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gabdias
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3,0
Publiée le 29 mars 2023
Le réalisateur de La Cage Dorée s’offre une ode à la tolérance posant un homme travesti dans le concours de beauté le plus populaire et conservateur de France. Malgré quelques caricatures et facilités scénaristiques, le film est globalement prenant et d’un intérêt puissant. Interprétation juste et pertinente notamment de Alexandre Wetter.
Plutôt une bonne surprise. L'histoire est intéressante pour le regard que l'on a de soit même et vis-à-vis des autres. Le casting est une belle réussite et pas mal de moments drôles font de ce film une belle réussite.
Vu au ciné "MISS" de Ruben Alves, comédie sociale sur l'itinéraire particulier d'un jeune homme qui décide de se faire passer pour une femme et concourir à l'élection de Miss France, depuis l'enfance sa féminité prend le dessus et cette aventure va devoir lui permettre de s'affirmer, un jeune homme blessé, à fleur de peau, qui se cherche en tant qu'identité au sein d'une famille pittoresque et haute en couleurs. Si le fonds peut paraître assez grave la forme du film est assez légère et toujours dans une drôle d'émotion que véhicule en douceur mais aussi en douleur tous les personnages souvent pleins de fêlures à l'image du vieux travesti ou même de la patronne des Miss mais surtout des personnages toujours très chaleureux et qui nous communiquent cette chaleur. Le scénario très basique est souvent prévisible et sans surprise, mais la petite musique souvent bouleversante qui parcourt ce film nous enveloppe avec un vrai bonheur et on s'attache vraiment à cette histoire de vie . Tous les interprètes sont formidables de justesse: on ne pourra tous les citer mais se détachent Pascale Arbillot qui excelle en chef et nounou des Miss, plus fragile qu'elle n'y paraît sous ses airs durs, Isabelle Nanty très touchante en "mère" nourricière d'une drôle de famille qu'elle s'est formée, Thibault de Montalembert vraiment formidable en excentrique travesti-prostitué, truculent à souhait sans en faire des tonnes, et puis dans le rôle titre le mannequin androgyne Alexandre Wetter est une vraie révélation: il apporte toute son ambiguïté nécessaire au rôle, avec ses blessures et ses doutes, en plus d'un physique avantageux, d'une élégance mélancolique et d'une justesse de jeu qui touche au coeur.Une fable moderne qui parle de la difficulté d'affirmer sa féminité, de recherche d'identité et de tolérance mais avec beaucoup d'humour et de joie de vivre au delà de tout.Très sympa!
De Ruben Alves (2020) Un film sur un pari fou servi par des comédiens plein d’empathie . Servi par un bon casting et une révélation pleine d’enthousiasme en la personne d’ Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty
Il y'a quelques jours, j'avais publié mon top 5 français sur l'année 2020. Je n'avais pas encore vu ce bijou de film sur la tolérance qui m'a fait passer du rire aux larmes. Ce film n'a pas reçu la moindre nomination aux Césars. Il est vrai que le scénario n'est pas aussi fou que sa promesse de départ, que les dialogues ne sont pas aussi ciselés que ceux que l'on trouve sur des films d'auteurs. Et c'est précisément par sa simplicité du propos que "Miss" surprend. Que dire de la prestation investie du protagoniste principal : Alexandre Wetter (à l'androgynie bluffante) si éblouissant avec son regard écorché? Il/Elle est parfaitement accompagné(e) par des seconds rôles tels que Isabelle Nanty (Imposante), Pascale Arbillot (Incarnant la puissance du contre champ à merveille) ou encore un Thibault de Montalembert aussi maladroit que touchant en travesti. Le réalisateur Ruben Alves réussi un véritable tour de force avec ce sujet sensible car le propos est d'une sincérité bouleversante au beau milieu de ce concours de tous les artifices. Mon coup de coeur français de 2020...
Au départ il y a comme une gène, il faut bien l'avouer. Yolande (alias Isabelle Nanty) blanchit de petits trafics. Elle héberge chez elle un binôme qui se rêve rappeur mais vend surtout de la drogue, un homme qui se prostitue déguisé en femme, un atelier clandestin de couture et le héros, Alexandre, un homme qui rêve d'être miss France. En gros tous ces gens sont hors normes, paient en liquide au jour le jour. Ils sont en marge de la société dans laquelle ils vivent. Le projet du héros est une imposture, puisqu'il doit mentir sur son statut d'homme pour s'inscrire au célèbre concours. S'ajoute alors aux trafics déjà cités la fabrication de faux papiers et bien sûr l'usage de faux. C'est un florilège d'activités hors la loi, présentées avec bienveillance et sourire. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Puis le sentiment de gène qui s'en dégage (surtout pour un spectateur qui respecte la loi, paie ses impôts, etc.), s'estompe peu à peu. On suit l'entrainement d'Alexandra (eh oui, le héros change de nom pour faire plus femme), à la manière de Rocky. L'exercice de projection mentale avec le champion de boxe qui accompagne Alexandra est d'ailleurs intéressant, les spécialistes du développement personnel apprécieront. Pascale Arbillot est excellente, elle incarne une meneuse de femmes autoritaire qui sait parfaitement ce qu'elle veut. Son personnage rencontre quelques difficultés avec sa hiérarchie sans que ce soit explicite. Puis arrive le final du concours, sur fond de défense des femmes... par un homme qui se fait passer pour l'une d'elle. Compliqué ! Au final, un film bien tourné, bien joué, mais dérangeant à plusieurs moments.
