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Legid
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2,0
Publiée le 11 juillet 2026
J’ai vu mon premier film de Jean-Luc Godard il y a quelques mois et j’avais vraiment aimé. « A bout de Souffle » est clairement un bon film et son visionnage peut clairement être apprécié plus de soixante ans après sa sortie. Après cette bonne première expérience, j’ai voulu poursuivre avec un autre de ses films les plus connus, avec à nouveau Jean-Paul Belmondo en tête d’affiche : « Pierrot le Fou ». Et cette fois, mon ressenti est très différent : je n’ai pas aimé, vraiment pas aimé. Le film est absolument incompréhensible et même si c’est une volonté de Jean-Luc Godard, cela ne rend le visionnage que déplaisant. Quel plaisir peut-on avoir devant un film qu’on ne comprend pas ? La question se pose devant ce film incompréhensible Incompréhensible car la réalisation part dans tous les sens sans aucune structure narrative, car le montage n’a clairement aucun sens, passant d’une scène à l’autre sans aucun liant et car le scénario, s’il y en a un, est absolument confus et brouillon. Alors on retrouve les expérimentations de Godard avec son brisage de 4e mur ou son mixage musical volontairement approximatif avec la musique qui coupe en milieu de scène pour reprendre quelques secondes après. Mais des expérimentations font-elles une bonne œuvre ? Quand il y a une maitrise derrière, la réponse est oui. Mais quand c’est de l’expérimentation sans rien raconter derrière, tout cela tourne rapidement à l’esbroufe. « Pierrot le Fou » est une expérience cinématographique qui sort de l’ordinaire. De là à dire qu’elle est plaisante, je ne pourrais le dire. Note : 08/20
Je suis d’accord avec l’idée que c’est un film d’encyclopédie. Même si je ne connais pas toutes les références culturelles, je suis partante à ouvrir mon esprit – Un film sans histoire dramatique peut gagner son terrain!
La mise en scène dans les années 60 m’a poussé instantanément quitter les esthétiques de notre époque.
Les couleurs sont vraiment vivantes. J’ai encore le rouge hanter en tête. Les robes, les sièges dans une décapotable, du sang, les peintres, la peinture… je me dis si le rouge et le bleu tous ensemble sont représentatifs de la France?
J’adore l’ambiance de liberté à cette époque-là. Le fait qu’il fume dans la station de servie renforce cette liberté. Même avec la normalité de fumer dans l’avion. Je vois que voler quelque chose aux inconnus comme manger une tranche de pain sans aucune conséquence.
La liberté prend forme en plusieurs plans. Le mariage, il peut faire ce qu’il faire avec son mariage. Quitter sans dire au revoir. Quitter même avec la fortune de son partenaire. spoiler: La façon de quitter sa voiture. Ils la font brûler et ils l’ont laissé dans la mer.
J’adore également les images où ils habitent au bord de la mer. Ils portent toujours la même chose. Ils se rattraper l’un à l’autre dans la forêt. Ils sont talentueux, ce qui leur a permis de gagner ou dévaliser les passants. Ils écrivent sans arrêt. J’admire sa perspicacité. Elle dit n’importe quoi en marchant le long de la mer : qu’est-ce que je vais faire? Je ne sais pas quoi faire? Cela leur fait un parfait couple : d’un côté de l’intellectuel et la réflexion et d’un autre côté de l’instinct et de l’improvisions.
Tout ce qui compte, c’est que les choses sont à ma disponibilité. Hors de cela, c’est peu important. La même logique avec l’argent. Je me sens libre pour eux et je me fantasme dedans.
Ce qui me perplexe, c’est à la fin. spoiler: À partir duquel moment elle l’a trompé? Je n’ai aucune idée. Pourquoi elle a emporté une valise que lui a donnée-t-il? J’imagine que c’est une valise remplie de l’argent? La fin de tuer son amant et de se suicide , cela signifie quoi ? La vie, il ne porte aucune sens?
