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Pierrot le fou est une comédie dramatique française réalisée par Jean-Luc Godard en 1965. Employant un format d'image 2,35:1, il s'agit d'un film appartenant au genre du road movie et d’une figure emblématique de la Nouvelle Vague, tournée en couleur sur une pellicule standard au format 35 mm. Le film narre le voyage fantaisiste de Ferdinand dit « Pierrot », un homme de nature lunaire incarné par Jean-Paul Belmondo, à travers la France en compagnie de son amie Marianne (Anna Karina). Ils vont notamment se retrouver poursuivis par des gangsters à la mine patibulaire.
La séquence proposée montre le départ des deux amis de l’appartement parisien de Marianne, qui les mènera jusqu’au sud de la France. La fin de l’extrait nous les montre sur l’autoroute, partis pour les bords de mer. Il est au total composé de 23 plans différents présentés dans un ordre linéaire, et avec une bande-son hétérogène entremêlant bande originale extra-diégétique, narration et dialogues intra-diégétiques. A chaque changement de plan, le réalisateur utilise le cut. Il y a à la fois des plans fixes et mouvants. D’abord, nous pouvons dire qu’à l’instar de l’ensemble du film, cette séquence est une ode à la liberté. Effectivement, nous remarquons qu’à de nombreuses reprises Godard s’autorise divers exercices avec d’autres arts. Notamment, aux plans 2, 3 et 4, présentant des inserts sur l’ « ami Pierrot » et autres figures emblématiques enfantines appartenant à l’ouvrage de Ferdinand, faisant allusion à la peinture et à la comedia del’arte, éléments que nous pouvons retrouver d’emblée sur l’affiche du film. Le chef opérateur du film, Raoul Coutard, s’inspire en grande partie du peintre abstrait Nicolas de Stael pour la conception du personnage de Pierrot le Fou et les symboliques des couleurs picturales. Nous constations bien évidement l’analogie entre Ferdinand et Pierrot, son alter ego (plan 2, 0:09), Colombine pour Marianne (plan 3, 0:11), et enfin les deux réunis sur un même plan (plan 21-22, 5:06). Dès lors, nous écoutons les voix-off de Ferdinand et Marianne, par la suite entrecoupées d’un plan-séquence instrumental complexe débutant par un homme allongé mort sur un lit (plan 7). Dans celui-ci, Ferdinand passe devant un mur sur lequel figure les capitales OASIS, faisant allusion à un monde idéal qui lui est pour le moment inaccessible. Marianne tient dans ses mains le livre sur Pierrot. Ferdinand finit par débouler dans la pièce et essaye de distraire l’oncle afin que Marianne puisse l’assommer. Pendant que Ferdinand traîne le corps hébété, la musique s’interrompt et les deux voix-off interviennent de nouveau. Marianne observe la vue du balcon, s’empare d’un fusil dans l’appartement puis retourne sur le balcon d’où la voix off réplique : « C’est moi, Marianne ». Le monde semble alors s’ouvrir à elle par le biais du plan de demi-ensemble sur la terrasse du balcon. Le plan-séquence prend fin. Cette séquence est un mécanisme complexe nuisant quelque part la liberté des personnages, d’où le fait que leur voix-off soit brusquement éclipsée pour laisser place à une musique stridente et peu festive (l’une des seules présentes de tout le film, par ailleurs). Une fois le personnage de l’oncle éliminé, la narration extra-diégétique revient à la normale, confirmant la gêne représentée par Franck. Nous pouvons alors parler d’une ode à la liberté pour le cinéaste, dont le mouvement cinématographique a toujours eu pour valeur de transgresser les règles narratives. Ensuite, cette même impression réitère avec la série d’images débutant par le plan 14 (3:13), sur lequel les héros s’arrêtent à une station d’essence. Ferdinand demande au garagiste de « faire le plein et en silence ». Or, nous savons qu’il est démuni d’argent… cet élément annonce la suite de l’histoire. L’image est suivie par un plan rapproché épaules sur Ferdinand et Marianne (plan 15, 3:29) dans la voiture, se chuchotant des choses. Au plan suivant (plan 16, 3:44), Marianne sort du véhicule et en ouvre le capot. Alors que le garagiste enfonce sa tête dedans, elle lui ferme le capot sur le dos et l’étouffe. Marianne demande à Ferdinand de l’aider à se débarrasser du corps du garagiste. Un