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No Quarter
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3,5
Publiée le 3 août 2026
Un film intéressant, qui traite de 2 principaux thèmes. L'immigration des juifs hongrois au début de la seconde guerre mondiale et leur difficile intégration dans la société américaine conservatrice. Et la vie d'un architecte précurseur d'un mouvement "moderne" qui met en avant le béton pour ses réalisations. Comme la période traitée est longue (33 ans), il y a des gaps, des ellipses. Malheureusement pour le maintien de l'intérêt du spectateur, ces transitions font baisser le rythme du film. Et 3h35 c'est bien long. Au final on apprécie la virtuosité du réalisateur, la forme souvent plus intéressante que le fond, certaines scènes fortes (la visite du site de Carrare en Italie d'où proviennent les marbres des constructions les plus célèbres du monde (Taj Mahal)), et une musique oscarisée. Mais on en ressort pas bouleversé.
Je vais au cinéma pour beaucoup de raisons, mais lorsque se réunissent ma passion pour l’architecture, la dramaturgie, la photographie et Adrien Brody, comment ne pas y voir un chef-d’œuvre ? Un film comme on en voit malheureusement trop rarement au cinéma.
Il y a des avis très bien rédigés, et le but n'est pas de les paraphraser. En gros, les acteurs sont très bien mais le film est long, pesant, ennuyeux, avec des excès (les humiliations du personnage de Brody) qui ne parviennent qu'à être génants et un épilogue bâclé qui lâche en une minute ce qui aurait pu être le seul intérêt du film : un très léger aperçu du sens du mouvement brutaliste. Et les critiques se pâment en pls : normal, le film n'a été fait que pour eux.
Belle réalisation et beau jeu des acteurs. L'histoire personnelle et professionnelle de cet architecte est intéressante. Les explications à la fin du film concernant les symboles des immeubles qu'il a construit sont vraiment touchantes. Ce sujet aurait mérité, pour ma part, d'être plus exploité. Quelques longueurs pourtant.
Bien joué, l'histoire de ce mouvement architectural sans être transcendante aurait pu valoir le coup d'être raconté, l'intérêt ici est avant tout sur la difficulté de l'immigration et surtout de l'intégration. J'aime bien le rôle du fils de Harrison qui s'evertue à repousser ces "immigrés" de manière très vicieuse, mais beaucoup trop long (pas une critique en soi mais manque de rythme a mon gout, les scènes de ménage sont très longues) et donc ennuyeux et avec des scènes assez bizarres qui font qu'on se perd un peu..
Avec The Brutalist, Brady Corbet signe une fresque monumentale où l’architecture devient le reflet physique des traumatismes historiques, de l’exil et de l’obsession créatrice. La mise en scène impressionne par son ambition formelle, alternant froideur géométrique et débordements émotionnels dans un équilibre souvent fascinant. Adrien Brody porte le film avec une intensité douloureuse, incarnant un homme dont le génie artistique semble inséparable d’une lente autodestruction intérieure. Corbet filme l’Amérique d’après-guerre comme un espace de promesses ambiguës, où la réussite sociale exige constamment des renoncements identitaires et moraux. Malgré une durée parfois écrasante et quelques effets de solennité un peu appuyés, l’ensemble demeure une œuvre singulière et puissamment habitée.
Une fresque romanesque fascinante et captivante qui met en scène l’histoire tumultueuse d’un architecte juif hongrois rescapé de la Shoah qui tente de reconstruire sa vie aux US, interprété brillamment par Adrien Brody récompensé par un Oscar.
Quand on fait un film de plus de 3h, on fait une fresque type parrain ou autre. Malheureusement ici ça sent le remplissage et c’est bien trop long, la moitié suffirait et le film serait intéressant. Moi j’ai décroché
J’ai adoré. Il y a une ampleur, une ambition, quelque chose de profondément habité qui emporte vraiment.... La mise en scène impressionne, le film ose, construit un vrai monde, et pendant une grande partie du trajet, j’étais complètement dedans. Mais la fin est franchement raté. On sent presque qu’il ne savait pas comment conclure tout ça, et c’est d’autant plus frustrant que le reste est à un très haut niveau.
ennuyeux de bout en bout . et bien sur, il faut comme tous film ennuyeux , un truc qui dure plus de trois heures . une pointe d'émotion pendant 5 minutes , juste a la fin . c'est tout .
