The Brutalist
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601 critiques spectateurs

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Lourenco Carlos
Lourenco Carlos

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
L'histoire, sur près de trente ans, d'un architecte juif né en Hongrie, László Toth. Revenu d'un camp de concentration, il émigre avec sa femme, Erzsébet, après la fin de la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis pour connaître son "rêve américain". Visuellement magistral, artistiquement noble, mais d’une lenteur presque rédhibitoire.

Brady Corbet livre avec The Brutalist un pur objet de cinéma d’auteur : une fresque austère, stylisée, portée par un Adrien Brody exceptionnel. L’acteur incarne un architecte brisé par la guerre, reconstruit par le béton, avec une intensité rare. Mention spéciale pour sa prestation en hongrois, totalement investie, presque chamanique.

C’est un film esthétiquement superbe, chaque plan respire la photographie, la géométrie, l’architecture mentale du personnage. La direction artistique est irréprochable, la symbolique omniprésente. Brody ne joue pas, il habite ce rôle.

Mais voilà : le rythme, lui, est un chantier.
3h35, c’est long. Trop long. Même pour les fans de grandes œuvres comme Interstellar, Oppenheimer ou Dune. Il manque ce liant, cette tension narrative qui donne un second souffle. On aurait gagné à couper 45 bonnes minutes et insuffler un peu plus de musicalité dans la mise en scène. Un thème classique intense, des idées visuelles plus vivantes (dessins, croquis animés), auraient permis au film de vibrer davantage.

En l’état, The Brutalist ressemble à une cathédrale du 7e art : majestueuse, impressionnante, mais parfois froide et silencieuse. Un film à voir une fois, avec respect. Mais pas forcément à revoir. “The Brutalist” – Magnifique mais soporifique
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Pour son troisième long-métrage, Brady Corbet porte un projet ambitieux tant sur la forme que sur le fond. Sur le premier point, le résultat est majestueux avec des prises de vues au format VistaVision (procédé ayant surtout eu cours dans les années 1950) et s’octroyant même le luxe d’insérer un entracte de quinze minutes au milieu de son film. Cet hommage au cinéma justifie certainement l’engouement de la presse professionnelle et la pluie de récompenses obtenues. Sur le fond, là encore, l’intention est immense avec une histoire riche qui s’étire sur plus de 3h30. Le scénario contient une multitude de thèmes (la Shoah, l’exil d’émigrés juifs aux Etats-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les difficultés d’intégration sociale, la création de l’état d’Israël, la passion professionnelle, l’architecture brutaliste, l’addiction à la drogue, etc.). La liste est longue, certainement trop longue compte tenu finalement de la faible charge émotionnelle que procure cette épopée. On reste dans le contemplatif sans ressentir d’empathie pour le personnage principal tout autant détestable qu’admirable (interprété par Adrien Brody qui obtient l’Oscar du meilleur acteur en 2025). Bref, une œuvre imposante qui aurait mérité d’être plus concise ou alors développée dans le cadre d’une série télévisée.
Stan
Stan

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2025
Histoire pas toujours cohérente, malgré un bon début et des acteurs de qualité, je suis sorti décontenancé et un peu déçu du visionage.
Anthony DA SILVA
Anthony DA SILVA

11 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Si on note la réalisation vs l'ambition ce film vaut 5 étoiles. Une réalisation monumentale pour nous happer dans la brutalité de ce monde, celui traumatisé par la guerre puis par le capitalisme sauvage et brutal des années 50 à 70.
Pourquoi 3 étoiles alors ? Car le film n'explique rien puisqu'il n'y a rien à expliquer, c'est la vie et c'est comme ça. Les personnages avancent avec leurs traumatismes, leur brutalité, subie ou imposée comme nous l'impose la réalisation. Et en tant que spectateur certaines scènes particulièrement traumatisantes, ainsi que les non explications de cette violence réelle ou symbolique m'ont fait me sentir particulièrement mal. J'imagine qu'est là tout le propos.
Enfin le jeu d'acteurs, la photographie et la bande son sont particulièrement réussies et donne une impression de mouvement là où le décor est ancré dans le sol.
A voir une fois dans sa vie mais pas pour tout le monde.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2025
Biopic intéressant et qui montre, une fois de plus, les conséquences de la xénophobie omniprésente dans le monde...
Ici, l'intelligence et le génie parviennent à surmonter ce mur, mais quel perte de temps et d'énergie....
Lachainemusic
Lachainemusic

22 abonnés 420 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Guillaume Tell est un drame historique remarquablement bien réalisé qui met en lumière la légende du héros suisse avec une intensité et une authenticité remarquables. Le film dépeint avec rigueur et émotion le combat du personnage éponyme pour la liberté de son peuple face à l’oppression autrichienne, en mêlant brillamment action, stratégie et moments plus intimistes.

