Je ne Rêve que de vous embarrasse pour une multitude de raisons. D’un point de vue artistique – il s’agit d’un film de cinéma avant tout –, le spectateur est effrayé par un amateurisme confondant qui gangrène tous les niveaux de production, de la direction d’acteurs aux prestations desdits acteurs, exécrables ; de la lumière hideuse à la photographie de même niveau ; de la pauvreté de la composition des plans à la mollesse d’un montage qui échoue à construire des scènes rythmées et à homogénéiser les prises de son entre les plans. C’est un mauvais téléfilm qui n’a même pas pour lui le jeu de ses acteurs ou le charme désuet d’un format vieille école. D’un point de vue historique, le spectateur se désole devant un récit dépourvu de parti pris, sinon celui de faire de Jeanne Reichenbach une nymphomane qui ne pense qu’à coucher pendant l’Occupation. La passion amoureuse est traitée de façon si maladroite qu’elle se transforme en crises de cœur ridicules et fort mal interprétées, évoquant davantage des cas de possession diabolique que d’amour véritable. Le pire étant l’arrivée dans le camp de concentration et l’évolution à contre-courant des protagonistes dans un lieu reconstitué à la va-vite, qui renvoie une impression de facticité détestable. Je ne Rêve que de vous fait erreur sur toute la ligne, prétend investir un genre – le biopic historique – sans talent ni vision ; et la partition musicale signée Bruno Coulais ne réussit pas à sauver le film du naufrage.
C'est l'histoire d'une femme amoureuse que l'Histoire a oubliée. Grande bourgeoise, divorcée de son premier mari, l'avocat Henri Torrès, séparée de son deuxième mari, l'industriel Henri Reichenbach, l'un des fondateurs des magasins Prisunic, parti s'exiler aux États-Unis, Jeanne Reichenbach (Elsa Zylberstein) est restée en France en juin 1940 malgré la défaite. Les motifs de sa décision : son amour pour Léon Blum (Hippolyte Girardot), l'ancien leader du Front populaire, haï par l'extrême-droite, emprisonné par Vichy puis livré en otage aux Allemands.
Laurent Heynemann est un honnête réalisateur de télévision dont quelques unes des réalisations trouvent, pour des motifs inexpliqués et inexplicables, le chemin des salles. "Je ne rêve que de vous" est adapté d'un livre de Dominique Missika dont il renverse la perspective ("Je vous promets de revenir" raconte, comme son sous-titre l'indique, le "dernier combat" de Léon Blum alors que "Je ne rêve que de vous" évoque la longue captivité de l'homme politique du point de vue de la femme qu'il épousera à Buchenwald en 1943).
Il met en lumière une page méconnue de la vie de Léon Blum et de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Une page méconnue et dont on pourrait d'ailleurs mettre en doute l'intérêt de l'exhumer. Il y avait beaucoup de choses à dire sur l'immense figure de Léon Blum (depuis son passage au Conseil d'État où il a jeté les bases du droit administratif français à ses derniers ministères sous la IVème République), sur le procès de Riom, sur la Seconde guerre mondiale. Quel intérêt trouvé à la figure de Jeanne Reichenbach qui se réduit à un seul trait de caractère : sa fidélité exaltée à l'homme qu'elle aime en dépit des épreuves et de la différence d'âge ?
Par manque de moyens, on ne voit rien des épisodes les plus marquants de cette histoire : la débâcle de 1940, l'investiture de Pétain le 10 juillet 1940, le procès de Riom… Quelques acteurs sur le retour grossièrement maquillés font de brèves apparitions : Philippe Torreton (Laval), Jérôme Deschamps (Mandel), Matilda May… Oui… Matilda May...
Ce film étant un double biopic sur les amours de Léon Blum (2 fois veufs, Homme d'Etat, Homme Politique, critique littéraire) et de sa future 3e femme (elle-même déjà 2 fois mariées) sur la période de la 2e Guerre Mondiale, tout est déjà "connu" par les spectateurs donc rien ne peut ressembler à un spoiler car c'est vérité historique. Le scénario aborde alors les problèmes judiciaires de Léon Blum accusé par le Gouvernement Collaborationniste de Vichy de mise en danger de l'Etat et de ne pas avoir armé suffisamment le Pays durant ses années à la tête du Gouvernement (SFIO, Front Populaire), on y suit ses incarcérations et déplacements multiples, on y voit le courage d'un homme fier de ce qu'il a fait et qui croit, contre tout, malgré la défaite militaire et la déferlante Nazie, à la République et à sa sauvegarde. Mais on y voit surtout ou il a puisé sa force, dans l'Amour que lui porte Jeanne, amoureuse de lui depuis ses 16 ans et qui, malgré toutes les injonctions de partir avec sa famille pour sa sauvegarde, luttera par sa présence à ses côtés. Avec un tel contexte historico-politico-romanesque, il y avait de quoi faire un grand film avec un joli couple d'acteurs secondés par des acteurs renommés également. Malheureusement le film est par trop scolaire et ne porte pas de lyrisme (sans chercher de grandiloquence) ce qui nuit à entrer dans cette romance sur fond de tristesse et d'horreur de la guerre. Nous aurions pu avoir une fresque, nous avons un sympathique téléfilm. Belle reconstitution d'époque, on arrive à suivre à peu près les tenants et aboutissants du procès et la technique de saper le moral organisé par le Gouvernement de Vichy en déplaçant les accusés mais il manque ce petit quelque chose qui mène au grand film. Belle initiative mais pas aboutie, dommage.
