Les Enfants du temps
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lmc-3

308 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2020
Film sur la météo et son dérèglement, au visuel magnifique tant dans les lumières et le réalisme de l'eau que dans les personnages et autres décors, personnages attachants, émouvants, à l'histoire captivante (bien que les éléments perturbateurs arrivent un peu tard après des longueurs certes, mais des longueurs très belles dans l'exposition de l'univers); la bande son est irréprochable, le film s'enchaîne avec efficacité, construit comme "Your Name" (qui m'avais également bien plus mais avais trouvé un peu surcoté), à l'univers merveilleux extrêmement imaginatif, intelligent, poétique;
Une énième claque de la part de l'animation japonaise pour nous autres occidentaux.
J'espère vivement que le futurs films de Makoto Shinkai passent eux aussi la frontière jusqu'à atteindre nos cinémas.

Un point négatif cependant: Synchronisation labiale abominable pourtant dans la VO...
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2020
Trois après avec le phénomène ‘’Your Name’’, le désormais très attendu Makoto Shinkai revient avec ‘’Les enfants du temps’’ (ou plutôt ‘’L’enfant du temps’’ qui est la traduction exacte du titre original). Si le succès est au rendez-vous (plus de 9 millions d’entrée au Japon), plusieurs critiques ont reproché à ce film d’être trop proche de ‘’Your Name’’. En plus d’être un argument qui peut être émis envers ‘’Your Name’’ (tous les films de Shinkai sont très proches les uns des autres), ce reproche n’est de toute façon pas réel tant les divergences entre les deux films sont de tailles. De plus, ‘’Les enfants du temps’’ frappe bien plus par son message que ‘’Your Name’’.

Hodaka est un adolescent qui a fugué de chez lui. Il se rend à Tokyo pour décrocher un boulot. Tandis que la ville est frappée par de violentes pluies et orages, Hodaka croise la route d’Hina. Il va se rendre compte qu’Hina est une une prêtresse du temps, capable de chasser le soleil pour faire surgir le soleil et le ciel bleu.

Il y a toujours chez Makoto Shinkai une bonne dose de ‘’kawai’’ dans ses films. La première chose qui frappe l’oeil du spectateur qui regarderait un des films du réalisateur, c’est son goût pour la joliesse et les bons sentiments. Ce n’est pas forcément péjoratif mais Shinkai aime enrubanner ses films, que se soit formellement ou thématiquement. ‘’Les enfants du temps’’ ne semble pas échapper à la règle. On peut aborder le plus évident : l’esthétique. C’est simple : le film est beau. Il est magnifique même. L’animation chez Makoto Shinkai parvient à concilier hyperréalisme et féerie. Ce qui saute aux yeux et parvient à nous faire rentrer dans l’univers de son auteur, c’est bien l’extrême précision apportée aux décors. Le rendu graphique de Tokyo est parfait et fourmille de petits détails. A ceci s’ajoute les effets de lumière qui sont particulièrement réussis (rien que la séquence d’ouverture avec cette flaque de soleil). Mais cela n’empêche pas Shinkai de faire émerger petit à petit le fantastique dans le quotidien. Chez Shinkai, le voyage fantastique peut se réaliser dans de petits espaces : le moindre coin d’un décor est potentiellement porteur de magie. Ici, la frontière entre le monde de la Terre et le monde du Ciel se fait simplement en haut d’un immeuble. En ce sens, Makoto Shinkai est à la fois le réalisateur de l’infiniment petit (dans sa façon de se concentrer sur de petits éléments et son souci du décor) et de l’infiniment grand (comme nous allons le voir). Et bien sûr, le metteur en scène est aussi le metteur en scène des bons sentiments, celui qui frôle constamment avec le mièvre. Il faut s’attendre à voir dans son cinéma de grandes scènes mélodramatiques, des sanglots et de la musique parfois bien gélatineuse (Joe Hisaichi et son élégance n’ont pas trouvé de digne successeur pour ce qui est de la musique des films d’animation japonais). Makoto Shinkai n’a pas peur de tomber parfois dans le ridicule : tout est bon pour susciter l’émotion chez le spectateur. Ainsi, comme son précédent (en fait, comme tous ses films), il y a une romance. Mais là où ‘’You Name’’ présentait une histoire d’amour entre deux êtres qui ne se rencontraient jamais, Hodaka et Hina se rencontrent assez vite dans le film. La romance ne présente donc pas les mêmes enjeux. En revanche, le point commun est de présenter une romance qui sera mise à mal par la séparation des deux amoureux. Shinkai est le réalisateur des distances, il aime explorer ce qui sépare deux amoureux : un obstacle, une longue distance… ‘’Les enfants du temps’’ n’échappe pas du à la règle : leur relation, si elle va rencontrer des difficultés, est évidente et parfaitement unilatéral (love story très forte entre deux jeunes adolescents).

