Adrien Brody tient le film. Il est extraordinaire. Mais le scénario n’est pas parfait. Des scènes de sexe qui n’apportent rien. Des scènes trop longues ou trop courtes. Mais c’est tout de même un très beau film
J’avoue ne pas avoir compris l’enchaînement de toutes les séquences . Pourquoi 10’ sur la recherche du maître d’ouvrage vers la fin. Pour moi le film se perd en séquences disjointes qui rendent le film trop long et fait perdre en compréhension.
C'est long... très long! Les acteurs sont certes talentueux, c'est quand même difficile de rester accroché tout ce temps. Le début était prometteur pour finalement s'enliser (et tout est tristement prévisible).
Verritable fresque comme on n'en voit plus beaucoup au cinéma, le film un peu comme Le récent Babylon de Chazelle est malheureusement très vide et ne fait qu'effleuré son sujet, tourné en Vistavision pour sûrement lui apporter une touche d'authenticité, qui n'apporte en fin compte aucunes réelle plus-value, le film est pompeux, bien trop long et simplement peu intéressant. Adrien Brody incarne Laszlo Toth, « une fusion » de plusieurs architectes célèbres dont Marcel Breuer, d'après les dires du réalisateur Brady Corbet, et c'est peut-être là que se situe le problème, le personnage et scénario n'ont pas vraiment de ligne directrice. Après avec un budget de 10 millions, il est clair que l'argent a été plutôt bien dépensé, mais le résultat final peine à convaincre. Estampillé une fois de plus "oscars", maintenant dès qu'un film à un minimum d'ambitions, même si ces dernières ne sont pas pertinentes et accouche d'un film tout au plus moyen, le film est vite glorifié, mais nul doute que ce "brutalist" n'a pas l'étoffe des plus grands films auquel il tente de s'identifier et qu'il n'aura pas l'impact suffisant pour rester dans les mémoires.
La 1ère partie est assez bien, grace à Adrien Brody. Mais le film souffre de lourdeur, d'un scénario attendu et meme caricatural sur l'architecture. On pense évidemment au Pianiste qui est bien supérieur. Je ne comprends pas le succès et la critique assez unanime et alors quand on parle de chef d'oeuvre et qu'on le compare à des films mythiques, je tousse.
Une mise en scène particulière plutôt sombre. Je n'ai pas fait attention à la version, je suis allé voir la VO sous titrée. Les acteurs sont puissant. A voir
Une expérience unique de cinéma. Une atmosphère qui ne peut laisser de marbre. Formellement, c'est d'une créativité et justesse inouïes. On en ressort changé, abîmé comme l'âme de cet architecte qui essaye de se reconstruire au travers de ses constructions.
Le scénario est une fiction longue et farfelue. Alors que le film est sur un long format, les sujets politiques et sociaux sont effleurés, sous entendus mais non convaincants. Si la première partie peut être intéressante, la seconde partie est particulièrement décevante.
Devant ce film, j’ai eu la sensation d’être au musée, face à une œuvre d’art que tout le monde admire. Tu la trouves magnifique, mais tandis que tu aimerais changer de salle, les autres restent figés à la contempler…
Évidemment, le film a de nombreuses qualités.
Le premier tour de force du film est de nous faire croire à la véracité de l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Il est construit comme le biopic de cet architecte hongrois fuyant l’Europe d’après-guerre.
Mais surtout, c’est assez hallucinant de voir une telle maîtrise visuelle avec un budget de seulement dix millions de dollars. Visuellement, c’est un sans-faute, avec des plans millimétrés et ce rendu si particulier du Vistavision, offrant des images sublimes et un grain ancrant le film dans son époque. De ce côté-là, c’est une déclaration d’amour aux films d’antan. Le film enchaîne aussi les plans marquants, comme celui repris sur l’affiche avec la statue de la Liberté inversée, symbolisant ce rêve américain illusoire… Il nous offre également quelques plans-séquences saisissants, avec notamment cette scène d’ouverture oppressante. La photographie et le soin apporté au rapport d’échelle enfoncent le clou : c’est un vrai régal pour les yeux.
