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Baatoou
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4,0
Publiée le 26 mai 2025
Très bon film, qui narre l'histoire fictive d'un architecte juif hongrois qui immigre aux USA pour vivre le rêve américain. Pour une fiction j'ai trouvé la trame et les personnages très réalistes, l'histoire prend des moeurs de l'Amérique d'après guerre et les incorpore adroitement dans le film. On suit avec intérêt le rapport de force entre un artiste et son mécène qui viennent de 2 mondes complètement différents, mais qui n'empêche pas de voir les parallèles entre les 2. Les décors et les costumes sont superbes, certaines scènes de contemplation sont vraiment magnifiques toutefois le film est très sombre et la plupart des scènes ont lieu dans des espaces exigus, ce qui donne en permanence un sentiment de gêne (sur 3h30 c'est long). Et justement, la durée du film n'est justifiée que par un rythme non maîtrisé, avec des scènes sans importance qui s'éternisent les unes après les autres, et ça se ressent, on s'ennuie plusieurs fois.
Film épique mais que je trouve pique pas mal, et c'est mal. C'est de l'aventure professionnelle pour l'architecte mais pas si intéressant pour nous. Il y a quand même des surprises qui rendent les histoire scabreuses bien réelles. Bref, les méchants sont parmi nous.
Malgré sa longueur inhabituelle (3h20 tout de même), the brutaliste est fascinant et captivant à suivre grâce notamment au talent incontestable des acteurs principaux et à son histoire folle et démesurée. C'est la consécration d'une carrière pour l'acteur principal Adrien Brody qui excelle dans son jeu d'acteur devant la caméra; il interprète alors un immigré hongrois arrivé en Amérique afin de commencer une nouvelle vie avec sa femme. Une histoire vraie et chronologiquement bien réalisée. De belles surprises scénaristiques attendent le spectateur malgré quelques longueurs de dialogues qui cassent la dynamique de l'histoire de temps à autre mais on est de nouveau rapidement happé par cette histoire dramatique qui semble irréelle. De très belles prestations , une bande son de qualité et une réalisation impeccable pour ce film sont à mettre en avant.
"The Brutalist" est une fresque de 3h34 qui suit le parcours de László Tóth, un architecte hongrois juif survivant de la Shoah, interprété par un Adrien Brody magistral. Arrivé aux États-Unis en 1947, László cherche à reconstruire sa vie et sa carrière, confronté à la fois aux promesses du rêve américain et aux réalités d'une société marquée par l'antisémitisme et le capitalisme triomphant. Le film est structuré en plusieurs chapitres qui explorent les tensions entre l'art et le pouvoir, la mémoire et l'oubli, l'idéal et le compromis. La mise en scène de Corbet est d'une précision remarquable où chaque plan est composé avec une rigueur presque architecturale. Voici une proposition cinématographique audacieuse et profondément humaine, qui interroge avec acuité les fondements de notre société moderne.
The Brutalist est un drame poignant qui nous plonge dans la vie de László Tóth, un architecte hongrois qui, après avoir survécu à l’Holocauste, cherche à reconstruire sa vie aux États-Unis. Mais le film n’est pas seulement une histoire de réadaptation après un traumatisme ; c’est aussi une exploration de l’art, de la créativité et des sacrifices nécessaires pour suivre ses rêves dans un monde souvent cruel.
Le film, réalisé par Brady Corbet, est porté par une esthétique forte, où l’architecture brutaliste caractérisée par des formes massives en béton devient un personnage à part entière. Ces structures froides et imposantes reflètent non seulement l’univers mental du personnage principal, mais aussi la dureté de son parcours. Le béton, symbole d’une époque marquée par des conflits et des tensions, illustre à la fois les obstacles extérieurs et les blessures intérieures de László.
Ce qui rend le film intéressant, c’est la manière dont il aborde les conflits intérieurs du protagoniste. László ne se contente pas de lutter contre un monde impitoyable, mais aussi contre ses propres démons, ses traumatismes et ses choix de vie. Ses relations personnelles, notamment avec sa femme, sont fragilisées par son obsession de l’architecture et de la réussite, ce qui rend son parcours encore plus humain et complexe.