autre garagiste arrive sur les lieux, et Marianne compare alors leur situation à une scène de Laurel & Hardy : effet de mise en abîme, revenant nombre de fois par la suite. Cette séquence déjantée démontre bel et bien que Pierrot le fou est l’une des pierres angulaires du road movie, une ode à la liberté pour les personnages, dont les péripéties sont faire-valoir de leur union, transgressant leurs modes de vie habituels. Enfin, par le biais de cette séquence, Godard essaye avant tout d’établir un dialogue avec son public. Effectivement, d’un point de vue visuel et sonore, le film établit un contact avec le spectateur, plus particulièrement en faisant appel à son imagination. Premièrement, les plans 5 et 6 (0:19), insert sur le bureau dans son ensemble puis sur le pistolet, amorcent le récit de genre film noir qui va ponctuer l’intrigue. Puis s’ensuit toute une série de plans qui se démarquent par un montage alterné entre la position des deux protagonistes, et celle des gangsters auxquels ils sont confrontés (plans originaux 8 à 13, 2:45 à 3:12). Le plus intéressant d’entre eux est une plongée sur les gangsters au pied de l’immeuble, intervenant à plusieurs reprises. Cette série de plans d’ensemble ou demi-ensemble rapide s’accompagne par une suite d’énumérations prononcée par les personnages en extra-diégétiques, créant ainsi un dialogue entre les personnages et le spectateur à qui ils semblent s’adresse (étant donné que par discrétion ils ne peuvent parlent entre eux) : « […] sortir d’un mauvais rêve, partir en vitesse […] ». Ainsi, la narration de cette séquence suscite beaucoup d'interrogations mais n’a d’autre but que de susciter ovations de la part d'une catégorie de public s’identifiant aux personnages, à l’ère de mai 68. Godard détourne des sujets de société tabous à travers une série de symboles et de citations philosophiques.
La séquence proposée montre le départ des deux amis de l’appartement parisien de Marianne, qui les mènera jusqu’au sud de la France. La fin de l’extrait nous les montre sur l’autoroute, partis pour les bords de mer. Il est au total composé de 23 plans différents présentés dans un ordre linéaire, et avec une bande-son hétérogène entremêlant bande originale extra-diégétique, narration et dialogues intra-diégétiques. A chaque changement de plan, le réalisateur utilise le cut. Il y a à la fois des plans fixes et mouvants. D’abord, nous pouvons dire qu’à l’instar de l’ensemble du film, cette séquence est une ode à la liberté. Effectivement, nous remarquons qu’à de nombreuses reprises Godard s’autorise divers exercices avec d’autres arts. Notamment, aux plans 2, 3 et 4, présentant des inserts sur l’ « ami Pierrot » et autres figures emblématiques enfantines appartenant à l’ouvrage de Ferdinand, faisant allusion à la peinture et à la comedia del’arte, éléments que nous pouvons retrouver d’emblée sur l’affiche du film. Le chef opérateur du film, Raoul Coutard, s’inspire en grande partie du peintre abstrait Nicolas de Stael pour la conception du personnage de Pierrot le Fou et les symboliques des couleurs picturales. Nous constations bien évidement l’analogie entre Ferdinand et Pierrot, son alter ego (plan 2, 0:09), Colombine pour Marianne (plan 3, 0:11), et enfin les deux réunis sur un même plan (plan 21-22, 5:06). Dès lors, nous écoutons les voix-off de Ferdinand et Marianne, par la suite entrecoupées d’un plan-séquence instrumental complexe débutant par un homme allongé mort sur un lit (plan 7). Dans celui-ci, Ferdinand passe devant un mur sur lequel figure les capitales OASIS, faisant allusion à un monde idéal qui lui est pour le moment inaccessible. Marianne tient dans ses mains le livre sur Pierrot. Ferdinand finit par débouler dans la pièce et essaye de distraire l’oncle afin que Marianne puisse l’assommer. Pendant que Ferdinand traîne le corps hébété, la musique s’interrompt et les deux voix-off interviennent de nouveau. Marianne observe la vue du balcon, s’empare d’un fusil dans l’appartement puis retourne sur le balcon d’où la voix off réplique : « C’est moi, Marianne ». Le monde semble alors s’ouvrir à elle par le biais du plan de demi-ensemble sur la terrasse du balcon. Le plan-séquence prend fin. Cette séquence est un mécanisme