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Lidewij van Wilgen
1 critique
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4,5
Publiée le 2 février 2026
Tout est magistrale dans ce film, les grands plans, l'architecture Bauhaus omniprésent .. Tom Brody parmi tout cela - le survivant, l'homme brisé, digne dans les marges d'une époque fou.
Cette histoire totalement inventée est surprenante. L'histoire d'un juif qui a échappé à l'Holocauste et qui va essayer de vivre le "rêve américain". Entre des moments intenses et magnifies sur des paysages et un jeu d'acteur digne des plus grands d'Adrien Brody, on pourra apprécier le film. Néanmoins, le film est très très long et donc, parfois, pénible à suivre. Bref : c'est un film assez brute à voir sur la durée. Ne soyez pas fatigué !
Quelques longueurs pour ma part dans ce film-fleuve d'un peu plus de 3 heures (avec même un entracte au milieu), mais cela dit, Adrien Brody tient là l'un de ses plus beaux rôles sur le grand écran. Il est convaincant et remarquable en incarnant cet architecte juif hongrois qui tente de reconstruire sa vie professionnelle mais aussi personnelle en Amérique après avoir fui l'Europe d'après-guerre. "Les gens de ce pays ne veulent pas de nous" lance-t-il comme un cri du coeur à un moment. Un film sur l'envers du fameux rêve américain...
Film extraordinairement surcôté: mélodrame et dolorisme soulignés, exploitation répétitive et lassante des paysages pour donner un côté "métaphysique", par ailleurs totalement absent du propos du film, dont les dialogues qui tentent de voler haut tombent à plat et dont les prétentions artistiques ne sont absolument pas tenues. Effets de titraille remplissant l'indigence du scénario. Evidemment un viol pour donner de l'intensité, sur fond de Shoah. Pléthore de vues grandiloquentes sur des bâtiments qui n'appartiennent JAMAIS au mouvement brutaliste, totalement absent de cette intrigue qui pourrait se résumer à une vague fable sur la force de l'esprit comme résistance à la barbarie humaine. Aimer l'architecture est incompatible avec le fait d'aimer ce film.
oui c'est brutal. D'une première partie correcte on passe au grand n'importe quoi... visuellement ce film est laid, l'architecture défendue comme héroïquement belle est d'une laideur confondante... sans doute créée par l'intelligence artificielle. Breuer dont s'inspire l'histoire était un virtuose du béton. Honteux de A à Z... l'architecte toujours campé en artiste maudit, hystérique... le client et son fils aux allures de babytrump... roooh franchement! Ca m'a bien secoué... et la bande son de la deuxième partie transforme presque le film en comédie potache...
Joli biopic émouvant par moment et presque filmé de manière architecturale. On ne voit pas le temps passer malgré la longueur du film. On s attaché aux personnages
C'était un film intéressant à regarder. Il est long, 3 h 30 avec un entracte, mais il ne m'a pas semblé interminable ni ennuyeux. Les deux parties principales sont très différentes l'une de l'autre, donnant l'impression de deux films distincts. Je respecte le point de vue de l'auteur, ce film comporte beaucoup de choix artistiques plus ou moins intéressants. Il traite de la mort du rêve américain, des ramifications de la Shoah, de l'identité juive dans l'après-guerre.
On pourrait penser qu'avec trois heures et demie, l'histoire serait bien ficelée. Pas vraiment. Certaines parties restent implicites, d'autres ne se comprennent qu'à la toute fin, et d'autres encore ne se comprennent pas du tout. Dans l'ensemble, c'est un bon film, que je recommande.
En choisissant de traiter deux sujets qui ne se rejoignent jamais réellement (le Bauhaus ne suffisant honnêtement pas), Brady Corbet concocte un faux biopic à la fois trop long et trop court! D'un côté, la nouvelle vie de juifs rescapés de la Shoah dont le traumatisme est réduit à une caractéristique chacun, comme pour offrir une pluralité de réactions possibles (mutisme, cauchemars, reniement) dont un problème érectile, confirmant l'obsession du réalisateur pour les problématiques sexuelles, quitte à risquer la saturation et le ridicule (cette scène de viol!). Aussi les relations entre protagonistes (notamment le cousin assez déroutant lors de cette danse avec son épouse) sont-elles réduites à des traits rapidement esquissés sans réelle évolution (ah si, le héros finit par refaire l'amour avec sa femme!). De l'autre, un projet architectural fantasmé interrogeant la démesure, l'obsession, l'égocentrisme. Or, le rapport de classe entre commanditaire et visionnaire, caricatural, prend le pas, à l'instar des diverses difficultés rencontrées, sur la construction elle-même dont la vision des coulisses finit par se répéter, jusqu'à une inutile escapade à Carrare. Quant à la réalisation, capable de belles fulgurances (la statue de la Liberté renversée), elle étouffe sous une musique grandiloquente, des effets soulignant les émotions des personnages, des scènes dramatiques qui nous assomment au lieu de nous émouvoir. Présomptueux.
The Brutalist établit un parallèle fort entre la brutalité historique d’une époque et l’architecture qui en a émergé. Le choix du format VistaVision renforce l’authenticité et le panache visuel du film. Adrien Brody livre une performance remarquable, incarnant avec finesse la complexité de l’intégration d’un juif immigré aux États-Unis après la guerre. Une œuvre puissante que je recommande sans hésiter.
Une vraie claque ..ce film…! D’abord son sujet , l’Amérique de l’après guerre et l’arrivée en masse des juifs d’Europe rescapés des camps pour la plupart qui tentent tant bien que mal de se bâtir une nouvelle vie….parmi eux Laszlo Toth , architecte bulgare renommé …. Puis la photographie, épurée …. Le jeu de Adrian Brody …. Seul bémol …peut-être un peu long au début ?
La mise en scène est superbe, dynamique, précise. Adrien Brody au sommet de son art avec des scènes extraordinaires spoiler: (l'au revoir à un ami avant le train, quand il est avec sa femme, la rencontre avec le mécène) . 3h qui ne se voient pas passer Un événement tombant comme un cheveu sur la soupe pas utile qui gache le quasi chef d'oeuvre
Un architecte juif, visionnaire, revenu d'un camp de concentration, quitte la Hongrie pour les Etats-Unis et reconstruit sa vie. J'ai trouvé le film intéressant avec de beaux moments, esthétiquement réussis, et d'autres moments bien plus durs, notamment sur la désillusion du rêve américain, voire même sordides. C'est en tout cas très bien réalisé par Brady Corbet et interprété par Adrien Brody.