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    Pierrot le Fou
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    3,6
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    235 critiques spectateurs

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    20 critiques
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 12 mars 2016
    Bon alors c'est du Godart : et vas-y que je te fais n'importe quoi avec le son, et vas-y que je te colle de la philosophie à deux balles, et vas-y que je te coupe la musique n'importe quand, et vas-y que je te place des références bien balourdes, et vas-y que je te colle des passages ridicules, et des passages de comédie musicale encore plus ridicule et vas-y que je te tisse une intrigue sans aucun sens et vas-y que je te monte mon film avec les pieds... Mais qu'est-ce que c'est pénible à regarder comme film ! Alors je me pose une question : est-ce que l'originalité est toujours bonne. Ce film prouve clairement que non. Parce que peut-être que le film est beau, peut-être qu'il est intelligent, mais il est si déshumanisé, brouillon et ridicule moi juste je ne peux pas. On a acclamé Godart pour avoir détruit tout ce qui faisait du cinéma un art beau et noble. On a acclamé Godart pour avoir fait des films avec un style quasi nanar. Et le pire, c'est que ce n'est pas comme si c'était original dans la filmo du type : c'est la même démarche qu'A bout de souffle (et A bout de souffle était plus original de ce fait et assez intéressant, là où Pierrot le fou n'est que complaisance d'un type visiblement très fier de sa personne)... Alors quand j'entends que Godart "se renouvelle et renouvelle le cinéma dans chacun de ses film", ça me fait juste hurler.
    Bon alors j'ai quand-même mis deux étoiles, parce que le film a des qualités. On a des plans séquence vraiment bons, une patte esthétique très marquée par la récurrence des couleurs bleues et rouges, et il y a des scènes très fortes, notamment le monologue du fou, qui est juste absurde, mais beau... Et je trouve ça fort de réussir à rendre un tel truc beau, ainsi que le " A qui tu parles ? - Bah au spectateur ", surprenant et drôle. Niveau jeu des acteurs par contre je m'attendais à mieux, c'est très inégal (parce que môssieur Godart aime détruire le talent de ses acteurs en les dirigeant (exprès sinon ça ne serait pas un génie) affreusement).
    Une oeuvre avec ses qualités, mais insupportable de prétention et brouillonne au possible. Je pense que je vais m'arrêter là avec le cinéma de Godart : je n'aime pas cet homme, et je ne comprends pas qu'on puisse acclamer un quelqu'un qui méprise clairement son spectateur en lui lançant des films comme ça au visage.
    fandecaoch
    fandecaoch

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    2,0
    Publiée le 20 mai 2016
    Pierrot le Fou : Moi qui adore et qui est fan de Jean-Paul Belmondo et quand je vois 4 étoiles sur 4 dans le programme tv, je me jette les yeux fermé sur cette œuvre d’où les critiques sont élogieuses et je suis souvent bon critique et je suis désolé d’avance pour la critique que je vais faire mais c’est mon ressenti. Et plus j’avance dans le film, et plus c’est le choc et le mauvaise surprise. J’ai vraiment pas comprit le film, je ne suis pas rentré dedans, j’ai trouvé le tout très confus et de prime, la réalisation ne va pas du tout. Déjà, mise en scène hasardeuse, ça part dans tout les sens, les couleurs et filtrés sont pas terribles et certains cadrages sont affreux, ce n’est pas coupé, des fois, on voit même pu la tête des personnages et tout, pourtant dans des plans larges… on sent un coté très personnel dans le film et la mise en scène mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Surtout sur le montage sonore et les musiques, alors la, c’est fait n’importe comment, on dirait que ça était fait au hasard, il y a des musiques bizarres qui commence, qui s’arrêtes, elles rependent de façon tout aussi bizarre, les sons sont pas terribles, on dirait même que des fois, ils ont pas capté le son du moment, ils ont tout fait en post production et ça rend pas bien du tout. Ensuite, scénario, si il y en a un car c’est confus, ça part dans tout les sens, ce n’est pas logique, il y a des scènes inutiles, les dialogues sont pas exceptionnelles : c’est peut être poétique ou philosophique mais encore une fois, ce n’est pas une raison. En plus, c’est lent et ennuyeux, vers 40 minutes du film, je me suis dit : rah, il y a encore un heur du film, c’est long… ça veut tout dire et c’est rare quand je lute pour finir une œuvre. Non, pour moi ce film raconté une descente au enfer ou une expression d’une certains liberté mais bon, il y a mieux comme œuvre qui parle de cela. Bon, heureusement que les acteurs sont bons, surtout Jean Paul Belmondo qui est impeccable comme d’habitude mais bien sur, ce n’est pas son meilleur rôle. Donc voila, déçu car je m’attendais a mieux et pas a ça surtout, mais j’aime être surprit, dommage la, c’est dans le mauvais sens.
