The Brutalist
Note moyenne
3,9
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601 critiques spectateurs

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Kilian V.
Kilian V.

27 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2025
par moments c'est un grand Oui, a d'autres c'est un non. Adrian Brody est fabuleux. Mais ce film reste loin de There Will Be Blood a qui il est souvent comparé
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2025
Il y a un entracte ! Cela faisait longtemps que l'on n'avait plus vu ça au cinéma, et cet entracte est vraiment nécessaire (merci à Brady Corbet) dans un film de 3h35 qui aurait été assommant d'une traite (déjà qu'on l'a trouvé long, malgré la pause), donnant à voir la conception d'un bâtiment du style artistique brutaliste (post-Bauhaus), de son idée d'origine à son vernissage. Ce n'est pas un "portrait humain d'un artiste échappé de la Shoah et de sa famille". N'allez surtout pas voir The Brutalist en espérant voir un drame humain, gorgé d'émotions, qui expliquerait l'influence d'un trauma sur la conception de l'Art, qui s'intéresserait à ses personnages, qui nous ferait ressentir de l'empathie pour eux (le film qu'on venait voir, clairement). The Brutalist est froid, mathématique, méthodique, distant, se fiche de caractériser ses personnages (ce n'est pas son intention, c'est davantage un parti-pris qu'un réel manquement) ou de nous montrer leur vie. Leur spoiler: passé dans les camps
, on n'en saura rien, pas même ce qui a déclenché spoiler: le mutisme de la petite nièce, ni comment il a été guéri, ni comment elle a rencontré Michael ("C'est qui, lui ?" a-t-on entendu percer derrière nous, quand le film introduit le personnage sans le présenter), ni ce qui est arrivé à la sœur de l'architecte Laszlo, ni ce qu'il est advenu du cousin, ni où est passé le commanditaire à la fin (on n'a pas la résolution de la chasse à l'Homme, ça se termine sur un plan "bâtiment"), ni ce qu'il s'est passé pendant la nuit où Laszlo a failli perdre sa femme
(la scène est coupée au profit d'un plan "bâtiment", encore... Ça y est, vous comprenez ce qui intéresse The Brutalist ?)... Effectivement, il vaut mieux ne pas venir si l'on cherche un drame humain, mais si l'on veut un petit précis du plan de cinéma esthétique, on est au bon endroit, tant Corbet déploie une photographie clinquante mais audacieuse (on ne peut pas lui enlever cela), filme amoureusement les pièces et recoins de ses bâtiments (les vrais personnages de The Brutalist, ceux dont il veut raconter l'histoire), et détourne l'envie du spectateur de vouloir s'identifier aux personnages en les mettant au second-plan, au service de ses "personnages inanimés" dont il fait la biographie sur 3h35. C'est un parti-pris, comme on l'a dit, ajouté à l'ambition de ce projet déjà peu accessible au grand nombre : la durée, les plans "clinquants" (la Statue de la Liberté à l'envers, le générique du début qui déboule de la droite - comme dans Vox Lux, l'autre film de Corbet, qui faisait dérouler son générique du bas de l'écran : prochain film, on tente la diagonale ? -), les accents des acteurs faits en partie par une IA (info qui a le don de nous horripiler), une scène spoiler: d'histoire de famille
du commanditaire qui n'en finit plus (longue, car Corbet prend un malin plaisir à nous raconter en détails l'histoire du seul personnage qu'on ne veut pas connaître), - l'infernale BO composée de musiques de cartoons et de bruits lancinants, jusqu'au générique de fin où c'est carrément La Compagnie Créole - "Mais qu'est-ce que c'est cette musique de fin ? Decalecatan, decalecatan, Ohé ohé !", le chant d'amour à l'art brutaliste plutôt qu'aux personnages : The Brutalist porte bien son nom, c'est un bourru qui trie son public-cible sans aucune empathie pour les autres, mais a l'honnêteté de ne pas faire semblant, il défend ses convictions avec probité et audace. On ne s'étonne donc pas que lors de l'entracte, on en a vu beaucoup sortir, et ne pas revenir, et nous-mêmes savons qu'on est passé à côté du phénomène (sans le détester, évidemment), car l'on a subit ses parti-pris tout en reconnaissant la grande maîtrise du film et sa volonté d'être malaimable (à l'heure où la plupart de ce qui sort sur les écrans est justement du "formaté pour plaire au plus grand nombre"). On est passé à côté, cela arrive, mais on vous le recommande quand même franchement, car il risquerait bien d'être votre claque de l'année, et l'on croise peu de film aussi ambitieux, fier, et "brut(e)".
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2025
Oh la la mais qu’est-ce que ça fait plaisir d’enfin voir un film original, puissant, admirablement interprété autour d’un sujet extrêmement rare au cinéma, l’architecture. Alors oui, le film a la durée des grands films mythiques tels « Lawrence d’Arabie » ou « Autant en emporte le vent », mais on ne boude pas son plaisir par l’intrigue très astucieusement menée. No worries on peut se dégourdir les jambes durant les 15 minutes d’ « intermission » qui sont bienvenues mais du début à la fin, on se fait plaisir en avançant dans cette histoire qui s’inspire de la vie des architectes géniaux post WW2 comme Marcel Breuer ou Ernó Goldfinger.
On y voit bien aussi toutes les difficultés du métier d’architecte concepteur et créateur d’espaces entre les Maître d’ouvrage (clients finaux souvent inaccessibles, omnipotents et s’autorisant tous les caprices), les Maîtres d’œuvre gérant toutes les parties opérationnelles devant maîtriser un budget toujours serré mais s’autorisant aussi bien des libertés, les architectes locaux d’exécution bien différents des architectes concepteurs, et enfin les ouvriers, compagnons et autres artisans innombrables sous-traitants indispensables à la réussite finale du projet. Pour moi qui connaît un petit peu ce milieu assez atypique, je dois dire que le film est particulièrement réussi, captivant, parfois très brutal et cru mais toujours intéressant et surprenant. LE film à voir en ce moment.
François P
François P