Road movie écrit et réalisé par Jean-Luc Godard, Pierrot Le Fou est un film déstabilisant, pour un résultat de bonne facture. L'histoire nous fait suivre Ferdinand Griffon, un homme vivant dans un appartement parisien avec sa femme et ses enfants, qui est désabusé suite à la perte de son emploi à la télévision. Un soir, en revenant d'une soirée mondaine chez ses beaux-parents, il se rend compte que la baby-sitter venue garder sa progéniture est une ancienne amie, Marianne. Tous deux ressentent le besoin de s'échapper et décident de s'enfuir. Seulement, Ferdinand s'aperçoit bientôt que Marianne est poursuivie par des paramilitaires de l'Organisation de l'armée secrète. Ce scénario ne s'avère pas plus emballant que cela à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. Une durée qui se fait ressentir, la faute à une intrigue sans véritable objectif ni enjeu. En effet, le récit se contente de nous faire suivre le binôme errant de lieu en lieu, parcourant la France jusque dans le sud et sa frontière italienne. Il n'y a aucun fond, aucun message, ni aucune réflexion, si ce n'est la volonté de se sentir libre. Mais cette quête de liberté est vaine tant ils n'en font rien. On assiste à une succession de scènes sans vraiment de liant dans lesquelles les deux tourtereaux font des actions qui n'ont aucun sens et ont des comportements étranges au point où c'en est franchement déroutant. En témoigne les quelques séquences de comédie musicale greffées au forceps tant elles semblent déconnectés du reste. Le ton est, lui, beaucoup trop neutre, ne procurant aucun sentiment, qu'ils soient drôles ou touchants. Il faut dire que l'ensemble est porté par deux personnages principaux inconsistants car leur passé n'est pas assez développé pour qu'on puisse comprendre leur soudaine envie de changement. Des rôles bien interprétés par une distribution comprenant Jean-Paul Belmondo, Anna Karina, Graziella Galvani, Dirk Sanders, Jimmy Karoubi, Roger Dutoit ou encore Samuel Fuller. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant hélas aucune émotion. La faute en partie à des discussions philosophiques et littéraires superficielles et décousues. D'autant plus que ces textes sont sans cesse soit en décalage, soit se chevauchent, ou alors sont coupés nets. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français est bonne malgré ses effets de style discutables. Sa mise en scène est réussie mais elle donne l'étrange sensation d'être en cours de tournage et de montage avec ses faux raccords, ses coupes brutales, un découpage douteux et un quatrième mur brisé. Sans parler des tentatives d'esthétisation artificielles sans cohérence avec le propos. Néanmoins, les paysages naturels et ensoleillés traversés créent une ambiance estivale très plaisante. Ce visuel expérimental est accompagné par une bande originale correcte, aux compositions s'accordant bien avec l'atmosphère, sans pour autant être marquantes. On retiendra surtout que celles-ci ne sont pas collées de façon harmonieuse. Leurs notes apparaissent et disparaissent de façon abrupte, sans raison. Elles sont coupées net puis reviennent. Reste une fin tout aussi déconcertante que le reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Pierrot Le Fou qui, en conclusion, est un long-métrage singulier difficile à appréhender et à juger.
« Pierrot le fou » est un road movie réalisé par Jean-Luc Godard en 1965 avec Jean-Paul Belmondo (Ferdinand dit « Pierrot ») et Anna Karina (Marianne) dans les rôles principaux. A noter les apparitions remarquées de Samuel Fuller et surtout Raymond Devos. C'est un film pour les amateurs et les amoureux du Pop Art, et de l'absurde. C'est un film radical, parfois agaçant par son côté intellectuel déconstruit, mais d'une liberté absolue. Considéré comme l'un des chef-d’œuvre de Godard, je n'ai pas adhéré. J'ai par contre désigné comme tel « À bout de souffle ».
Je suis un peu énervée. En fait je le suis franchement.