En général je suis plutôt en phase avec la critique (surtout celle des spectateurs) sur Allo ciné. Là je trouve que celle-ci est un peu sévère... Certes le film aurait pu être moins narratif et surtout plus explicatif du fait historique, notamment du procès de Riom, mais cette histoire d'amour assez rocambolesque se laisse pourtant voir avec plaisir.
Ce film peut être déconcertant pour un spectateur qui s'attend à un film historico-politique ou politico-historique. J'ai choisi d'aller le voir simplement attiré par le nom de Léon Blum. J'ai trouvé que le point d'observation est très surprenant mais c'est cette surprise qui a emporté mon adhésion. Je trouve dommage que la critique et les réactions du public semblent montrer un manque de compréhension de l'originalité artistique de la mise en scène et de l'excellent jeu des acteurs.
Tres beau film, très bien interprété, très bien filmé, Elsa Zylberstein le porte sur ses épaules. On découvre une partie de la vie de Leon Blum. Le film aurait pu (du) être + médiatisé et diffusé dans plus de salles. J ai adoré.
Ce film est absolument inintéressant et les acteurs mauvais. Cette histoire ne tient pas debout ni par les textes ni par les situations. C est lamentable
On a presque honte de dite que les comédiens jouent atrocement mal. Mais je vois que je suis pas la seule et j'ajoute ma critique à toutes les autres. Le film est insipide, cet "amour" insupportable et je me serais bien passée des lettres érotiques de Léon Blum. Aucun intérêt.
Très mauvais film, c est surjoué par les acteurs, Pourtant à priori il y a théoriquement de bons acteurs mais là, c est vraiment un naufrage, j ai mal pour eux. Nous sommes partis avant la fin, cela faisait longtemps que cela ne m était pas arrivé..A éviter..
Ce film repose sur une romance amoureuse, pas n’importe laquelle puisque elle concerne un homme politique qui fut de premier plan à son époque, Léon Blum, et qui le reste encore aujourd’hui tant notre quotidien y fait encore régulièrement référence sur le plan social. Au fait, il n’y a pas eu encore de film (au cinéma) sur la vie et l’œuvre de Léon Blum ? Ce long-métrage ci ne palliera pas à ce manque ou cet oubli car c’est davantage sur l’amante qui relate ses souvenirs en défendant la mémoire de l'homme politique qu’est centré le propos. Cette histoire d’amour se déroule bien entendu dans une période ô combien troublée, celle de la guerre, de l’Occupation, de la Collaboration. On regrettera que ces séquences et ce contexte historiques, mettant également en scène d’autres personnages de l’Etat, soient traitées de manière quelque peu superficielle et surtout rapide. Des personnages dont, pour certains pas tous, nos places, nos rues, nos avenues et boulevard raisonnent du nom. Au-delà de cette relation amoureuse, on est donc bien aussi dans un registre historique. Mais le spectateur ne s’y retrouve certainement que parce qu’il connait cette Histoire avec un grand H et a donc ainsi le minimum de repères. On appréciera la distribution des rôles à des acteurs, maquillage et grimage aidant à l’occasion, physiquement très ressemblants à ce que la mémoire collective a conservé comme image.
Très beau film .le duo hippolyte Girardot et Elsa Zylberstein est magnifique . Cette relation est forte et très émouvante . On s avait très bien que le film allait se porter sur leur relation . Autre chose je trouve désolant les critiques de la plupart des spectateurs mais ça ça les regarde ....je ne ferai aucun commentaire !!!!!!lais j en pense pas moins !!!
Très instructif, mais très mal joué, depuis les figurants jusqu'aux acteurs et actrices principaux! J'ai vu des docu-fictions sur Arte bien mieux interprétés!