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Bonninleo67
1 critique
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5,0
Publiée le 17 mars 2026
Dans son deuxième film, Ruben ALVES, explore la question de l’identité. Certains diront que c’est un scandale et d’autres diront l’inverse. Le plus important c’est de comprendre qui on est. « Miss » s’appuie sur la question; Qui somme-nous ? Alexandre WETTER, montre que la féminité ne se résume pas à un genre mais à une identité. Un acteur exceptionnel dans le rôle de Alex DUFRESNOY ou dans celui de Alexandra. L’émotion qu’il dégage fait battre en nous un sentiment, celui d’une admiration. Le film « Miss » est, pour ma part, une exceptionnelle réussite, sur tous les points. Quant au casting, rien à reprocher, Pascale ARBILLOT, Isabelle NANTY, toutes les Miss et surtout Alexandre WETTER, remplissent exceptionnellement bien leurs rôles. Ce film est pour ma part, une grande réussite. En effet, pour moi un film est avant tout une recherche d’émotions. Dans le film « Miss ». Cette recherche est de loin aboutie avec succès. Lorsque Alexandra doute de parler devant le public lors des dernières scènes, on sent le noeud émotionnel qui se ressert. Stress, peur, excitation, joie, tristesse, sont les émotions que j’ai ressenti lors de cette scène. Pour moi cette scène est réellement clé dans le film. Une révélation au grand jour. Amanda, jouée par Pascale ARBILLOT, savait déjà tout. Mais cela ne l’a pas empêché de l’éliminer de la compétition. Cette scène montre à quelle point l’Homme peut être émotionnellement gentil, respectueux de l’un envers l’autre. Lorsque le public a conspué envers Alexandra, une part de mépris s’est éveillée en moi. Un dégoût profond, une incompréhension de la part des personnes qui étaient contre. Je le recommande pour les personnes ouvertes d’esprit…
J’ai adoré ce film qui a su manier justesse et élégance, humour et pertinence d’un sujet maîtrisé avec force et tendresse. Il avait tout pour tomber dans le cliché vulgaire, les rires aux profits d’une vérité crue ou au contraire, le dramatique forcé, noirceur d’une réalité plus complexe. J’ai pleuré et j’ai souri avec ces personnages. J’ai applaudi, j’ai été investi, ce qui est assez rare dans mon cas pour le souligner. Je recommande vivement ce film à quiconque souhaite voir la féminité sous toutes ses formes et toutes ses idées avec une poésie certaine.
Ce film est un récit sur l’acceptation de sa féminité, pour transmettre ce message l’auteur a utilisé l’un des rêves demandant le plus de féminité : Miss France et cela a été fait avec brio.
Un film émouvant, du début jusqu'à la fin. Les personnages attachants, et un beau signal envoyé à toutes celles et tous ceux qui se sentent rejeté(e)s de par leurs différences.
Très beau film. Je retiens la scène avec Amanda Lear, et surtout le talent d’Isabelle Nanty (qui ne joue pas un personnage avec un fond gentil), et surtout la magnifique interprétation de Thibault de Montalembert que je n’attendais absolument pas dans ce rôle.
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3,0
Publiée le 17 juin 2024
« Quand je serai grand, je serai Miss France ! » Avoir le courage d'assumer qui l'on est, trouver sa place en sociètè ne sont pas choses faciles surtout pour Alex, 24 ans, qui rêve de remporter le cèlèbre concours de beautè pour les femmes! L'ètonnement à la vision de ce deuxième long-mètrage de Ruben Alves ("La cage dorèe") relève de la surprise, grâce à la performance saisissante d'Alexandre Wetter (sa première expèrience au cinèma) sur lequel repose tout le film! Sans lui, "Miss" (2020) ne serait pas ce qu'il est, certes perturbant à plusieurs moments, mais toujours menè avec justesse et sincèritè! De plus l'oeuvre, filmèe dans l'air du temps, propose quelques beaux moments d'èmotion que d'aucuns pourraient qualifier de caricature grossière! Quant aux seconds rôles, certains peuvent laisser perplexes mais Thibault de Montalembert mèrite une mention particulière pour son personnage de travelo frappadingue! Pas mal du tout...
Miss est une jolie fable pleine d'espoir et pleine de positif, même si elle retombe souvent dans certains films clichés où les moments sont attendus. Peu de rire, mais beaucoup de joie. Bien divertissant.