    jimmyc
    jimmyc

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    5,0
    Publiée le 20 septembre 2013
    Jean Paul Belmondo est l 'image et l 'image représente Jean Paul Belmondo ..L 'oeuvre suprême du cinéaste est ici le tableau de la fin d 'un amour passionné et final entre Anna Karina et Jean-luc Godard ,elle est aussi la plus poussée en matière de transgression des codes .Le sphinx Belmondo incarne Ferdinand Griffon et Ferdinand Griffon est l 'ombre de Jean -Luc Godard ,comme si les mots de son héros étaient siens de manière permanente .Mais au delà de la férocité des images le metteur en scène offre à Anna Karina son plus beau cadeau .Et même si le tourbillon des instants magiques opère indubitablement vers une destinée tragique conduisant le personnage principal au meurtre, il réside également ici un immense parfum d'amour envers son héroïne Celle-ci est filmée avec une passion sans retenue tout au long de l 'oeuvre ..Même ses chuchotements lui donne forme et sa mort ,vie .Une forme d'espoir que Jean -Luc Godard à souhaité probablement s'offrir Jean-Paul Belmondo lui ,est flamboyant, plongé dans une dimension d 'espace entre réalité et fiction ,il traverse la pellicule sans jamais perdre haleine mais tout en parlant peu et cela le plus souvent possible il est celui qui est et celui qui n'est pas ..il est présent sans jamais l 'être vraiment .Il représente la face solaire tout en incarnant le coté obscur ..Il se perd dans les dédales d'un amour dévastateur tout en restant le plus souvent éloigné de celui ci ..
    Sa gestuelle est minimaliste il reste simplement didactique tout en apportant à son personnage des mouvements radicaux .L'image défile et défile encore alors que le "Sphinx "s'arrache de sa vie simple pour la compliquer d 'avantage ...La poésie du récit absorbe le spectateur dans une spirale désordonnée ou l 'ordre est bien établi ..la folie de l 'oeuvre au delà de sa façon "puzzle "est le bilan de la vie ,vide ,pleine ,colorée ,grise ,amoureuse ,triste ,joyeuse ,il y a du sens dans le non sens et des mots cachés dans les masques portés par les personnages ,des envies ,des regrets dans les dialogues qui ne sont pas prononcés ...Ce monument du cinéma français(oeuvre admirée par Tarantino et autres Scorsese) sorti en 1965 fût un véritable ovni cinématographique et prouvait que l'art français n 'était pas "A bout de souffle " ....
