Petit Pays
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L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2020
Malgré l’honnêteté et la sincérité du projet, dont celle d’avoir volontiers mis de côté Jean-Paul Rouve, nom le plus bankable du projet pour se consacrer aux jeunes et formidables interprètes, on regrette ainsi plusieurs passages, dont sa conclusion, traînant en longueur et semblant définitivement couper net les envies d’envol d’un récit aussi lourd qu’impressionnant.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2020
Avant même de rentrer en salles, je me voyais dire dans cet avis que « "Petit pays" est un grand film ». Bien que j’aurai aimé amener une telle affirmation, je dois me résoudre à affirmer que ce n’est pas tout à fait le cas. Ce n’est pas que le film ne soit pas bon, au contraire ! Simplement au vu de ce cette histoire qui nous est racontée ici, j’attendais plus de force dans le récit. En effet, j’aurai vu davantage de puissance émotionnelle, plus de matière visant à choquer le spectateur, quelque chose à la limite du supportable, voire pourquoi pas de carrément insupportable. Et pourtant… Oui, et pourtant il y a bien un avertissement adressé au jeune public par rapport à un petit nombre de scènes pouvant heurter leur sensibilité. C’est vrai, il y en a quelques-unes, même si la plupart d’entre elles sont plus dans la suggestion des violences perpétrées au cours de cet épouvantable épisode de génocide. Cependant je dois reconnaître un fort pouvoir d’informations relatives au sujet. Bien sûr, on a tous entendu parler de ces pires exactions dont l’être humain est malheureusement capable ayant eu lieu au Rwanda jusqu’en dehors de ses frontières. Nous avons tous été choqués par certaines images, encore que les médias se sont montrés relativement light sur ces fameuses images. Et en plus il faut être honnête, entendre parler de choses qui se passent loin de chez nous nous touchent beaucoup moins que si ça se passait à l’intérieur même de notre pays, sans même parler des événements qui se passent sur notre pas de porte. Je n’émettrai pas d’avis sur la qualité d’adaptation du roman autobiographique de Gaël Faye, tout simplement parce que je ne fais pas partie du million de lecteurs. Aussi je serai incapable de dire si les scénaristes (Eric Barbier, également réalisateur, et Jean-Paul Rouve) ont pris le choix d’occulter les scènes d’une grande violence. Il n’y a guère qu’eux qui sauraient nous le dire sans oublier l’écrivain bien entendu puisque lui-même a assisté en partie au tournage, ou ceux qui ont eu le courage de lire ce livre. Dans tous les cas, "Petit pays" s’attarde sur une famille prise malgré elle dans la tourmente. On vit donc cette période à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Je m’explique : bien que le spectateur se voit embarqué dans l’intimité de cette famille constituée d’une rwandaise et d’un français avec leurs deux enfants (ça c’est pour le côté intérieur), on ne fait qu’entendre la plupart du temps les coups de feu (ça c’est pour le côté extérieur). Autrement dit, le spectateur est mis au même niveau que les personnages principaux. Ce qui nous permet par ailleurs de constater en même temps qu’eux les inquiétantes conséquences de cette folie humaine, jusque dans ses moments les plus tragiques. L’avantage de ce point de vue réside en le fait que cela permet au spectateur de mieux mesurer l’ampleur du désastre, un désastre qui se dessinait déjà dans les plus hautes sphères politiques, encore que le film ne s’attarde pas vraiment sur les faits de guerre civile mais plutôt sur ce qu’elle engendre : les cadavres parsemés ici et là, la pression subie de plus en plus constante, la peur qui s’ancre de plus en plus profondément dans les tripes de la population pour ne plus la lâcher et envahir son âme jusqu’à, pour certains, en faire perdre la raison. De ce point de vue-là, le ressenti de tous ces sentiments est très bien rendu. Et s’il est bien rendu, c’est parce que l’interprétation des acteurs est remarquable. Même au sein des apprentis comédiens qui pour la plupart d’entre eux n’avaient encore jamais tourné un film. Bien sûr, on retiendra la prestation de Jean-Paul Rouve qui parvient vraiment à beaucoup mieux exprimer ses talents dans ce registre que dans des rôles de comédie parfois contestables (pour ne pas dire ridicules) au niveau artistique. Mais on retiendra surtout la prestation d’Isabelle Kabano dans la peau de cette rwandaise exilée au Burundi, auréolée de cette scène du contrôle de papiers au cours duquel tout peut basculer grâce à la mise en place d’une tension plus que palpable. On retiendra aussi la prestation de Djibril Vancoppenolle, lui qui a la lourde tâche d’occuper le plus souvent le devant de la scène, mais aussi celle de Dayla de Medina car c’est bien elle qui m’a fait le plus craquer tant son personnage Ana est mignon tout plein.
Je parlais de moments de tension. Oui, il y en a, et la musique lancinante de Renaud Barbier y est pour beaucoup aussi. Seulement des fois, c’est un coup d’épée dans l’eau. Par ces artifices de mise en scène doublée de musique, on laisse présager au spectateur qu’il va se passer quelque chose de grave, de choquant... et puis rien. C’est dommage, mais est-ce une façon de jouer avec les nerfs du spectateur et de mieux le surprendre plus tard ? Sans doute que oui, et j’aurai qualifié cette façon de faire comme une immense qualité si j’étais sorti de la salle choqué, estomaqué. Donc oui, au vu du sujet (bien que n’ayant pas vu la bande-annonce ni lu le synopsis comme à mon habitude avant de me rendre en salle), je m’attendais à quelque chose de plus poignant, de plus scandaleux, à quelque chose qui réveille en vous le sentiment de révolte. Un peu comme l’avaient fait, pour en citer deux, le retentissant "Mississippi burning", ou plus récemment "Va, vis et deviens", du moins dans sa première demi-heure. Après le film n’en reste pas moins intéressant pour les raisons évoquées plus haut. Assurément un bon film, solide, mais qui manque (cruellement) de poigne.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2020
Ayant lu le roman de Gaël Faye, je n'ai pas été déçu (comme c'est parfois le cas) par cette adaptation d'Eric Barbier sur grand écran. Le film peut sembler un peu lisse au départ quand il conte l'enfance heureuse du jeune Gaby (Djibril Vancoppenolle) entouré de ses amis, sa soeur et ses parents qui forment un couple mixte Cependant, cette oeuvre prend tout son sens quand l'insouciance de Gaby se heurte à la réalité de la guerre. On retrouve l'esprit du livre avec une retranscription fidèle de l'embrasement du Rwanda et du Burundi en 93/94, mais avec une violence suggérée plus que montrée permettant à un large public d'avoir accès au film. Il manque peut-être un peu de réalisme pour filmer cette guerre terrible , mais l'ensemble est de qualité.
MediaShow, au coeur du cinéma
MediaShow, au coeur du cinéma