Alexandre Wetter est magistrale dans ce rôle .... Celui d Alex qui rêve de remporter le titre de Miss France. Physique androgyne, il va se faire aider de ses amis pour devenir une vraie femme ! Ce film plein de tendresse défend des valeurs d amitié et demande de la bienveillance. Alexandre Wetter donne le change et il est incroyablement beau en femme ! Quelle élégance, c est a s y méprendre !!! Un film qui défend le "il faut rester soi-même et s'accepter tel que l on est" ! Alors Alex arrivera t il à se réconcilier avec lui-même ? Une belle histoire à découvrir....
Un film très émouvant, malgré quelques éléments un peu faciles ou artificiels mais là n’est pas le plus important. Le charisme et la beauté d'Alexandre Wetter, d'une androgynie parfaite, s'associent à son évidente sensibilité et le tout rend son personnage d'autant plus attachant que le comédien est très subtil dans son jeu. On a forcément hâte de voir comment son talent va s’épanouir dans de nouveaux rôles. Il est entouré de la toujours excellente Pascale Arbillot, dans un rôle exigeant mais juste. De son côté, Isabelle Nanty prouve que, lorsqu’elle n’est pas employée dans des franchouillardises, son talent est intact. Le face-à-face des deux actrices, improbable car inattendu, est par ailleurs tout à fait réjouissant. Quant à Thibault de Montalembert, malgré une garde-robe stéréotypée, il est lui aussi très touchant dans le rôle de Lola. Le reste du casting est aussi très sympathique et, surprise, le temps d’une scène où elle excelle, on se demande comment personne ne semble avoir pensé à exploiter le talent de comédienne d'Amanda Lear, très juste elle aussi. Joliment filmé avec une belle utilisation des lumières, Ruben Alves nous offre, après « La Cage dorée », un second film sincère et d’une grande tendresse.
Au départ il y a comme une gène, il faut bien l'avouer. Yolande (alias Isabelle Nanty) blanchit de petits trafics. Elle héberge chez elle un binôme qui se rêve rappeur mais vend surtout de la drogue, un homme qui se prostitue déguisé en femme, un atelier clandestin de couture et le héros, Alexandre, un homme qui rêve d'être miss France. En gros tous ces gens sont hors normes, paient en liquide au jour le jour. Ils sont en marge de la société dans laquelle ils vivent. Le projet du héros est une imposture, puisqu'il doit mentir sur son statut d'homme pour s'inscrire au célèbre concours. S'ajoute alors aux trafics déjà cités la fabrication de faux papiers et bien sûr l'usage de faux. C'est un florilège d'activités hors la loi, présentées avec bienveillance et sourire. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Puis le sentiment de gène qui s'en dégage (surtout pour un spectateur qui respecte la loi, paie ses impôts, etc.), s'estompe peu à peu. On suit l'entrainement d'Alexandra (eh oui, le héros change de nom pour faire plus femme), à la manière de Rocky. L'exercice de projection mentale avec le champion de boxe qui accompagne Alexandra est d'ailleurs intéressant, les spécialistes du développement personnel apprécieront. Pascale Arbillot est excellente, elle incarne une meneuse de femmes autoritaire qui sait parfaitement ce qu'elle veut. Son personnage rencontre quelques difficultés avec sa hiérarchie sans que ce soit explicite. Puis arrive le final du concours, sur fond de défense des femmes... par un homme qui se fait passer pour l'une d'elle. Compliqué ! Au final, un film bien tourné, bien joué, mais dérangeant à plusieurs moments.
Ce film est loin d'être nul. Quelques maladresses : j'adore A. Lear, mais quel est le but de son intervention, à part semer un peu plus le doute (qui n'est plus un secret d'ailleurs) sur son identité sexuelle tout en exploitant son second degré légendaire, ou la facilité donnée au personnage principal d'accéder au concours (c'est un peu gros... je parle de la situation...) ? Thibault de Montalembert est méconnaissable et excellent en vieux tapin sur le retour, Isabelle Nanty est parfaite comme d'habitude, Alexandre Wetter bluffant en femme... On passe un bon moment, sans pour autant trouver cela abouti.
Il était difficile de ne pas tomber dans la caricature, avec ce troublant questionnement sur l'identité de genre, et cette irruption paradoxale dans l'univers de la boxe : apprendre à s'accepter soi-même est un sport de combat. Ressentir de l'émotion en regardant ce film me rassure sur mon humanité. La fin nous ramène abruptement à la réalité.