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LEXinéma
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2,0
Publiée le 28 août 2025
Certes, Adrien Brody est très bon. Certes, la photo est plutôt belle, et ça fait plaisir de revoir le format VistaVision, qui était la pointe technologique des années 50 et donnait une texture poussée à la couleur et à la pellicule dans un grand format. D'ailleurs, Brody et Lol Crawley, le directeur de la photographie, ont tous les deux reçu un Oscar, mérité selon moi.
Mais sur le reste, j'ai trouvé cela plutôt raté. Les deux tiers du film se laissent regarder, mais alors le dernier tiers est incompréhensible et accentue tous les défauts du film. On ne sait pas vraiment ce que le film veut raconter. Est-ce qu'il parle de l'exploitation des immigrés par les riches ? Est-ce une histoire d'amour ? Est-ce que cela parle d'artistes ? De ce que la guerre et l'enfer des camps de concentration ont changé en eux ? D'architecture ? De brutalisme ? Tout cela est confus et peu inspiré.
Le premier plan sur le bateau avec la statue de la Liberté à l'envers donne le ton et offre une symbolique forte, mais on ne retrouve jamais autant de mise en scène plus tard dans le film. C'est comme si les critiques s'étaient arrêtés à l'intention de cette introduction et n'avaient pas vu le reste du film, en pensant l'avoir compris.
Puis le film continue son déroulé, rempli de clichés à Oscars, et soudain, brutalement (ha ha), c'est fini. Pire encore, l'épilogue n'est qu'un discours congratulatoire qui parle de ce que le film aurait dû évoquer.
Impression mitigée sur The Brutalist, vu en deux fois en VOD. Il y a plein de choses intéressantes : l’arrivée de rescapés de la Shoah en Amérique, Ellis Island, la création d’israel et l’appel pour de nombreux juifs. Quand même ce mouvement d’architecture moderniste avec des formes géométriques massives, incarné par un architecte fictif.
Mais le film est desservi par 3 choses : c’est gris et terne comme une pierre tombale du début à la fin (1). le personnage central de Lee Van Buren est caricatural (2). la relecture de l’histoire de l’Amérique à travers les fantasmes woke de 2024, c’est lourd et raté (3) mais ça vaudra peut etre un oscar ? (On a bien eu Annie Ernaux Nobel de littérature)
Sinon je ne dis pas que c’est un film à éviter. Ce n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas le chef d’œuvre annoncé.
"The Brutalist" aurait pu être excellent s'il avait contenu moins de salacité. On se serait aisément passé de la séance pornographique du début, de même que des excitations manuelles entre époux, lesquelles ne regardent qu'eux. Pour le reste, c'est admirablement écrit et joué. Certaines séquences sont sublimes, comme la traversée italienne de la carrière de marbre.
The Brutalist est un film visuellement soigné, mais beaucoup trop long pour ce qu’il raconte. De nombreuses scènes semblent inutiles et nuisent au rythme général, rendant l’ensemble assez ennuyeux. Le sujet, pourtant fort — le mal-être et l’exil des Juifs après la Seconde Guerre mondiale — aurait mérité un traitement plus resserré et percutant. Adrian Brody livre une prestation remarquable, habitée et sensible, qui maintient l’intérêt malgré la lenteur de l’ensemble. Le film aurait gagné à être plus concis pour mieux faire ressortir son propos. Une œuvre ambitieuse, mais plombée par un excès de longueur et un manque d’efficacité narrative.
« The Brutalist » est une très bonne surprise ! Bizarrement, l'intérêt de ce film m'avait échappé à sa sortie. Adrien Brody a joué dans tellement de nanars (probablement alimentaires) et de films moyens depuis « Le Pianiste » que j'avais perdu tout intérêt pour lui. Mais il est vrai qu'après un rôle aussi fort que « Le Pianiste », ce n'est pas tous les jours qu'on peut trouver des scénarios à cette hauteur. Assurément, l'histoire de « The Brutalist » l'est. Inutile de revenir sur cette histoire fictionnelle à laquelle on croit de bout en bout, vous la trouverez partout. Ce qui est important de savoir c'est que la durée de 3 h 34 n'est nullement pénible, il n'y a pas une minute d'ennui ou inutile, mieux j'ai même l'impression que des scènes importantes ont été sacrifiées pour rester dans une durée acceptable ; à moins que le réalisateur n'ait préféré nous laisser imaginer ce qui s'est passé. C'est d'ailleurs beaucoup l'intérêt de cette façon de raconter et de filmer qui suggère beaucoup et laisse une place à l'imaginaire du spectateur. Après un film aussi abouti et fort, je suis curieux de connaître ce que Brady Corbet va encore être capable de nous raconter et réaliser d'autant qu'il est jeune (36 ans) et s'il se bonifie avec l'âge, assurément, il va devenir un très grand. Bref, à voir sans modération.