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2025
Grandiloquence et musique assourdissante, jeu d'acteur outré et durée de péplum.. le cinéma Hollywoodien tombant dans la caricature de lui même. Mais l argent est loin de garantir l'émotion..
Mickkado
Mickkado

10 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2025
László Toth, architecte de talent rescapé des camps, débarque aux USA pour vivre son rêve américain, mais se trouve à nouveau confronté à la brutalité des hommes. Ses constructions monumentales tranchent avec la fragilité de son corps, mis à rude épreuve pendant les 3h35 de film... Il fallait bien ça pour raconter 30 ans de vie, d’amour, de traumas... Du très grand cinéma, avec des acteurs fantastiques... Nommé 10 fois aux Oscars pour j’espère autant de statuettes.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2025
Osons le mot chef-d'œuvre, qui n'est pas ici galvaudé. Ce récit hors norme est captivant et d'une richesse thématique inouïe, avec une mise en scène de grande classe. Aussi beau et fort que les meilleurs Kazan, Cimino et Paul Thomas Anderson réunis.
Sébastien Monneret
Sébastien Monneret

59 abonnés 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2025
Rien à voir avec Le Parrain tant décrié. Restent beaucoup de scènes très longues mais lourdes de sens et de symboles en tout genre sur les thématiques de l'humiliation, de la résilience, de la Shoah et j'en passe. Le film est au final très qualitatif, intellectuel et long... très long et, on rentre dedans... ou pas. Moi j'ai eu du mal.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2025
Des films comme ça, on en voit pas toutes les semaines, ni tous les ans. Le cinéma total, le film total, c'est des oeuvres qui se comptent sur les doigts de la main dans une vie. The Brutalist aborde tous les thèmes, tous les sujets, toute la complexisté d'une vie avec une maestria et une virtuosité incroyables. C'est un film tellement ample et ambitieux, qu'il faut du temps pour le digérer, pour en faire le tour. C'est complexe, touffu, ultra vivace et pourtant, toujours parfaitement fluide. Le cinéma est partout, dans chaque scène, le film ne néglige rien, ni la musique, certainement pas l'image, pas son propos, pas ses acteurs, ni son scénario. Si Johan Cruyf avait fait du cinéma, il aurait créé ce film. Il s'impose dès la première vision comme un classique. The Brutalist mérite tous les éloges, tous les superlatifs, toutes les récompenses. C'est du cinéma, de l'art comme on en fait très peu. La vie toute entière prend une autre coloration après ce visionnage. The Brutalist, c'est un peu d'ordre dans le chaos du monde, dans le désordre de la vie. Heureusement, il existe le cinéma !
RnS Cinematic Insights
RnS Cinematic Insights

12 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2025
The Brutalist : Une claque cinématographique monumentale

Points forts :