Très beau film. Je retiens la scène avec Amanda Lear, et surtout le talent d’Isabelle Nanty (qui ne joue pas un personnage avec un fond gentil), et surtout la magnifique interprétation de Thibault de Montalembert que je n’attendais absolument pas dans ce rôle.
Ce film peut, en traitant du sujet des miss France, apparaître naïvement léger. Finalement, il est réussi et est particulièrement poignant et émouvant. La performance d'acteur d'Alexandre Keller est très intéressante. Certains passages du final avec ses groupes de supporteurs n'apportent rien et auraient pu disparaître
Un film léger qui aurait pu au vu de son sujet facilement tomber dans la comédie lourdingue mais qui grâce à un amour qui transparaît pour ses personnages évite les sorties de pistes malgré quelques clichés. Dans cette galerie j’ai beaucoup apprécié le personnage de Lola, travesti qui joue une forme de mentor et de guide que j’ai trouvé sincère, bien croqué et touchant bien joué par Thibault de Montalembert qui lui aussi évite la caricature grossière. Et bien évidemment Alexandre Wetter dans le rôle principale d’une crédibilité et d’une authenticité remarquable. Certes le film suit un chemin qui paraît rapidement tout tracé et il lui manque un peu d’épaisseur pour être réellement marquant, mais il reste très sympathique.
Alexandre Wetter est simplement incroyable, dans un premier rôle au cinéma saisissant. Miss est un cocktail d'émotions, de franche rigolade, d'ouverture d'esprit et de critiques justifiées sur la vision instrumentalisée de la femme. Alexandre est un jeune homme qui stagne dans un foyer (qui ressemble plutôt à l'Arche de Noé), veut vivre sa féminité et surtout : remporter le concours de Miss France. Soit le milieu le plus cliché et réducteur sur ce qu'est censé être une femme : des formes généreuses en petit maillot de bain et grand sourire niais pour être la plus sexy (jugée pour celle qui fait le plus trémousser les pantalons)... Adieu féminité, et bonjour femme-objet ? Non, grâce au discours du film qui a l'intelligence de souligner la perfidie de ce jugement (les coulisses des Misses sont hilarantes !), avec quoi contraste l'honnêteté (malgré son mensonge pour participer) d'Alexandre dans sa construction. En tant que femme ("Alexandra") il se sent prêt à s'accepter et à s'affirmer (sans forcément chercher à changer de sexe, là encore un cliché commun), et le message du film, tolérant et ouvert d'esprit avec les choix de sexualité et d'identité, vous fera peut-être verser une larme à la fin, dans une suite de scènes magiques qui passent par toutes les émotions. Et l'on peut compter sur le brillant casting pour camper des personnages incroyables, certes un peu poussifs, mais vraiment attachants. Entre Lola le travesti prostitué âgé (hilarant Thibault de Montalembert), les jeunes compères moqueurs d'Alex ("Tic et Tac"), la propriétaire aigrie (touchante Isabelle Nanty) et la Miss PACA qui évolue avec le secret d'Alex... On pourra reprocher au film sa grande facilité scénaristique, ses bons sentiments, son humour très présent, mais lorsqu'on prend tant de plaisir à suivre un film, tout cela ne devient que détails. Mieux, on pense qu'ainsi le film peut se destiner à un public plus large que celui étant adepte des drames purs. Tel Pride (un bijou d'humour et de bonne humeur qui n'enlèvent rien à son histoire émouvante), Miss ne laisse pas son humour le décrédibiliser, mais l'utilise pour nous faire passer le message avec un sourire sur les lèvres, et une larme au coin de l’œil en fin de film. Miss se regarde comme une comédie drôle et bourrée d'ouverture d'esprit. Alexandre Wetter est totalement envoûtant, et "Alexandra" nous montre ce qu'est une femme, une vraie.