The Brutalist est un film qui parle de l'art comme moyen de guérison, mais aussi de la réalité souvent difficile de ceux qui poursuivent leurs passions. C’est une réflexion sur la difficulté de se reconstruire après un passé douloureux et sur la tension entre l’idéal artistique et la dureté du monde réel. Un film à la fois beau et intense, qui laisse une impression durable.
Le film est long pour pas grand chose, les scènes intimes sont nombreuses sans réelle intérêt et utilité pour la compréhension du film. Le jeu d’acteur est passable.
Un grand film, qui frôle le chef-d’œuvre sans tout à fait l’atteindre. Une demi-étoile s’égare en chemin : un quart pour avoir laissé en friche le sujet pourtant central: l’architecture brutaliste, réduit ici à un décor, alors qu’il aurait pu être un personnage à part entière ; l’autre pour quelques longueurs évitables, qui portent le film à 3h30, là où une coupe plus resserrée aurait servi le récit.
Mais au-delà de ces réserves, c’est du grand cinéma. Adrian Brody est magistral en László Toth, présence magnétique et fragile à la fois. Il traverse l’écran avec une intensité qui fait oublier les minutes. La mise en scène, portée par une photographie somptueuse, parvient à donner corps aux espaces, à faire exister les lieux non comme des symboles écrasants, mais comme des résonances silencieuses du personnage. Une œuvre ambitieuse, inégale peut-être, mais profondément habitée.
Un film dense et qui tient sa durée, malgré ses 3h30. Découpée en plusieurs parties : un prologue, un épilogue, et entre les deux, une partie qui s'appelle "L'énigme de l'arrivée (1947-1952)" et une deuxième partie "La quintessence du beau (1952-1960)". Avec un scénario (signé Brady Corbet et Mona Fastvold) qui combine destinée individuelle et mouvement cosmogonique. La destinée individuelle concerne Adrien Brody, persécuté à Budapest et qui rejoint les USA. Il est architecte et croisera par hasard un millionnaire qui lui fait une commande, un centre communautaire comprenant une bibliothèque, un théâtre, un gymnase et une chapelle, le tout dans un seul et même bâtiment, tout ceci en l'honneur de sa maman décédée.
Brady Corbet réussit la gageure de fabriquer un film à la fois académique et expérimental sur la forme. Les montages séquences, l'utilisation de la musique, la photographie. C'est un produit qui titille les yeux. La forme la plus marquante est une photographie très sombre, une utilisation de la musique comme un coup de poing, assez peu subtil, mais servant la narration, et des montages-séquences réguliers.
Le film évoque la persécution des juifs, l'antisionisme, la création d’Israël, le racisme anti-noir. Mais aussi, la vie sentimentale et de couple d'Adrien Brody. Par contre, le personnage d'Adrien Brody ne suscite par particulièrement l'empathie : il est égoïste, il ne s'occupe par beaucoup de sa femme. Il est pleutre lorsqu'il est en face de son patron qui l'emploie exclusivement.
Le scénario passe peu de temps à parler de création artistique et de création d'architecture. C'est l'élément qui peut décevoir.
Chef d’œuvre a découvrir d’urgence pour la qualité de l’interprétation d’adrian broddy et des décors extraordinaires. Courrez le découvrir vous ne le regretterez pas.
Chacun aura trouvé des longueurs dans un film de 3h30, mais à mon avis il y a aussi tellement de scènes très intéressantes et marquantes qu'il fallait des temps de pause, les personnages attachants. La notion d'entracte inclus dans le film un peu étrange, d'autant que le cinéma n'a pas jugé nécessaire de rappeler une personne pour vendre les sucreries et boissons qu'il propose pourtant .
Assez déçu au final. Un film ambitieux (peut-être trop) qui nous en rappelle un autre... mais qui m'a perdu. Adrian Brody reste au top évidemment et n'a pas volé sa statuette (jumelle). J'ai trouvé ça un peu trop long (malgré l'entracte) et brouillon.
Belle œuvre que j'ai vu en VF, casting sympa( Felicity Jones méconnaissable), une écriture tellement fluide que les 3h15 de film passent sans problème, tellement qu'on croirait a un hommage à un homme ayant existé alors qu'il n'en est rien. Tout est fictif...sauf le brutalisme dont j'ai appris l'existence grâce au film et...au titre