Mais au sein de la filmographie de Makoto Shinkai, ‘’Les enfants du temps’’ renouvelle totalement les enjeux qui entourent l’amour entre les deux protagonistes principaux. On est loin de ‘’Your Name’’ où Taki et Mitsuha sauvaient la population d’un village d’une météorite et finissaient par se retrouver. Non, ‘’les enfants du temps’’ est un film trompeur. Comme dans ‘’Your Name’’ on est certes dans un film catastrophe. Dans ‘’Your Name’’, une météorite rasait le village de Mitsuha. Et dans ‘’Les enfants du temps’’, Tokyo est menacé d’être englouti sous les eaux diluviennes. Mais, d’un film à l’autre, les schémas sont inversés. Dans ‘’Your Name’’, on suivait la catastrophe, laquelle avait des conséquences sur l’amour qui unissait Taki et Mitsuha. Comme en réponse au film précédent, ‘’Les enfants du temps’’ pose une situation inverse : on suit l’amour entre Hodaka et Hina et ses conséquences sur la catastrophe (les deux héros sont davantage maîtres de leur destin que ne l’étaient les héros de ‘’Your Name’’). La pluie ne cesse de tomber sans raison apparente (et oui, on est devant du cinéma, pas devant un tract politique pour nous dire que polluer, c’est mal). De graves inondations ont lieu. Hodaka rencontre Hina, qui a donc le pouvoir de stopper cette pluie incessante et de ramener le soleil. spoiler: Mais cela a un prix : la vie d’Hina. En effet, pour que le temps puisse se stabiliser, Hina doit se sacrifier pour rétablir le beau temps. Sans quoi, le monde sera mis en péril face à la montée des eaux
. Le propos du film est gonflé. Shinkai choisit de privilégier l’émotion au discours, l’affect à la raison. Il va à l’encontre d’une mouvance de films d’animation moralisateurs qui sont monnaies courantes. Shinkai ne traite pas du risque climatique et ne cherche pas à nous faire culpabiliser en se complaisant à montrer les risques à venir. Pour lui, tout ceci est acté depuis bien longtemps. Le réalisateur se projette plus loin. Le réalisateur évite avec sagesse de nous faire la leçon (l’absence de discours moralisateur nous permet de savourer pleinement l’émotion suscité par le film). Il faut s’arrêter un moment sur la fin du film, pleine de signification. spoiler: Hodaka sauve Hina et refuse le sacrifice de cette dernière. Les deux adolescents décident donc de vivre leur amour, au dépens de Tokyo qui se retrouve noyée sous les eaux
. On voit une nouvelle fois que ‘’Les enfants du temps’’ est l’exact opposé de ‘’Your Name’’. Ce dernier montrait une mission sauvetage au contraire des ‘’Enfants du temps’’. On voit alors l’habilité de Shinkai qui réside dans sa capacité à nous duper en jouant sur les attentes générées par ‘’Your Name’’. On croyait avoir un nouveau film ou deux adolescents allaient tomber amoureux et sauver la population de la catastrophe ? spoiler: Et bien c’est ce qu’on aura, seulement à moitié (Hodaka accepte la folie du monde et accepte la catastrophe annoncée)
. ‘’Les enfants du temps’’ vient donc parfaitement raisonner et se poser comme superbe contre-pied à ‘’Your Name’’. La phrase ‘’ spoiler: je préfère t’avoir toi que d’avoir un ciel bleu
’’ sortie de son contexte, peut paraître sirupeuse ; elle cache en vérité un message qui glace le sang. Dans un monde dégénéré où les générations semblent désormais déconnectées les unes des autres et incapables de communiquer entre elles (comme si les nouvelles technologies, sensées réduire les distances, les avaient au contraire élargies), mieux vaut la poursuite du bonheur individuel plutôt que collectif. Makoto Shinkai n’est pas naïf : il sait que le bonheur collectif est une chimère. Ainsi, il est souvent plus pertinent de s’émouvoir du bonheur de deux personnes que du monde entier. Surtout quand ce monde entier est odieux envers nos jeunes héros. Toutefois, il serait erroné de voir dans ce film une quelconque forme de cynisme. Au contraire, Shinkai montre que l’optimisme peut se retrouver dans toutes les situations, mêmes les plus terribles. A ceci s’ajoute une dimension plus spirituelle (qui doit raisonner bien plus fort au Japon et en Asie qu’en Occident). N’est-ce pas vanité de la part de l’homme de croire qu’il a un rôle à jouer dans la régulation de la nature ? Les conséquences de ses actes sont-elles si importantes ? A l’instar d’un Terrence Malick, ou encore d’un Miyazaki dans ‘’Princesse Mononoké’’, Makoto Shinkai assimile la nature à un Dieu, capable de se réguler d’elle-même. Un Dieu qui intervient de manière cyclique à travers les époques pour bouleverser le monde. spoiler: La catastrophe qui frappe Tokyo est moins le fruit des hommes que celui d’une divinité voulant recréer un monde en perdition depuis longtemps
. Dès lors, cette ‘’fatalité joyeuse’’ qui traverse le film trouve sa pleine et entière justification : spoiler: la nature finira toujours par reprendre ses droits et nul intervention de l’homme ne saura l’en empêcher. Ce qui bouleversera et marquera durablement le spectateur à la vision des ‘’Enfants du temps’’, c’est bien cette évocation de la fin du monde, placé sous le signe d’une romance
.

