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ANDRÉ T.
95 abonnés
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3,0
Publiée le 12 janvier 2020
Mon avis personnel reste mitigé: Plutôt enthousiaste sur l’esthétique de ce film d’animation, la cité submergée peu à peu par l’eau, sombre et grise et les cieux plus cléments, très colorés et lumineux. Tout content de reconnaître quelques lieux de Tokyo (Tour de Roppongi, Tokyo bay,) Je n’ai pas toujours bien compris les intentions et le message délivré. ?
Sans doute, la responsabilité d’avoir bâti, la plus grande mégalopole actuelle sur un site « fragile » qui pourrait subir la montée des eaux ? Un mélange de message écologiste et de conte « merveilleux où les jeunes bousculent les adultes»; entre thèse écologiste et conte merveilleux, j’ai parfois trouvé le ton du film « niais » ? S’adresse t’il à un public d’enfants, je ne le pense pas ?
On me parle souvent du conformisme japonais mais voilà que Kore-Eda (une affaire de famille) et ce réalisateur, bousculent les idées reçues.
Un dessin d'animation qui porte sur une histoire d'amour entre un jeune homme qui fuit son village pour la ville et une adolescente orpheline qui s'occupe de son frère et est capable d'influer sur la météo grâce à des pouvoirs magique. Le film est moyen à cause du thème abordé mais ce regarde est tres bien fait. Pourrait être meilleur.
Après la grosse déception qu'a été pour moi "Your name"(dont je ne comprends toujours pas le succès et surtout son élévation au rang de chef-d'oeuvre. En comparaison avec les oeuvres de Miyazaki, de Satoshi kon, de Isao Takahata, ou bien de l'adaptation en trois films de Berserk de Kentaro Miura pour ne donner que quelques exemples, on peut pas dire que ce soit un chef-d'oeuvre. Bref.), je suis entré dans la salle de cinéma avec une légère appréhension. Et finalement, j'ai été surpris dans le bon sens du terme. Je dois même avouer que ce film me réconciliera avec le travail de Shinkai. Par contre, ce film ne plaira pas à tout le monde. Contrairement à "Your name" qui reposait sur un rythme dynamique avec les substitutions de corps, "Les enfants du temps" au contraire est très lent. En effet, Shinkai, pose la " caméra" et prend le temps de filmer Tokyo en proie à une pluie diluvienne, de capturer les gouttes qui éclatent sur le sol comme du pop-corps et paralysent le quotidien de ses habitants. Ils jonglent sans arrêt entre le mauvais le temps qui nous déprime et les éclaircis salutaires. D'ailleurs les musiques, qui sont très bonnes au passage, alourdissent cette ambiance tristounette soit par la mélancolie voire la dimension presque martiale( lors de la tempête) de certaines mélodies soit par leurs absences totales. Tout comme pendant les rares éclaircies, nous éveillent et nous donnent envie de danser. En somme, Shinkai concrétise ,avec ses ambiances, l'idée générale du film: spoiler: comme quoi le climat influence notre humeur sur un plan plus personnel , mais aussi nos relations avec les autres, que nous vivons plus intensément lorsqu'il fait beau.
Pour en venir aux personnages, je les ai trouvés attachants, car ils traversent des situations qui résonnent à nos propres existences( le premier amour; la recherche d'un emploi; le dépaysement lié au changement de ville, la solitude qui y découle lorsqu'on connait personne sur place; la recherche du sens de notre vie; etc...) et donc que l'on soit un ados ou un adulte, quelque soit notre âge, il nous est possible de s'identifier à eux. On ne peut pas critiquer une oeuvre de Shinkai, sans saluer les très beaux plans de fleurs et de paysages qui parsèment le film ainsi que l'insertion toujours appréciable dans une oeuvre japonaise d'éléments de leur folklore. Enfin le film n'est pas dépourvu de point négatif. Parmi eux, on pourra citer la centralisation du récit sur la ville de Tokyo. En limitant son récit à une localité précise et et en mêlant les enjeux environnementaux aux intempéries dont est souvent victime l'archipel japonaise, on perd l'aspect universel du dérèglement climatique. Ainsi, pour nous qui vivons en Europe, le propos nous touche moins. Un autre point qui peut rebuter certains, ce serait les personnages eux-mêmes. Dans "les enfants du temps" point de héros en cape rouge. Nous suivons le quotidien de personnages tout à fait "normaux"(excepté la fille-soleil), il ne faut donc pas s'attendre à de l'action à tout va. En conclusion, "Les enfants du temps" est un très bon animé: esthétique, poétique, réfléchi, touchant, mais malgré toutes ses qualités, je ne tomberai pas dans la facilité ( ou l'exagération) de le classer en tant que chef-d'oeuvre de l'animation japonaise.