Voilà le genre de films qui me fait me demander si je suis simplement trop bête pour l'apprécier ou si tout le monde prétend l'aimer (ou l'aime vraiment, pourquoi pas ?) parce que c'est Godard, et que ce seul nom est censé faire l'unanimité. Il y a souvent une forme de complaisance dans l'art qui est exaspérante, une hypocrisie où une élite - ici les "vrais" cinéphiles - passe un accord tacite pour encenser ou casser un artiste et son œuvre.
Pierrot le Fou est un film prétentieux, sans queue ni tête, ne cherchant même pas à se rendre crédible un minimum. Il n'y a pas d'histoire, pas de fond, c'est d'un ennui... indescriptible. J'ai soupiré plusieurs fois devant le film, j'ai physiquement tenu bon mais ai mentalement décroché aux deux-tiers du film. Je me sens frustrée par cette impression d'être passée à côté d'un film culte, plébiscité par le monde entier. Je me sens bête, pas à la hauteur, je complexe devant un tel film. Pourtant je me forge une culture cinématographique importante depuis quelques années, j'aiguise mon regard, affine mes goûts. Mais là ça ne passe pas du tout. Et en même temps je suis assez convaincue qu'il y a bien plus de gens qui ont pensé comme moi qu'on ne le croit, mais qu'ils ont préféré se ranger du côté de l'avis "général" par peur eux aussi de passer pour des imbéciles.
Objectivement, qu'est-ce qu'on peut trouver à ce film ? La photographie est très belle, c'est vrai. L'étalonnage est réussi, c'est vrai. La mise en scène est osée, c'est vrai. Il y a des prises de position politiques (avec des scènes très limites, même pour l'époque). Et après ? Pas grand chose. L'histoire n'est pas originale, le scénario très peu crédible, les transitions insensées et sorties de nulle part. Un couple en fuite arrive à se la couler douce et à éviter les ennuis pendant plusieurs semaines, sans argent, sans contacts ou soutien, juste en s'amusant comme des gamins, en chantant, en dansant, en faisant des jeux de mots... Je n'arrive même pas à percevoir une quelconque liberté là-dedans. Tout ce que j'ai vu c'est de l'entre-soi de la gauche-caviar-bobo-mais-pas-trop.
Ce que je retiens en tout cas c'est que je suis visiblement stupide mais que je suis plus honnête que les trois-quart des personnes ayant visionné Pierrot le Fou.
Fugue anarchique aux couleurs primaires, Pierrot le Fou pulvérise le récit pour en faire un collage fiévreux de sensations et d’idées. Avec une liberté insolente, Jean-Luc Godard mêle polar, poésie et essai philosophique, comme si chaque plan cherchait à réinventer le langage du cinéma. Le duo formé par Jean-Paul Belmondo et Anna Karina incarne une dérive amoureuse aussi ludique que désespérée. Derrière la fantaisie pop affleure une mélancolie profonde, celle d’un monde saturé d’images et déjà en perte de sens. De cette collision entre forme et émotion naît un film incandescent, aussi libre que tragiquement lucide.
Tous ces chefs d’œuvre présumés me font penser à une toile blanche sur laquelle Dali ou Picasso auraient jeté un œuf et que la critique aurait qualifié de géniale. Mais, à part une belle photographie , il N’y a rien dans ce film.
J’ai déjà vu deux ou trois films de Jean Luc Godard dont je ne me rappelle déjà plus le nom tellement j’ai peu apprécié. Je savais que Pierrot Le Fou était l’un de ses films les plus appréciés mais je l’ai regardé un peu à reculons tant j’ai j’ai une mauvaise image de Godard, pour sa tendance à faire des films que j’estime prétentieux, pompeux et par conséquent très vide et ennuyeux. Mais là, par je ne sais quel miracle… j’avoue avoir adoré ! Les premières minutes m’ont un peu effrayés car on retrouve cet aspect un peu « pompeux », avec des citations de poésie sorties de nulle part. Pourtant, la simplicité et la légèreté dans laquelle vivent Ferdinand et Marianne font que j’ai réussi à complètement accepter ce côté « poétique » très appuyé et que j’ai même complètement adoré. Cela rend le final du film en plus vraiment touchant et d’autant plus dur à supporter. Le seul défaut selon moi est que le film est tellement porté par sa poésie que les passages « d’action » fonctionnent beaucoup moins bien et j’ai moins apprécié ces séquences que les simples moments où on voit Ferdinand et Marianne flâner ensemble. Quoi qu’il en soit, un excellent film qui m’aura réconcilié avec Godard !