"The Brutalist" évoque le déroulement chaotique d'un projet de longue haleine, mené par un architecte hongrois rescapé des camps de concentration et émigré aux Etats-Unis. Ironie du sort, le film connut lui-même une production sacrément compliquée (entre autres) par le coronavirus. Voyez plutôt, à la base devaient y jouer Joel Edgerton, Marion Cotillard, Mark Rylance, Sebastian Stan et Vanessa Kirby ! Aucun d'entre eux ne sera finalement présent, mais difficile de s'en plaindre quand on voit la prestation de Guy Pearce, Felicity Jones, ou Adrien Brody. Ce dernier étant particulièrement déchirant en architecte brisé par la guerre, qui garde néanmoins un face robuste, à l'image du béton qu'il affectionne tant. Certains seront rebutés par la durée luxueuse, osera-t-on dire déraisonnable (3h35 !). Et je dois avouer que c'est ce qui m'a réfréné de le voir en salles (vu en vidéo). Mais sans verser dans la prétention, Brady Corbet a sincèrement voulu livrer une fresque dans la pure tradition de l'Âge d'Or hollywoodien. On y retrouve même une ouverture et une entracte, à l'ancienne ! Le réalisateur s'est également permis la folie de tourner en VistaVision, format pellicule de la grande époque, aujourd'hui totalement délaissé. Pour l'anecdote, en version physique le film s'étale sur 26 bobines (!). Paradoxalement, Brady Corbet ne s'est visiblement pas interdit d'avoir recours au dernières technologies. "The Brutalist" ayant généré une polémique parce de l'IA aurait été utilisée pour retoucher les dialogues en hongrois des deux acteurs principaux. En tout cas le résultat à l'écran est très beau. Entre les problèmes de production, la durée, le calibre des acteurs embauchés, et les décors choisis, il est très difficile de croire que tout cela a coûté moins de 10 millions de dollars ! Car "The Brutalist" marque. De par sa dramaturgie, qui évite de tomber dans le récit facile avec des personnages complexes. Laszlo, rescapé de la guerre et des camps, émigré sans sa femme, semble enfouir et bétonner ses blessures face à un pays guère accueillant. Face à lui, Harrison, un mécène appréciant sincèrement son travail et capable de vraie générosité... mais aussi jaloux, raciste, colérique, et terriblement snob. Et de par ses sujets. Trauma de la guerre et de l'Holocaust. Mirage du rêve américain et intolérance de la société. Ainsi qu'un coup de coude à l'Amérique moderne, avec une évocation de la gestion des migrants... ou de la crise des opioïdes ! Enfin, le film offre des scènes très intéressantes. Des passages intimistes. Des débats techniques autour du projet dont Laszlo a la charge, qui plairont aux amateurs d'architecture. La vision d'une carrière de marbre pure et angélique, qui sert en réalité de passage vers un lieu de débauche presque infernal. Ou ce final, qui contribue à une vision pertinente de l'architecture... pour enchaîner sur une musique plutôt inattendue ! spoiler: On apprend ainsi que Laszlo aurait conçu son chef-d’œuvre pour exprimer son trauma de l'Holocaust, le bâtiment évoquant les camps de concentration et la relation avec sa femme. Laszlo a-t-il vraiment réfléchi à tout cela et manipulé depuis le départ ses mécènes ? Etait-ce inconscient de sa part ? Ou cette explication est-elle une fumisterie opportune d'analystes intellectuels ?
Sans être un monument, "The Brutalist" est une fresque à l'ancienne réussie, qui ne manque pas de complexité thématique.
C’est un film très beau visuellement — la photo est vraiment soignée — et Adrien Brody est excellent, rien à dire sur son jeu. Par contre, l’histoire m’a un peu ennuyée … et franchement, je n’ai pas trop compris pourquoi on nous la raconte. C’est long (trois heures), mais étonnamment, ça passe vite, donc au moins c’est pas long et interminable. Cela dit, je reste perplexe face à l’enthousiasme des critiques. Je suis clairement passé à côté de quelque chose je pense....
L'art et l'amour plus fort que l'horreur et la distance qui auraient pu les détruire : Le sujet paraît rabaché mais ce film le traite d'une manière complètement inattendue. Les personnages sont d'une rare intensité. Magique.
superbe film. Adrian Brody joue très bien et Félicity Jones interprète son rôle a la perfection. c' est prenant et magnifique. ca sort de l'ordinaire. on a encore des images plein la tête et enfin c'est pas courant que un long métrage parle du rêve américain avec ses joies et ses peines. j'oubliai ce film nous montre aussi que l'amour entre deux personnes est plus fort que tous. donc courez voir The Brutalist
Je m'attendais à un chef d'oeuvre vu les critiques et j'ai été bien déçue... 3h30 beaucoup trop long. Adrien Brody joué très bien mais je n'ai pas accroché avec ce film
Tout comme Émilia Perez, ce film aurait mérité l'oscar du meilleur film 2025, au-delà de la polémique qui l'a déclassée. (utilisation de l'intelligence artificielle pour donner un accent hongrois).
