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Cédrico
39 abonnés
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4,0
Publiée le 5 octobre 2020
Ce film est tout simplement un joyeux concentré d'émotions. On passe du rire aux larmes, puis des larmes au rire, et ce dans un éternel inversement. Ce drame nous plonge dans la culture sino-américaine dans un court premier temps avant de totalement nous emmener dans les coutumes et traditions chinoises. Traditions qui peuvent être finalement appliquées a toutes et à tous car ce film parle finalement avant tout de la famille avec un grand F et de la manière dont on peut vouloir transmettre de la bienveillance tout en faisant usage du mensonge. Et la réalisatrice Lulu Wang a parfaitement réussi à transposer à l'écran toute la complexité des liens familiaux au travers de ce que je considère ici comme étant une comédie dramatique, d'autant plus qu'il s'agit d'une oeuvre inspirée par la propre grand-mère de ladite réalisatrice, la dimension sensitive n'en est que plus forte. C'est très bien joué (Zhao Shuzhen est resplendissante de vie durant tout le long de ce film et livre une belle prestation pleine d'esprit), c'est drôle, c'est émouvant, c'est simple et agréable. Une belle histoire qui met en lumière un dilemme qui pourrait finalement à un moment ou un autre se présenter à chacun d'entre nous. A regarder seul ou en famille, une chose est certaine, l'émotion est au rendez-vous !
J’ai trouvé que ce film était comme un diesel, il met du temps à se mettre bien en route mais une fois que c’est parti, c’est sympa à suivre. Après, même à son top, il ne m’a pas transcendé. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire car la manière dont s’est tournée est assez froide. Cela n’est pas facilité par le rythme très lent. Awkwafina est une bonne actrice, mais son personnage est dur à cerner. Elle a l’air perdue devant la situation, un peu comme nous. Le casting est à double tranchant avec un noyau dur de 5 (Awkwafina, Shuzhen Zhao, Diana Lin, Tzi Ma et Yongbo Jiang) qui est très actif et efficace. Par contre, les rôles autours sont assez anecdotiques à l'image d'Han Dian Chen. Le fait qu’ils soient aussi fades bloquent certaines scènes dans le côté émotionnel. Cela a été l’aspect le plus laborieux. À aucun moment je n’ai été touché par l’histoire. Elle est intéressante d'un point de vue culturel car on observe l’affrontement de deux cultures. D’un côté avec ceux qui sont resté en Asie, et de l’autre ceux partie en Occident. Mais voilà, malgré cet attrait, il ne m’a pas fait vibrer. J’en attendais plus.
Un film chinois pas trop longuet et plutôt rythmé, c'est suffisamment rare pour être signalé ! L'histoire est douce et amère, les personnages attachants (la plupart du temps) et la mise en scène de qualité et très esthétique. Un vrai petit morceau de culture chinoise, intéressant et divertissant.
Film ou l'on a pas tous les codes de la chine et des chinois mais pas inintéressant car on découvre un peu la culture chinoise actuelle partagé entre immigration, modernité , tradition. L’actrice principale est très bien , le sujet universel mais bien que pas marrant , cela ne tombe pas dans le larmoyant.
Sympa mais pas mémorable. Le synopsis nous propose un voyage des États-Unis vers la Chine : Nous partons à la découverte de certaines traditions chinoises comme les pieux mensonges ou mensonges par omission. Ici, révélé par le résumé du film, c'est la non révélation d'une maladie grave en phase terminale d'une sympathique grand-mère. La majorité de la famille respecte cette ancestrale tradition pour porter le fardeau à la place de la personne malade et ne pas "précipiter" la malade vers la mort mais lui laisser une vie digne et heureuse jusqu'au bout, sans inquiétude et souffrance morale. Ce qui est très honorable et bienveillant. Cependant, sa petite fille élevée aux États-Unis, et donc en partie déracinée de sa culture originelle, accepte difficilement cette tradition. Mais l'amour est plus fort que tout et toujours au centre des traditions des cultures orientales et occidentales. Le film navigue alors entre ces 2 cultures avec un pays qui a terme va perdre une partie de ses traditions au fur et à mesure qu'il s'occidentalise (les avancées économiques d'un pays réduisent l'influence des valeurs traditionnelles) Le film porte plusieurs saynètes plus ou moins sympathiques, on entre un peu dans cette famille disparate en partageant repas, conversations, visites imprévues à l'hôpital et séances de réconfort. Ça glisse sans marquer, on prend un peu d'empathie pour cette sympathique vieille dame dynamique qui transmet des ondes positives au reste de la famille qui se noit dans ses problèmes et à du mal à porter le fardeau. La plus vivante est la grande malade ! Et étant sa tradition culturelle, cette vénérable vieille dame doit bien comprendre que ce rassemblement familial est pour elle et non pour le mariage de son petit fils. Mais c'est un survol maladroit. Pas abouti, manque soit de subtilité, soit de profondeur. Des vacances forcées ou tout le monde fait semblant. Mais aucun des 2 modèles culturels n'est plus mis en avant qu'un autre, une forme de pudeur et de respect pour chaque.
C'est un film qui met en relation la culture occidentale et la culture chinoise. La grand-mère Nai Nai est atteinte d'un cancer et sa famille décide de ne pas le lui dire. Sa petite fille qui vit aux Etats-Unis n'est absolument pas d'accord avec cette décision mais finira, au fil du film, par s'y résoudre... Et elle entraîne le spectateur dans ce revirement.