On traverse une époque où hélas, certains films privilégient trop l’avertissement politique et écologique au détriment du cinéma et de l’émotion. ‘’Les enfants du temps’’ évitent cela en reléguant au second plan la dimension catastrophe. Shinkai en considérant la Nature comme un Dieu préfère s’intéresser aux humains et à leurs interactions. Dans ce film là, il rappelle que le bonheur individuel est parfois plus important que le bonheur des sociétés à travers un film dont le kawai ne saurait dissimuler cet amère constat.
Romuald M.
Romuald M.

4 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2020
Je m'attendais à des émotions et de la majesté, j'ai eu droit à un chef d'œuvre !!! Le film nous plonge au cœur du Japon moderne avec ses problèmes et ses qualités tout en se permettant de très intéressantes réflexions sur nous meme et nos choix avec beaucoup de justesse et d'humour. Une véritable poésie à découvrir de toute urgence!
lhomme-grenouille

3 625 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2020
Alors oui, c’est très élégant. Délicat. Posé.
On prend son temps. On s’attarde sur les petits gestes doux du quotidien. Les petits mots. Les belles intentions que cache souvent la pudeur des gens…
Et puis tout ça s’inscrit en plus dans un cadre fait de paysages très finement dessinés, toujours baignés d’effets de lumière gracieux et harmonieux.
Tout est fait par Makoto Shinkai pour qu’on se retrouve lové dans un univers de belles attentions et de tendresse. Autant dire que les habitués du genre devraient s’y retrouver sans le moindre problème…

Seulement voilà, moi qui avais pourtant beaucoup apprécié le précédent film de cet auteur (« Your Name » pour ne pas le citer), voilà que je n’ai été que très moyennement convaincu par ces « Enfants du temps ».

L’intrigue n’a peut-être pas aidé pour commencer : ça c’est certain.
Cette histoire de « fille-soleil », ça m’a laissé un peu dubitatif mais bon… Suspension d’incrédulité d’oblige : j’ai quand-même accepté de faire l’effort et de m’ouvrir à la poésie proposée.
Après tout dans « Your Name » il fallait bien accepter l’existence d’une comète magique pour qu’ensuite le charme opère, alors pourquoi pas…
Seulement voilà, dans « Your Name », la comète avait permis un échange de corps entre les deux protagonistes ce qui, dans le contexte des pudeurs et autres gênes liées aux amours adolescents, offrait une situation aussi singulière que riche à exploiter.
Mais là, dans « Les enfants du temps » j’ai vraiment eu du mal à saisir l’apport de cette intrigue de fille-soleil.
A moins que…