• Un choix artistique audacieux : Tourné en VistaVision, la pellicule finale pèse 150 kg sur 26 bobines… Un détail qui montre l’ambition du film. Dommage qu’en France, voir ce genre d’œuvre en pellicule soit si compliqué 
• Adrien Brody en état de grâce : Son jeu est d’une justesse incroyable, incarner un tel personnage n’était pas évident 
• Felicity Jones impressionnante : Un rôle complexe, des scènes difficiles à jouer… et elle excelle 
• L’entracte de 15 minutes : Un choix rare dans le cinéma occidental, mais qui fonctionne parfaitement. Habitué aux films indiens, ça ne m’a pas dérangé, au contraire ! ⏳
• Un message puissant : Le film explore brillamment le “rêve américain” et le racisme, un sujet traité avec profondeur ️
• Deux parties bien distinctes : Grâce à l’entracte bien placé, la longueur du film ne se fait pas ressentir 
• Une direction artistique sublime : Chaque plan est visuellement soigné, le cadre est d’une beauté remarquable 
• Un film d’analyse profonde : Rien n’est laissé au hasard, chaque détail a son importance 
• Une relation de couple magnifiquement dépeinte : Le lien entre Laszlo et Erzsebet est bouleversant et réaliste 

Note : 10/10

UNE CLAQUE RÉCENTE, ÇA FAIT PLAISIR D’AVOIR DES CLAQUES CINÉMATOGRAPHIQUES ! MERCI BRADY CORBET BROO !  J’ai l’impression de ne pas avoir tout dit dans ma critique, mais sachez-le… ce film est une expérience à vivre.
Jean-Francois Vercauteren
Jean-Francois Vercauteren

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2025
Bien filmé. Très bons acteurs. Mais film glauque et malsain. Ça tire en longueur. Nous sommes sortis aux 3/4 du film, contents d'être arrivés à nous extirper de cette ambiance malsaine
Джон Доу
Джон Доу

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2025
Quelle déception, je me suis fait avoir par le marketing de l'affiche et ma conviction que tout est bon dans le Adrian Brody. Et bien non. Je ne me suis pas ennuyé mais je n'ai pas pris la claque attendue, je suis incapable de ressortir une émotion ou un message de ce film. Je ne vois aucun intérêt au passage "dérangeant" avec Guy Pearce. Un film qui m'a laissé parfaitement indifférent et qui ne fera pas partie de ma Blu-Ray-thèque.
Olivier
Olivier

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2025
A éviter
Ennuyeux
Prétentieux
Trop de scènes trop mauvaises, trop d’incohérences pour être intelligent
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Sur près de 30 ans, la vie, l’espoir et le désespoir d’un architecte juif ayant survécu à un camp de concentration et qui émigre aux États-Unis, en Pennsylvanie où il va poser ses valises et repartir de zéro, mettant à profit ses talents de bâtisseur…

L’acteur Brady Corbet (Mysterious Skin - 2004) réalise ici un film monumental, découpé en 4 parties (ouverture, 1ère partie “Enigma of Arrival”, 2ème partie “The Hardcore of Beauty” & épilogue), le tout, entrecoupé d’un entracte de 15min. Dantesque et démesuré, d’une durée de 3h35, le film nous entraîne avec une facilité insolente au coeur de son récit où l’on se retrouve happé dans son histoire.