168 abonnés 572 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2020
Malgré quelques lenteurs, « Petit Pays » est un drame touchant réalisé par Eric Barbier. Le film repose sur une mise en scène soignée et réaliste, ainsi qu’une distribution honorable portée par Jean-Paul Rouve (le seul acteur professionnel). À découvrir.

La critique : https://mediashowbydk.com/2020/09/18/critique-film-petit-pays/
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 196 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2021
Petit pays"...la guerre vu par les yeux d'enfants de pays en pleine guerre civile et ethnique. La période de 1993-1995 où les Tutsi et les Outous se sont livrés a des massacres ethniques.
Et ben dites moi ce film à de quoi remuer. Petit à petit on voit l'évolution de la tension qui monte dans les 2 pays (Burundi et surtout Rwanda) et on reste sous tension tout du long. Voir ces enfants devoir évoluer dans cette atmosphère de pure haine , devoir faire des choix, voir ses massacres et leurs dégâts physiques et psychologiques.
Les gamins jouent à merveille et ce n'était pas choses aisés au vu de l'histoire, cela faisait mal au coeur par moment de les voir subir tout cela. Mr Rouvre ben pas fan habituellement mais ici vraiment bien. On a limite hâte que cela finisse dans le sens où c'est de pire en pire et on espère qu'ils restent en vie et surtout qu'ils partent pas en sucette. Bref très beau et bon film.
NOTE: 8/10
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2021
Très bonne chronique d'une enfance sous l"horreur d'un pays en proie aux massacres ethniques. Adaptation très réussie du roman de Gaël Faye. Personnellement, j'ai préféré bénéficier de cette incarnation cinématographique qui dépasse les simples mots. Petite peur au début avec des seconds rôles semblant jouer un peu faux. mais ensuite, on est pleinement avec cette famille qui plonge dans le chaos d'une guerre civile atroce, de cette plongée hors de toute civilisation
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2020
      Petits pays.... qui formaient ce que dans les atlas de mon enfance on nommait l'Urundi, mais grands massacres. Un des épisodes les plus atroces et les plus incompréhensibles de notre temps, dans lequel le "colonisateur", hélas, loin de jouer un rôle pacificateur entre les ethnies, en montant, comme d'habitude, l'une contre l'autre pour affermir son pouvoir, a exacerbé leur hostilité...  
      Comment un enfant peut il comprendre ce qui oppose des gens qu'il côtoie et dont il ne voit pas bien les différences? Ne sont ils pas les uns et les autres bons chrétiens? (!!!) Son père ne peut répondre que par une pirouette: les Hutus sont petits avec un gros nez, et les Tutsis grands avec un nez fin... n'est ce pas ce que nous même ressentions en regardant, navrés, les actualités? Bien sûr, il y a y tout un tissu de rivalités ancestrales que seuls les spécialistes peuvent bien appréhender. Le fait est que, dans la "bande" de Gabriel, il n'y a que des Tutsis -ou des métis de Tutsis.
