteigne, mais le miracle ne s'est pas produit. Ce film est largement surnoté, je me suis fait avoir...
La lecture du roman de Gaël Faye (inspiré de sa propre histoire) ne m'avait pas spécialement emballé. Je n'avais pas réussi à m'attacher aux personnages, je trouvai que le tout manquait d'émotion malgré un propos très fort. Je me méfiais donc du film, ayant moyennement aimé La promesse de l'aube, mais plutôt apprécié les deux précédents films d'Eric Barbier. Contre toute attente, et chose très rare, j'ai préféré le film au livre. J'ai trouvé cela très bien adapté, le récit est rendu plus fort, plus puissant, plus prenant aussi. Savant mélange entre les faits historiques et l'histoire familiale intime, tout en gardant aussi la guerre hors champ. Une belle émotion accompagne le tout et je me suis bien, cette fois, attaché aux personnages. Techniquement, c'est aussi très réussi, mise en scène solide, belles images, belle interprétation (d'un casting quais amateur, à part Jean-Paul Rouve). Au final, une adaptation réussie pour un film fort et donc une belle surprise.
Adaptation du roman de Gaël Faye, un film sensible et touchant mais pas complètement emballant, qui mêle chronique familiale et récit historique sur la tragédie rwandaise, à travers les yeux d’un enfant.
À l’instar du meilleur film de Steven Spielberg ("Empire du soleil"), "Petit pays" raconte l’enfance trop vite détruite par les conflits des adultes. Ne quittant jamais le point de vue de l’enfant, le film n’est jamais cru et ne montre jamais directement la guerre ou le génocide mais décrit comment ces événements tragiques bouleversent la vie des personnages.
Adaptation du roman de G. Faye, l'interêt de Petit pays réside surtout de l'angle choisi, par le regard de l'enfance, d'abord dans l'observation du couple parental qui se déchire. Puis, de la guerre qui éclate et, par voie de conséquence, la fin de l'innocence, d'une vie douce. Une chronique à valeur de témoignage, pas exempte de scènes d'une certaine violence. La mise en scène demeure toutefois banale au regard du sujet.
Raconter l'indicible, transmettre un message d'espoir et de vie, mais avec pudeur, par le regard d'un enfant : un parti pris peu commun au final, mais d'une sincérité à nulle autre pareil. Tavernier montre avec brio une énième fois sa sensibilité artistique. Mais, car il y en a un, sous une analyse plus froide et clinique, l'ensemble manque cruellement d'homogénéité ; un faux rythme pendant plus de 30 mns en plein cœur de la narration, m'a plongé dans un surprenant ennui. Jusqu'à en culpabiliser.
L’art de décrire une horreur de l’histoire récente et sorte de pamphlet politique subtil contre la France Afrique et les affres de la post-colonisation sous le regard d’un enfant c’est-à-dire en prenant le parti du drame et des émotions plus que le film de guerre et la violence. Superbement interprété, à la limite du documentaire, une œuvre indispensable au souvenir de ce génocide silencieux.