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Une fresque romanesque ambitieuse et éprouvante, un peu trop dans la démonstration et d'une longueur un peu rebutante. Adrian Brody reste un acteur exceptionnel.
Brady Corbet.
Vous avez déjà entendu parler de Brady Corbet ?
Vous devriez !
Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une pépite. C'est presque un choc.
C'est un film impérial, brutal, brillant, fracassant, ambitieux, merveilleux, qui n'aura rien coûté, où le talent s'expose et s'expulse chaque seconde. Car c'est l'humanité qu'on expose, et car c'est elle que malheureusement on expulse aussi.
C'est une œuvre judicieuse, nécessaire et déstabilisante, un 푟푒푣푖푣푎푙 du cinéma tel qu'on n'en fait plus.
On nous aurait dit, il y a plusieurs années, que l'Américain Brady Corbet, le gentil blond traumatisé de l'excellent film de Gregg Araki, 푀푦푠푡푒푟푖표푢푠 푆푘푖푛, aurait écrit, réalisé et produit un pareil chef d'œuvre pour les publics d'Europe et des États-Unis – et chef d'œuvre est peut-être en deçà de ce qu'il faudrait écrire réellement, je ne l'aurais sans doute pas cru.
Car Brady Corbet est un grand. Un très très très très grand.
L'architecture et sa caractéristique créatrice, le laid et le beau, l'évident et le fluide, les fondements d'un être humain qui se tient devant vous pour être, vivre et bosser malgré la douleur, l'immigré qui est un exilé qui se tient debout, face à l'adversité, contre l'abjection, et porte son exil fantôme, le songe de la liberté...
...autant de sujets dont le fascinant traitement formel vous fera aimer le bel Adrien Brody, jamais plus viscéral, jamais si vertigineux – si bien sûr 푇ℎ푒 푃푖푎푛푖푠푡 ne vous avait pas contentés, et spoiler: haïr le personnage admirablement interprété par l'inspirant Guy Pierce, plus détestable que jamais.
(Parce qu'on peut rêver de liberté autant qu'on veut : on est toujours un peu enfermé par son expérience. Il se trouve que l'architecture peut en être l'exclusif et intemporel témoin. Que toutes et tous les amateurs de vieilles pierres se penchent là-dessus : on ne peut refuser à la réhabilitation du béton sa profonde immensité, pas au service du 푏푒푎푢, mais du 푣푟푎푖, ce qui peut être plus beau encore !)
En construisant des mondes architecturaux, il est sans doute possible de construire des individus. L'audace du film est d'affirmer que l'inverse est également pensable : en construisant des individus, l'Histoire et les hommes ont en effet construit des mondes.
Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une œuvre où la structure du rêve et celle de la lumière peu à peu se font cauchemar et obscurité.
Il faut tâcher de percevoir cet objet de cinéma comme une bataille pour le 푣푟푎푖, une raisonnable aliyah pour toutes et pour tous, un géant et bouleversant voyage qui cherche à amener de nouveau la lumière à des sociétés où l'insensé gagne du terrain.
C'est un édifice immédiat pour le cinéma, une structure inébranlable de béton armé, dont les fondations vous saisissent irrémédiablement, et immédiatement, dès les premières minutes, afin que jamais vous ne puissiez lâcher du regard l'objet esthétique qu'on vous présente.
( spoiler: avec, pour les amoureux d'Italie, un trip à Carrara dont il peut être difficile de se remettre
)
En un mot : 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est bel et bien monumental.
Vous avez déjà entendu parler de Brady Corbet ?
Vous devriez !
Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une pépite. C'est presque un choc.
C'est un film impérial, brutal, brillant, fracassant, ambitieux, merveilleux, qui n'aura rien coûté, où le talent s'expose et s'expulse chaque seconde. Car c'est l'humanité qu'on expose, et car c'est elle que malheureusement on expulse aussi.
C'est une œuvre judicieuse, nécessaire et déstabilisante, un 푟푒푣푖푣푎푙 du cinéma tel qu'on n'en fait plus.
