Film d'animation à l'esthétique superbe qui entre dans le quotidien des alpinistes de l'extrême. Divertissement intéressant qui aborde le danger inhérent à cette activité. Une belle plongée dans les profondeurs glacées de la montagne.
N’ayant eu aucune lecture sur l’œuvre originale dont s’inspire Patrick Imbert ( le manga éponyme de Jiro Taniguch ) je me plonge dans ce film d’animation totalement vierge de cet univers montagneux qu’il met en scène de façon prodigieuse. Dans une habile combinaison du passé et du présent, le réalisateur bien aidée par ses scénaristes , Magali Pouzol et Jean-Charles Ostorero, reprend l’histoire de la première conquête de l’Everest à ce jour resté sans certitude. George Mallory et Andrew Irvine qui l’auraient effectuée en Juin 1924 ne sont jamais revenus et seul leur appareil photo pourrait témoigner en leur faveur. C’est au tour de cette pièce à conviction que le récit prend forme sur un fond exceptionnel de réalisme et d’intensité . L’histoire est forte, elle est poignante et le dessin exprime la vigueur hallucinante de l’aventure et de sa réalisation graphique. Elle consacre encore un peu plus aujourd’hui l’école française du cinéma d’animation. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
C’est l’adaptation du manga éponyme de Taniguchi et Yumemakura, manga-fleuve ici intelligemment élagué et joliment animé. Sur le fond, on trouve un mélange très prenant d’enquêtes (deux menées en parallèle, qui se rejoignent), d’actions parfois bien chargées en adrénaline, de drames et de méditations aux accents existentiels (sur le besoin humain, irrépressible et obsessionnel, de se dépasser, d’aller toujours plus haut). La narration est simple et intense. Côté dessin, et plus précisément côté personnages, le réalisateur Patrick Imbert a gardé une certaine épure propre au style de Taniguchi, en l’amenant vers une ligne claire plus européenne. C’est réussi. Mais ce sont surtout les paysages montagneux qui marquent par leur beauté réaliste. Et côté animation, c’est d’une fluidité remarquable qui concourt, avec un travail du son tout aussi remarquable, à la qualité immersive du film. L’ensemble est humainement et esthétiquement fort. Sans esbroufe.
Bel hommage aux alpinistes et aux passionnés de la montagne. Un beau graphisme qui nous fait vite oublie qu'il s'agit d'un film d'animation tant le suspense prend le dessus sur la forme. Un démarrage un peu long mais la dernière partie du film est superbe de tension mais aussi de poésie.
"Le sommet des Dieux" Ne pas confondre avec " Des Hommes et des Dieux! » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J’ai eu le sentiment que les « vraies images photos » côtoyaient l’animation (montagne) ? Là encore, il y a la force du récit, le rythme, qui nous tiennent en haleine…. Il y a aussi, la dimension mystique, la beauté et l’immensité de la nature et le mystère de la quête des Hommes, qui se renouvèle sans cesse Nous voilà immergés dans les grands espaces de montagne, près de l’Himalaya comme dans les Alpes…..On se sent presque, appartenir à ces groupes passionnés d’alpinisme; au milieu de la beauté, de l’éternel…. ….à la fois, écrasé et au dessus de tout!
Le sommet des dieux, le mangas de Jiro Taniguchi, était d’une petite merveille, sans doute son œuvre la plus ambitieuse, un livre en plusieurs tomes capable de vous immerger totalement dans le monde des alpinistes, dans l’univers de ces hommes voulant aller toujours plus haut quitte à se brûler les ailes.
le pari était donc risqué pour Patrick Humbert d’adapter ce manga culte. Pourtant, le réalisateur s’en sort à merveille avec un film d’animation qui respecte parfaitement les niveaux de temporalité du récit et l’ambiance générale du livre de Taniguchi.
Avec un dessin en ligne claire parfait, des couleurs puissantes, une musique envoutante, le réalisateur donne vie à cette histoire d’hommes accros aux plus hauts sommets, mettant parfaitement en valeur les montagnes, les décors immenses des Alpes et du Mont Everest, mais aussi le contraste avec ces villes tristes que les alpinistes tentent d’oublier en regardant vers les cimes. Un film humaniste qui dépasse largement le cadre de son sujet pour évoquer de manière quasi philosophique le désir de se surpasser, d’aller toujours plus loin, d’être le premier, ou encore l’addiction aux sensation fortes, etc… Le sommet des dieux, le mangas de Jiro Taniguchi, était d’une petite merveille, sans doute son œuvre la plus ambitieuse, un livre en plusieurs tomes capable de vous immerger totalement dans le monde des alpinistes, dans l’univers de ces hommes voulant aller toujours plus haut quitte à se brûler les ailes.
le pari était donc risqué pour Patrick Humbert d’adapter ce manga culte. Pourtant, le réalisateur s’en sort à merveille avec un film d’animation qui respecte parfaitement les niveaux de temporalité du récit et l’ambiance générale du livre de Taniguchi.