      Gabriel, métis franco-rwandais (Djibril Vancoppenolle), grandit à Bujumbura avec sa petite soeur Ana (Dayla De Medina). Il fait bien sûr des tas de bêtises avec les garnements de son âge. Dans cet heureux pays, les enfants courent partout en liberté; ils se baignent dans un grand lac; leur institutrice doit souvent sévir, mais avant tout elle les materne. Le bonheur quoi... Ce bonheur se fissure parce que leurs parents se séparent. En fait c'est leur mère, la belle Yvonne (Isabelle Kabano), qui s'en va. Elle a épousé un expat, entrepreneur en travaux publics,  en rêvant d'une vie parisienne; mais Michel (Jean-Paul Rouve) est devenu plus africain qu'un africain... Yvonne fait partie de ces tutsis rwandais expatriés au Burundi dont les familles aimeraient revenir au pays, mais les Hutus alors au pouvoir n'en veulent pas: ce sont des communistes.... (ça marche toujours).
      La suite, on la connait, mais la voir racontée par les yeux d'un enfant qui ressent, enregistre sans bien comprendre, et continue à vivre sa vie d'enfant, est une très belle idée. Elle nous éloigne d'un cinéma didactique à a la Costa Gavras pour nous mettre directement dans l'émotion, sans chercher du tout à être tire-larmes, en occultant tant que possible la représentation directe des massacres.       Sans doute est ce ce ce qu'il a ressenti, le petit franco-rwandais Gaël Faye, rentré en France à l'âge de 13 ans, comme son jeune héros.
      La suite, c'est quand la violence rejoint le Burundi. Mais les massacreurs ont changé de camp. Les Tutsis veulent venger leurs frères rwandais. Un Hutu travaillait au service de Michel, en bonne harmonie avec les autres employés tutsis; un Hutu parfaitement pacifique: il devra y passer aussi.
      Je trouve dommage que ce film n'ait pas été plus vigoureusement soutenu par les média, car c'est un témoignage humain et historique important; sur le plan filmique c'est vrai qu'il n'y a aucune recherche, mais je pense qu'en l'occurrence l'esthétisme eut été malvenu.... Courez y avant que les gros bataillons de la rentrée n'arrivent!
Paul B
Paul B

91 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2020
Un film profondément touchant, triste et intéressant qui parvient, non pas à nous divertir - avec un sujet comme ça ça serait pour le moins étrange - mais à nous immerger dans l'un des pires drames de la fin du 20eme siècle je parle bien évidemment du génocide au Rwanda.

Et au delà de la guerre ce film présente aussi la complexité d'une amitié pourtant sincère mais soumise à des sujets clivants ô possible.

Il n'y a rien à redire : Petit pays est un très bon film que nous décevront que certaines longueurs mais dans l'ensemble c'est vraiment bien.
Biertan64
Biertan64

67 abonnés 1 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2021
Généralement, quand la petite histoire, pleine d'insouciance, se télescope avec la violence de la Grande cela doit servir à développer un côté dramatique .
Ainsi le récit de l'enfance de Gaby, entre amis, école et jeux innocents, connait une rupture au moment où débute un conflit au Burundi et dans le pays voisin du Rwanda.
Pourtant, cela ne diffuse pas d'émotion notamment car les personnages (Jean Paul Rouve en particulier) semblent presque détachés de cette situation qui dégénére, n'expriment aucune crainte pour leur vie et, du fait de leur statut d'expatriés semblent justement plus à l'abri.
Cela n'aide pas à donner un ton anxiogène, d'autant plus que le contexte n'est pas vraiment explicité (ni trop montré d'ailleurs) et restera peu clair pour le profane en géopolitique.
Donc malgré un esthétisme réussi, des jeunes acteurs attachants et la bonne intention de raconter quelques chose de fort, cette adaptation du roman de Gael Faye ne nous transporte pas en émotion et reste en dessous d'autres films antérieurs sur le sujet des génocides dans l'Afrique des Grands Lacs.
thenewchamp
thenewchamp