On nous aurait dit, il y a plusieurs années, que l'Américain Brady Corbet, le gentil blond traumatisé de l'excellent film de Gregg Araki, 푀푦푠푡푒푟푖표푢푠 푆푘푖푛, aurait écrit, réalisé et produit un pareil chef d'œuvre pour les publics d'Europe et des États-Unis – et chef d'œuvre est peut-être en deçà de ce qu'il faudrait écrire réellement, je ne l'aurais sans doute pas cru.
Car Brady Corbet est un grand. Un très très très très grand.
L'architecture et sa caractéristique créatrice, le laid et le beau, l'évident et le fluide, les fondements d'un être humain qui se tient devant vous pour être, vivre et bosser malgré la douleur, l'immigré qui est un exilé qui se tient debout, face à l'adversité, contre l'abjection, et porte son exil fantôme, le songe de la liberté...
...autant de sujets dont le fascinant traitement formel vous fera aimer le bel Adrien Brody, jamais plus viscéral, jamais si vertigineux – si bien sûr 푇ℎ푒 푃푖푎푛푖푠푡 ne vous avait pas contentés, et spoiler: haïr le personnage admirablement interprété par l'inspirant Guy Pierce, plus détestable que jamais.
(Parce qu'on peut rêver de liberté autant qu'on veut : on est toujours un peu enfermé par son expérience. Il se trouve que l'architecture peut en être l'exclusif et intemporel témoin. Que toutes et tous les amateurs de vieilles pierres se penchent là-dessus : on ne peut refuser à la réhabilitation du béton sa profonde immensité, pas au service du 푏푒푎푢, mais du 푣푟푎푖, ce qui peut être plus beau encore !)
En construisant des mondes architecturaux, il est sans doute possible de construire des individus. L'audace du film est d'affirmer que l'inverse est également pensable : en construisant des individus, l'Histoire et les hommes ont en effet construit des mondes.
Car 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est une œuvre où la structure du rêve et celle de la lumière peu à peu se font cauchemar et obscurité.
Il faut tâcher de percevoir cet objet de cinéma comme une bataille pour le 푣푟푎푖, une raisonnable aliyah pour toutes et pour tous, un géant et bouleversant voyage qui cherche à amener de nouveau la lumière à des sociétés où l'insensé gagne du terrain.
C'est un édifice immédiat pour le cinéma, une structure inébranlable de béton armé, dont les fondations vous saisissent irrémédiablement, et immédiatement, dès les premières minutes, afin que jamais vous ne puissiez lâcher du regard l'objet esthétique qu'on vous présente.
( spoiler: avec, pour les amoureux d'Italie, un trip à Carrara dont il peut être difficile de se remettre
)
En un mot : 푻풉풆 푩풓풖풕풂풍풊풔풕 est bel et bien monumental.
Grand film ! Cette fresque architecturale portée par un Adrien Brody bouleversant et un Guy Pearce comme on a rarement l'habitude de le voir, Brady Corbet nous propose un film d'une réflexion magique. Bien qu'il dure 3h, The Brutalist n'ennuie presque par et permet d'aborder le mouvement architectural même pour ceux qui ne connaisse rien, tout en montrant jusqu'où l'homme est près à aller pour vivre de sa passion.
À voir le battage autour de ce film, les prix, les critiques qui rivalisent de platitudes enthousiastes, on pouvait s’attendre à un grand, un très grand film, à la hauteur de ceux de Cimino, Scorcese, Leone et j’en passe ! ??? Le flop.
Comme tout a été dit et même surévalué sur la mise en scène et l’interprétation, je ne parlerai que de ma déception sur cette histoire délayée à l’extrême - 3h30 ! - et presque ennuyeuse, affétée et artificielle. Une histoire transformée en un long cortège de malheurs, ceux de notre société malade, ceux de la « l’empire américain », mais totalement dénuée de toute empathie, de toute humanité profonde.
