7313 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
282 critiques spectateurs
5
85 critiques
4
63 critiques
3
30 critiques
2
43 critiques
1
40 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2013
J' ai littéralement été subjugué par ce magistral film d'action, le plus réussi que j'aie jamais vu. Tout est là et pourtant tout est différent, rarement un metteur en scène aura su conjuguer art du graphique et art de la parole, art de la fureur et art du silence, spectaculaire et finesse, artifices et poésie. Une vraie perle qui redonne ses lettres de noblesse à un genre bien souvent lassant de médiocrité. Un film vraiment énorme.
Un de ces films qui touche a tout , un veritable mélo de poesie ,de peinture ,de pub,de litterature ... Ce que personne n'a reussit jusqu'à présent , c'est de si bien méler tout ces "genres" . Le policier n'est donc qu'un pretexte pour amener cette richesse d'images et de themes ,les reflexions qui suivent le ( les ) visionnage(s) du film sont multiples .ici : les raccords ,la voix off ,la musique , tout parrait sonné vrai , tout autant dailleurs que la prestation inoubliable de Belmondo ainsi que celle de sa partenaire Ana Karina ! un grand godard sinon le meilleur
Excellent, tout simplement. Un des films les plus poétiques qui ait jamais existé, point barre. Et de toute façon... "ce que j'en pense? quelle importance..."
Un bon film français. C'est le premier Godard que je vois et j'en ressort plutot satisfait. Le duo Belmondo/Karina fonctionne bien et est efficace notamment pour leur dialogues originaux et culte. En plus de cela, une petite mais superbe apparition de Devos qui nous fait toujours autent rire grace à son expression et ses dialogues.
Une combinaison de film d'action, de passages réfléchis et de documentaires. Un ensemble de références subtiles sur des éléments disparates. Les deux acteurs principaux nous gratifient d'une démonstration. Le passage où ils dansent et chantent ensemble reste aussi splendide qu'inoubliable ("ta ligne de chance, ma ligne de hanche"), tout comme leur dialogue qui clôture le film. A coup sûr le meilleur Godard, et un des plus grands rôles de Jean-Paul Belmondo.
En lisant la boîte DVD, je lis "interdit au moins de 18 ans", je me méfie (scène violentes ? porno ?) En réalité pas du tout, ce film a typique est une véritable poésie anarchique. De somptueux dialogues nous bercent tout au long du film. De plus on y retrouve un grand Belmondo. Des scènes sans queue ni tête et sans moyens. Godard nous réinvente le cinéma. Cepedant sa critique de la société a des longueurs, et elle est très lassante sur la fin. Le genre de film qu'on apprécie après l'avoir vu.
Film culte pour beaucoup durant la période pré-soixante-huitarde tant il vrai que l'innovateur et pittoresque Godard se plaisait à dénoncer comme nul autre, l'idéologie générale de " Pierrot le Fou " semble désormais totalement dépassée. Et l'intérêt actuel du film en prend ainsi pour son grade. Difficile en effet, ici, de se remettre décemment dans le contexte de l'époque et subir cette cavale, ou plutôt, cette petite balade campagnarde aux côtés de Belmondo, cependant à la hauteur de son jeu décidément irréprochable, et de Anna Karina, séduisante à souhait mais quasi-oubliée hors contexte Godardien. D'une longueur presque insoutenable parfois, on ne peut nier, pour éviter un endormissement certain, l'une ou l'autre apparition cocasse ( Jean-Pierre Léaud, Raymond Devos lui-même...), ainsi que quelques dialogues poétiques originaux ou un choix judicieux de couleurs et de décors pour l'époque ...Mais à moins d'avoir l'âme d'un ex-futur lanceur de pavés estudiantin ou d'être un inconditionnel de Godard, il faudra tenir bon pour étoffer vos connaissances cinématographiques à travers ce chef-d'oeuvre, assurément, mais...d'un autre temps !
Décidément, le cinéma de Jean-Luc Godard et moi, ça fait deux. Après À bout de souffle, que je n’avais déjà pas aimé, je me suis lancé dans Pierrot le Fou, en me disant : “Il est bien noté, il doit bien y avoir quelque chose à en tirer.” Eh bien… non.
Ce road-movie expérimental m’a laissé totalement hermétique. L’histoire, si on peut parler d’histoire, semble décousue, enchaînant les scènes sans réel liant. L’absurde règne en maître, et l’impression d’improvisation totale des acteurs (Belmondo et Anna Karina) donne au film un côté brouillon qui m’a totalement perdu. Certes, on peut saluer une certaine audace visuelle et un ton décalé, mais quand tout semble n’être qu’un prétexte à la désinvolture et au non-sens, difficile d’adhérer.
On appelle ça la Nouvelle Vague, mais moi, je n’ai pas réussi à la surfer. Un cinéma qui se veut libre et poétique, mais qui m’a surtout semblé prétentieux et hermétique. Définitivement pas mon style.
Un film sur la poésie, l’évasion et la liberté. Liberté de ton bien entendu. Film exalté et ambitions complètement sans limites. Couleur omniprésente et longues séquences lyriques en musique. Ils s’enfuient davantage pour ouvrir leur esprit et créer leur amour. Un film comme un livre: on pioche ce qu’on aime ou on passe négligemment.
Un film majeur de Godard, un magnifique road -movie au désespoir jubilatoire. C’est surtout une écriture au cordeau, beaucoup d’humour, des dialogues savoureux, plein de pessimisme jubilatoire. Des scènes cultes, parmi les plus belles de l’histoire du cinéma que l’on ne peut oublier , comme l’incroyable plan séquence dans les pinèdes , poursuite amoureuse entre Anna Karina et Belmondo, en chantant « ma ligne de chance ,vs ta ligne de hanche « , jouissif , le plus beau résumé/raccourci de l’incompréhension entre l’homme et la femme, la fameuse opposition Vénus vs Mars. Bien sûr toute la séquence finale , sur cet îlot baigné de soleil magnifiquement filmé par Raoul Coutard, avec une pellicule Kodak complètement saturée de soleil, et le visage de Belmondo peint en bleu , c’est une sublime résumé de la vie . C’est probablement le plus littéraire film de Godard . Certainement aussi le film le plus Célinien de toute l’histoire du cinéma. Un « voyage au bout du soleil » , en somme , avec comme héros principal Ferdinand . D’ailleurs la lecture, par Belmondo, du livre de L.F. Céline , « Guignol’s Band » en bord de mer est une allégorie Célinienne . Il y a aussi toute cette ambiance Pieds Nickelés, grand-guignolesque , qui alterne avec des séquences plus politiques , comme le petit théâtre qui met en scène la guerre au Vietnam , avec Karina en Vietcong et Belmondo en militaire US, c’est hilarant et en même temps dramatique. Belmondo est formidable, Godard est celui qui libère complètement son jeu et le hisse au firmament des grands acteurs. Et A. Karina est délicieuse, tenant là son meilleur rôle. Un régal, qui n’a pas vieillît d’un poil, d’une modernité intemporelle.