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 14 juillet 2013
    Taxè d'anarchisme moral et intellectuel, il y a pourtant tellement de choses à dire sur ce film mythique du cinèma français! Au-delà de la vision du mètrage, pourtant marquante, on se souvient avant tout du titre ècrit partout sur les murs. En 1965, "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard devint un cri de guerre, un signe de ralliement, l'identification à une gènèration et à une èpoque! Dans ces annèes prè et post 68, c'ètait en quelque sorte la grande èpoque avec un metteur en scène qui osait tout! Film anarchique, d'une beautè extraordinaire et qui est le rèsumè d'une sèrie d'oeuvres que certains trouveront irritantes, mais que beaucoup trouveront passionnantes, "Pierrot le fou" n'en finit pas de fasciner les cinèphiles du monde entier! De même qu'il est une entreprise iconoclaste qui fait voler en èclats les structures du rècit, fondèes sur la psychologie des sacro-saints « personnages » . Plus Godard avance dans son travail, plus il malmène les cadres ètroits du cinoche classique et de la reprèsentation! Or, ce n'est pas seulement à la forme que le cinèaste s'en prend mais aussi au contenu! Les images et le langage sont directs, dèpouillès de tout scrupule idèaliste! Ce sont ceux d'un amoureux de la femme (un peu moins ici), dont le lyrisme poètique ne dissimule jamais la base sexuelle de l'amour! Ici, les deux hèros sont d'abord liès par une passion charnelle! Jean-Paul Belmondo (juste inoubliable) incarne mieux qu'un autre ce personnage un peu fou, image indèlèbile de la nouvelle vague qui joue sa propre destruction! A ses côtès, Anna Karina est magnifique de prèsence dans une histoire qui repose entièrement sur les èpaules des deux interprètes! Avec la participation exceptionnelle de Raymond Devos dans sa dernière partie, "Pierrot le fou" est un tournant capital, cet adieu dèfinitif à un certain cinèma et à une certaine culture. « Dèsespoir, amour et libertè. L’amertume. L’espoir. La recherche du temps disparu. » Merci Jean-Luc, merci Bèbel, merci Anna...
    Acidus
    Acidus

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    0,5
    Publiée le 2 octobre 2017
    "Pierrot le fou" est une oeuvre typiquement godardienne, réalisé durant sa période faste des années 60, entre "Alphaville" et "Masculin féminin". Dès lors, quand on déteste Godard, on déteste "Pierrot le fou". C'est mon cas et je retrouve ici tout ce que je déteste dans le cinéma de ce réalisteur, porte-étendard de la "Nouvelle Vague". Tojjours aussi pédant et creux, le "style Godard" m'ennuie profondément. Dans "Pierrot le fou", il y a ajoute même une bonne d'absurde mais, mal maitrisé, cette absurdité vire à l'incompréhensible. Tout y est pénible. Même le tandem "Belmondo/Karina énerve. A réserver aux fans du cinéaste et de la "Nouvelle vague".
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 3 avril 2008
    une escroquerie
    Gonnard
    Gonnard

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    0,5
    Publiée le 23 janvier 2010
    Le Bonnie and Clyde à la française. Autant dire tout de suite, je préfère son homologue américain. Le film de Godard est pénible à suivre avec son intrigue décousue, sa narration qui vous assène des phrases pseudo-philosophiques à la con, la musique assez pénible... Et puis c'est visuellement moche. Même l'affiche est moche. Qu'ils aillent se faire cuire un oeuf ailleurs.
    kibruk
    kibruk

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    1,0
    Publiée le 5 janvier 2016
    C'est ça "Pierrot le fou" ?! Une composition de dialogues abscons, de scènes décousues ridicules (celle avec les américains... je n'en reviens toujours pas...) formant un tout proche de l'incompréhensible. Et en plus c'est moche, et ennuyeux. La volonté de Godard semble d'avoir été de faire un film qui ne respecte aucun code du cinéma... mais cette audace remarquable justifie-t-elle qu'un tel résultat soit élevé au rang de chef-d'œuvre ? Pour moi la réponse est claire : non, 'Pierrot le fou", même s'il est le résultat d'une démarche intellectuelle volontaire et remarquable, est tout simplement un nanar. "Pierrot le fou", c'est un peu comme certaines œuvres exposées dans les musées : on a l'impression que son créateur se fout de la gueule de son public. Alors on adhère et on adore... ou pas.
