Pierrot le Fou
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282 critiques spectateurs

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85 critiques
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TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2011
Comme souvent chez Godard on ne sait pas trop quoi penser de Pierrot Le Fou, si le film paraît parfois insipide il intrigue ailleurs. Les longues tirades poétiques sur voix monocorde et déprimée ont tendances à ennuyer et les dialogues sonnent souvent très plats. La réalisation de Godard est tantôt brillante tantôt déconcertante, la musique est belle mais coupée souvent en plein milieu dans le but de créer je ne sais quel effet, l’histoire est parfois confuse. Il faut cependant admettre que Belmondo et Karina passent très bien à l’écran et qu’en terme visuel le film est super. Et certains passages sont très réussis, la scène avec Raymond Devos m’a paru particulièrement notable. Bref, malgré ces côtés négatifs Pierrot le Fou est un film intéressant dont il se dégage quelque chose de particulier, de la poésie peut-être…
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2009
Mon film préféré de Godard. S'il n'est pas aussi abouti cinématographiquement que Le mépris, il offre beaucoup au spectateur. Comme souvent chez Godard, c'est l'histoire d'un couple qui n'arrive pas à être sur la même longueur d'onde. Comme souvent, ils sont réunis par leur volonté de sortir de la société asceptisée. Et en particulier comme dans Le mépris (qui illustrait les craintes de JLG quant à son couple avec Karina), l'homme pense (et écrit) pendant que la femme, végétale, cherche à vivre, tout simplement. Anna Karina est splendide dans ce film, sans être toutefois aussi émouvante et fraiche que dans Vivre sa vie. Par contre Belmondo est culte. Entre anarchie intellectuelle, métacinéma, répliques cultes et mise en scène qui retourne les habitudes du spectateur, le film mérite son statut de film culte. Peut-être le seul Godard qui ne paraisse jamais artificiel, bien que les digressions soient nombreuses.
CEE
CEE

39 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Odysée fugitive d'un couple qui entraine sa vie dans une mort certaine. Jean Luc Godard, c'est bien connu, etire, bouleverse son cinema, distille les gouttes de son imagination sur du papier qui se transfoprment en oeuvres d'une complexité certaine comme Pierrot le fou. Dur à comprendre, cette oeuvre cinephilique se destine donc à un public bien particulier: celui de l'imaginaire et de l'humilité.
pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 juillet 2014
C'est du Godard... Donc peut être que c'est novateur, peut être que c'est incroyable, peut être que c'est la nouvelle vague, mais en tous cas, c'est lent et par moments ennuyeux. Même Belmondo ne m'a pas convaincu, c'est pour dire!
SebD31
SebD31

104 abonnés 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2009
Un film tonitruant, atypique, poétique... Malheureusement, très/trop difficile d'accès !
Niko0982
Niko0982

78 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2009
Généralement, je n'aime pas les films de Godard. Je n'en ai apprécié que 2-3 et celui là en fait partie. Je le trouve beau, bien réalisé et bien interprété.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
jouissif, délurant, grinçant, ricannant...

"Et il y eut, au fond du jardin, l'énorme éclaboussement d'or qui éclaira la nuit pendant une seconde. C'était la tête de Langlois qui prenait, enfin, les dimensions de l'univers." (Jean Giono, Un Roi sans divertissement)
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2011
A bout de souffle était déjà un film très décousu et conceptuel mais Pierrot le fou poursuit avec plus d'intensité cette démarche. Et l'impression première qui me viens concernant la volonté de Godard sur ce film, c'est qu'il cherche plus le collage d'impression que la cohésion narrative, une démarche osé dans la mesure où plonger dans le ridicule et l'indifférence sont des risques auquel Godard devra faire face. Outre cet aspect là, Pierrot le fou est un road movie nous emmenant en direction du sud de la France, de la mer. Les couleurs prédominantes sont donc le bleu, hymne à la liberté, à l'évasion et le rouge symbole d'une démarche passionnel mais dangereuse, dangereuse car rouge comme la sang symbolisant les dangers auquel nos deux personnages principaux s'opposent.

