Ce film est un chemin de croix pour le personnage incarné par Adrien Brody...J'ai aimé la première partie avant l'entracte mais la seconde beaucoup beaucoup moins. C'est sombre, et de plus en plus sombre. C'est désespéré. On nous montre une version des riches et des américains très manichéenne. Bref too much pour moi, boursouflé ,des scènes de sexe longues inutilement, prétentieux. Franchement je me questionne sur les intentions du réalisateur. Ne pas y aller si vous n'avez pas le moral.
Un film précédé d'un gain de récompenses assez conséquent. Mais le résultat est-il à la hauteur des attentes ? En tout cas, le film est soigné visuellement et au niveau des décors, on ne peut le nier : pour un tournage en Hongrie et 10 millions de dollars, on sent que le réalisateur a utilisé la totalité du budget alloué. Par contre, sur le fond, on se doit d'être beaucoup plus mitigé. Le film est d'abord intrigant, avec le personnage de l'architecte immigré Laszlo Toth, ancien élève du Bauhaus, qui retrouve son cousin en Pennsylvanie, mais ce dernier va le renvoyer. Il va ensuite entrer en contact avec un riche homme d'affaires et mécène dans la tradition de celle des barons voleurs, Harrison Lee Van Buren, incarné par Guy Pearce, qui va l'employer pour la création d'un bâtiment symbolisant son mécénat. Mais les choses vont prendre une tournure plus sombre. Le film n'est pas ennuyeux, seulement, il est trop long pour ce qu'il est censé raconter. On aurait pu enlever 1h20 que le film n'aurait été que meilleur. De plus, il montre plusieurs détails qui auraient pu être intéressants, mais qui ne sont pas poursuivis. Et surtout, il ne parle pas beaucoup de ce qui aurait du être au coeur du métrage, à savoir ce courant architectural appelé le "brutalisme". Non, le film est trop long pour ce qu'il raconte, ce qui est d'autant plus dommage car il y avait matière à dire. On pense à There Will Be Blood, Sergio Leone ou même Werner Herzog, mais le film n'arrive pas à égaler ses modèles. Le personnage de Erszebet (Felicity Jones) se distingue des autres interprétations et aurait du être plus mis en avant.
Waoutch ! 3h35 mais on ne s'ennuie pas. Le personnage principal est magnifiquement interprété par Adrian Brody mais il faut également insister sur l'incroyable réalisation de Brady Corbet. Les plans sont magnifiques, avec des angles de vue souvent originaux, et le rythme du film est parfaitement maîtrisé. La richesse du film ne tient pas qu'à sa forme. Il y a beaucoup d'intelligence car l'histoire offre une double lecture. Le récit de la vie de cet architecte raconte aussi l'Amérique dans tous ses contrastes et paradoxes. Une terre d'accueil tout autant que de rejet, de rêve américain et de misère sociale, de culture et de violence. Ces deux Amériques sont là. Elles l'ont toujours été. Et elles sont le terreau de ce récit d'une grande subtilité. Magnifique.
Très bien joué . Adrien Brody ! Rythmé Mais assez noir, un peu plombant Heureusement 15 dernières minutes aérées Mets une fois sortie, il en reste tout peu de choses Mes films évènement tout de même
Film déroutant et surprenant sur un architecte hongrois qui migré aux États-Unis après guerre et pris sous l'aile du magnat américain qui va se révéler destructeur par sa possession. Un film fleuve ,un peu trop d'ailleurs bien filmé et avec des interprétations haut de gamme de Brody et Pearce. On se perd un peu sans le message du réalisateur et pour ma part je n'ai pas ressenti la transcendance véhiculée par les critiques de ce film.
Un film qui aborde de nombreux thèmes, sans doute trop. L'architecture y est presque négligée contrairement à ce que le titre laisse entendre. Centré sur un personnage qui sacrifie beaucoup à son rêve le film est admirable par son ampleur mais ne suscite guère l'empathie. A voir pour une expérience de cinéma rare de nos jours , pour la beauté des images , pour le plaisir très actuel de voir les USA et leurs milliardaires caractériels critiqués mais un peu décevant quand même.
