Les Enfants du temps
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Romuald M.
Romuald M.

4 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2020
Je m'attendais à des émotions et de la majesté, j'ai eu droit à un chef d'œuvre !!! Le film nous plonge au cœur du Japon moderne avec ses problèmes et ses qualités tout en se permettant de très intéressantes réflexions sur nous meme et nos choix avec beaucoup de justesse et d'humour. Une véritable poésie à découvrir de toute urgence!
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2020
Alors oui, c’est très élégant. Délicat. Posé.
On prend son temps. On s’attarde sur les petits gestes doux du quotidien. Les petits mots. Les belles intentions que cache souvent la pudeur des gens…
Et puis tout ça s’inscrit en plus dans un cadre fait de paysages très finement dessinés, toujours baignés d’effets de lumière gracieux et harmonieux.
Tout est fait par Makoto Shinkai pour qu’on se retrouve lové dans un univers de belles attentions et de tendresse. Autant dire que les habitués du genre devraient s’y retrouver sans le moindre problème…

Seulement voilà, moi qui avais pourtant beaucoup apprécié le précédent film de cet auteur (« Your Name » pour ne pas le citer), voilà que je n’ai été que très moyennement convaincu par ces « Enfants du temps ».

L’intrigue n’a peut-être pas aidé pour commencer : ça c’est certain.
Cette histoire de « fille-soleil », ça m’a laissé un peu dubitatif mais bon… Suspension d’incrédulité d’oblige : j’ai quand-même accepté de faire l’effort et de m’ouvrir à la poésie proposée.
Après tout dans « Your Name » il fallait bien accepter l’existence d’une comète magique pour qu’ensuite le charme opère, alors pourquoi pas…
Seulement voilà, dans « Your Name », la comète avait permis un échange de corps entre les deux protagonistes ce qui, dans le contexte des pudeurs et autres gênes liées aux amours adolescents, offrait une situation aussi singulière que riche à exploiter.
Mais là, dans « Les enfants du temps » j’ai vraiment eu du mal à saisir l’apport de cette intrigue de fille-soleil.
A moins que…

Si on prend la peine d’analyser deux secondes cette étrange intrigue de fille-soleil, on se rend assez vite compte que tout ça ressemble quand-même fort à une sorte de déclinaison métaphorique et très édulcorée du « Manon Lescaut » de l’Abbé Prévost.
Ceux qui ont déjà parcouru ce roman s’étonneront peut-être et se demanderont quel rapport il peut-il bien y avoir entre d’un côté cette relation choupinette entre deux charmants adolescents innocents et de l’autre cette sordide histoire où un gentilhomme en vient carrément à prostituer son aimée afin de continuer à financer leur relation sincère mais interdite.
Eh bien justement, je vous laisse réfléchir.
Hina, c’est la fille que Hodaka arrache aux mains de vilains voyous qui étaient prêts à monnayer ses charmes… Tout ça pour être finalement amené à monnayer à son tour d’autres de ces charmes, mais ce coup-ci pour une cause bien plus vertueuse : financer leur relation impossible.
Et un petit peu comme la relation entre le chevalier Des Grieux et Manon finit par péricliter au fur et à mesure que leur commerce se normalise, Hina elle aussi va finir par s’évanouir sous les draps, rappelés littéralement parlant par ces nuages dont on nous fait comprendre qu’ils ne sont jamais chassés sans conséquences…
Voilà donc… Est-ce que maintenant vous voyez la métaphore que, moi, je pourrais éventuellement tirer de cette histoire de fille-soleil ?

Alors de deux choses l’une.
Soit lecture métaphorique il y a bien, ce qui donnerait pour le coup à ces « Enfants du temps » une véritable cohérence d’ensemble, en tout cas en terme d’intrigue.
Seulement le problème, c’est que dans ce cas là, il y a pour moi un véritable problème de traitement de l’intrigue, notamment dans le ton employé.
C’est trop mielleux. Trop doux. Trop choupi.
spoiler: Hodaka est quand même un gamin qui vend sa meuf et qui pointe un flingue sous le nez de pas mal de gens. Seulement voilà, cette tonalité kawai l’absout carrément de tout, à tel point que ça rende totalement illisible et imperceptible les questionnements moraux que ce genre d’intrigue devrait poser.