complexe nuisant quelque part la liberté des personnages, d’où le fait que leur voix-off soit brusquement éclipsée pour laisser place à une musique stridente et peu festive (l’une des seules présentes de tout le film, par ailleurs). Une fois le personnage de l’oncle éliminé, la narration extra-diégétique revient à la normale, confirmant la gêne représentée par Franck. Nous pouvons alors parler d’une ode à la liberté pour le cinéaste, dont le mouvement cinématographique a toujours eu pour valeur de transgresser les règles narratives. Ensuite, cette même impression réitère avec la série d’images débutant par le plan 14 (3:13), sur lequel les héros s’arrêtent à une station d’essence. Ferdinand demande au garagiste de « faire le plein et en silence ». Or, nous savons qu’il est démuni d’argent… cet élément annonce la suite de l’histoire. L’image est suivie par un plan rapproché épaules sur Ferdinand et Marianne (plan 15, 3:29) dans la voiture, se chuchotant des choses. Au plan suivant (plan 16, 3:44), Marianne sort du véhicule et en ouvre le capot. Alors que le garagiste enfonce sa tête dedans, elle lui ferme le capot sur le dos et l’étouffe. Marianne demande à Ferdinand de l’aider à se débarrasser du corps du garagiste. Un autre garagiste arrive sur les lieux, et Marianne compare alors leur situation à une scène de Laurel & Hardy : effet de mise en abîme, revenant nombre de fois par la suite. Cette séquence déjantée démontre bel et bien que Pierrot le fou est l’une des pierres angulaires du road movie, une ode à la liberté pour les personnages, dont les péripéties sont faire-valoir de leur union, transgressant leurs modes de vie habituels. Enfin, par le biais de cette séquence, Godard essaye avant tout d’établir un dialogue avec son public. Effectivement, d’un point de vue visuel et sonore, le film établit un contact avec le spectateur, plus particulièrement en faisant appel à son imagination. Premièrement, les plans 5 et 6 (0:19), insert sur le bureau dans son ensemble puis sur le pistolet, amorcent le récit de genre film noir qui va ponctuer l’intrigue. Puis s’ensuit toute une série de plans qui se démarquent par un montage alterné entre la position des deux protagonistes, et celle des gangsters auxquels ils sont confrontés (plans originaux 8 à 13, 2:45 à 3:12). Le plus intéressant d’entre eux est une plongée sur les gangsters au pied de l’immeuble, intervenant à plusieurs reprises. Cette série de plans d’ensemble ou demi-ensemble rapide s’accompagne par une suite d’énumérations prononcée par les personnages en extra-diégétiques, créant ainsi un dialogue entre les personnages et le spectateur à qui ils semblent s’adresse (étant donné que par discrétion ils ne peuvent parlent entre eux) : « […] sortir d’un mauvais rêve, partir en vitesse […] ». Ainsi, la narration de cette séquence suscite beaucoup d'interrogations mais n’a d’autre but que de susciter ovations de la part d'une catégorie de public s’identifiant aux personnages, à l’ère de mai 68. Godard détourne des sujets de société tabous à travers une série de symboles et de citations philosophiques.
Quand je pense cinéma et beauté des images , je pense à des rouges, à du technicolor, des films américains et surtout à Pierrot le Fou.
Entre une péloche superbe, un excellent travail de Coutard, JP Belmondo au sommet de son art et la beauté de la mannequin Anna Karina, la mise en scène nerveuse et le style Godard, des dialogues absurdes mais mythiques : attention chef-d'oeuvre !!
Le meilleur film de Godard, une légende que pas mal de cinéastes glorifient encore.
Delon aura eu Melville avec le samouraï, Belmondo , Godard avec ce film.
Contrairement à ce qu'on a pu lire ici ou là sur le travail de Godard, qui ne sait pas ce qu'il va tourner le lendemain, les dialogues non définis, il faut comprendre ses films comme des films muris par ses années de critique de cinéma, des oeuvres désirées depuis longtemps par un critique frustré à qui, un jour, on donne les moyens de faire un long métrage.
c'est donc un objet surtravaillé, trop même, pratiquement dédié à la critique des professionnels du 7ième art, un film qui rend perplexe les autres pays et qui assoit le cinéma français sur la première ou seconde marche. Bravo JL.