Si on prend la peine d’analyser deux secondes cette étrange intrigue de fille-soleil, on se rend assez vite compte que tout ça ressemble quand-même fort à une sorte de déclinaison métaphorique et très édulcorée du « Manon Lescaut » de l’Abbé Prévost.
Ceux qui ont déjà parcouru ce roman s’étonneront peut-être et se demanderont quel rapport il peut-il bien y avoir entre d’un côté cette relation choupinette entre deux charmants adolescents innocents et de l’autre cette sordide histoire où un gentilhomme en vient carrément à prostituer son aimée afin de continuer à financer leur relation sincère mais interdite.
Eh bien justement, je vous laisse réfléchir.
Hina, c’est la fille que Hodaka arrache aux mains de vilains voyous qui étaient prêts à monnayer ses charmes… Tout ça pour être finalement amené à monnayer à son tour d’autres de ces charmes, mais ce coup-ci pour une cause bien plus vertueuse : financer leur relation impossible.
Et un petit peu comme la relation entre le chevalier Des Grieux et Manon finit par péricliter au fur et à mesure que leur commerce se normalise, Hina elle aussi va finir par s’évanouir sous les draps, rappelés littéralement parlant par ces nuages dont on nous fait comprendre qu’ils ne sont jamais chassés sans conséquences…
Voilà donc… Est-ce que maintenant vous voyez la métaphore que, moi, je pourrais éventuellement tirer de cette histoire de fille-soleil ?

Alors de deux choses l’une.
Soit lecture métaphorique il y a bien, ce qui donnerait pour le coup à ces « Enfants du temps » une véritable cohérence d’ensemble, en tout cas en terme d’intrigue.
Seulement le problème, c’est que dans ce cas là, il y a pour moi un véritable problème de traitement de l’intrigue, notamment dans le ton employé.
C’est trop mielleux. Trop doux. Trop choupi.
spoiler: Hodaka est quand même un gamin qui vend sa meuf et qui pointe un flingue sous le nez de pas mal de gens. Seulement voilà, cette tonalité kawai l’absout carrément de tout, à tel point que ça rende totalement illisible et imperceptible les questionnements moraux que ce genre d’intrigue devrait poser.


Mais bon, peut-être que lecture métaphorique il n’y a pas.
Et dans ce cas-là ça pose un deuxième souci. Le souci de savoir où Makoto Shinkai voulait vraiment en venir avec cette histoire farfelue.
Si cette intrigue de fille-soleil est à prendre au premier degré – juste pour la beauté du geste poétique – alors ça réduit quand même toute cette histoire qu'en une très banale et très classique bluette qu’on s’est juste contenté d’enrober de douceurs.
Parce qu’en effet, moi, des bluettes comme ça, j’en ai déjà vues mille fois.
Des Hodaka qui ne savent pas où se mettre dès qu’ils se retrouvent face à une nana, des Hina qui jouent les Mary-Sue éthérée et chaste, des Kei qui font les adultes bougons au cœur tendre ou bien encore des Natsumi qui viennent jouer les pin-up de service, j’en ai déjà vu des tas dans plein d’autres séries ou films de japanimation…
Alors peut-être que certains s’en contenteront largement, estimant que l’essentiel se trouve ailleurs – Et peut-être considéreront-ils que l’essentiel se trouvera justement dans tout ce décorum choupi et molletonné – mais moi ce n’est pas mon cas.
Pour moi, il manque clairement quelque-chose à ces « Enfants du temps »..
Et ce qui manque, en fait, c’est ce dont été justement doté « Your Name ».

Parce que oui – je le rappelle – mais moi, « Your Name », ça m’avait vraiment beaucoup plu.
Or, on ne pourra pas dire que « Your Name » était de son côté dépourvu de tous ces clichés que je viens tout juste d’évoquer. Au contraire même ! Dans « Your Name » tout autant que dans ces « Enfants du temps. », Makoto Shinkai n’hésitait pas non plus à avoir recours à toute cette flopée de stéréotypes éculés, aux scènes larmoyantes et aux chansons pop tristounes… Seulement voilà, la grosse différence c’est qu’il n’y avait pas que ça.
Dans « Your Name » y’avait aussi et surtout cette satanée comète qui savait changer toute la donne :