Long et un peu trop sombre. Des jeunes enfants de 5 ou 6 ans dans la salle, pas du tout à leur place. Au vu de la bande annonce, on s'attend à un scénario et à des images plus féeriques mais il n'en est rien. C'est plutôt démoralisant, on est pressé que cela finisse.
Chaque film de Makoto Shinkai est un petit évènement dans la sphère de l’animation, tant la beauté artistique et sa touche particulière se dégage de chaque film.
Ici, la mégapole Tokyo croule sous les nuages et la pluie sans fin, jusqu’à ce qu’une adolescente ne prie les Dieux et obtienne le pouvoir de faire revenir le beau temps.
La narration est racontée du point de vue du jeune fugueur Hodaka, dont la réalité de la situation dans cette ville-monde est loin de ses aspirations initiales.
Il trouve un peu de bonheur dans sa rencontre avec un adulte un peu bourru et renfrogné, mais tombe amoureux de cette ado capable de faire revenir le ciel bleu.
Le réalisateur Makoto Shinkai narre une romance adolescente dans un Tokyo ravagé par ce qui pourrait être, dans un futur pas si lointain, le quotidien des tokyoïtes suite au réchauffement climatique.
Mais plutôt que de l’aborder d’une manière adulte, il décide de livre une fable emprise d’une touche de surnaturel et de folklore japonais.
Comme pour ses autres films, Shinkai est doué pour livrer des panoramas sublimes, ou d’éclairer des scènes du quotidien, mais galère pour créer une tension, un sentiment de catastrophe, et livre un climax parfaitement prévisible et entraperçu dans la bande-annonce.
Pour un film martelé d’original, Shinkai fait du Shinkai, incapable de surprendre son monde, en créant des enjeux plus réels, comme donner un ton plus fataliste et sombre à ce Tokyo noyé sous la pluie.
Il me paraît plus audacieux que les protagonistes surmontent des obstacles d’un monde nihiliste et cyniques, plutôt que de se réfugier dans l’imaginaire enfantin et facile d’une vie rose quelque peu superficielle.
Le film reste une belle pépite visuelle, magnifiée par quelques chansons, malgré l’absence de bande-sonore marquante.
Derrière ces limites, le film donne par moment le sentiment d’être délibérément calibrée pour les ados, là où l’on s’attendrait à un conte avec plusieurs niveaux de lecture à l’image d’un Ghibli.
Un film d'animation formellement beau, et c'est déjà beaucoup. Les personnages sont bien sympathiques. Par contre, la lourde fable écologiste convainc nettement moins, et c'est un peu long.
Difficile de passer après un Your Name au scénario surprenant et très bien rythmé... Ce point-ci est le seul bémol que j'attribuerais subjectivement à ce beau film d'animation japonaise. Car en effet, certains points spoiler: et phénomènes auraient mérité plus d'explications. La fin arrive d'ailleurs un peu précocement à mon goût, mais cela reste un avis personnel. Certains diront que la récurrence du duo d'adolescents est redondante, et quespoiler: l'aspect immodérément mièvre de leur relation et de leurs sentiments font de ce film une oeuvre destinée à un public plus jeune. Je pensais cela jusqu'au moment oùspoiler: Keisuke, témoin de la beauté de cet amour pur et inconditionnel qu'il avait jadis ressenti, se retourna contre le policier et laissa Hodaka remuer ciel et terre (littéralement) pour retrouver "sa Hina".