Entre une péloche superbe, un excellent travail de Coutard, JP Belmondo au sommet de son art et la beauté de la mannequin Anna Karina, la mise en scène nerveuse et le style Godard, des dialogues absurdes mais mythiques : attention chef-d'oeuvre !!
Le meilleur film de Godard, une légende que pas mal de cinéastes glorifient encore.
Delon aura eu Melville avec le samouraï, Belmondo , Godard avec ce film.
Contrairement à ce qu'on a pu lire ici ou là sur le travail de Godard, qui ne sait pas ce qu'il va tourner le lendemain, les dialogues non définis, il faut comprendre ses films comme des films muris par ses années de critique de cinéma, des oeuvres désirées depuis longtemps par un critique frustré à qui, un jour, on donne les moyens de faire un long métrage.
c'est donc un objet surtravaillé, trop même, pratiquement dédié à la critique des professionnels du 7ième art, un film qui rend perplexe les autres pays et qui assoit le cinéma français sur la première ou seconde marche. Bravo JL.
Désespoir, amour et liberté. L’amertume. L’espoir. La recherche du temps disparu." "Pierrot le fou" est une œuvre cinématographique, experimental et profondément poétique. Godard nous montre la beauté et la tristesse de la vie à travers les sentiments de ses personnages, profondément marqués par la vie. Quête de liberté et d'existence, voici le thème adoré de Godard. Sous-couvert d'une critique féroce de la guerre du Vietnam et du lobby publicitaire, polluant notre existence. "Pierrot le fou" est un film difficile à appréhender mais unique en son genre. À regarder car nécessaire.
Pour la première fois sur allociné, je met une note en dessous de 2,5. En effet, je suis habituellement très bon public, et dès qu'un film me divertit, même imparfait, il n'y a aucune raison que je lui mette en dessous de cette note. Mais celui-là ne mérite pas mieux. Ce film (mais faut-il l'appeler ainsi), est une escroquerie dans le monde du cinéma. Pourtant, le scénario, pas très épais, peut apporter quelque chose. Les acteurs sont bons. Mais tout le reste est nul! Car Jean-Luc Godard ne sait pas passer d'une scène à une autre, donc dans ce cas il filme le ciel. Jean-Luc Godard ne sait pas filmer une scène de rixe, alors il ne la filme pas. Jean-Luc Godard ne sait pas filmer une scène d'action, donc on n'en voit que des morceaux, idem pour un meurtre. J'arrête là la liste mais elle n'est pas finie. Certaines scènes n'ont aucun sens : un pick-up filmé en gros plan et qui se fait submergé par la mer!!! Une poésie lue au milieu d'un champ de maïs!
Honnêtement, je n'ai pas vécu cette période du cinéma de "la nouvelle vague". Et bien, j'en suis satisfait.
Ce film est à réserver à ceux qui pensent que si ils n'ont pas compris quelque chose, alors c'est que c'est génial!
Il est réservé à ceux qui aiment se poser des questions pendant des heures sur des sujets inintéressant. Par exemple, pourquoi Pierrot s'est peint en bleu?
Tous les autres peuvent voire doivent passer leur chemin. Par contre pour ceux qui aimeraient savoir que que c'est réellement un film nul parce que le réalisateur l'est ; alors ils peuvent voire cette chose.
Honnêtement, je n'ai pas vécu cette période du cinéma de "la nouvelle vague". Et bien, j'en suis satisfait.
Ce film est à réserver à ceux qui pensent que si ils n'ont pas compris quelque chose, alors c'est que c'est génial!
Il est réservé à ceux qui aiment se poser des questions pendant des heures sur des sujets inintéressant. Par exemple, pourquoi Pierrot s'est peint en bleu?
Tous les autres peuvent voire doivent passer leur chemin. Par contre pour ceux qui aimeraient savoir que que c'est réellement un film nul parce que le réalisateur l'est ; alors ils peuvent voire cette chose.
Je n'aime pas dutout le cinéma de Godard, mais celui-ci m'a tout de même un peu plus. La réalisation est vraiment son point fort, je n'ai même plus compté le nombre de beaux plans que j'ai vu. Malheureusement, j'ai quand même fini par m'ennuyer, l'histoire n'est pas très passionnante. Mais c'est toujours aussi agréable de voir Belmondo !
