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Nasheven
2 abonnés
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4,0
Publiée le 9 mars 2025
Quelle claque que nous donne ici Brady Corbet avec son troisième métrage "The Brutalist". 6 ans après son inspiré mais prétentieux "Vox Lux", il nous revient avec un film complètement hors-normes et ultra-ambitieux sous forme de biographie d'un architecte hongrois fictif enlisé dans l'envers du rêve américain et aux prises avec ses démons intérieurs qu'il tâchera d'exorciser par son art.
Tout le génie de ce film réside dans sa construction par strates successives minutieusement amenées, orchestrées et assemblées, à l'image des ouvrages pharaoniques de son protagoniste. Corbet déploie sous nos yeux ébahis une fresque humaine monumentale, tant par la durée que par la densité, qui n'est pas sans rappeler le travail naturaliste de Zola dans ses Rougon-Macquard. Ces années post Seconde Guerre Mondiale où la machine économique américaine redémarre (broyant aux passage moult immigrants et travailleurs populaires), sont magnifiquement reconstituées tandis que le format en Vistavision du film fait directement écho aux productions de l'époque. Les enjeux historiques et personnelles se confondent et se mélangent en permanence dans un amalgame informe, sombre et sublime à la fois, duquel on ne parviendra à saisir les contours exacts que dans un épilogue hors du temps.
La galerie de personnages qui défile est relativement peu étoffée pour une oeuvre de cette envergure, ce qui n'est pas forcément un défaut mais confirme au contraire la volonté d'aller creuser plus profondément la psychée de ces hommes et femmes. Brody livre une prestation tout à fait honorable même si manquant parfois de nuances (autre débat que celui de savoir s'il mérite son Oscar ou non) tandis que Guy Pearce, Felicity Jones et tous les seconds rôles sont irréprochables dans des partitions pourtant périlleuses. Corbet peut également se targuer d'être parvenu à monter un film de 3h15 parfaitement rythmé et avec peu de longueurs. On pourra être plus critique sur l'entracte imposé de 15 min au centre du film qui semble davantage servir des intérêts mercantiles pour faciliter l'exploitation en salle du film, que de réelles visées artistiques.
Dans le plus pur romantisme, le monde extérieur est complètement façonné à l'image des sentiments qui habitent Thot, piégé entre son traumatisme des camps de la mort et un avenir bouché dans sa terre d'accueil par une xénophobie omniprésente. L'obscurité règne en quasi permanence, les visages sont marqués, les esprits torturés, et une froideur cadavérique s'exhale en permanence de la mise en scène de Corbet. On pourra d'ailleurs reprocher cette asepsie émotionnelle permanente qui trouvera néanmoins des éléments d'explication à mesure que l'histoire se déroule. Les seuls moments qui échappent à cette noirceur sont les moments de création pure de Thot qui parvient alors à s'évader quelques instants de ses tourments. Cette prison psychologique est également physique avec une action concentrée exclusivement dans les mêmes lieux, à l'exception d'une excursion italienne magnifique mais tout sauf libératrice. Le métrage est émaillé de scènes mémorables comme le plan séquence inaugural du bateau aboutissant à une vision chancelante d'une Statue de la Liberté renversée, ou la séquence du train que je laisse à la découverte du spectateur. La bande originale de Daniel Blumberg est sobre mais inoubliable et inscrit directement son compositeur sur la liste des artistes à suivre dans les années à venir.
En conclusion, Corbet signe ici un véritable film cathédrale qui calque sa mise en scène sur les vastes chantiers de son héros, véritable symbole romantique. Ce faisant, il interroge intelligemment les rapports entre l'univers créatif d'un visionnaire, son expérience personnelle et le contexte historique, formant une trinité qui trouvera sa résolution dans un final étourdissant.
Si on arrondi, on est à 3 maximum, pas 4. Y a-t-il un lobby pour augmenter la note?
