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Henrico
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4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Si les réalisations de Paco Cabezas ne sont pas des chefs-d'œuvre, elles ne sont pas, non plus, des daubes. Terme bien injuste, car rien n'est meilleur qu'une daube bien mitonnée. Mais ne nous égarons pas. Lorsqu'il s'est attaqué à des épisodes pour de très bonnes séries, l'espagnol n'a pas fait tâche (ex: The Strain, Deadly Class, La Novia Gitania). Lorsqu'il a eu à participer à des séries médiocres (Into The Badlands, Penny Dreadful, Ou Fear TWD, la fibre andalouse, riche en couleurs, de Cabazas, a sauvé du pire. Pour ce qui est du cinéma, les choses sont plus compliquées. "Tokarev" n'est pas trop mal fichu, mais le scénario, et les dialogues, par leur côté, très attendu, n'ont pas aidé Cabazas. En fait, l'Hibérique semble ne donner le meilleur de lui-même que dans des univers qui lui sont familiers et qui l'inspirent. C'est le cas de "Adios". Certes, l'intrigue est traitée de manière parfois brouillonne, au point que le suspense patine un peu, surtout au début. Mais la mayonnaise prend finalement, car Cabezas nous sert un symbolisme visuel qui ne peut laisser insensible quiconque connaît les éléments de la culture andalouse, sa gestuelle, ou la misère de ses quartiers gitans. On se laisse également volontiers envouter, à la fois, par ces guitares et ces chants qui donnent une sorte de respiration au malheur, et en même temps, par ces paroles, dont le sens résonne, tel l'écho d'un destin déjà écrit.
Pas simple de réaliser un polar avec des codes déjà vus pleins de fois . Le traffic de drogues et les flics corrompus avec en plus une guerre de famille dans un bidonville de Seville .Oui ça sent un peu trop de choses et le résultat est qu effectivement il y a trop de choses qui se passent et l intérêt du spectateur se perd .