Ce film, réalisé par Jean-Luc Godard et sorti en 1965, est assez mauvais. Je sais que je vais choquer plus d'un fan du cinéma de la Nouvelle Vague mais honnêtement, je n'ai vraiment pas adhéré à celui-ci. Je ne suis pourtant pas contre la Nouvelle Vague, ni même les films de Godard mais franchement, avec toute la bonne réputation qu'accompagne ce film, je m'attendais à bien mieux ! Enfin de toute façon, je dirais que ce genre de film, soit on adore, soit on déteste et je préfère être honnête plutôt que de faire un faux éloge d'un film que je n'apprécie et que je ne comprends pas. C'est donc l'histoire d'un homme qui vient de perdre son boulot et à la suite d'une soirée mondaine, il part avec une ancienne amie. Bon voilà, c'est un road movie, je m'étais dit que ça pouvait me plaire, surtout que j'avais beaucoup aimé "À bout de souffle", également avec le même acteur. Finalement, je précise que j'ai déjà eu du mal à rentrer dedans, mais j'en suis par la suite très vite sorti car je n'ai pas du tout accroché à cette histoire que je trouve décousue. Alors oui, vous allez me dire, c'est normal, c'est la Nouvelle Vague, on veut sortir de la normalité et faire quelque chose de plus original mais au bout d'un moment, c'est comme lorsque je suis face à "Fontaine" de Duchamp, c'est certes de l'art mais j'y vois surtout l'art de nous prendre pour des cons (d'ailleurs, nous y noterons que les références culturelles et artistiques sont très présentes durant tout le film). Certains pourront cependant y trouver leur compte en y voyant quelque chose que je n'ai pas vu ou en étant sensible à un élément auquel je n'ai pas été réceptif. Enfin bref, du coup forcément, entre dialogues ésotériques, scènes décousues (j'ai eu l'impression que le film n'avait pas réellement de but, mis à part nous montrer la virée des deux personnages) et messages politiques, je me suis ennuyé ferme durant pratiquement deux heures. Cependant, je reconnais que la mise en scène est très bonne, de même que la photographie. De même qu'on ne peut pas passer à côté des jeux d'acteur de Jean-Pierre Belmondo et de Anna Karina qui sont très bons. "Pierrot le Fou" m'a donc, pour résumer, beaucoup déçu.
Ce film est intéressant. Pas mal de plans et de scènes sont vraiment bien faits au niveau des couleurs ou des angles de vue, et on sent qu'il y a de la recherche. Mais j'ai trouvé le film assez lent par moments et pas toujours très intéressant. Par contre Jean-Paul Belmondo est vraiment très bon dans son rôle et arrive à intéresser le spectateur. Donc pour le premier Godard que je vois il m'a donné plutôt bonne impression mais je reste tout de même un peu mitigé.
En voyant ce film, j'ai rapidement compris pourquoi on appelle ce cinéma, "cinéma d'auteur".
Le film est long, bourré de problèmes techniques et de plans qui ne se raccordent pas entre eux mais c'est bien possible que tout ça soit volontaire.
Pour le reste malgré des dialogues redondants et une histoire confuse, certains messages sont profonds et d'autres scènes revigorantes.
Il apparaît que c'est un film qui préfère délivrer ces messages plutôt que de construire un récit cohérent, une volonté propre à la nouvelle vague.
Ainsi, Pierrot le Fou est difficile à juger en tant que tel mais j'apprécie le style qui m'a plus à certains moments.
Cependant, je suis bien plus réceptif aux œuvres de François Truffaut.
Le film est long, bourré de problèmes techniques et de plans qui ne se raccordent pas entre eux mais c'est bien possible que tout ça soit volontaire.
Pour le reste malgré des dialogues redondants et une histoire confuse, certains messages sont profonds et d'autres scènes revigorantes.
Il apparaît que c'est un film qui préfère délivrer ces messages plutôt que de construire un récit cohérent, une volonté propre à la nouvelle vague.
Ainsi, Pierrot le Fou est difficile à juger en tant que tel mais j'apprécie le style qui m'a plus à certains moments.
Cependant, je suis bien plus réceptif aux œuvres de François Truffaut.