Une création ambitieuse qui vous étouffe, vous écrase, sans vous élever ni vous emporter.
Comme tout a été dit et même surévalué sur la mise en scène et l’interprétation, je ne parlerai que de ma déception sur cette histoire délayée à l’extrême - 3h30 ! - et presque ennuyeuse, affétée et artificielle. Une histoire transformée en un long cortège de malheurs, ceux de notre société malade, ceux de la « l’empire américain », mais totalement dénuée de toute empathie, de toute humanité profonde.
Une création ambitieuse qui vous étouffe, vous écrase, sans vous élever ni vous emporter.
C’est sans conteste que "The Brutalist" s’impose comme l’un des films les plus marquants de l’année. Avec ses 3 h 34, on pouvait craindre une œuvre trop longue ou ennuyeuse, mais le récit parvient à captiver du début jusqu’à la presque fin. La dernière heure se fait un peu plus lourde, certes, mais sans jamais briser la force du film. La mise en scène, élégante et maîtrisée, reflète quant à elle parfaitement le style architectural que l’histoire explore. Côté interprétation, Adrien Brody livre une performance intense et porte à lui seul le film sur ses épaules. "The Brutalist" est évidemment un grand film de cinéma, sans être pour autant totalement bouleversant. On n’en ressort pas forcément ému, mais très impressionné par la rigueur et la maîtrise de l’ensemble. Une expérience cinématographique puissante, qui mérite ses nominations et ses récompenses, et qu’il faut voir au moins une fois.
-
17/20
Critique sur The Brutalist (film)
Vu le 15 octobre 2025 sur CANAL+
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17/20
Critique sur The Brutalist (film)
Vu le 15 octobre 2025 sur CANAL+
The brutalist propose une fresque de l'Amérique post seconde Guerre Mondiale. La 1ère partie se concentre sur l'arrivée en terre promise, avec tous les espoirs que cela comporte, en termes de succès pour n'importe quelle personne. Le film montrera
spoiler:
une réalité tout autre et bien sombre
. La 2nde partie traite de spoiler: cette chance qui s'offre finalement à l'architecte
, mais à tous les obstacles qui se dressent contre lui, que ce soit spoiler: la drogue, l'intérêt d'un millionnaire qui ne sert finalement que ses intérêts et sa communauté ou encore la violence des hommes
.
Un film fleuve pour certains ou long pour d'autres, il n'en reste pas moins un film qui aurait pu traiter son sujet de façon plus synthétique. Néanmoins, le film ne paraît pas si long, les acteurs sont tous brillants, tout comme la bande originale.
. La 2nde partie traite de spoiler: cette chance qui s'offre finalement à l'architecte
, mais à tous les obstacles qui se dressent contre lui, que ce soit spoiler: la drogue, l'intérêt d'un millionnaire qui ne sert finalement que ses intérêts et sa communauté ou encore la violence des hommes
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Un film fleuve pour certains ou long pour d'autres, il n'en reste pas moins un film qui aurait pu traiter son sujet de façon plus synthétique. Néanmoins, le film ne paraît pas si long, les acteurs sont tous brillants, tout comme la bande originale.
Une partie du vingtième siècle vue avec des yeux contemporains...
Franchement, le déballage des émotions n'était pas aussi facile, ostensible et impudique.
Ça c'est pour le côté crû : salive, laideur, odeur, sexe, humain, ... Ça met vraiment mal à l'aise.
Sinon, cf. tous les commentaires négatifs me précédant : grosse perte de temps !
L'époque des bons films de plus de 3 heures, c'était au vingtième, justement...
Franchement, le déballage des émotions n'était pas aussi facile, ostensible et impudique.
Ça c'est pour le côté crû : salive, laideur, odeur, sexe, humain, ... Ça met vraiment mal à l'aise.
Sinon, cf. tous les commentaires négatifs me précédant : grosse perte de temps !
L'époque des bons films de plus de 3 heures, c'était au vingtième, justement...
