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ClockworkLemon
32 abonnés
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4,0
Publiée le 29 mai 2011
Le très poétique et troublant "Pierrot Le Fou" est de ces films de Godard dont on ne sait pas réellement quoi y penser, ces films expérimentaux qui peuvent nous paraître très beaux et très justes, mais aussi ennuyants par ces longs dialogues plats, ces impressions de vide... Pourtant, qu'on ne s'y trompe pas, le montage et la mis en scène révèlent une intelligence du récit, une aisance de Godard à donner une dimension poétique à une histoire initiale très simple. Ce qu'on retient le plus, hormis le mythique "J'sais pas quoi faire... Qu'est-ce que j'peux faire...", et la fin, géniale, c'est ce montage, ce récit, cette puissance cinématographique qui émane comme par magie de chaque œuvre de ce réalisateur fascinant, troublant, unique.
rien compris a ce nanard ou belmondo fait croire qu'il est tres mechant a une fille qui s'en fout tou ca filmé au camescope, j voulais voir un godard pour me la peter en societe ...et ben ça y est j'ai vu!
Comme souvent chez Godard on ne sait pas trop quoi penser de Pierrot Le Fou, si le film paraît parfois insipide il intrigue ailleurs. Les longues tirades poétiques sur voix monocorde et déprimée ont tendances à ennuyer et les dialogues sonnent souvent très plats. La réalisation de Godard est tantôt brillante tantôt déconcertante, la musique est belle mais coupée souvent en plein milieu dans le but de créer je ne sais quel effet, l’histoire est parfois confuse. Il faut cependant admettre que Belmondo et Karina passent très bien à l’écran et qu’en terme visuel le film est super. Et certains passages sont très réussis, la scène avec Raymond Devos m’a paru particulièrement notable. Bref, malgré ces côtés négatifs Pierrot le Fou est un film intéressant dont il se dégage quelque chose de particulier, de la poésie peut-être…
Du Godard comme on en voudrait tous les jours. Des images magnifiques pour un duo d'acteur splendides, dans les 2 sens du terme. Une aventure qu'on aimerait vivre, à la fin se réveiller et se dire ouf et puis waw.
La photographie est très belle et le travail sur les couleurs est sublime mais...mais...à l'époque ce qui semblait être un "appel à la liberté" ressemble aujourd'hui à un gloubi-boulga utopique franchement lassant sur la longue.
A bout de souffle était déjà un film très décousu et conceptuel mais Pierrot le fou poursuit avec plus d'intensité cette démarche. Et l'impression première qui me viens concernant la volonté de Godard sur ce film, c'est qu'il cherche plus le collage d'impression que la cohésion narrative, une démarche osé dans la mesure où plonger dans le ridicule et l'indifférence sont des risques auquel Godard devra faire face. Outre cet aspect là, Pierrot le fou est un road movie nous emmenant en direction du sud de la France, de la mer. Les couleurs prédominantes sont donc le bleu, hymne à la liberté, à l'évasion et le rouge symbole d'une démarche passionnel mais dangereuse, dangereuse car rouge comme la sang symbolisant les dangers auquel nos deux personnages principaux s'opposent.
Ces personnages remarquablement interprétés par un Jean Paul Belmondo et une Anna Karina des grands jours se dressent contre une société de consommation étouffante, coupable de formatage d'esprit et d'entrave à la liberté. Ainsi Ferdinand passera la majorité de sont temps enfoui dans les livres, dans lequel il trouve une forme de liberté, une nouvelle motivation à l’escapade de ce monde d'abrutis. Mais Ferdinand est un double personnage, il est à la fois Ferdinand et Pierrot, Ferdinand pour son coté penseur et intellectuel et Pierrot pour son coté aventureux, tueur et déserteur. Ainsi lorsque Marianne l'interpelle souvent par le nom de Pierrot, il lui répond constamment 'Je ne suis pas Pierrot, je suis Ferdinand'. L'amour est abordé à plusieurs reprises via le couple Ferdinand/Marianne et le constat que nous délivre Godard se révèle être assez sombre car leur amour qui se détache de la société de consommation est beaucoup trop dangereux, beaucoup plus qu'un amour simple dans le carcan de la société et du formatage. En outre il aborde énormément le thème de l’incompréhension en amour et de cela je retiendrait une réplique assez forte du film : "Ferdinand: - Pourquoi es-tu triste ? / Marianne: - Parce tu me parle avec des mots et que moi je te regarde avec des sentiments. / Ferdinand: - Avec toi on ne peut pas avoir de conversation, jamais d'idées que des sentiments ! / Marianne: - Mais il y a des idées dans les sentiments."
Les références sont nombreuses dans Pierrot le fou et Godard ne s'en cache pas, bien au contraire. Il multiplie les répliques tirés de livre qui viendront se mêler aux références cinématographiques et même musicales. Car à deux reprises, l'on bascule dans une espèce de fausse comédie musicale où Anna Karina interprète deux chansons de Serge Rezvani « Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours, oh mon amour » et « Ma ligne de chance ». Pour continuer dans le domaine du sonore c'est de nouveau un des points forts du film de Godard grâce à une bande originale d'Antoine Duhamel :ponctuelle, passionnante et remarquablement bien insérée. L'oeuvre de Godard s'axe énormément sur le jeu du champ/hors champ, tandis que Ferdinand plein cadre est silencieux, Marianne en hors champ prends la parole et vice versa. Ce qui se passe en dehors de l'écran a autant d'importance que le plan lui même. J'aimerais aussi touché quelques mots sur la narration en voix off que je trouve remarquable car intrigante voire presque enivrante par le patchwork d'émotions qu'elle délivre.
Un bon film français. C'est le premier Godard que je vois et j'en ressort plutot satisfait. Le duo Belmondo/Karina fonctionne bien et est efficace notamment pour leur dialogues originaux et culte. En plus de cela, une petite mais superbe apparition de Devos qui nous fait toujours autent rire grace à son expression et ses dialogues.
JE M'APPELLE FERDINAND. Des couleurs sur un superbe paysage (normal Hyeres Les Palmiers), de la poésie et une histoire biscornue qui revele un talent Fou.
Du grand cinéma expérimental, des idées très bonne même si ça n'est pas pour moi le meilleur film de Godard. Belmondo est bluffant, incarnant la perfection dans avec interprétation loin d'être simple utilisant de nombreux plans séquences. Le film contient également l'une des plus belles scènes du cinéma avec "ma ligne de chance".
Un film rempli de liberté, d'insouciance. Des dialogues excellents, des réflexions philosophiques très intéressantes. Cependant, la forme assez théatrale de ce film le rend au fil du temps de plus en plus dur à digérer. L'histoire assez complexe passe au dernier plan.