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Publiée le 1 octobre 2010
    Dans l'absolu, c'est vrai que "Pierrot le Fou" pose une question essentielle qu'il serait injuste de lui retirer : qu'est-ce que l'art? Et bien justement pour moi, l'art ce n'est pas ça! Godard manie en effet de manière curieuse les genres, aussi bien polar à certains moments que road-movie, évoquant aussi bien la musique que la peinture, certaines scènes s'avérant ainsi des plus savoureuses, d'autres à la limite de l'ennui. On peut il est vrai être charmé par cette déconstruction totale, cette liberté dans un récit qui se construit au fur et à mesure de l'imagination des personnages, mais il est pourtant en conséquence de pouvoir ne serait-ce qu'un seul repère, une seule certitude. Tout cela est bien sur voulu, et Godard sait l'amener avec un réel talent, mais on a vraiment du mal à pouvoir se captiver pour tout cela, et ce même si certains dialogues entre Jean-Paul Belmondo et Anna Karina sont particulièrement savoureux. "Pierrot le Fou" fait ainsi partie de ces films qu'il faut avoir vu, gardant un intérêt profond à bien des aspects (les dernières images sont d'ailleurs particulièrement réussies), mais pour lequel on n'a pourtant un peu de mal à être fasciné à l'arrivée.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    5,0
    Publiée le 23 mai 2014
    Quel film ! Godard m'avait conquis avec "À bout de souffle" et je me suis directement tourné vers "Pierrot le fou", considéré comme son long métrage le plus abouti, à juste titre ... C'est l'histoire de Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) et Marianne (Anna Karina), amoureux renaissants fuyant Paris et ses conventions pour le sud de la France désireux de vivre leur aventure, entre quête de liberté spirituelle, délits et confrontation, les amenant inéluctablement vers une route sans fin. À l'instar de "À bout de souffle" cette fois le scénario m'a vraiment enthousiasmé, la dualité des deux protagonistes, l'un est avide de lettres, de philosophie, l'autre est insouciante et frivole, un cocktail détonant de sensibilité passionnelle mais contrasté (la scène de la plage est symptomatique), rares sont les films où les personnages sont aussi travaillés avec autant de sincérité et de complexité. La mise en scène jouit d'un décalage anti conformiste, marque de fabrique de Godard, avec également des regards caméra malicieux comme la fameuse réplique "À qui tu parles ? Au spectateur" ou les déclamations de Marianne "Je me fous de tout, ce que je veux c'est vivre" et de Ferdinand "Nous sommes fait de rêves et les rêves sont fait de nous", renforçant le degré d'immersion du public, au plus près du film et de leurs protagonistes. Visuellement j'ai trouvé ça extrêmement intéressant, avec un jeu de couleurs primaires proche par moment du mouvement néo réaliste, le rouge et le bleu sont très souvent associées et/ou confrontées illustrant parfaitement le thème de l'opposition idéologique. Belmondo et Karina sont juste parfaits dans leurs rôles, tout en authenticité, malice et charisme, un vrai couple emblématique du cinéma, niveau interprétation la courte apparition de Raymond Devos en homme névrosé est exceptionnelle. La fin du film est déchirante, d'une grandeur symbolique frappante de fatalisme, d'une volonté de quitter ce monde inexorablement corrompu pour rejoindre l'éternité pure de l'au delà. La morale est volontairement subversive, d'ailleurs chose étonnante ce long métrage a été interdit au moins de 18 ans à sa sortie pour cause "d'anarchisme intellectuel et moral" en pleine France gaulliste pré 68, on peut donc légitimement le considérer comme avant-gardiste. "Pierrot le fou" est un film majeur, extrêmement intelligent en tout point, brillamment interprété et d'une beauté poétique sans pareil, Godard prouve là son génie mais également son goût pour la provocation et sa haine du conformisme, une œuvre à découvrir.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    Publiée le 22 avril 2017