Ça frôle le 1/5. Désolé je ne suis pas du tout sensible aux œuvres de Godard. Un vieux film pénible moche et lent. Rien d’interessant. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Il est toujours difficile de visionner du Godard, mais il l'est encore plus pour Pierrot le fou, LE chef d'oeuvre de l’énigmatique réalisateur. Il peut ainsi s'avérer légitime de ne pas rentrer dans le film et par conséquent s'ennuyer ferme durant presque 2 heures. Personnellement les 15 premières minutes m'ont semblé longues tant je ne comprenais pas où l'oeuvre voulait m’emmener. Toutefois, une fois que j'ai compris le sens de l'histoire ici racontée, je suis entièrement rentré dedans et me suis laissé guider dans ce road movie totalement délirant. Godard explore et expose tout ce que peut être l'art. Jouant sur la musique, les sons, les couleurs, le cadrage, le tout accompagné de dialogues absolument savoureux le métrage peut s'avérer être un pur régal pour qui saura oublier le réel et se laisser prendre au jeu du metteur en scène, car le cinéma d'auteur, très personnel consiste avant tout à faire partager son ressenti des choses (dans le cas présent de l'art, de l'amour et de la vie) avec un spectateur. Ceux n'arrivant pas à trouver la bonne ouverture d'esprit qualifieront cette oeuvre de "nimporte quoi" et il est vrai que certaines rares scènes sont proches de l'ennui. De plus, le film parait quelque peu long sur la fin. Néanmoins il reste une sommité dans le cinéma surréaliste.
Considéré par les critiques comme l'un des chef d'oeuvre du réalisateur de la nouvelle vague Jean Luc Godard, "Pierrot le fou" est un film totalement dénué de sens et d’intérêt (de mon point de vue évidemment). C'est à n'y rien comprendre, la musique est utilisé un peu n'importe comment, les acteurs (Belmondo et Anna Karina) ne sont pas mauvais mais la façon dont ils sont dirigés ne m'a pas convaincu, j'ai très vite décroché. C'est vraiment très spécial, il faut rentrer et comprendre l'état d'esprit du metteur en scène pour l’apprécier à sa juste valeur. Des Belmondo de cette époque, je préfère largement "L'homme de Rio" ou "Un singe en hiver".
Godard ne vaut que pour ses fulgurances mais le réalisateur est surcoté. Son film est prétentieux, agaçant, parfois hystérique, parfois immature, parfois hermétique, parfois trop politique ... et même si il porte en lui un vent de liberté, le témoignage d'une époque, une forme de poésie et une douce ambiance colorée.. un simple court métrage aurait suffit.
"Pierrot le fou" est une oeuvre typiquement godardienne, réalisé durant sa période faste des années 60, entre "Alphaville" et "Masculin féminin". Dès lors, quand on déteste Godard, on déteste "Pierrot le fou". C'est mon cas et je retrouve ici tout ce que je déteste dans le cinéma de ce réalisteur, porte-étendard de la "Nouvelle Vague". Tojjours aussi pédant et creux, le "style Godard" m'ennuie profondément. Dans "Pierrot le fou", il y a ajoute même une bonne d'absurde mais, mal maitrisé, cette absurdité vire à l'incompréhensible. Tout y est pénible. Même le tandem "Belmondo/Karina énerve. A réserver aux fans du cinéaste et de la "Nouvelle vague".
Le plus beau film de Godard, où le récit policier est constamment suspendu ou éclipsé par les rêveries et le vague à l'âme de Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) amoureux de Marianne (Anna Karina) et les couleurs bariolées de Raoul Coutard. Et puis la musique d'Antoine Duhamel est très belle. Voir ma critique complète sur mon blog newstrum.wordpress.com.
"Pierrot le fou" peut paraître un peu prétentieux ou élitiste pour certains, mais dispose en tout cas d'un style original dans sa mise en scène. Et en effet, les amateurs du Bébel d'action et de divertissement de retrouveront ici bien déboussolés s'ils ne prennent pas en considération que ce "Pierrot le fou" est signé Jean-Luc Godard. Il y a donc bien une patte artistique et une certaine poésie dans ce long-métrage, sans être extrêmement puissantes et sans nous emporter véritablement dans ce qui ne sera qu'une aventure peu stimulante au final. Il faudra donc, afin de s'éviter toute forme d'ennui, apprécier grandement le style Godard, où l'approche lente et poétique, ainsi que la technique pour le moins originale (acteur s'adressant directement aux spectateurs, utilisation de filtres, sons et images décalés etc...) seront de la partie. "Pierrot le fou" ou la vie romantique et sauvage du duo Belmondo/Karina.
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