Une œuvre virtuose au grain sublime qui plonge le spectateur dans une Amérique viciée et méprisante.
Grand film esthétique et prenant malgré ses 3h15. Un beau jeux d’acteurs. Mais le message profond qu’il nous donne à travers cette victime des camps, qui tragiquement n’en sort finalement jamais, s’épuise dans la laideur des rencontres successives poussées jusqu’à la caricature, l’écœurement. Un finale très convenu ou banale qui flingue un peu le parti pris original. J’en sort sali et sans espoir.
Sûrement un des meilleurs films de la décennie par sa poésie.
J'avais beaucoup d'appréhensions, notamment sur les 3h30 du film, et certains films récents aux bonnes critiques se sont avérés être des films très moyens, mais the brutalist est tout simplement un grand film. Le film prend son temps, il avance lentement, très lentement, avec des plans originaux, et un récit de la souffrance que l'homme a enduré (ainsi que sa femme). À l'image exacte du mouvement, c'est un film brut, qui peut par moment gêner, par moment ennuyer, mais avec un message magnifique et dont on comprend toute la finesse lorsque l'on l'a vu en entier.
J'avais beaucoup d'appréhensions, notamment sur les 3h30 du film, et certains films récents aux bonnes critiques se sont avérés être des films très moyens, mais the brutalist est tout simplement un grand film. Le film prend son temps, il avance lentement, très lentement, avec des plans originaux, et un récit de la souffrance que l'homme a enduré (ainsi que sa femme). À l'image exacte du mouvement, c'est un film brut, qui peut par moment gêner, par moment ennuyer, mais avec un message magnifique et dont on comprend toute la finesse lorsque l'on l'a vu en entier.
Citizen Kane anti-trumpiste qui fait de chaque migrant le grand artiste de sa propre vie, The Brutalist ne se donne pas facilement.
Mais comment ce film ennuyeux a mourir peut il avoir de si bonnes critiques ?
Si la première partie se regarde sans déplaisir, la 2eme partie est un long calvaire pour le spectateur.
Des scènes grandiloquentes interminables et sans grand intérêt, des longueurs a n’en plus finir,et on a même presque l’impression par moment que le seul but du metteur en scène est de battre un record de durée.
Pour apprécier un film aussi long, il faut un talent dont la mise en scène est malheureusement dépourvue…
J’avoue mon incompréhension totale devant l’enthousiasme collectif…
Si la première partie se regarde sans déplaisir, la 2eme partie est un long calvaire pour le spectateur.
Des scènes grandiloquentes interminables et sans grand intérêt, des longueurs a n’en plus finir,et on a même presque l’impression par moment que le seul but du metteur en scène est de battre un record de durée.
Pour apprécier un film aussi long, il faut un talent dont la mise en scène est malheureusement dépourvue…
J’avoue mon incompréhension totale devant l’enthousiasme collectif…
Le scénario est bien, mais 3h30 pour le développer avec des longueurs et des longueurs et des longueurs, ainsi que des scènes inutiles… c’est trop et nuisible à l’appréciation globale.
La réalisation est nettement bâclée !
La réalisation est nettement bâclée !
Film agréable à suivre mais manquant cruellement d’émotions,c’est une suite de discussion ,de travaux ,de moments manquants d’intérêt pour l’histoire .bien mais un peu décevant
Film dur, mais beau. Je l’ai pris en pleine figure.
Brody, incroyable de retenue; Pearce, charme qui écrase tout.
L’image est large, la matière te colle à la peau, la musique te prend au ventre.
Ça parle d’art, d’argent, d’emprise—et du prix qu’on paie pour bâtir quelque chose de vrai.
J’en sors lessivé, admiratif…
Brody, incroyable de retenue; Pearce, charme qui écrase tout.
L’image est large, la matière te colle à la peau, la musique te prend au ventre.
Ça parle d’art, d’argent, d’emprise—et du prix qu’on paie pour bâtir quelque chose de vrai.
J’en sors lessivé, admiratif…
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