Pierrot le fou sonne comme un Bonnie and Clyde à la française, dont la mise en scène on ne plus plus audacieuse ne laisse pas indifférent et dégage une poésie dramatique intense.
Je me souviens avoir vu ce film en classe de 5ème au ciné-club du collège Charlemagne (à l'époque encore dénommé "lycée")... et j'avais aimé !
Je ne sais que dire au sujet de ce film... son esthétique, son absurdité, du Godard à fond les manettes ,quoi... Mon ex avait adoré "A bout de souffle", Bébel + Jean Seberg .... Moi moyen...
J'ai revu Pierrot le fou pour au moins la 4ème fois ce samedi 17 janvier 2026 à L'espace Saint Michel....
Je me suis endormi devant tant de pédanterie et tant d'absurdité,... et pourtant... à mon réveil, je restais fasciné par l'esthétique Godardienne... une simple jolie femme, des images magnifiques dans un océan d'absurdité...
Je décide, in fine, de maintenir... les 4 étoiles allouées précédemment...
Que dire ? C’est quasiment irregardable. Ce n’est même pas vraiment un film ; je ne sais pas très bien ce que c’est. Godard a pourtant réalisé un chef-d’œuvre avec Le Mépris, mais ici il se perd, ou s’enfonce, dans un délire de déconstruction totale de tout ce qui fait un film… un film. Il y a tout de même de belles scènes et quelques dialogues sympathiques et amusants, mais cela s’arrête là : passé trente minutes, ce n’est plus qu’une suite de non-sens qui insulte notre intelligence.
Un film que d’aucuns considèrent le chef-d’œuvre de Jean-Luc Godard « Pierrot le Fou » demeure quoi que l’on pense du style du cinéaste un film incarnant parfaitement le caractère iconoclaste du cinéaste. Ce road-movie tragi-comique où se mêlent poursuite avec des trafiquants d’armes, querelles d’un couple, citations en tout genre et scènes burlesques formant un maelstrom à l’équilibre précaire tenant la route grâce à l’audace permanente de la mise en scène du réalisateur ainsi qu’à la qualité de l’interprétation, le couple que forme Anna Karina et Jean-Paul Belmondo faisant des merveilles devant la caméra du réalisateur.
Tout n'est pas à jeter dans la mise en scène mais bon, il faut que ça reste un minimum sensé, je ne trouve pas toujours comment expliquer le fait que la musique agisse comme des clignotants ni qu'elle devienne tout à coup une parodie de comédie musicale, ni même qu'il y ait aussi soudainement des gros philtres de couleur ou des personnages de tableaux, sans parler du montage sonore qui ressemble à un découpage de recueils de poésie ou de philosophie sans aucun rapport entre eux. Bienvenue dans le style de Godard, cinéaste fier d'être original et de faire tout ce qu'il veut dans ses films. L'histoire ? Un couple anarchique, meurtrier et toxique, joué par deux excellents acteurs c'est vrai, surtout Anna Karina. Un ovni noir du cinéma français.
Pierrot le fou va bien plus loin que À bout de souffle dans la démolition des règles du cinéma et des façons de faire d'alors. Mais Godard fait la même erreur que dans son premier film : il ne fait rien d'autre que déconstruire, il n'y a ni projet ni ambition. Belmondo occupe tout l'écran et éclipse la pauvre Karina. Le principal problème de Pierrot le fou est son scénario dont la pertinence va decrescendo jusqu'à ne plus avoir aucun intérêt passée la moitié du métrage.