J'ai trouvé: il semble que les critiques comptent moins que les simples "clics' spectateurs : il y a en 3066 (répartition non donnée, impossible de vérifier la moyenne). Allo Ciné parle d'utiliser un algorithme très intelligent qui n'est manifestement pas en phase avec les critiques "argumentées". Je me méfie donc...
Dommage qu'il n'y ait pas une note des critiques argumentées des spectateurs. Du coup, à quoi bon passer du temps à écrire une critique... Je vais me contenter de dire que je suis 100% d'accord avec ConFucAmuS (2 etoiles), zéro si on pense que le cinéma peut être un art.
C’est long : ça on savait avant d’y aller mais c’est surtout lent, il ne se passe pas grand chose, c’est décousu, le propos n’est pas net, il n’y a pas d’émotion. Par moment c’est comme un documentaire mais sans explication. L’ensemble est bizarre, les personnages sont creux ou caricaturaux… j’ai été très déçue
Une séance de cinéma rare, comme on en voit peu en une décennie. Tout y est monumental : thématiques, personnages, destins, images, musique... mais jamais écrasant. La sensation étonnante d'être hors-sol !
A lire les critiques ecrites tres certainement, par de grands cinephiles, je me demande si nous avons vu le meme film! J'ai ete bluffe par les acteurs, la musique, et par l'histoire de ce genie porte par l'amour d'une femme incroyable, le temps est passe tres vite, tout le restant je laisse aux specialistes qui n'ont pas le moindre respect devant un tel travail cinematographique, ne rien trouver de positif sur 3h35 c'est fort.
Malgré quelques longueurs, l'histoire originale est prenante et magnifiquement interprétée. Pour une fois je ne me suis pas fiée aux mauvaises critiques et j'ai bien fait.
À fuir ! Un film sans direction, ça part dans tous les sens, c'est très long et souvent inutile, très pénible. Mais quel est donc le propos ? L'émigration ? Le traumatisme de la guerre ? La relation de couple ? la lutte des classes ? La domination ? La perversité sexuelle ? ... au final on est perdu. La scène d'introduction donne le ton : elle est insupportable pas que sur le niveau sonore. Si vous ne souhaitez pas faire des cauchema, n'allez pas voir ce truc !
Je viens de voir The brutalist Pas le chef d’œuvre annoncé 沈 Trop long, ennuyeux, beaucoup de scènes qu’on aurait pu couper la dernière scène explique sa démarche artistique
Les avis des critiques pro. sur ce film ce sont fait essentiellement sur son dossier de presse. On en a entendu sur la statut de la liberté à l'envers du début, à croire que le personnage fait le poirier (absurde) le petit budget (ça se voit) le tournage en Vistavision qui ne m'a rien apporté (oû est le 70mm chère à Tarantino) et cerise, l'entracte (inutile). On a cité Cimino et PT Anderson mais on est loin de "Deer Hunter" ou "There will be blood" Je crois que ce cinéaste a un univers et qu'avec ce film il va pouvoir avoir plus de moyens pour pouvoir mieux s'exprimer dans son prochain mais moi j'ai été déçu par celui-ci qui me paraît petit bras et très terne en image (peut êtres raccord avec son sujet certes).
"The Brutalist" est un film ambitieux qui séduit par sa mise en scène soignée et l’interprétation remarquable d’Adrien Brody, dont la performance justifie clairement ses nominations aux BAFTA et aux Oscars.
Il est clair que la photographie est incroyable, on ne peut lui enlever ça. Les atmosphères sont très bien représentées, et les acteurs jouent bien leurs rôles.
Cependant, malgré ces qualités, j’ai trouvé ce film beaucoup trop long, et je ne suis pas parvenue à ressentir des émotions pour les personnages. Je suis restée assez distante à ce drame, qui pourtant reste assez froid (ça répond plutôt bien au brutalisme, finalement). L’amitié entre Toth et Gordon, aurait pu être mieux exploitée afin de donner plus d’émotions au film.