Mais bon, peut-être que lecture métaphorique il n’y a pas.
Et dans ce cas-là ça pose un deuxième souci. Le souci de savoir où Makoto Shinkai voulait vraiment en venir avec cette histoire farfelue.
Si cette intrigue de fille-soleil est à prendre au premier degré – juste pour la beauté du geste poétique – alors ça réduit quand même toute cette histoire qu'en une très banale et très classique bluette qu’on s’est juste contenté d’enrober de douceurs.
Parce qu’en effet, moi, des bluettes comme ça, j’en ai déjà vues mille fois.
Des Hodaka qui ne savent pas où se mettre dès qu’ils se retrouvent face à une nana, des Hina qui jouent les Mary-Sue éthérée et chaste, des Kei qui font les adultes bougons au cœur tendre ou bien encore des Natsumi qui viennent jouer les pin-up de service, j’en ai déjà vu des tas dans plein d’autres séries ou films de japanimation…
Alors peut-être que certains s’en contenteront largement, estimant que l’essentiel se trouve ailleurs – Et peut-être considéreront-ils que l’essentiel se trouvera justement dans tout ce décorum choupi et molletonné – mais moi ce n’est pas mon cas.
Pour moi, il manque clairement quelque-chose à ces « Enfants du temps »..
Et ce qui manque, en fait, c’est ce dont été justement doté « Your Name ».

Parce que oui – je le rappelle – mais moi, « Your Name », ça m’avait vraiment beaucoup plu.
Or, on ne pourra pas dire que « Your Name » était de son côté dépourvu de tous ces clichés que je viens tout juste d’évoquer. Au contraire même ! Dans « Your Name » tout autant que dans ces « Enfants du temps. », Makoto Shinkai n’hésitait pas non plus à avoir recours à toute cette flopée de stéréotypes éculés, aux scènes larmoyantes et aux chansons pop tristounes… Seulement voilà, la grosse différence c’est qu’il n’y avait pas que ça.
Dans « Your Name » y’avait aussi et surtout cette satanée comète qui savait changer toute la donne :

spoiler: Parce qu’au fond, toute cette histoire de comète ce n’est qu’un moyen d’instaurer un cadre relationnel précis et original entre nos deux héros : un cadre de forte proximité intime couplé à un fort éloignement physique. Car Mitsuha et Taki ont beau avoir partagé leurs quotidiens et leurs corps (difficile de faire plus intimiste), le fait est qu’ils appartiennent à deux milieux et surtout à deux époques différents ! Ainsi vivent-ils cette situation singulière de pouvoir partager des instants « fusionnels » mais sans pour autant être en mesure de concrétiser leur relation ! Et là où j’ai trouvé ce film très fort, c’est quE cette situation qui peut paraître délirante en dehors de ce cadre fantastique, traduit au fond très bien le type de barrière que Makoto Shinkai entendait mettre en image. Une barrière troublante car difficile à signifier. Celle qui empêche de franchir le pas malgré la proximité. Cette barrière d’ailleurs face à laquelle Mitsuha et Taki vont se retrouver confronté une fois qu’ils auront réussis à lutter contre les éléments pour enfin se retrouver. Cette barrière assez difficile à expliquer qu’est la pudeur. Cette pudeur qui bloque carrément Taki au moment d’appeler et de nommer sa bien-aimée. Voilà une splendide représentation de ce qu’est la castration d’une relation amoureuse par la pudeur ! En cela tout le film se tient et se révèle d’une assez magnifique cohérence.


Ainsi « Your Name » savait être kawai – c’est vrai – mais il n’en oubliait pas pour autant la nécessité impérieuse de poser des barrières à la hauteur des sentiments de ses héros.
Et c’était au travers de ces modulations qui naissaient une œuvre riche, forte et ambiguë.