Ces personnages remarquablement interprétés par un Jean Paul Belmondo et une Anna Karina des grands jours se dressent contre une société de consommation étouffante, coupable de formatage d'esprit et d'entrave à la liberté. Ainsi Ferdinand passera la majorité de sont temps enfoui dans les livres, dans lequel il trouve une forme de liberté, une nouvelle motivation à l’escapade de ce monde d'abrutis. Mais Ferdinand est un double personnage, il est à la fois Ferdinand et Pierrot, Ferdinand pour son coté penseur et intellectuel et Pierrot pour son coté aventureux, tueur et déserteur. Ainsi lorsque Marianne l'interpelle souvent par le nom de Pierrot, il lui répond constamment 'Je ne suis pas Pierrot, je suis Ferdinand'.
L'amour est abordé à plusieurs reprises via le couple Ferdinand/Marianne et le constat que nous délivre Godard se révèle être assez sombre car leur amour qui se détache de la société de consommation est beaucoup trop dangereux, beaucoup plus qu'un amour simple dans le carcan de la société et du formatage. En outre il aborde énormément le thème de l’incompréhension en amour et de cela je retiendrait une réplique assez forte du film :
"Ferdinand: - Pourquoi es-tu triste ? /
Marianne: - Parce tu me parle avec des mots et que moi je te regarde avec des sentiments. /
Ferdinand: - Avec toi on ne peut pas avoir de conversation, jamais d'idées que des sentiments ! /
Marianne: - Mais il y a des idées dans les sentiments."

Les références sont nombreuses dans Pierrot le fou et Godard ne s'en cache pas, bien au contraire. Il multiplie les répliques tirés de livre qui viendront se mêler aux références cinématographiques et même musicales. Car à deux reprises, l'on bascule dans une espèce de fausse comédie musicale où Anna Karina interprète deux chansons de Serge Rezvani « Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours, oh mon amour » et « Ma ligne de chance ». Pour continuer dans le domaine du sonore c'est de nouveau un des points forts du film de Godard grâce à une bande originale d'Antoine Duhamel :ponctuelle, passionnante et remarquablement bien insérée.
L'oeuvre de Godard s'axe énormément sur le jeu du champ/hors champ, tandis que Ferdinand plein cadre est silencieux, Marianne en hors champ prends la parole et vice versa. Ce qui se passe en dehors de l'écran a autant d'importance que le plan lui même. J'aimerais aussi touché quelques mots sur la narration en voix off que je trouve remarquable car intrigante voire presque enivrante par le patchwork d'émotions qu'elle délivre.
Skipper Mike
Skipper Mike

112 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2013
J'étais un peu dubitatif au début, tant ce film ressemble au premier abord à une tentative auteuriste complètement vaine, alignant les références sans en tirer parti, puis je me suis vite laissé emporter par cette épopée grandiose et pleine d'humour. "Pierrot le Fou" est un film incroyablement intelligent, servi par des acteurs remarquablement vivants et garni de scènes inoubliables. Une leçon de cinéma, pure œuvre d'art et film pop par excellence.
oranous
oranous

167 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2007
D'une très grande originalité. Ce film est a vrai. Le spectateur est impliqué dans l'histoire, les acteurs lui parlent. De plus il y a de nombreuses originalités qui font ce film unique en son genre.
Je l'ai trouvé meilleur qu'A bout de souffle.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2011
"Pierrot le fou" de Godart et "La balade sauvage" de Malick sont deux chef-d'oeuvre qui se ressemblent, mais avec deux styles différents

Une oeuvre difficilement accessible à un large public "Pierrot le fou" est une ode à la vie une déclaration d'amour à l'art et la liberté, qui met en scène un sublime Jean paul Belmondo qui joue le rôle d'un jeune rêveur qui s'ennuie dans un quotidien sans surprise et la belle et violente Anna karina.

Ensemble ils vont fuir cette société qui les étouffes et tenter de trouver la liberté.

Le style atypique de Godard. Des musiques sublimes. Un film pas comme les autres, mais qui à marquer de son empreinte le cinéma mondiale.
Raphaël P.
Raphaël P.