C’est un film basé sur l’architecture, mais.. on voit presque pas de bâtiments terminés. Franchement, j’aurais préféré moins voir de grues, et plus de travaux finis, parce que c’est pas très passionnant..
La dernière demi heure bouge un peu plus, mais c’est un peu tard.. Certains disent qu’il faut le voir deux fois pour mieux l’apprécier, mais perso, une seule m’a suffit.
10 millions de dollars ! Quand on connait le budget de The Brutalist, on ne peut que trouver que Brady Corbet a réussi à maximiser son budget avec ce morceau de cinéma de 3h35 (dont 15 minutes d’entracte). En effet, il arrive à faire une œuvre ambitieuse visuellement (il ressort tout de même le format VistaVision qui avait eu son heure de gloire dans les années 50 et le film a remporté l’Oscar de la meilleure photographie) offrant des prestations d’acteurs de qualité (Adrian Brody a d’ailleurs remporté l’Oscar du meilleur acteur malgré une polémique concernant l’utilisation d’une intelligence artificielle pour améliorer les accents des comédiens lorsqu’ils parlent en hongrois). Toutefois, on peut trouver que la musique de Daniel Blumberg est parfois trop pesante (bien qu’elle remporta le troisième et dernier Oscar remporté par le long-métrage) et que le sujet de l’architecture n’est pas réellement traité alors que ce film met en scène un architecte et surtout porte un titre lié à un mouvement architectural. Mais surtout on pourra penser que le cinéaste aurait peut-être pu condenser un peu son récit et il est possible qu’une partie des spectateurs puisse s’ennuyer un peu et trouver le rythme trop lent. The Brutalist peut surprendre quand on connait son faible budget mais on aurait pu aimer que son ampleur visuelle trouve son équivalence aussi d’un point de vue narratif.
Une œuvre magnifique. On ne peut que féliciter Brady Corbet pour ce film monumental , juste et extrêmement courageux . Prés peu de cinéaste ont traité le traumatisme des survivants de la shoah et surtout avec cette finesse d'esprit. Bravo !
Auréolé de plusieurs Oscar (3), ce film à eu l'originalité devoir un entracte au alentour des 1h40 pour dixit le réalisateur "mieux digéré ce qu'on à vu "(en gros). Bon je ne vois pas pourquoi premièrement ce qu'il y a qui ferait que faut cette pause...perso 15 mn de perdu avec déjà plus de 3h30 de film!!! Mais bref ensuite le film est très bon en effet, l'histoire de cette architecte qui va galérer dans un projet fou ou tout le monde profite de lui mais qui ne dit rien pour aller au bout. Brody mérite son Oscar en effet , il l'incarne le personnage avec brio. Le bémol réside dans certaines scènes qui pour moi sont inutiles et dans un film de plus de 3h30 , on gagne facile au minimum une dizaine de minute...Mais la force réside dans ce combat quotidien du personnage principal qui lutte contre tout ce que la vie lui balance à la tête... NOTE : 8/10
je m'attendais à voir un chef d'oeuvre mais je n'ai rien vu de tel !! Le film est long et aurait pu être raccourci car des scènes n'apportent absolument rien à l'histoire Adrien Brody joue bien ce juif exilé, humilié et trahi mais il porte sur le visage toujours la même expression et c'est un peu lassant.. Les autres rôles sont pour moi très caricaturaux et dès leur apparition à l'écran on devine la teneur du rôle.
J’ai trouvé que The Brutalist est un film prétentieux et impudique. J’ai eu le sentiment que le réalisateur se sert de l’histoire (et de nous) pour se décharger de tous ses fantasmes et traumas (comme un psychiatre qui doit écouter son patient sauf que normalement c’est lui qui paye). De plus, les références historiques sont faibles et mal maîtrisées. Je suis choquée qu’on crie au chef d’œuvre alors que c’est l’étalement d’un tas de clichés tel un artiste d’art contemporain qui aurait jeté n’importe quoi sur une toile et que tout le monde s’en extasie ! En tout cas bravo à lui pour cela !