C'est ici une ode au lâcher prise, à la spontanéité de l'adolescence. Croire en ses rêves, et ne surtout pas tomber naïvement dans le cliché du citoyen mi-dépressif, qui pense à tord qu'être adulte signifie forcément être dans le vrai. Makoto Shinkai nous rappelle ici brillamment à l'ordre. Cet ensemble fait de ce film un tableau très touchant, où direction artistique et notes de piano se marient harmonieusement, et offrent au spectateur une poésie dont seul les japonais ont le secret. Dans la société actuelle, ce genre d'oeuvre fait du bien à voir. 4/5
Je suis sorti de la séance, à l'instant, avec ce mot en tête. On quitte la campagne d'Hitomori pour se retrouver à Tokyō. La pluie est omniprésente, le Soleil et le ciel bleu sont demandés par chacun, apportant tous deux le bonheur de vivre, combattant le blues de la pluie.
Un jeun personnage masculin qui se retrouve dans cette ville, fuyant son passé et s'acharnant à essayer de commencer quelque part, au début d'un difficile chemin répondant au nom de la vie.
Un personnage féminin, un geste bienveillant et une envie de faire le bien autour d'elle, de redonner ce Soleil brillant intensément dans le coeur des hommes et des femmes.
Les dessins sont sublimes, après une magnifique campagne dans Your Name, nous voici pleinement dans des décors urbains. Mais pas que...
Deux subtiles et pourtant très bienvenus clins d'oeil à deux personnages que nous connaissons bien...
Ce film traite du sacrifice de soi pour le bien des autres. Un délicat combat entre essayer de vivre sa vie et aider les autres à vivre la leur, ne serait-ce qu'en les aidant à passer un agréable moment, ou bien en leur offrant un toit, un repas, un simple moment de paix et de joie.
L'Amour emplit nos coeurs. L'Amour est ce qu'il y a de plus beau, qu'importe sa forme. Ne renonçons jamais à cet Amour, ni à celui des autres.
Voici ce que je ressens en quittant la salle.
Allez le voir. Si vous avez aimé Kimi No Na Ha, ou bien tant d'oeuvres poétiques, vous adorerez celui-ci.
Après le sensationnel « Your Name » Makoto Shinkai propose un nouveau film à la beauté graphique exceptionnelle. Les enfants du temps est un film poétique et assez désabusé, une fable écologique ou les jeunes générations doivent subir l’état du monde dans lequel elles doivent évoluer. C’est à la fois entraînant et d’une grande tristesse, une belle œuvre adolescente ou tous les sentiments sont exacerbés.
Depuis la fin de l’ère Miyasaki, une aura d’héritage tournait déjà autour de Makoto Shinkai, car la diversité de ses œuvres, la stabilité ou même l'unanimité pouvaient déjà attirer notre attention. En démarrant avec “La Tour au-delà des nuages”, le roi conserve sa couronne cette année encore, alors qu’elle vient à peine de débuter. Après le succès planétaire “Your Name”, la France a l’opportunité de découvrir un second film de cet homme, qui porte si bien l’étendard du pays du soleil levant. Entre tradition et réalisme contemporain, cette nouvelle fable climatique nous ramène à la baie de Tokyo, capitale symbolique d’une nation et d’espoir. Il n’est donc pas étonnant de retrouver un décor aussi bluffant, mais qui sert honnêtement et convenablement l'irruption du fantastique. A hauteur d’enfants, le récit nous transportera dans un élan lyrique reconnaissable, mais qui saura se distinguer de ses aînés, pas bien des manières, car il reste sincère avant tout.