    Incroyable! Voilà un film à redonner confiance en la capacité de l'Art français à proposer une créativité originale, maîtrisée et sans égale (comprenez une source d'inspiration que devraient considérer nombre de cinéastes français d'aujourd'hui histoire de remonter un tant soit peu le niveau de notre cinéma actuel). Jean-Luc Godard explose littéralement les codes esthétiques et narratifs, atteignant le fragile équilibre entre pure maîtrise formelle et touchante sincérité (merci à Bebel et Anna Karina!). Se jouant des couleurs et des mots, jonglant entre absurde et existentialisme, alternant moments de rêverie et de violence, «Pierrot le Fou» est l'un des plus brillants manifestes de la Nouvelle Vague et du cinéma. Les acteurs sont bien évidemment remarquables, bouleversants de fougue et de fragilité en même temps, reflets des interrogations de Godard sur l'Art, la vie, le couple, etc. Les expérimentations visuelles sont nombreuses, et l'usage révolutionnaire de l'écrit à l'écran donne une dimension supplémentaire et surprenante au film, faisant appel à l'essence même de la littérature (où l'on VOIT des choses en regardant des mots). Godard est l'un de ces rares cinéastes possédant un regard extérieur et construit sur le cinéma, d'une rare lucidité, mais n'entravant pourtant pas leur imagination (du moins à l'époque de la réalisation du présent long métrage). Ce film d'une liberté insolente est terriblement jubilatoire du début à la fin (fameuse!) en ce qu'il qu'il parvient à démontrer qu'avec le cinéma TOUT est possible. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 24 septembre 2012
    Découvrez la descente en enfer de cet homme posé et cultivé que l'amour à rendu fou incarné par un Belmondo loin de son rôle récurrent d’aventurier cascadeur. Godard y signe l’un de ses plus beaux films grâce à une maitrise parfaite de sa réalisation expérimentale, et donc aussi folle que le héros, décomposant totalement le récit entre un road-movie criminel et une romance délurée. L'histoire en tant que telle n'a pas grand intérêt mais sert de prétexte à une multiplication des idées de mise en scène. Les images étincelantes et le rythme lent sont les arguments, tout à fait compréhensible, des détracteurs de ce symbole éternel de la nouvelle vague.
    Estonius
    Estonius

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    4,5
    Publiée le 8 décembre 2013
    Esthétiquement c'est un régal, les prises de vues sont somptueuses et Anna Karina merveilleusement mise en valeur. Sorte de road-movie avant la lettre, c'est souvent burlesque, souvent tendre et poétique, parfois surréaliste. On ne s'ennuie pas une seconde (on a même droit à Raymond Devos en guest star). Quant au scénario, le fait qu'il soit incompréhensible (et que Godard s'en tape manifestement) n'a somme toute pas grande importance. Tout au plus pourrait-on reprocher l'overdose de citations culturelle. Probablement le meilleur Godard.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 12 janvier 2017
    Malgré la présence de Belmondo, malgré sa gouaille légendaire et son implication, malgré la si charmante Anna Karina, Godard emmène son film tout au fond de la poubelle de la "nouvelle vague" comme d'autres pseudo-cinéastes adeptes du grand n'importe quoi à l'écran, sauf que Godard y ajoute sa note personnelle et sa grande spécialité : le je-m'en-foutisme.

    En gros et sans demi-mesure (il faut lui reconnaître son jusqu'au-boutisme, il ose tout) il remplit jusqu'au bout son ersatz de film jusqu'à ce que ça déborde. Le comble de cette non-histoire et de ce non-évènement, c'est qu'on aura toujours des intellos pour aller chercher le sens caché pour trouver une interprétation de non-sens à ce désordre cinématographique. On aimerait au moins en rire -peut-être au 75ème dégré, qui sait ?- si seulement on y dénichait quelque part assez de matière pour ce faire. Peine perdue.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 29 août 2010
    La photographie de Raoul Coutard est superbe, les paysages sont splendides, la composition d'Antoine Duhamel est inspirée, les caméos de Samuel Fuller, de Jean-Pierre Léaud, de Raymond Devos et de Jean Seberg (enfin je crois que c'est elle!) sont sympathiques, les dialogues sont beaux et l'ensemble fourmille de bonnes trouvailles de mise en scène. Il est juste dommage que le rythme soit un peu languissant au début de la seconde moitié mais c'est sans trop de conséquence bien que j'ai un peu décroché à ce moment-là. Autrement, Anna Karina est absolument belle à croquer. On comprend totalement qu'on puisse tuer ou la tuer pour elle. Jean-Paul Belmondo, bien que son imitation de Michel Simon soit un peu ridicule, loin de son personnage agaçant d'"A bout de souffle" donne une interprétation assez subtile. Allez un peu de poésie anarchique dans ce monde d'abrutis cela n'a jamais fait de mal, au contraire.
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