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ElAurens
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1,5
Publiée le 21 août 2010
On ne peut pas reprocher l'originalité de Pierrot le fou, c'est d'ailleurs pour moi un des seuls points positifs du film avec la musique (très bonne, qui aurait du être utiliser pour un film plus triste). Ni le génial Jean-Paul Belmondo, ni la sublime Anna Karina m'ont fait apprécier cet œuvre si décalé. Ce n'est que le deuxième film de Godart que je vois et je crois que j'en reverrai pas de ci-tôt.
Aujourd'hui encore, le cinéma français n'a toujours pas réussi à se libérer totalement de la nouvelle vague qu'il traine dérrière lui comme un boulet. Sur la forme, la volonté de se démarquer des origines théatrales du cinema amène à dire les textes de la manière la plus plate possible, réciter de manière scolaire. Le résultat est une nouvelle forme de théatralité d'où le spectaculaire est banni au profit d'une platitude qui banalise les propos les plus extrèmes. Il en va de même dans l'image, ou l'usage de la caméra tend à lisser les évènements. Les actes les plus odieux sont banalisés. Sur le fond, le rejet des conventions, n'est qu'un prétexte pour des intellectuels désoeuvrés (Godard, Rivette, etc...) d'exprimer leur égoïsme narcissique et leur impuissance à réaliser leurs rêves. Dans "Pierrot le Fou", un jeune couple en quète de liberté, se livre à la réalisation égoïste de tous ses désirs immédiats, sans aucune censure: ils sont présentés comme des modèles. C'est l'apologie de la psychopathie. Plus grave que de justifier le meurtre, on le banalise au point que de nombreux critiques de ce film se plaignent qu'il ne se passe rien. La multiplication à cette époque de films et d'écrits de cette veine ont pû avoir les effets les plus désastreux sur des esprits faibles comme Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Joëlle Aubron...
JE M'APPELLE FERDINAND. Des couleurs sur un superbe paysage (normal Hyeres Les Palmiers), de la poésie et une histoire biscornue qui revele un talent Fou.
Anna Karina et Belmondo sont à l'image du film! Une sorte de Starship Troopers sans insectes mais avec de superbes cabriolets italiens. À découvrir,que l'on aime ou pas la mer.
Road-movie comico-tragique, film anarchiste, tant par la forme que par le fond, Pierrot le Fou est un chef-d'oeuvre (terme malheureusement vidé de son sens par une utilisation bien trop courante). Dynamitant le cinéma traditionnel, soixante-huitard avant l'heure, interdit aux moins de dix-huit ans à sa sortie pour "anarchisme intellectuel et moral", oeuvre libre qui transcende les genres de la comédie musicale au film de gangsters, Pierrot le Fou reste, près de 50 ans après sa sortie, d'une folle modernité. Tel Ferdinand lorsqu'il envoie sa pécieuse voiture volée dans la mer, Godard sort des sentiers battus, délaissant une banale intrigue policière pour délivrer un message existentialiste et révolutionnaire. Acteurs, dialogues, bande-son, mise en scène touchent à la perfection, jusqu'à la fin, inoubliable. "Réel et surréel/Terrifiant et marrant/Solite et insolite/Beau comme tout... Pierrot le Fou" tout est dit.
J'avais hâte de voir "Pierrot le fou", qui a une si bonne réputation mais sachant que je ne suis pas fan de Godard qui pour moi est capable d'alterner le très bon ("A Bout de Souffle") et le très mauvais ("Made In USA"). Et finalement je ne suis pas déçu, bien au contraire c'est un bel hymne à la liberté que nous propose Godard, emmené par un excellent Belmondo (comme souvent à cette époque) et une belle Anna Karina. Il nous fait suivre ce couple entre ses péripéties, ses aventures ou encore ses problèmes, l'ensemble est captivant et parfois fascinant, d'une grande richesse d'écriture, notamment à travers les excellent dialogues. La mise en scène de Godard est inventive et excellente et la narration est originale ("tu parles à qui ? _Aux spectateurs !"). Pas besoin d'aller plus loin, ce n'est pas forcément un film que l'on va détailler mais que l'on va admirer, un film magnifique, à la fois violent, cru, beau, visionnaire, artistique, poétique ou encore fascinant... Superbe.