Très très déçu par Le Brutalist. J’adore les films longs, j’adore Adrian Brody, j’adore l’Architecture (avec un grand A), j’adore les bios ou il y a de la résilience, des belles histoires, du sexe et des larmes. Mais, mon dieu, comment sombrer dans un récit aussi peu intéressant, aussi peu relevé, aussi glauque ? La camera tremblote, entre des prises de vues ‘artistiques’ (notez les guillemets), ca sent le carton pâte, la neige artificielle, et les costard pensés avec application par la costumière. Ca sent le mélo pas abouti, les personnages pétris dans leurs carricatures, le scenario hésitant, haché. On enquille gentiment les cartes postales. Mais manifestement, en lisant les commentaires, je suis un des seuls a être ressorti le moral dans les baskets, me demandant comment on peut sortir ce genre de film en 2025. (et bien primé en plus). Je repense alors à Fellini et ça me remet un peu d’aplomb.
Quel ennui. 3h30 pour cela? Le générique initial, spoiler: qui s'étire en longueur horizontale, annonce que le chemin sera long. Avant que l'épilogue ose nous convaincre que seul le but compte!
Et ce bus de 1948 sous une traînée de jet dans le ciel : ça commençait mal.
Le film est glauque, malsain pour et par ces êtres traumatisés par la vie. Mais tout cloche notamment avec cette construction spoiler: qu'on ne voit jamais et qui n'en finit pas. La fidélité à une histoire vécue aurait pu tout excuser, mais non, l'histoire est pure fiction. L'excursion en Italie quasi fantasmagorique était-elle nécessaire pour mettre en scène ce qui se veut être une des clés du film? L'unanimité des critiques dithyrambiques révèle peut-être que dans le flou, il y a moins de risque à décréter un chef d'œuvre que de crier au film raté. Bref film à éviter.
Déroutant puis passionnant Le thème, la manière de filmer, la beauté de l'architecture, la dureté sous jacente, la description d'une Amérique peut accueillante (miroir de notre époque) .... le je des acteurs est poignant Bref j'ai mis du temps à aimer ce film dont on ressort sonné et passionné
Avec The Brutalist, Brady Corbet signe une fresque ambitieuse et visuellement saisissante qui plonge le spectateur dans l’Amérique d’après-guerre à travers les yeux d’un architecte immigré.
László Tóth, magnifiquement interprété par Adrien Brody, incarne à la fois la grandeur et la tragédie d’un rêve américain teinté de sacrifices. Felicity Jones, dans le rôle de son épouse Erzsébet, apporte une profondeur émotionnelle essentielle à l’histoire. La mise en scène, inspirée de l’esthétique brutaliste, confère au film une identité visuelle forte, renforcée par une bande originale envoûtante signée Daniel Blumberg.
Si le film impressionne par sa direction artistique et ses performances, sa durée (3h34) pourra en rebuter certains. Quelques longueurs alourdissent le rythme, mais elles sont contrebalancées par la puissance de la narration et la beauté des images.
En somme, The Brutalist est un film exigeant mais captivant, qui interroge sur l’identité, l’art et l’exil avec une élégance rare. Une œuvre forte, méritant largement 4 étoiles.
Survivant de la seconde guerre mondiale en Europe, László Tóth embarque dans un bateau pour les Etats-Unis. Il part vivre chez son cousin Attila, émigré de longue date devenu le parfait américain moyen. spoiler: László y apprend que sa femme a survécu alors qu’il la croyait morte. Malheureusement, difficile pour eux d’être réunis à court-terme car l’immigration est coupée. En salle le 12 février.
spoiler: "The Brutalist" est une terrible déception. Du côté des points positifs, je sauve la performance des acteurs principaux, bluffants de réalisme dans l’expression de leurs émotions. Je précise aussi que le film n’est pas ennuyeux et que les 3h36 ne se sentent pas passer : les plans sont nombreux et travaillés. Toutefois... ce que me raconte l’épilogue en 5 minutes, c’est tout ce que j’aurais aimé capter moi-même dans le film, et il n’en est rien. C’est vraiment dommage car ça coupe toute émotion du spectateur pour cette belle histoire architecturale. Je ne m’attends pas du tout à voir arriver le viol de László, qui n’est pas relié au reste de l’intrigue et semble dissonant.
Très belle réalisation très sombre qui nous immerge dans un monde cruel où le protagoniste qui ne cesse de lutter tout au long de sa vie. Un entracte plus que nécessaire, qui nous permet de prendre du recul et échanger sur la première moitié du film.
Si l'on ressent d'abord un certain plaisir à assister à la reconstitution du rêve américain, vécu par un survivant de la Shoah, le film patoge vite dans un clacissisme grandiloquent. Il aurait été zu contraire bien plus intéressant de chercher le contraste entre le brutalisme de l'architecture et la subtilité des personnages. Ici, tout fait bloc, toutes les interactions sont des masses de béton taillées à gros traits.