56 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2020
Le film retrace le genocide des tutsi perpetré par les hutus dans les années 1990. On voit à travers une famille tusti mixte : un père blanc, une femme noire et deux enfants, un quotidien qui bascule à jamais. Dès le début du film et avant le génocide, on peut percevoir la tension permanente et un pays ici le burundi au bord de l'explosion dû à ce conflit inter-éthnique qui a également touché le Rwanda et le Zaïre. Plus on avance dans le film et plus le chaos se fait ressentir, via le quotidien des enfants on subit la terreur des événements qui dépasse tout le monde. Le film de par une guerre qui frappe encore beaucoup de pays à ce jour nous permet une nouvelle fois de réaliser la chance que l'on a de vivre en paix.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2020
J’ai trouvé que c’était un bon drame dans l’ensemble. On va aborder là un conflit qui a dévasté le pays Africain du Burundi dans les années 90. L’expérience du réalisateur permet de donner une authenticité au récit. De plus, 90% des participants au film ne sont pas des acteurs professionnels. Cela se sent dans des scènes dures mais réaliste. Il faut aussi souligner l’excellente performance de Jean-Paul Rouve et du jeune Djibril Vancoppenolle. La construction de ce drame est aussi percutante. On voit bien la montée en pression avant que la guerre civile explose, puis ses conséquences. Tout cela va être surtout axé sur le point de vue de l’enfant. Il va avoir certains passages assez violents. Malheureusement, ce n’est qu’un reflet de ce qu’il s’est vraiment passé. Et on ne peut que réfléchir sur les conséquences funestes d’autant de haine et surtout le pourquoi en arriver là. Cela va en effet être très axé sur l'émotion procurée au spectateur afin de lui montrer la dureté des affrontements. J’ai cependant trouvé que l’on appuyait trop sur la corde sensible, sans pour autant de prendre du recul sur cela. Les raisons qui entrainent sur ce conflit sont mal illustré par le père. On omet beaucoup la responsabilité de la colonisation qui a mis en concurrence féroce les Tutsis et Hutus alors qu’avant leur arrivée, il y avait une coexistence. La manière dont sont racontés les évènements bouleverse, c’est pour cela qu’une meilleure explication aurait été pertinente.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2020
Petit Pays nous raconte le génocide rwandais vu à travers les yeux d'un jeune enfant métis à qui on demande constamment de choisir son camp. Beau film sur la perte (forcée) de l'innocence tourné sans pathos, mais pas sans émotions, évitant la violence gratuite et laissant les atrocités gronder en arrière-plan. On oublie souvent que l'horreur née au Rwanda a essaimé dans les pays alentours, ici le Burundi, que la vengeance nourrit toujours la vengeance et que comme souvent la communauté internationale n'a rien fait. Comme c'est le cas avec les Ouighours en Chine actuellement. En quittant la salle il est difficile d'oublier le regard perdu de la mère enfermée pour toujours avec les fantômes du génocide; un film juste et percutant.
Mélany T
Mélany T

46 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2021
Même si on ne retrouve pas l'esprit du livre et le regard à hauteur d'enfant, la mise en scène soignée, le recit clair et politique, l'absence de condescendance (un réalisateur blanc aurait pu donner le pire) et de misérabilisme et les acteur.trice.s parfait.es convainquent.
Laurent A.
Laurent A.

60 abonnés 476 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2020
Le film est assez fidèle au livre de Gaël Faye, bien que certains épisodes qui contribuent à marquer l'ambiance toute particulière et le ton humoristique ou violent du récit en aient été gommés ; j'ai nettement préféré le livre, beaucoup plus fort et plus complet aussi, en forme de témoignage choc, véritable "coup de poing en plein cœur", émotion dont je n'ai pas entièrement retrouvé la force et la richesse avec le film, on comprend qu'il a fallu faire des choix et que tout ne peut pas être transposé à l'écran, c'est (un peu) dommage mais à chacun de se faire sa propre idée.
cinelithique
cinelithique

19 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2020
ce film transporte dans un autre univers et nous connecte profondément au sujet. A la sortie de salle, on voit des barrages militaires derrières chaque barrière levante. Cette intrusion dans la vie privée de cette famille est tellement brutale qu'on a l'impression qu'on ne devrait pas être là. Quant aux événements qui servent de contexte au film, ils semblent tellement lointains que lorsque leurs conséquence produit des effets de plus en plus dramatique sur les personnages du film, on a un sentiment d'irréalité, d'incompréhension. D'où la question cliché = comment ça à pu arriver ?
L'histoire est tellement dramatique qu'on se sent gêné de ne pas ressentir de tristesse. Cela est peut-être le plus gros reproche qu'on peut faire à se film.
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