Le casting est impeccable, avec une prestation marquante du comédien principal, qui incarne Tell avec force, vulnérabilité et charisme. La reconstitution historique est soignée, que ce soit dans les décors, les costumes ou les batailles, apportant un souffle épique et immersif.

La bande-son accompagne efficacement l’ensemble, renforçant la tension dramatique.
L’écriture du scénario réussit à équilibrer narration classique et scènes d’action haletantes, tout en n’oubliant pas les enjeux humains et psychologiques. Le rythme est soutenu sans jamais sacrifier la profondeur.
Benoursette
Benoursette

11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2025
il faudrait m'expliquer!!! film détestable dans la réalisation dans l'histoire, dans la musique ..... bref a l'opposé comme d’habitude a ĺopposé du jury de Cannes.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 357 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2025
Ce film ne m’a malheureusement pas convaincue. Malgré la diversité des thèmes abordés – immigration, handicap, homosexualité, toxicomanie –, je n’ai jamais réussi à m’y attacher. L’histoire manque de rythme et d’intensité, et malgré sa longueur, elle ne parvient pas à captiver.
Côté interprétation, les acteurs sont pourtant excellents : Adrien Brody incarne avec justesse cet architecte en quête de reconstruction, et Guy Pearce campe un millionnaire égocentrique et capricieux avec un brio remarquable. Dommage qu’une ambiance plus immersive et un scénario plus captivant n’aient pas soutenu cette performance.
Au final, c’est un film qui ne m’a pas marquée, et dont je garde peu de souvenirs.
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Une fresque romanesque ambitieuse et éprouvante, un peu trop dans la démonstration et d'une longueur un peu rebutante. Adrian Brody reste un acteur exceptionnel.
J.-C
J.-C

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
Brady Corbet.

Vous avez déjà entendu parler de Brady Corbet ?

Vous devriez !

Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une pépite. C'est presque un choc.

C'est un film impérial, brutal, brillant, fracassant, ambitieux, merveilleux, qui n'aura rien coûté, où le talent s'expose et s'expulse chaque seconde. Car c'est l'humanité qu'on expose, et car c'est elle que malheureusement on expulse aussi.

C'est une œuvre judicieuse, nécessaire et déstabilisante, un 푟푒푣푖푣푎푙 du cinéma tel qu'on n'en fait plus.

On nous aurait dit, il y a plusieurs années, que l'Américain Brady Corbet, le gentil blond traumatisé de l'excellent film de Gregg Araki, 푀푦푠푡푒푟푖표푢푠 푆푘푖푛, aurait écrit, réalisé et produit un pareil chef d'œuvre pour les publics d'Europe et des États-Unis – et chef d'œuvre est peut-être en deçà de ce qu'il faudrait écrire réellement, je ne l'aurais sans doute pas cru.

Car Brady Corbet est un grand. Un très très très très grand.

L'architecture et sa caractéristique créatrice, le laid et le beau, l'évident et le fluide, les fondements d'un être humain qui se tient devant vous pour être, vivre et bosser malgré la douleur, l'immigré qui est un exilé qui se tient debout, face à l'adversité, contre l'abjection, et porte son exil fantôme, le songe de la liberté...

...autant de sujets dont le fascinant traitement formel vous fera aimer le bel Adrien Brody, jamais plus viscéral, jamais si vertigineux – si bien sûr 푇ℎ푒 푃푖푎푛푖푠푡 ne vous avait pas contentés, et spoiler: haïr le personnage admirablement interprété par l'inspirant Guy Pierce, plus détestable que jamais.


(Parce qu'on peut rêver de liberté autant qu'on veut : on est toujours un peu enfermé par son expérience. Il se trouve que l'architecture peut en être l'exclusif et intemporel témoin. Que toutes et tous les amateurs de vieilles pierres se penchent là-dessus : on ne peut refuser à la réhabilitation du béton sa profonde immensité, pas au service du 푏푒푎푢, mais du 푣푟푎푖, ce qui peut être plus beau encore !)

En construisant des mondes architecturaux, il est sans doute possible de construire des individus. L'audace du film est d'affirmer que l'inverse est également pensable : en construisant des individus, l'Histoire et les hommes ont en effet construit des mondes.

Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une œuvre où la structure du rêve et celle de la lumière peu à peu se font cauchemar et obscurité.

Il faut tâcher de percevoir cet objet de cinéma comme une bataille pour le 푣푟푎푖, une raisonnable aliyah pour toutes et pour tous, un géant et bouleversant voyage qui cherche à amener de nouveau la lumière à des sociétés où l'insensé gagne du terrain.

C'est un édifice immédiat pour le cinéma, une structure inébranlable de béton armé, dont les fondations vous saisissent irrémédiablement, et immédiatement, dès les premières minutes, afin que jamais vous ne puissiez lâcher du regard l'objet esthétique qu'on vous présente.

( spoiler: avec, pour les amoureux d'Italie, un trip à Carrara dont il peut être difficile de se remettre
)

En un mot : 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est bel et bien monumental.
Le Seigneur des Films
Le Seigneur des Films

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Grand film ! Cette fresque architecturale portée par un Adrien Brody bouleversant et un Guy Pearce comme on a rarement l'habitude de le voir, Brady Corbet nous propose un film d'une réflexion magique. Bien qu'il dure 3h, The Brutalist n'ennuie presque par et permet d'aborder le mouvement architectural même pour ceux qui ne connaisse rien, tout en montrant jusqu'où l'homme est près à aller pour vivre de sa passion.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2025
À voir le battage autour de ce film, les prix, les critiques qui rivalisent de platitudes enthousiastes, on pouvait s’attendre à un grand, un très grand film, à la hauteur de ceux de Cimino, Scorcese, Leone et j’en passe ! ??? Le flop.
Comme tout a été dit et même surévalué sur la mise en scène et l’interprétation, je ne parlerai que de ma déception sur cette histoire délayée à l’extrême - 3h30 ! - et presque ennuyeuse, affétée et artificielle. Une histoire transformée en un long cortège de malheurs, ceux de notre société malade, ceux de la « l’empire américain », mais totalement dénuée de toute empathie, de toute humanité profonde.
Une création ambitieuse qui vous étouffe, vous écrase, sans vous élever ni vous emporter.
AlexLaloix
AlexLaloix

179 abonnés 1 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
C’est sans conteste que "The Brutalist" s’impose comme l’un des films les plus marquants de l’année. Avec ses 3 h 34, on pouvait craindre une œuvre trop longue ou ennuyeuse, mais le récit parvient à captiver du début jusqu’à la presque fin. La dernière heure se fait un peu plus lourde, certes, mais sans jamais briser la force du film. La mise en scène, élégante et maîtrisée, reflète quant à elle parfaitement le style architectural que l’histoire explore. Côté interprétation, Adrien Brody livre une performance intense et porte à lui seul le film sur ses épaules. "The Brutalist" est évidemment un grand film de cinéma, sans être pour autant totalement bouleversant. On n’en ressort pas forcément ému, mais très impressionné par la rigueur et la maîtrise de l’ensemble. Une expérience cinématographique puissante, qui mérite ses nominations et ses récompenses, et qu’il faut voir au moins une fois.
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17/20
Critique sur The Brutalist (film)
Vu le 15 octobre 2025 sur CANAL+
Timothé G.
Timothé G.

1 abonné 44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
The brutalist propose une fresque de l'Amérique post seconde Guerre Mondiale. La 1ère partie se concentre sur l'arrivée en terre promise, avec tous les espoirs que cela comporte, en termes de succès pour n'importe quelle personne. Le film montrera spoiler: une réalité tout autre et bien sombre
. La 2nde partie traite de spoiler: cette chance qui s'offre finalement à l'architecte
, mais à tous les obstacles qui se dressent contre lui, que ce soit spoiler: la drogue, l'intérêt d'un millionnaire qui ne sert finalement que ses intérêts et sa communauté ou encore la violence des hommes
.

Un film fleuve pour certains ou long pour d'autres, il n'en reste pas moins un film qui aurait pu traiter son sujet de façon plus synthétique. Néanmoins, le film ne paraît pas si long, les acteurs sont tous brillants, tout comme la bande originale.
roger jean
roger jean

6 abonnés 22 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 octobre 2025
Une partie du vingtième siècle vue avec des yeux contemporains...
Franchement, le déballage des émotions n'était pas aussi facile, ostensible et impudique.
Ça c'est pour le côté crû : salive, laideur, odeur, sexe, humain, ... Ça met vraiment mal à l'aise.
Sinon, cf. tous les commentaires négatifs me précédant : grosse perte de temps !
L'époque des bons films de plus de 3 heures, c'était au vingtième, justement... 
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