Le sens moral du collectif, on l’a vu porté dans un élan de camaraderie dans « La Cage Dorée » de Ruben Alves. Aujourd’hui, pour son second long-métrage, il nous revient avec ressort plus intimiste et social, décrivant ainsi l’environnement dans lequel les femmes évoluent. Il ne s’agit pas d’un concept arbitraire ni redondant, car il reste toujours une couche à rajouter sur le discours de la modernité, tout en dénonçant le subconscient patriarcal du quotidien. Et si son support exploite le revers de la médiatisation à travers l’élection de Miss France, son sujet s’attardera sur l’androgynie et toutes les barrières que la société impose dans la forme. En souhaitant briser les codes, il parvient à faire naître une comédie touchante et séduisante, car notamment portée par un casting incroyablement efficace et pertinent.
Alex, le joyeux des festivités, nous embarque dans les propres pas de son interprète Alexandre Wetter. Il incarne une parfaite mixité entre la robustesse des hommes et l’élégance d’une femme. Ce que l’on peut comprendre chez lui comme une ambiguïté de genre n’est pas vraiment au rendez-vous. Le film part du simple fait de vouloir se forger une identité, par le biais d’une mentalité bienveillante et libératrice. Là où l’on prend le temps d’y réfléchir, c’est aux côtés d’une Lola (Thibault de Montalembert) survoltée et fière de l’être. Il en résulte la force de l’âge et de l’expérience, comme source d’inspiration et de motivation. Le rêve d’enfant n’est pas si innocent, une fois que l’on prend pleinement conscience des possibilités, à ne pas confondre avec opportunités. L’enjeu est avant tout basé sur une reconstruction mentale, comme vient souvent souligner Yolande (Isabelle Nanty) et sa famille symbolisant minorité et indépendance. Malheureusement, cet aspect marginal n’est que très peu exploité, afin de mieux mettre en avant la définition d’une femme, selon les critères des Miss.
Elégance, prestance et féminité seraient les piliers fondamentaux d’une femme. Le souci étant qu’on en attend uniquement un point de vue extérieur et qui mise essentiellement sur les apparences. La vétérane et figure de reine des Miss, Amanda (Pascale Arbillot), incarne bien la scission des codes moraux d’une émission qui surexploite le corps des femmes, au nom de la pérennité du business et de la surconsommation. Entre militante engagée et apôtre de son héritage, elle mène le front contre certaines bêtises humaines, dont on ne peut que signaler, à défaut de pleinement triompher. Ce que chaque participante y gagnerait, ce serait gloire et influence, mais le détour qu’on nous fait prendre au côté d’Alex témoigne d’un sentiment malhonnêteté, que l’on édulcore de nouveau, au service de son ascension féminine. Il se sent plus fort en assumant sa féminité et c’est également ce qui le rend attachant, dans sa démarche lyrique et prudente.
Toutefois, certains points sont survolés alors qu’on y a bien fait trempette et c’est bien dommage de rencontrer quelques impasses. La concurrence des Miss offrait de belles opportunités de creuser encore plus le portrait d’une femme moderne ou plus encore. Et finalement, « Miss » épouse un peu trop le feel-good movie qu’il en devient parfois naïf, car ne prend pas le risque d’exposer ses personnages dans un environnement plus tranchant. Il nous incite pourtant à déguster le plaisir dans sa forme la plus pure et se permet simplement d’arrondir les angles, à l’image du tucking. Le film est à prendre pour ce qu’il suppose être, un fragment d’humanité qui fera du bien au spectateur, le temps d’un défilé et de relooking, sondant avant tout l’âme et l’esprit des reclus.
Vu grâce au Club300. Passé un premier quart d'heure laborieux, l'histoire se met place, les enjeux comme les personnages s'affinent et le film nous emporte. Si bien qu'on passe un moment dès plus agréable. Une belle surprise.
Si le film dégage indiscutablement un vrai capital sympathie, il manque malgré tout de finesse. Une écriture dramaturgique un peu paresseuse et prévisible dans son évolution, parfois même un manque de modernisme derrière son propos pourtant dans l'air du temps. Certainement pas la faute des comédiens, pleins d'énergie dans leurs personnages, non, mais le réalisateur de l'excellent "la cage dorée" sorti en 2012, manque ici de folie et d'insolence. Un film à l'arrivée agréable à voir, mais hélas trop balisé pour dépasser la comédie "sympatoche" ...
Mon Dieu mais quelle blague !!! J'avais lu quelques critiques élogieuses sur ce film et comme le thème de l'identité sexuelle me passionne j'ai décidé de le regarder en famille hier soir mais je suis tombé de haut, de très très haut... bon il faut avouer quand même que l'acteur principal s'en tire très bien et que le thème est important à évoquer mais alors bon sang j'ai eu l'impression de me mettre devant un mauvais épisode de 'Joséphine ange gardien' !! Tout est surjoué, tout est cliché et franchement à défaut d'avoir été ému, j'ai bien rigolé ! Certaines scènes frôlent le ridicule et la fin est anthologique tant c'est à mourir de rire... un navet un vrai mais je saque pas la note car le thème me tient vraiment à coeur mais c'est bien payé je vous le garantis...