Il faut d'abord retenir le jeu d'Adrien Brody un acteur que j'ai toujours apprécié, crédible et fort dans l'émotion bien aidé par une Félicity Jone saisissante.
La fin est surprenante. c'est un long film long, et on ressent la lenteur, ma note 13/20
D’une durée de 3h35 – comprenant un entracte de 15 minutes – The brutalist raconte l’ascension d’un architecte juif hongrois rescapé de la Shoah, qui va émigrer aux États-Unis en 1947 dans l’espoir d’y reconstruire sa vie. Tournée en un temps record, avec un budget relativement modeste, cette fresque à l’ambition évidente symbolise la résistance d’un certain cinéma américain indépendant. S’il ne réserve pas de grandes surprises, ce long-métrage maîtrisé de la première à la dernière scène est une somptueuse plongée au cœur des affres de la création artistique, de la dépendance aux commanditaires qui possèdent l’argent, et dresse le portrait sombre et sans concession d’une Amérique enracinée dans le racisme, l’antisémitisme et le patriarcat.
L'histoire, sur près de trente ans, d'un architecte juif né en Hongrie, László Toth. Revenu d'un camp de concentration, il émigre après la fin de la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis pour connaître son "rêve américain". Le film embrasse le destin hors normes de cet architecte hongrois fictif, un grand visionnaire, formé au Bauhaus et survivant de la Shoah, qui débarque aux Etats-Unis après la guerre avec son savoir-faire pour tout bagage et y déchante cruellement.
Le film ambitieux du jeune cinéaste américain Brady Corbet (d'une durée de 3h35), faisant l'unanimité auprès de la presse, a laissé pas mal de spectateurs sur le carreau. spoiler: Lorsque je suis tombée sur une bonne vingtaine de notes extrêmement basses, j'ai longuement hésité à me lancer dans cette aventure. Peur de l'ennui, des longueurs. Mais il n'en fut rien. Je n'ai pas souhaité faire la moindre pause, je me suis laissée porter par le film pour finir par me dire que j'aurais aimé en voir plus encore. J'ai ressenti une forme d'envoûtement, le rythme n'est pas lent au sens péjoratif du terme. Il permet surtout de se poser, de contempler, de prendre le temps de se sentir habité. Il est magnétique.
La bande son, globalement anxiogène, colle parfaitement à l'univers et à la tension dramatique. Les décors sont somptueux, avec une mention spéciale pour les carrières de marbre de carare, à couper le souffler. À ce moment du film, le temps est suspendu. spoiler: Un drame va s'y produire, un drame que notre personnage va taire, profondément humilié, et son comportement va alors radicalement changer, habité désormais par une colère et un sentiment d'humiliation plus grands encore qu'à son retour de la guerre. Il va se mettre à détester ce pays et ces gens bien plus encore. Ces gens qui ne se laissent guider que par le capitalisme, autre violence pour tous ces juifs fraichement débarqués des camps et vivant dans la misère, exclus de cette société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas et dont ils sont de toute façon écartés. La violence est récurrente. Elle est palpable dès la scène d'ouverture. Puis ensuite, tant de phrases qui se veulent anodines écrasent notre protagoniste, et le renvoient sans cesse à sa condition miséreuse. C'est un grand homme, son talent est reconnu, mais en tant que juif il n'est rien. Je suis peut-être naive, et ignorante sur le sujet, mais au vu du statut dont jouissent beaucoup de juifs dans l'Amérique actuelle, je n'avais jamais imaginé qu'il régnait dans ces années-là un tel antisémitisme là-bas. Adrian Brody est un acteur hors pair, on le sait, et ici encore il campe son personnage avec virtuosité. J'ai ressenti une grande empathie pour lui. spoiler: Je ne comprends pas toutes ces critiques qui écrivent que les personnages, et lui particulièrement, ne sont pas attachants. Bien au contraire!
J''ai été comblée par cette fresque monumentale, un chef d'oeuvre d'une grande singularité, et bien au-delà de mes espérances. Ce film ne ressemble à aucun autre.
Oui c'est un monument, bénéficiant d'une réalisation chirurgicale avec un immense acteur à l'appuie. Néanmoins, à force de mettre le personnage principal plus bas que terre, cela m'a lourdement gêné et je suis sorti de la salle contrarié.