spoiler: Parce qu’au fond, toute cette histoire de comète ce n’est qu’un moyen d’instaurer un cadre relationnel précis et original entre nos deux héros : un cadre de forte proximité intime couplé à un fort éloignement physique. Car Mitsuha et Taki ont beau avoir partagé leurs quotidiens et leurs corps (difficile de faire plus intimiste), le fait est qu’ils appartiennent à deux milieux et surtout à deux époques différents ! Ainsi vivent-ils cette situation singulière de pouvoir partager des instants « fusionnels » mais sans pour autant être en mesure de concrétiser leur relation ! Et là où j’ai trouvé ce film très fort, c’est quE cette situation qui peut paraître délirante en dehors de ce cadre fantastique, traduit au fond très bien le type de barrière que Makoto Shinkai entendait mettre en image. Une barrière troublante car difficile à signifier. Celle qui empêche de franchir le pas malgré la proximité. Cette barrière d’ailleurs face à laquelle Mitsuha et Taki vont se retrouver confronté une fois qu’ils auront réussis à lutter contre les éléments pour enfin se retrouver. Cette barrière assez difficile à expliquer qu’est la pudeur. Cette pudeur qui bloque carrément Taki au moment d’appeler et de nommer sa bien-aimée. Voilà une splendide représentation de ce qu’est la castration d’une relation amoureuse par la pudeur ! En cela tout le film se tient et se révèle d’une assez magnifique cohérence.


Ainsi « Your Name » savait être kawai – c’est vrai – mais il n’en oubliait pas pour autant la nécessité impérieuse de poser des barrières à la hauteur des sentiments de ses héros.
Et c’était au travers de ces modulations qui naissaient une œuvre riche, forte et ambiguë.

Là, dans ces « Enfants du temps », les modulations sont bien trop lisses.
Alors pourtant c’est vrai, sur la fin Makoto Shinkai essaye d’instaurer à nouveau ce genre de modulation. ( spoiler: Notamment quand Hina s’évapore, obligeant Hodaka à aller carrément la chercher au CIEL !
) Un joli jeu de chaud et froid, couplé à un savoir-faire cinématographique certain qui – seulement en cet instant d’ailleurs – a su me refiler quelques frissons.
C’est notamment que je me suis dit que ces « Enfants du temps » méritaient mieux.
Qu’ils méritaient plus d’amplitude.
Qu’ils méritaient plus de dureté.
Plus de sècheresse.

Parce que bon, c’est bien mignon de vouloir tout arroser de bons sentiments et de douceur parce qu’en fin de compte c’est ça qu’on veut magnifier. mais moi je trouve qu’en adoptant une telle position univoque tout le long de son film, Makoto Shinkai en est carrément venu à noyer toute sa démarche.
Parfois la sècheresse, ça a du bon.
Et pour tous ceux qui en douteraient, un certain « Your Name » vous attend pour vous en faire la démonstration…

Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Schyzoidd
Schyzoidd

8 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2020
Encore une fois, ce réalisateur nous offre un excellent film. Parfaitement exécuté, vous n'avez qu'une chose à faire : le regarder !
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2020
Une grosse déception pour ma part après l'exceptionnel Your name et l'excellent The garden of words. Après le succès monstrueux de Your name, on attendait Shinkai au tournant. Attention, je ne dis pas que le film est mauvais, loin de là, mais les temps morts sont trop nombreux et mal amenés, l'omniprésence de placement de produits dénote énormément dans un film d'animation et pour 1h45 de long, on a l'impression que l'ensemble dure 30 ou 40 minutes de plus. L'ambiance pluvieuse par contre est fantastique, les chansons sublimes et l'engagement écologique réel. Néanmoins, s'il reste un excellent film, je ne peux me résoudre à mettre plus d'étoiles car il est tellement en-deçà de sa précédente oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2020
Un très beau film d'animation aux graphismes magnifiques et à la B.O pertinente. On est transporté, on s'attache très facilement aux personnages dans cet univers si réel. Le propos autour du climat est fort, ça prend aux tripes et on ne voit le temps passer ! J'appuierai mes dires en ajoutant que le film est très actuel grâce à des détails précis (airpods, IPhone, la ville de Tokyo etc) qui rattachent encore plus au réel.

Petits points d'attentions sur la 3D de certains bâtiments mal gérés 璉
Frédéric M.
Frédéric M.

246 abonnés 2 200 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2020
Un magnifique dessin animé pour commencer l'année ! Graphisme 2D et passe 3D bluffant de beauté
Scénario touchant, original et captivant. ça nous change de tous les derniers films 3D qui se répètent
Belle bande son qui colle parfaitement à l'histoire. Je recommande !!.
Yoh R.
Yoh R.