Visuellement bluffant (filmé sur pellicule 35mm au format VistaVision) et doté d’un sound design remarquable, même le générique de début et de fin n’est pas en reste, c’est dire à quel point le jeune réalisateur (de 36 ans) n’a lésiné sur rien. Lui et son épouse ont cosigné un scénario passionnant (pourtant fictif alors que l’on aurait cru le contraire) et enivrant qui nous entraîne dans les heures sombres de l’Amérique des 50’s & 60’s où le capitalisme était roi et l’antisémitisme régnait en maître.

On suit pas à pas, les débuts sur les terres de l’oncle Sam d’un architecte visionnaire, originaire de Budapest, juif et rescapé des camps de la mort. Face à lui, le rêve américain et la possibilité de reconstruire sa vie lorsque l’on a tout perdu et connu l’inimaginable. D’entrée de jeu, on est captivé par cette histoire et l’excellence de la distribution n’y est clairement pas pour rien (Adrien Brody est impressionnant, face à Felicity Jones et un Guy Pearce détestablement parfait).

The Brutalist (2025) s’impose comme une grosse claque et un pied de nez à l’industrie hollywoodienne, puisqu’il a été intégralement tourné en Hongrie pour la modique somme de 10M$ (pour un film de cette envergure, c’est dérisoire). Enfin, seule ombre au tableau, s’il en fallait qu’une, sa durée parfois excessive, le film aurait en effet gagné à être resserré par moment.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Jacqueline B.
Jacqueline B.

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0,5
Publiée le 24 février 2025
Eh bien, je crois bien ne m'être jamais autant ennuyée au cinéma qu'avec ce film .
Absolument rien ne m'a accrochée, heureusement qu'un entracte m'a permis de m'éclipser après 1h3/4 qui m'ont paru durer une éternité.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
The Brutalist est de ces films dont on se rappelle. Par sa longue durée, son improbable entracte et son esthétique unique, le long-métrage de Brady Corbet fait tout pour se rendre atypique. La stratégie a fonctionné puisque le film a raflé une quantité conséquente de nominations aux Oscars. Pourtant, le budget limité dont a disposé le réalisateur se ressent parfois à l’écran. Le long-métrage s’avère assez minimaliste, et en cela il est assez raccord avec le style architectural, le brutalisme, dont il fait la présentation. La photographie qui tend très souvent vers le gris n’est d’ailleurs pas sans rappeler la couleur du béton dont les bâtiments usaient à l’excès à cette époque. Mais ce sujet, et les choix esthétiques dont le réalisateur use, cachent en réalité, en fil rouge, une impressionnante réflexion sur l’impact des camps de concentration nazi sur toute une humanité qui a survécu à ces atrocités. Le scénario est donc brillant et malin mais peu aussi s’avérer austère à qui ne saisit pas son double sens. Mais il y a surtout une interprétation immense d’Adrien Brody. L’acteur américain est de tous les plans et nous régale de toute sa palette de jeu, mais est à son meilleur lorsqu’il incarne l’accablement et le découragement. Deux autres acteurs réalisent de grandes prestations : Felicity Jones et Guy Pearce. A eux trois, ces comédiens forment un casting magistral qui donne une crédibilité totale à cette histoire. Ajouter à tout cela une musique souvent impressionnante et grandiloquente, et cela fait de The Brutalist un moment de cinéma assez unique.
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