31 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2015
Jamais Godard ne m'as autant fait ressentir de choses, et ne le fera je pense plus jamais. Rires, pleurs, et osmose. Tout est la pour nous régaler devant un Belmondo irritant de classe.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2007
Une sorte de cinéma à l’envers, qu’un Jean-Paul Sartre devait adorer, un cinéma qui agit toujours en vertu de l’avenir, bien qu’incertain, et qui fait table rase du passé, qu’il soit bon ou mauvais, pompeux ou lourd. Quelque soit leur fin, Pierrot et Marianne ont été responsables de leurs actes, de leurs paroles, de leur passion amoureuse et de leurs choix. Ce fond existentialiste confère à Pierrot le fou une authenticité artistique rare, parce que fait d’un matériau très symptomatique d’une fraction donnée de lettrés, d’une époque, et d’un microcosme... Pierrot le fou reste malgré tout difficile d’accès de par sa subjectivité de fond et de forme, et parfois vulgaire dans ses images ou ses paroles ! (+ sur mon blog "fredhorizons")
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2011
" Tendre et cruel...Réel et surreél...Terrifiant et marrant..." Ce bref aperçu de Pierrot le Fou pourrait tout à fait résumer le film de Godard. Un film très intéressant avec un Jean Paul Belmondo très en forme...Pierrot le fou alias Ferdinand retrouve une ancienne petite amie qu'il n'avait pas vu depuis quatre ans et quitte Paris pour le sud de la France. Avec elle, il fera les quatre cents coups. Un film brillant au style composite dans lequel Jean Luc Godard semble se défouler moralement et intellectuellement ( du reste, le film fut interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie en 1965 pour son anarchisme moral ). L'utilisation de la musique est excellente ( on aura droit au cours du film à de la comédie musicale entre Belmondo et Anna Karina ), les dialogues sont savoureux d'humour et de légèreté et la mise en scène hors du commun sert à merveille le grand film qu'est Pierrot le Fou ( l'acteur s'adresse parfois au spectateur ). Certaines scènes sont tout simplement hilarantes ( je pense à celle où Ferdinand récite un passage d'un livre pour adultes à une gamine de neuf ans ). Les références picturales, poétiques et littéraires sont nombreuses ( on retiendra la scène finale, grand hommage à l'excipit d' Un Roi sans Divertissement ). Un film anticonformiste aux allures de bandes dessinées ( couleurs vives, montage brut, etc... ) A voir et à revoir ( NB: n'étant moi-même pas un fan de Godard, je peux vous assurer que ce film vaut le détour ).
Starwealther
Starwealther

111 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2008
Une véritable retranscription de ce que certains réalisateurs comme Godard ont fait dans le mouvement de la nouvelle vague. Une ode à la vie, à la mort, aux sentiments humains. Godard fait de ce road-trip, digne de "Bonny and Clyde", une leçon d'amour vécue dans la fuite après un meurtre effectué à Paris. On se retrouve au bord de la mer avec le fameux Bebel et la belle Anna Karina. Chacun d'eux raconte leurs engouements pour des arts différents. Ferdinand préfère la littérature alors que Marianne aime la musique et les 45 tours.On parle de tout et de rien, la banalité de la vie en quelque sorte. On y parle de politique, on estime le temps en milliard de secondes. Il y a aussi un peu de Demy dans ce film, avec des passages de chants souvent répétitifs du genre "Mais qu'est ce que je peux faire, je sais pas quoi faire" ou "J'aime ma ligne de chance, j'aime ta ligne de hanche". Certains passages sont d'une classe infinie, d'une esthétique éclatante avec l'omniprésence de couleurs vives. Le réalisateur fait ici une satire du cinéma Hollywoodien, il montre d'ailleurs un cinéaste qu'il apprécie, représentatif d'un cinéma auteuriste sous-estimé mais pourtant de bien meilleur qualité que les films à gros budget. On est un peu dans l'absurde dans ce Godard, les scènes n'ont pas de liens, elles sont comme indépendantes les unes des autres. Un peu de Beckett, nous n'en sommes pas loin! Un cinéma particulier, d'une période maintenant terminé, pourtant qu'est ce que ce cinéma était esthétique et volatile.
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