« The Brutalist » m’intriguait et me faisait aussi peur. Il m’intriguait par les critiques dithyrambiques et récompenses obtenues et il m’inquiétait par sa durée de 3h20, qui peuvent être très longues si l’ennui se profile. Heureusement, il n’en fut rien car la qualité et fluidité de sa narration rendent le visionnage agréable et sans ennui. Brady Corbet injecte une ampleur dans sa réalisation, dont l’esthétique est amplifiée par une photographie magnifique. On pourrait reprocher un coté un peu trop « arty » parfois mais le thème du film étant l’architecture, on peut le percevoir comme une volonté de cohérence de forme et de fond. Les performances d’acteur sont également excellentes. Adrien Brody est à nouveau très impressionnant comme il avait pu l’être dans « Le Pianiste » il y a déjà vingt ans. Malgré ces qualités indéniables, je serai un peu plus mitigé sur la dernière partie du film qui reste assez étrange et m’a laissé un peu sur ma faim. Certains éléments scénaristiques restent en suspens (spoiler: que devient Guy Pierce ? ) et ne permettent pas de clôturer le film de façon pleinement satisfaisant. Il m’a également manqué une implication émotionnelle plus forte pour que le film ne m’investisse plus encore. J’ai donc apprécié le visionnage d’un film plein de qualités esthétiques et à la narration excellente mais je reste plus mitigé sur un scénario qui m’a perdu sur la fin. Note : 15/20
Le réalisateur défend une thèse dans ce film : l'antisémitisme de l'Allemagne nazi se propage aux Etats-Unis dans l'expérience migratoire des Juifs après la Shoah, et inéluctablement l'émigration vers Israël est la seule solution opposée à l'assimilation complète. Pour démontrer son point, il utilise l'architecture monumentale, qui sème l'ambiguïté avec les grandes réalisations nazi, et suit la vie d'un architecte Juif émigré aux USA. Le nazisme est tout contenu dans une famille WASP dont l'antisémitisme est clair dans les actes et dans les mots (un titre en gros comme la devise des camps, "nous vous tolérons", les clichés convoqués...), et les membres de cette famille incarnent une domination perverse, meurtrière et irrationnelle. Finalement, c'est elle qui permet l'érection d'un bâtiment monumental qui rappelle symboliquement, intimement et émotionnellement l'expérience juive de la guerre, c'est ce que raconte Zsofia dans l'épilogue du film. Car, le film traite aussi d'une histoire d'amour impossible après les traumatismes : un couple impuissant et paraplégique, qui subit la domination sociale (alors même qu'on ne voit aucune scène avec d'autres personnes). Le film se résume complètement dans ce bloc de marbre qui clot la deuxième partie : c'est ce même bloc manquant dans le plan fixe de la carrière de marbre à la suite de la scène de viol, et qui est présent en forme de trapèze, lisse et sans accroc avec une croix dessiné par la lumière dans la chapelle une fois le bâtiment abouti. Cette idée vient de Lazslo et c'est d'ailleurs lui qui insiste pour utiliser du marbre de Carrare, et retourner voir un ami anarchiste en Europe, et c'est par ce bloc de marbre que le dossier est relancé. Le marbre symbolise la pureté et l'éternité, ce qui est assez intrigant et malin de l'avoir convoqué tout au long du film, surtout en opposition au béton, jugé cheap d'ailleurs. J'ai moins aimé les clichés sur les artistes junky et torturés, dont j'ai trouvé les ficelles du personnage un peu grosses.
Très bons acteurs surtout Brody et Pearce mais après une première partie d'exposition intéressante quoiqu'un peu longuette, on a du mal à accrocher dans la seconde partie. Il souffre à mon sens d'un manque de rythme et surtout d'une absence de ressorts dramatiques. Et puis, c'est si sérieux. Il n'y a aucun second degré. Les scènes sont parfois très verbieuses et l'action peine à poindre. Finalement on perd un peu le fil et l'on se détache du destin des personnages. Du coup, on se fiche un peu de ce qu'il leur arrive ou pas. Et la fin est presque risible. Cela reste toutefois un film très honnête niveau qualité mais il aurait gagné beaucoup à avoir un scénario plus abouti (et travaillé) et une mise en scène plus réfléchie (plus intelligente même, le film est gorgé de "clips vidéos"). Sur le même modèle de film fleuve, je vous conseille bien sûr Il était une fois en Amérique, le chef d'œuvre de Sergio Leone et There will be blood de PT Anderson.
Je suis passé complètement à côté de ce film alors autant dire que j ai senti passé les trois heures et demie. Mise à part la scène d introduction que j ai trouvé brillante, je me suis quasiment immédiatement détourné des personnages et d une histoire qui sur le papier aurait du être intéressante. La faute à une mise en scène erratique qui enchaîne plan fixe et caméra tremblante. Un film à l image de la création de cet architecte de couleur béton et acier, dramatiquement austère et fade. On sent une volonté de renouer avec le grand cinéma classique hollywoodien mais le film échoue totalement à ce niveau en étant plat et linéaire.