L'un des grands succès de Jean-Luc Godard, avec un Jean-Paul Belmondo en très grande forme. Cepandant, a défaut de vouloir bien faire, Godard s'en mêle les pinceaux. En effet, les voix off sont trop narrative, tantôt ennuyeuses tantôt énervante ! Faire parler les deux acteurs est assez original, mais de la à l'extrême... Il ne faut pas trop tiré sur la corde...elle fini toujours par cassée... Belle hisoire, assez beau film... Alors que demander de plus ?
Un vent de liberté planait en cette année 1965, date de réalisation de "Pierrot Le Fou". La révolution culturelle était engagée, tout comme le mouvement de Nouvelle Vague Française, et par extension Européenne qui a tant marqué l'histoire du cinéma. Cette oeuvre fait effectivement l'éloge de la vie de bohème, sans règles si ce n'est de vivre au jour le jour, alternant entre amour, violence, poésie, littérature et art en général. Tout touche à une beauté sublime rarement atteinte, ce film étant sans aucun doute l'un des points culminants en matière de lyrisme tout mode d'expression confondus. Apaisant, sans aucun doute. Emouvant, tout autant. Philosophique aussi, avec une multitude de questions sans réponses. Provocateur également, à tel point qu'il fut qualifié à sa sortie "d'anarchie intellectuelle". Ce n'est pas faux, mais n'est-ce pas ce qui fait la beauté de cette oeuvre, qui, en s'affranchissant de toute convention possible n'a pour autre objectif que de marquer le spectateur et surtout lui faire vivre une expérience sensorielle extrêmement puissante ? Les sentiments des protagonistes nous envahissent sans aucun temps mort, toutes les capacités du spectateur étant mises à rude épreuve. Comment ne pas se sentir bouleversé par les tourments de Jean-Paul Belmondo, "beau comme tout", alias "Pierrot Le Fou" ainsi que la beauté très rare d'Anna Karina, charmeuse et charmante, parfait symbole d'une innocence perdue impossible à assumer ? Qui pourrait nous empêcher de rêver un peu, de s'envoler à travers toutes ces passions ravageuses qui épuisent en même temps qu'elles soulagent ? Je ne vois personne pour ce rôle et ai vécu ce chef-d'oeuvre comme il se doit, c'est-à-dire avec un regard émerveillé et bouleversé. Bravo et merci.
Je ne suis pas particulièrement fan de Godard, mais ce film quand je l'ai vu, je l'ai trouvé extraordinaire. Il y a un travail de mise en scène exceptionnel. J'ai vraiment bien aimé ce film !!!
Un film unique, on déteste ou on adore, on s'ennuie ferme ou on est complètement facsiné. Jamais je n'ai vu un film aussi emplit de liberté et de poésie, Godard a réussi à faire de son film une oeuvre d'art. Je n'ai pas envie de parler de ce film qui à mon avis ne se raconte pas mais se vit, pourtant je voudrais quand même évoquer les compositions d'Anna Karina et de Belmondo tous deux magnifiques aussi beaux qu'insolents (ainsi que celle de Devos pour un petit rôle: étonnante) et également la photo du film absolument superbe.
un des films les plus prodigieux de l'histoire du cinéma. révolutionnaire dans sa façon d'aborder le son, le montage, la couleur, le cadrage etc... et de l'émotion en plus! belmondo, qui s'est peint le visage en bleu, hurlant désespérément, anna karina chantant "ma ligne de chance", la photo de raoul coutard (le plus grand!), l'intermède surréaliste de raymond devos... il faudrait un livre d'au moins 300 pages pour décrire tout ce qu'a apporté ce film au cinéma, ou, en tout cas, à moi.
Un film culte. Du cinéma chromatique et des acteurs éblouissants. Un monument.
La voix off du chapîtrage et les allusions à la poésie et à la peinture donnent à ce film une dimension extraordianire.
On notera également deux mises en abîme (lorsqu'ils font bruler la 404, et lorsque Ferdiannd et Marianne se parlent avant de plonger dans la mer avec la Galaxy 62). Ce procédé tonifie le film pour notre plus grand plaisir.
Et la scène au Dancing de la plage,avec cette fille qui danse devant le jukebox; surréaliste, génial!