Ferdinand, le poète, et Marianne, la rebelle, parcourent la France pour fuir une bande de gangsters. Semé de cadavres, de passion et d'affrontements, leur chemin sera chaotique, parfois radieux, parfois triste. Jean-Luc Godard, l'un des plus grands représentants de la Nouvelle Vague a permis, grâce à ce rôle, à l'acteur Jean-Paul Belmondo de devenir une star. Le couple qu'il forme avec la sublime Anna Karina semble irréel tout comme la mise en scène de Godard qui se permet tout et va jusqu'à faire converser ses personnages avec le spectateur. Transgressif et insolite, le long-métrage du mythique réalisateur français est devenu un exemple pour tout les films à venir mettant en scène un couple en cavale ne rêvant que de liberté. Car "Pierrot le fou" est avant tout un film sur la vie, l'amour et la mort, les trois fondements de l'existence humaine. Parfois, on ne sait pas trop où Godard veut en venir. Mélangeant constamment la dure réalité avec l'imaginaire le plus naïf, il mène son film à un rythme confu et tant pis si les moins attentif perdent le fil de cette histoire passionnée et passionante dont l'issue est à l'image du film, invraisemblable et tout simplement folle.
Bien qu'il se rapproche beaucoup de "Le Mépris", je trouve qu'il s'agit, avec "A bout De Souffle" du film de Godard le plus abouti... En effet, le réalisateur qui a la réputation de se laisser aller artistiquement, offrant des oeuvre fascinante, mais ennuyeuse, signe la un film qui sors legerement du lot. Avec deux personnages principaux génialement interprétés par Jean-Paul Belmondo et la sublimissime Anna Karina ! Le scenario est naturellement plus ou moins vide, mais finalement se montre assez structuré, la réalisation est interessante... bref il s'agit d'une oeuvre fascinante, qui aura gagné quand même a durer un petit quart d'heure de moins, mais qui commence et finit terriblement bien ... enfin pas si bien ca pour l'histoire, mais cinématographiquement parlant c'est parfait !
Comme le dit si bien Anna Karina, ce Road Movie est tantôt une histoire d'amour, tantôt une histoire de gangsters... Sous la caméra de Jean-Luc Goddard, "Pierrot le fou" se révèle être un film moderne ancré dans son époque, toujours très actuel, intelligemment construit et esthétiquement beau. Même si certaines séquences peuvent paraître un peu languisantes, les couleurs et les émotions de ce film attrapent le spectateur pour ne le libérer de son emprise qu'au terme de cette épopée. Un beau film !
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Ici, tout est cadré, pas un plan, si inoffensif soit-il, qui ne fasse l'objet d'une attention particulière. Le regard du réalisateur pratique l'exigence bien ordonnée, s'imposant une discipline qui consiste à dire quelque chose à travers chaque image. Il s'attend donc à ce que le spectateur fasse preuve de l'attention requise. Anarchiste, contestataire, soixante-huitard? Peut-être, mais tout cela est bien réducteur car il s'agit, au-delà de la critique au vitriol de la modernité, d'un hymne à la vie et à l'intelligence (qui peut citer Elie Faure comme Godard le fait?) même arrivé aux limites du deséspoir. Un film qui donne au mot intensité de la chair et du sens.
Un film culte à n'en pas douter où se cotoient l'absurde, l'amour et la mort dans une magnifique fuite qui tourne en course à l'abime. Des scènes inoubliables (la scène du début dans les salons et sa critique de la publicité et de l'ineptie des conversations de salons, le monologue de Devos, la scène où Anna Karina chante dans la forêt...) et des acteurs formidables nous entraînent. On ne peut résister à autant de malice et d'intelligence subtilement mêlées. Les images et les dialogues sont eux aussi on ne peut plus réussis. En bref seuls des superlatifs peuvent convenir à ce film. Un pur chef-d'oeuvre!
Pierrot le fou est un chef-d'oeuvre absolu de Jean-Luc Godard , la merveille cinématographique à l'état pur . C'est le cinéma de la mise en scène , des dialogues , de l'image . Tout dans cette histoire d'amour folle , de liberté est excellent . Pierrot ( le parfait Jean-Paul Belmondo ) marié , s'enfuit avec une jeune femme ( la magnifique Anna Karina ) pour vivre en plein air , libéré du reste . Pierrot le fou est un film qui on le comprend pour l'époque a suscité un véritable scandale à cause de son anticonformisme , du politiquement incorrect qu'il véhicule . Et à dire vrai , souvent , les oeuvres ayant suscité l'indignation , ses oeuvres scandaleuses sont fortement intéressantes : au cinéma avec Pierrot le fou mais aussi Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini . Cette règle est également applicable en peinture avec Le Déjeuner sur l'herbe d'Edouard Manet . Pierrot le fou est rempli de scènes époustouflantes telles que le départ ( ou plutôt la fuite ) en voiture mais aussi la scène culte du meurtre commis par Anna Karina et encore évidement la scène avec Raymond Devos , formidable . Le film est un mélange des genres et des registres , il y a du burlesque , du satirique , du romanesque mais aussi du tragique avec la scène finale gravée dans la mémoire de chacun (spoiler: le suicide de Jean-Paul Belmondo qui s'est mis sur la tête des explosifs ) . Un grand film serait dans le cas d'un film tel que Pierrot le fou un bel euphémisme .