THE FAREWELL, 2ème film visionné cette année et 1ère (mini) déception. L'histoire est touchante et raconte la gestion tout en pudeur de la maladie d'un proche dans une société chinoise très attachée à ses traditions et à la bienséance requise en toute circonstance (problématique observée tout autant dans les sociétés arabes et orientales d'ailleurs). Ce film décrit parfaitement cette retenue mais n'arrive justement pas à s'en détacher. Les émotions nous parviennent en filigrane sans jamais éclore et c'en est frustrant. THE FAREWELL est une belle histoire, qui malheureusement est traitée avec beaucoup de retenue et laisse le spectateur ainsi que ses émotions en surface, dommage !
Quand? Et par qui? Voilà en quelque sorte l'intrigue de ce film chinois sur le pot aux roses monté par la famille de Nai Nai, grand-mère aimante, qui est atteinte d'un cancer en phase terminale sans le savoir. Le mariage du petit-fils permet de réunir l'ensemble de la tribu, y compris Billi vivant aux Etats-Unis. Le film est à la fois tendre et drôle avec toujours ce suspense autour des questions sur la maladie de la grand-mère, mais il s'apparente plus à un "feel good movie". Le symbole entre l'occident et l'orient est bien transposé à travers le personnage de Billi (la célèbre Awkwafina), jeune femme très attachante. On pourra peut-être reprocher au film un côté un peu superficiel mais cela reste un bon divertissement, à défaut d'être un grand film.
La grand-mère va mourir et toute la famille se réunit une dernière fois autour d'elle. Vu à travers le prisme de la population chinoise, le thème archi-rebattu aurait pu être " exotique". Finalement, les réactions des personnages sont universelles et c'est bien là le propos du film. Les anciens représentent le ciment des familles. Les générations suivantes se désolidarisent et s'atomisent . Le film est un peu long, j'aurai aimé qu'il aille un peu plus loin et que le scénario rende les personnages un peu plus sympathiques.
Un bon film mais qui m'a tout de même laissé un peu sur ma faim. C'est très bien joué (surtout par l'actrice chinoise qui joue la grand-mère malade mais aussi par Awkwafina), c'est souvent subtil pour qui connaît la Chine (car oui, ceux qui ne la connaissent pas bien vont passer à côté de 50% des anecdotes et situations du film), c'est intelligent sur le fond en interrogeant les différences entre deux conceptions du monde pour finalement suggérer que les deux se valent et que personne ne détient LA vérité (même si le dernier plan du film m'a laissé l'impression que la réalisatrice a quand même peut-être une légère préférence), mais pour autant je dois avouer que je n'ai pas été très ému par cette histoire, alors que je pensais que l'émotion serait le point fort du film. Il manque un tout petit quelque chose, dans la réalisation sans doute, pour réellement embarquer le spectateur.
Un film très touchant, spoiler: la fin on ne s'y attend pas . Il faut absolument le voir. De plus, il y a une ouverture d'esprit entre deux grands pays du monde : La Chine et les Etats-Unis. Il y a le Japon aussi. De plus, ce film montre une famille prête à tout pour un de ses membres.
Mentir pour protéger ! C’est là le thème de ce film. Ce long-métrage nous montre à quel pont une famille est unie même dans le mensonge. Ce film avait la possibilité de se démarquer grâce à l’originalité de son histoire, qui et de plus réelle. Le problème de ce film est le rythme. Pendant tous le film nous sommes dans l’attende d’être transporté amène par l’émotion d recette histoire. Le réalisateur se contente de long plan fixe sur les personnages de la famille et des insères qui n’ont pas lieu. Les musiques et la belle photographie enrichissent un film pauvre par son scénario.
À travers le film on découvre quelques caractéristiques de la vie en Chine: les grands repas de famille, les fêtes de mariage somptueuse, la vie à Pékin avec les grandes autoroutes et les séries d'immeuble en construction. Les massages et les bains de pieds. Le film n'est pas passionnant. Il ressemble plutôt à un documentaire. Les acteurs ne mettent pas beaucoup d'émotion dans leur jeu. Pour moi qui suis déjà allé trois fois en Chine, je n'y trouve pas beaucoup d'intérêt. Par contre, pour une jeune fille qui voudrait découvrir quelques traits de la culture chinoise et approfondir la relation avec sa grand-mère, le film peut-être tout à fait intéressant.
Un film honnête qui aborde plusieurs sujets, non seulement la façon d’aborder la mort et de la dire (ou pas, avec la notion de « bon mensonge ») à la personne concernée (spoiler: ici une grand-mère atteinte d’un cancer du poumon et n’ayant que 3 mois à vivre et qui elle-même, n’avait pas dit la vérité à son mari atteint d’un cancer ) mais aussi sur l’exil, l’éloignement de la famille (l’une aux Etats-Unis, l’autre au Japon), le déracinement et la confrontation entre le monde occidental individualiste et la Chine où l’individu est moins important que la famille. Il a ainsi un côté documentaire sur la Chine moderne, les préparatifs d’un mariage (choix des plats, soins corporels tels que la pose de ventouses) du petit fils vivant au Japon et qui permet de justifier la venue de toute la famille mais il manque de réel enjeu dramatique (à part la divulgation éventuelle du diagnostic), ce qui le rapproche plus d’un téléfilm que d’un mélodrame. Un moyen métrage lui aurait permis de gagner en densité.
Beau film sur les traditions familiales chinoises face à la fin de vie : mensonge face à une maladie incurable ! Beaucoup de poésie entre une grand-mère et sa petite-fille.