Odysée fugitive d'un couple qui entraine sa vie dans une mort certaine. Jean Luc Godard, c'est bien connu, etire, bouleverse son cinema, distille les gouttes de son imagination sur du papier qui se transfoprment en oeuvres d'une complexité certaine comme Pierrot le fou. Dur à comprendre, cette oeuvre cinephilique se destine donc à un public bien particulier: celui de l'imaginaire et de l'humilité.
"Et il y eut, au fond du jardin, l'énorme éclaboussement d'or qui éclaira la nuit pendant une seconde. C'était la tête de Langlois qui prenait, enfin, les dimensions de l'univers." (Jean Giono, Un Roi sans divertissement)
Film culte pour beaucoup durant la période pré-soixante-huitarde tant il vrai que l'innovateur et pittoresque Godard se plaisait à dénoncer comme nul autre, l'idéologie générale de " Pierrot le Fou " semble désormais totalement dépassée. Et l'intérêt actuel du film en prend ainsi pour son grade. Difficile en effet, ici, de se remettre décemment dans le contexte de l'époque et subir cette cavale, ou plutôt, cette petite balade campagnarde aux côtés de Belmondo, cependant à la hauteur de son jeu décidément irréprochable, et de Anna Karina, séduisante à souhait mais quasi-oubliée hors contexte Godardien. D'une longueur presque insoutenable parfois, on ne peut nier, pour éviter un endormissement certain, l'une ou l'autre apparition cocasse ( Jean-Pierre Léaud, Raymond Devos lui-même...), ainsi que quelques dialogues poétiques originaux ou un choix judicieux de couleurs et de décors pour l'époque ...Mais à moins d'avoir l'âme d'un ex-futur lanceur de pavés estudiantin ou d'être un inconditionnel de Godard, il faudra tenir bon pour étoffer vos connaissances cinématographiques à travers ce chef-d'oeuvre, assurément, mais...d'un autre temps !
Un film culte à n'en pas douter où se cotoient l'absurde, l'amour et la mort dans une magnifique fuite qui tourne en course à l'abime. Des scènes inoubliables (la scène du début dans les salons et sa critique de la publicité et de l'ineptie des conversations de salons, le monologue de Devos, la scène où Anna Karina chante dans la forêt...) et des acteurs formidables nous entraînent. On ne peut résister à autant de malice et d'intelligence subtilement mêlées. Les images et les dialogues sont eux aussi on ne peut plus réussis. En bref seuls des superlatifs peuvent convenir à ce film. Un pur chef-d'oeuvre!
J'étais tenté de voir le film pour son caractère de réputation subversive, anti-consommatrice...le problème, c'est que j'ai longtemps hésité à voir ce film, justement pour son cataloguage (à visée commerciale) comme film rebelle. Or, le film n'a pas seulement ce côté subversif (anti-cinéma conventionnel), on finit par apprécier (aimer) ces plans découpés, ces voix off interacives..., au sortir du visonnage, on a pas l'impression d'avoir vu un film d'"anarchiste", mais un film "anarchiste" et c'est ce qui fait sa beauté.
Pierrot Le Fou est une révolution cinématographique. Jean-Luc Godard est le révolutionnaire du cinéma. Jean-Paul Belmondo et Anna Karina sont parfaits dans leurs rôles à contre-emploi. Un chef d'oeuvre du cinéma à voir et à revoir absolument.
Le film le plus marquant de l'histoire du cinéma français. Autant au niveau technique qu'au niveau morale, le film atteint des sommets de style et de mise en scène lors de certaines séquences. Un grand film !!!
Un film puissant! A la fois hétéroclite, cérébrale, romantique, déjanté et romanesque. Bref un film dont on ne peux sortir indem! Il s'en degage une passion, un souffle de vie et un elan de liberté rare: les couleurs qui prennent une consistance particuliere, la fluidité de la mise en scène, la liberté des paroles, parfois humoristiques. De ce film, j'en retiens quelques passages musicaux splendide et inoubliable (vas-et- viens d'Anna Karina dans le living-room, le depart enflammé de Paris en decapotable...). Quelques regrets cependant quant a certains passages hermetiques et absurdes fidèles à Godard ainsi qu'un constat pessimiste sur l'impossibilité d'un amour...