Avec un dessin en ligne claire parfait, des couleurs puissantes, une musique envoutante, le réalisateur donne vie à cette histoire d’hommes accros aux plus hauts sommets, mettant parfaitement en valeur les montagnes, les décors immenses des Alpes et du Mont Everest, mais aussi le contraste avec ces villes tristes que les alpinistes tentent d’oublier en regardant vers les cimes. Un film humaniste qui dépasse largement le cadre de son sujet pour évoquer de manière quasi philosophique le désir de se surpasser, d’aller toujours plus loin, d’être le premier, ou encore l’addiction aux sensation fortes, etc…
Dès les premières minutes, Le Sommet des dieux impose une ambition assez rare : raconter une histoire d’alpinisme comme une véritable épopée humaine, sans céder ni à la surenchère spectaculaire, ni à la simplification.
Ce qui frappe d’abord, c’est la cohérence de son univers. L’animation, loin des standards habituels, adopte un style réaliste, presque austère, qui colle parfaitement au propos. Les visages sont marqués, les corps lourds, les gestes précis. On sent le poids de l’effort, la lenteur de l’ascension, le danger permanent. La montagne n’est jamais décorative : elle est un personnage à part entière, hostile, écrasant, indifférent.
Le film réussit particulièrement bien à retranscrire la dimension obsessionnelle de l’alpinisme. À travers le personnage d’Habu, il explore cette frontière floue entre passion et autodestruction. Il y a quelque chose de presque dérangeant dans cette quête absolue, dans cette volonté d’aller au bout, quoi qu’il en coûte. Le film ne juge pas, ne romantise pas non plus : il observe, avec une certaine froideur, ce qui renforce son impact.
Pour autant, cette exigence a aussi ses limites. Le récit, construit en grande partie sous forme d’enquête, peine parfois à maintenir une tension constante. La structure, avec ses allers-retours temporels, finit par créer une distance. On comprend les enjeux, on admire la trajectoire, mais l’implication émotionnelle reste par moments en retrait. Là où le film excelle dans la reconstitution et l’atmosphère, il touche moins dans l’attachement aux personnages.
Le personnage du journaliste, en particulier, sert surtout de fil conducteur. Il permet de structurer le récit, mais reste assez en surface. On suit son investigation sans qu’elle devienne véritablement un moteur émotionnel. Le cœur du film est ailleurs, dans Habu et dans la montagne, mais cela déséquilibre légèrement l’ensemble.
On peut aussi noter que le film fait le choix d’un rythme lent, parfois très contemplatif. C’est cohérent avec le sujet, mais cela peut donner une impression de longueur sur certaines séquences. Tout est maîtrisé, rien n’est gratuit, mais le film demande clairement un certain engagement du spectateur.
En revanche, difficile de ne pas saluer la puissance de certaines scènes d’ascension. Là, le film atteint un niveau d’immersion remarquable. La verticalité, le silence, le vent, la fatigue : tout concourt à créer une tension presque physique. Ce sont ces moments qui marquent durablement, bien plus que la partie enquête.
Quel beau film porté par une superbe BO parfaitement adaptée et de superbes images enivrantes. Une belle histoire de passions et de limites repoussées.
Extraordinaire, exceptionnel, monumental, bref ce film d’animation est tellement bien réalisé que l’on a l’impression d’être dans la réalité, le film vous transporte du début à la fin , incontestablement un des meilleurs films d’animation.
Film beau et profond sur fond de la pratique extrême de l'alpinisme. L'animation est magnifique. L'histoire est habitée par des personnages austères, ce qui peut paraître un peu monolithique. Mais ce n'est qu'une question de goût.
Les personnages seuls permettent de déceler le trait derrière l'image, l'épuré du graphisme qui laisse la place à la montagne, colossale et écrasante. Elle est sublimée par le dessin, hyperréalisme paradoxal où le pinceau embellit le réel, le brouille pour le rendre plus net. Le fil conducteur accroche le spectateur, rend Le sommet des dieux aussi magnétique que ses panneaux (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2022/08/03/le-sommet-des-dieux-patrick-imbert/)
"Le sommet des dieux" est un formidable film d'animation adapté d'un manga de 1 500 pages. L'histoire commence par un mystérieux appareil photo qui va emmener un journaliste sur les pentes de l'Everest. Véritable ode à l'alpinisme et leçon de résilience, ce film est un petit bijou tant il montre le combat de l'homme contre des éléments contraires et la majestuosité de la montagne, en l'occurrence l'Everest. Un ensemble qui séduira les amateurs de grands espaces mais pas que...