Là, dans ces « Enfants du temps », les modulations sont bien trop lisses.
Alors pourtant c’est vrai, sur la fin Makoto Shinkai essaye d’instaurer à nouveau ce genre de modulation. ( spoiler: Notamment quand Hina s’évapore, obligeant Hodaka à aller carrément la chercher au CIEL !
) Un joli jeu de chaud et froid, couplé à un savoir-faire cinématographique certain qui – seulement en cet instant d’ailleurs – a su me refiler quelques frissons.
C’est notamment que je me suis dit que ces « Enfants du temps » méritaient mieux.
Qu’ils méritaient plus d’amplitude.
Qu’ils méritaient plus de dureté.
Plus de sècheresse.

Parce que bon, c’est bien mignon de vouloir tout arroser de bons sentiments et de douceur parce qu’en fin de compte c’est ça qu’on veut magnifier. mais moi je trouve qu’en adoptant une telle position univoque tout le long de son film, Makoto Shinkai en est carrément venu à noyer toute sa démarche.
Parfois la sècheresse, ça a du bon.
Et pour tous ceux qui en douteraient, un certain « Your Name » vous attend pour vous en faire la démonstration…

Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Schyzoidd
Schyzoidd

8 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2020
Encore une fois, ce réalisateur nous offre un excellent film. Parfaitement exécuté, vous n'avez qu'une chose à faire : le regarder !
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2020
Une grosse déception pour ma part après l'exceptionnel Your name et l'excellent The garden of words. Après le succès monstrueux de Your name, on attendait Shinkai au tournant. Attention, je ne dis pas que le film est mauvais, loin de là, mais les temps morts sont trop nombreux et mal amenés, l'omniprésence de placement de produits dénote énormément dans un film d'animation et pour 1h45 de long, on a l'impression que l'ensemble dure 30 ou 40 minutes de plus. L'ambiance pluvieuse par contre est fantastique, les chansons sublimes et l'engagement écologique réel. Néanmoins, s'il reste un excellent film, je ne peux me résoudre à mettre plus d'étoiles car il est tellement en-deçà de sa précédente oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2020
Un très beau film d'animation aux graphismes magnifiques et à la B.O pertinente. On est transporté, on s'attache très facilement aux personnages dans cet univers si réel. Le propos autour du climat est fort, ça prend aux tripes et on ne voit le temps passer ! J'appuierai mes dires en ajoutant que le film est très actuel grâce à des détails précis (airpods, IPhone, la ville de Tokyo etc) qui rattachent encore plus au réel.

Petits points d'attentions sur la 3D de certains bâtiments mal gérés 璉
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2020
Un magnifique dessin animé pour commencer l'année ! Graphisme 2D et passe 3D bluffant de beauté
Scénario touchant, original et captivant. ça nous change de tous les derniers films 3D qui se répètent
Belle bande son qui colle parfaitement à l'histoire. Je recommande !!.
Yoh R.
Yoh R.

4 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2020
Un bien joli animé! Visuellement très réussi, avec des effets visuels incroyables et doté d'une animation fluide, le film déroule une histoire émouvante, mais un peu classique dans l'évolution des personnages. On ne s'ennuie jamais. Les thèmes du deuil, de la confiance en soi, du pardon, de l'amour sont traités avec sensibilité, enfants comme adultes pourront s'y retrouver. Le film est d'ailleurs doté d'un humour très adulte mais absolument pas rédhibitoire pour les enfants. Un film plein de poésie, de bons sentiments, qui en met plein les yeux.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2020
Malgré des thématiques environnementales et amoureuses, je ne suis pas certain que ce film touche la tranche concernée des spectateurs, c'est-à-dire les 10-14 ans.
L'animation est certes très belle, la qualité du rendu graphique de l'eau est exceptionnelle, les mouvements de caméra sophistiqués, Mais cela ne touche pas : je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotion.
Alors que le château dans le ciel de Hayao Miyazaki ou bien Pompoko d'Isao Takahata me touchent beaucoup plus.
Camille P.
Camille P.