L’art nippone a toujours su séduire grâce à sa sagesse et à son renouvellement, car il y a cette justesse qu’on ne peut enlever à ces artisans de rêves, alors qu’il n’est question que de vertu et discipline morale. Le respect de la Nature est une préoccupation d’actualité au quotidien, mais ce film nous dévoile une vision cyclique de la chose. Quand bien même les êtres humains influencent le climat et donc la météo, il y a une part de responsabilité qui est sévèrement critiquée chez les adultes, qu’ils soient présents ou non. On clame ainsi l’innocence des enfants sur qui tout repose, mais c’est dans l’introduction d’un bien piètre Hodaka, 16 ans, que l’on découvre le visage d’un saint. Et ce rapport à la foi reviendra souvent, sans que l’on s’enracine dans l’imaginaire. Le jeune lycéen, sans projet, sans domicile verra son destin se croiser avec la jeune Hina, malgré un amour impossible, tout comme ce rayon de soleil qui manque son rendez-vous.
Est-ce pour autant que l’on doit hurler à la défaite ? Non. Shinkai se révèle plus qu'engagé, bien qu’il étale ses propos de manière à déléguer cette dénonciation pure, car ce n’est pas dans son intention de nuire. Il montre certains objets, voire déchets, ou marques multinationales dont la présence peut évoquer tant de choses. Deux points de vue se présente alors, soit en direction du climat, soit en direction d’enfants égarés, mais en quête d’indépendance. Si le réalisateur reste au plus proche d’un duo si complémentaire, c’est qu’il y voit plus qu’une affection spirituelle. Il y a quelque chose qui est censé fonctionner, mais on ne le ressent pas à chaque instant. Le doute devrait donc prendre le relais pour nous tenir en haleine, mais le résultat est plutôt confus, à l’image de l’illustration de la violence. Cela ne tâche pas pour autant un film qui réussit et qui marche sans doute trop proche de la structure narrative du précédent succès. Mais avouons-nous l’audace de proposer autant de changements afin de garder l’ouverture d’esprit nécessaire à l’appel du soleil.
Si “Les Enfants du Temps” ne parviendra pas toujours à tirer les larmes du corps ou nous faire ressentir cette boule au ventre, comme “Your Name” et tant d’autres l’ont fait auparavant, il est nécessaire de se rattacher au récit dans sa symbolique. L’approche trop lyrique par moment ou les ambiguïtés trop lisses nous privent de cette sensation qui nous échappe à vue d’œil. Au-delà de l’arc-en-ciel que nous sommes venus contempler, il reste un dernier remord, entre toute cette leçon d’humilité et ces adultes passifs. La jeunesse semble être l’espoir qui tend à corriger la naïveté des anciens, qui voient leurs styles de vie dépendre de la couleur du ciel. On nous pousse souvent à trouver le salut au sommet des nuages, alors qu’il faut parfois se satisfaire du désir que l’on possède sur terre. L'ode à la Nature est indéniable, mais nous n’oublions pas à quel point l’Homme a fini par créer ses propres influences et croyances, dont on préfère associer la magie de ce conte romantique et innocent.
Un très bon manga. Une histoire prenante malgré un démarrage un peu lent, des personnes intéressants et une belle réalisation avec de belles couleurs. Une bonne réussite même si c'est bien évidemment un cran en-dessous d'un autre célèbre film d'animation: Your name.
Attention ! Chef d'oeuvre ... Clairement, Makoto Shinkai n’a guère pris de risques et ce petit bijou est dans la lignée de ses précédentes productions. Mais c’est typiquement le genre que j’adore voir au cinéma et qu’aujourd’hui, seul le cinéma nippon est capable de nous offrir de manière récurrente avec des films d’animation à la fois moderne, sensible et poétique ("La colline aux coquelicots", "Your name" ...). A voir absolument ...
Très très bien - j'y allais sans savoir si je regarderais jusqu'au bout mais franchement on est pris dans l'histoire très rapidement. Sujet sympa et les décors sont juste sublimes. J'ai pas regretté!
Film magnifique par ses animations, son réalisme, sa musique et surtout par ses personnages attachants. Tout comme your name, on aimerait que le film ne s'arrête jamais