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cat29
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5,0
Publiée le 4 mars 2024
Une fresque passionnante et sombre (comment ne pas l'être) sur le sort réservé aux communautés amérindiennes. Les aspects documentaires de ce film sont enrichis d'une vision onirique et mystique. Et pour ne rien gâcher, une petite curiosité: Chiara Mastroianni en cowboy!
Je me suis encore attaquée à un film de 2h30. Des plans séquence à n'en plus finir. C'est lent, c'est beau (des paysages magnifiques), c'est onirique, c'est poétique. Bref, un bon moment détendant. Tout ça pour Viggo M et Chiara M.
Le cinéma de Lisandro Alonso est toujours aussi « chamanique », toujours aussi poétique, toujours aussi onirique, toujours aussi près de la nature, toujours fait d’une succession de plans séquence parfois très longs, mais, d’une certaine façon, il devient de plus en plus politique, montrant et déplorant la disparition de cultures ancestrales sous le poids de la société de consommation. Comme d’habitude le concernant, ce film de Lisandro Alonso divisera les spectateur, chacun l’interprétera à sa façon, mais il parait évident que ce film exigeant est une belle proposition de cinéma. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-eureka/
Si le thème principal est audacieux et met en exergue les Premières Nations d'Amérique avec un regard réaliste et bienveillant (Lakotas, etc.), le traitement est plutôt oiseux et nous laisse dans le flou total. L'onirisme et parfois de beaux paysages sauve un peu le spectateur de cette effroyable lenteur et de l'ennui qui le guette.
Ce film-fleuve tourné durant deux années pendant la période covidienne évoque la vie des amérindiens. Après une première partie sous forme de western crépusculaire en noir et blanc, le réalisateur nous entraîne du Dakota au Brésil où l’on suit l’évolution de cette population. Ce film un peu trop long est cependant bien réalisé avec de belles prises de vue mais demeure un peu trop mystérieux dans sa narration.
Le constat était valable pour son long-métrage précédent, Jauja, et il l'est tout autant avec Eureka : pour tenter d'apprécier un film de l'Argentin Lisandro Alonso, il vaut mieux être en bonne forme physique et mentale et, surtout, ne pas chercher à tout comprendre mais à ressentir, si possible. Plus facile à dire qu'à faire, quand le cinéaste pousse le bouchon très loin, avec certaines scènes où il ne se passe strictement rien, et qui durent, qui durent. De plus, sur près de 150 minutes, Eureka est scindé en trois épisodes distincts qui font voyager dans l'espace et le temps, mêlant le réalisme à l'imaginaire, du western grotesque à l’œuvre contemplative. Une constante tout de même : la présence des populations originelles de l'Amérique, du nord et du sud, et le thème générique de l'exploitation de l'homme par l'homme. Oui, Eureka est un conte, un récit hybride qui fait la part belle au contemplatif et qui s'enferre sans doute dans sa propre posture. Cela dit, Lisandro Alonso dit lui-même qu'il n'a rien contrôlé dans son film (on peu en douter) et qu'il compte sur la curiosité (et la patience ?) des spectateurs, pour établir les connexions idoines entre les différentes scènes. Pessimiste par nature et peu séduit par le fonctionnement des sociétés modernes, le cinéaste nous invite à une forme de lâcher prise dans son nouveau film. Visiblement, selon les individus, ça passe ou ça casse, mais l'expérience mérite quand même d'être tentée, aussi opaque et fastidieuse soit-elle par moments.
2h10 à regarder une femme assise à une table, qui respire (la femme, pas la table), "fin". On caricature, bien sûr, mais le ressenti est sincère : on a cru mourir d'ennui. On n'a pas saisi grand-chose à l'intérêt de caser cette ouverture de western pour la faire effondrer trop vite (bye-bye, Viggo Mortensen, bye-bye intrigue linéaire... Quel dommage), ni à ce twist fantastique qui déboule à l'improviste (spoiler: la femme se transforme en grue ... Ça va, la fumette ?), ni à cette lenteur accablante, composée de trop nombreux plans de la femme attablée qui attend que le temps passe. Ceux qui s'endorment, ceux qui partent en essayant de ne pas trébucher sur les voisins de siège, ceux qui s'enquiquinent poliment (pour le dire avec courtoisie), faites votre choix dans les catégories de spectateurs devant Eureka. Pour notre part, ce film est le cliché "du film de Cannes" (expression désobligeante dans la bouche du spectateur lambda) qui donne raison à ceux qui abandonnent les films de Festival, de peur de tomber d'ennui. On ne sauve clairement rien, ayant eu l'impression d'une autosatisfaction intellectuelle, d'un auteur qui nous prend de haut avec son film insaisissable, qui nous enlève de la bouche l'ouverture qu'on trouvait agréable, qui nous pond un twist fantastique dans un scénario très sérieux et plombant jusque-là (le sentiment de n'arriver à rien dans sa vie, d'avoir envie d'en changer radicalement...), qui nous lâche en fin de film sans véritable réponse, comme un aveu qu'on a perdu notre temps. Eureka est loin d'être un éclair de génie, il ressemble plutôt à un encéphalogramme plat.