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Hodaka est un garçon japonais de 16 ans qui fugue pour partir à Tokyo. Après des moments de galère, il parvient à y trouver un job, se faire des amis et surtout rencontrer la belle Hina, une "fille soleil" dotée d'un pouvoir particulier : celui d'être capable de faire disparaître la pluie pour laisser place au soleil et réchauffer le cœur des gens.

Le principal intérêt du film, ce sont les dessins, et particulièrement ceux représentant la ville de Tokyo qui sont de toute beauté : les traits sont très détaillés et soignés, la lumière est toute en nuances et les couleurs sont splendides.

Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur de l'esthétisme du film : on est dans l'histoire d'amour ultra classique, une sorte d'amour impossible mais quand même plus forte que tout, sans grande originalité. Les pouvoirs de la jeune fille m'ont même fait penser à la Reine des Neiges, c'est pour dire…

Le film a par ailleurs, au commencement, une belle dimension écologique puisqu'on découvre des bouleversements climatiques majeurs à Tokyo. Malheureusement le développement de ce thème est très décevant et il est difficile de saisir le message que Makoto Shinkai cherche à faire passer. C'est un peu confus.

En conclusion, les images sont sublimes et le scénario banal, j'ai passé un bon moment, sans plus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2020
Bon film à voir pour son graphisme bluffant (waouh le feu d'artifice) et ses personnages touchants. Le scénario de la fin du film manque un peu de finition.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Difficile de passer après l'onirique Your Name, et Les Enfants du temps fait souvent les frais de la comparaison avec son prédécesseur... Mais il reste un très bon cru, tout de même. Le jeu des lumières et des couleurs vives se retrouve une fois de plus mis à l'honneur avec des images sublimes et impressionnantes, ce que la musique souligne souvent. Les dessins sont de qualité avec même des reliefs numériques assez bluffants (sur le toit du gratte-ciel, les feux d'artifices...), et enfin les personnages sont plutôt sympathiques et il y a de l'humour (pas ma tasse de thé, mais la salle a rigolé). Seuls les silences, au départ magnifiques pour apprécier la beauté des images, se répètent trop et finissent par ressembler à des pointages du doigt des séquences qu'on doit trouver belles. De même que la fin me paraît, subjectivement, immorale : spoiler: pour sauver une fille, on a sacrifié le destin d'une dizaine de millions d'habitants (où vont les SDF, ceux qui habitaient aux rez-de-chaussée et premiers étages, les asthmatiques qui soi-disant ne peuvent pas vivre dehors lorsqu'il pleut...). On a beau nous montrer une mamie qui s'en est sortie (elle doit avoir une assurance exceptionnelle, dans une ville classée zone inondable...)
on sent que c'est de la poudre aux yeux pour faire oublier la misère humaine réelle qu'entraîne cette fin. Il n'en reste pas moins que le visuel raffle tout, et que le film ne manque pas de gags. Alors sortez vos parapluies et allez-y !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2020
Un magnifique film d animation japonaise.les dessins sont sublimes. L intrigue nous tiens tout du long et nous emporte dans un autre monde
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2020
Récit bien mené et rythmé. Dessin et animation de qualité. Le film se suit sans ennui, plus lisible que Your Name, la précédente réalisation de Makoto Shinkai, mais hélas moins original. Dans ce registre de l'animation fantastique nippone, riche en émerveillements, le scénario recèle finalement peu de surprises. On pourrait même s'agacer un tantinet d'un excès de romantisme pop acidulé, d'une BO envahissante et d'un placement publicitaire de produits et de marques en veux-tu en voilà.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 janvier 2020
Très bon film d'animation mais pas à la hauteur de kimi no na wa la fin un peu bâclé à mon goût, scénario très intéressant spoiler: mais un gros défaut sur l'origine de la pluie et du passé d'hodaka l'histoire de keisuke que j'ai trouvé la plus touchante et réussie malgré le peu d'informations sur sa femme
je conseille de regarder tenki no ko avant kimi no na wa (your name)
sandralylou
sandralylou

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2020
Tout simplement génial, on ne s'ennuie pas. L'histoire est touchante et bien réalisée. A voir en famille sans modération.
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