4 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2020
Un bien joli animé! Visuellement très réussi, avec des effets visuels incroyables et doté d'une animation fluide, le film déroule une histoire émouvante, mais un peu classique dans l'évolution des personnages. On ne s'ennuie jamais. Les thèmes du deuil, de la confiance en soi, du pardon, de l'amour sont traités avec sensibilité, enfants comme adultes pourront s'y retrouver. Le film est d'ailleurs doté d'un humour très adulte mais absolument pas rédhibitoire pour les enfants. Un film plein de poésie, de bons sentiments, qui en met plein les yeux.
dejihem
dejihem

155 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2020
Malgré des thématiques environnementales et amoureuses, je ne suis pas certain que ce film touche la tranche concernée des spectateurs, c'est-à-dire les 10-14 ans.
L'animation est certes très belle, la qualité du rendu graphique de l'eau est exceptionnelle, les mouvements de caméra sophistiqués, Mais cela ne touche pas : je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotion.
Alors que le château dans le ciel de Hayao Miyazaki ou bien Pompoko d'Isao Takahata me touchent beaucoup plus.
Camille P.
Camille P.

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Hodaka est un garçon japonais de 16 ans qui fugue pour partir à Tokyo. Après des moments de galère, il parvient à y trouver un job, se faire des amis et surtout rencontrer la belle Hina, une "fille soleil" dotée d'un pouvoir particulier : celui d'être capable de faire disparaître la pluie pour laisser place au soleil et réchauffer le cœur des gens.

Le principal intérêt du film, ce sont les dessins, et particulièrement ceux représentant la ville de Tokyo qui sont de toute beauté : les traits sont très détaillés et soignés, la lumière est toute en nuances et les couleurs sont splendides.

Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur de l'esthétisme du film : on est dans l'histoire d'amour ultra classique, une sorte d'amour impossible mais quand même plus forte que tout, sans grande originalité. Les pouvoirs de la jeune fille m'ont même fait penser à la Reine des Neiges, c'est pour dire…

Le film a par ailleurs, au commencement, une belle dimension écologique puisqu'on découvre des bouleversements climatiques majeurs à Tokyo. Malheureusement le développement de ce thème est très décevant et il est difficile de saisir le message que Makoto Shinkai cherche à faire passer. C'est un peu confus.

En conclusion, les images sont sublimes et le scénario banal, j'ai passé un bon moment, sans plus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2020
Bon film à voir pour son graphisme bluffant (waouh le feu d'artifice) et ses personnages touchants. Le scénario de la fin du film manque un peu de finition.
Audrey L

824 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Difficile de passer après l'onirique Your Name, et Les Enfants du temps fait souvent les frais de la comparaison avec son prédécesseur... Mais il reste un très bon cru, tout de même. Le jeu des lumières et des couleurs vives se retrouve une fois de plus mis à l'honneur avec des images sublimes et impressionnantes, ce que la musique souligne souvent. Les dessins sont de qualité avec même des reliefs numériques assez bluffants (sur le toit du gratte-ciel, les feux d'artifices...), et enfin les personnages sont plutôt sympathiques et il y a de l'humour (pas ma tasse de thé, mais la salle a rigolé). Seuls les silences, au départ magnifiques pour apprécier la beauté des images, se répètent trop et finissent par ressembler à des pointages du doigt des séquences qu'on doit trouver belles. De même que la fin me paraît, subjectivement, immorale : spoiler: pour sauver une fille, on a sacrifié le destin d'une dizaine de millions d'habitants (où vont les SDF, ceux qui habitaient aux rez-de-chaussée et premiers étages, les asthmatiques qui soi-disant ne peuvent pas vivre dehors lorsqu'il pleut...). On a beau nous montrer une mamie qui s'en est sortie (elle doit avoir une assurance exceptionnelle, dans une ville classée zone inondable...)
on sent que c'est de la poudre aux yeux pour faire oublier la misère humaine réelle qu'entraîne cette fin. Il n'en reste pas moins que le visuel raffle tout, et que le film ne manque pas de gags. Alors sortez vos parapluies et allez-y !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2020
Un magnifique film d animation japonaise.les dessins sont sublimes. L intrigue nous tiens tout du long et nous emporte dans un autre monde
QuelquesFilms.fr

363 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2020
Récit bien mené et rythmé. Dessin et animation de qualité. Le film se suit sans ennui, plus lisible que Your Name, la précédente réalisation de Makoto Shinkai, mais hélas moins original. Dans ce registre de l'animation fantastique nippone, riche en émerveillements, le scénario recèle finalement peu de surprises. On pourrait même s'agacer un tantinet d'un excès de romantisme pop acidulé, d'une BO envahissante et d'un placement publicitaire de produits et de marques en veux-tu en voilà.
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