Autre énorme atout du film : son casting. Bien sûr, Adrien Brody en tête, qui livre ici probablement son interprétation la plus saisissante, incarnant un personnage torturé, résilient et combatif. Et même si la polémique sur l’usage de l’IA pour améliorer son accent fait débat, il mérite certainement l’Oscar cette année. (En suivant ce raisonnement, faudrait-il remettre en cause l’interprétation de John Hurt dans ELEPHAN MAN sous prétexte qu’il était maquillé ?). Guy Pearce et Felicity Jones ne sont pas en reste et impressionnent par la justesse de leur jeu.
Le film aborde de nombreux thèmes. Bien sûr, l’architecture, mais ce n’est finalement qu’une façade. Il s’intéresse davantage au rêve américain et au mépris de classe, en passant par l’antisémitisme, l’ambition, le sacrifice ou encore les relations de pouvoir… Bref, le film est extrêmement dense.
Et pourtant…
Malgré toutes ses qualités formelles, THE BRUTALIST ne m’a jamais réellement embarqué, et je suis resté en retrait face à sa proposition. Le problème principal est qu’il ne m’a jamais touché émotionnellement. Malgré la richesse des sujets abordés, son ton froid et distant a rendu mon attachement aux personnages difficile. Et vu sa durée, c’est un vrai problème…
Car le film est très long, et j’ai clairement ressenti les 3h35 passer, même avec un entracte de 15 minutes au milieu. Si sa première partie a su capter mon attention, la deuxième, malgré l’introduction d’un personnage féminin apportant un peu de sang neuf, m’a donné l’impression que le récit ne faisait que marteler les mêmes idées. Pire encore, comme un aveu d’échec, il a besoin d’un épilogue pour expliquer ce qu’il n’a pas réussi à mettre en images, malgré sa durée. Et même si ce coup de théâtre fait son effet, il aurait été bien plus intéressant de voir ce thème réellement exploité dans la deuxième partie, plutôt que de ressasser ceux du premier acte.
Alors certes, sur la forme, c’est du grand cinéma, un film qui marquera probablement l’histoire du septième art. Il vaut vraiment le coup d’œil, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un arrière-goût d’inachevé. J’attendais une fresque avec un impact émotionnel bien plus fort…
L'architecte Lazlo Toth, juif hongrois rescapé de Buchenwald, débarque aux Etats-Unis pour y reconstruire sa vie dans l'attente de sa femme et de sa nièce bloquées en Europe. Pour paraphraser le réalisateur Brady Corbet, son personnage, fictif, échappe au fascisme pour tomber dans le capitalisme. Ce long film dont les étapes forment une fresque de plus de trente ans ressemble d'abord à une apologie du rêve américain. Le pain noir de l'immigré est suivi par l'idée de mérite et surtout par l'opportunité que le talent de Lazlo Toth lui offre de travailler pour un riche patron américain. Cet industriel, caractériel et mégalomaniaque, n'en perçoit pas moins la nouveauté artistique "brutaliste" de Toth. Mais Van Buren incarne aussi le capitalisme arrogant et féroce à travers lesquels l'homme de talent et l'artiste intègre ne peuvent, selon l'auteur, que se fourvoyer. Et le rêve américain se dissipe inexorablement...
Le film procède beaucoup par métaphores et il repose sur le drame humain de Toth dont le traumatisme de la déportation n'est pas ouvertement évoqué mais prégnant. De même, la condescendance américaine et un antisémitisme bourgeois latent introduisent et entretiennent le malaise tout au long du récit. Les Américains ne seraient pas ce peuple si accueillant? Assurément, le film est brillant et ambitieux, porté par une interprétation d'ensemble très convaincante. Il m'a semblé cependant que les personnages étaient parfois imprécis -quel but poursuit l'architecte?- et que le scénario, par l'ellipse ou par sa concision (ce qui peut paraitre paradoxal pour un film aussi long), perdait un peu de sa cohérence et de sa clarté. Au point que la démarche de l'auteur, la signification profonde du film -sans doute révélée dans l'épilogue- m'ont parfois échappé. "The brutalist" reste toutefois un grand film dramatique.
Un vrai biopic sur un personnage fictif. C'est bien fait, très américain, des rebondissements plus ou moins attendus comme dans toute bonne saga. Il manque un souffle pour nous emporter complètement.